Les goodies du Gamopat !

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kameha nintendo

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[BONUX] Les jeux PS+ gratos de fin novembre

Publié le par Dr Floyd

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Sony Make Believe vient de nous balancer les jeux gratos PS+ qui arriveront sur PS3, PS Vita... et... et... PS4 (en day one) à la fin du mois :


Ils arrivent sur PS Plus le... :
29 Novembre: RESOGUN (PS4)

29 Novembre: Contrast (PS4)

27 Novembre: Grid 2 (PS3)

27 Novembre: Guacamelee! (Cross Buy) (PS3)

27 Novembre: Sonic and All-Stars Racing Transformed (PS Vita)

27 Novembre: Grand Theft Auto Liberty City Stories (PS Vita)


Ils quittent PS Plus le... :
 27 Novembre: Metal Gear Rising Revengeance (PS3)
 27 Novembre: Jak and Daxter Trilogy (PS3)
 27 Novembre: MotorStorm RC (PS Vita)
 27 Novembre: Oddworld : La Fureur de l’Etranger (PS Vita)


Les jeux PS4 bah faut voir, par contre : GRID 2 sur PS3 c'est assez classe, et Sonic All-Stars Transformed sur PSVita c'est du lourd ! Chapeau à nouveau, Sony nous régale les pixels chaque mois... Et pendant ce temps là Microsoft ramait... ramait... ramait...

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MegaDrive: Un livre collector pour les 25 ans !

Publié le par Dr Floyd

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Sega MegaDrive/Genesis : Collected Works
, c'est un bouquin aux éditions Read Only Memory qui veut fêter les 25 ans de la Megadrive de manière artistique, et ce via Kickstarter. Et il y a du lourd au niveau des interviews ! (Je vous laisser mater la page officielle).


J'arrive un peu tard, le projet est déjà financé les doigts dans le nez, tous les exemplaires à 25£ sont déjà partis, il faut désormais payer minimum 30£ (et 7£ de port)... sachant bien sûr que ce live est en anglais. C'est vous qui voyez, mais bon, Sega, c'est plus fort que toi !

Publié dans RETRO NEWS

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[UNBOXING] Oh my God it's the Playstéchioonne Foooor !

Publié le par Dr Floyd

La PS4 sort vendredi aux USA mais Francis, star sur Youtube, l'a déjà reçu... Hum... Je crois que notre Francis joue la comédie désormais (en partenariat discret avec Sony).

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[FUITES] La couche de votre Xbox One va déborder !!!

Publié le par Dr Floyd

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Microsoft a oublié ses couches Pampers ! La taille des jeux du line-up Xbox One a fuité… C'est intéressant à connaitre quand on sait qu'il faudra tous les installer sur le disque dur (c'est pareil chez Sony). Cela permet aussi de se donner aussi une idée du "travail" next-gen sur chaque jeu. Accrochez-vous bien à votre disque dur de (seulement) 500 gigots :


Assassin's Creed 4 : Black Flag : 20 Go
Battlefield 4 : 33 Go
Call Of Duty : Ghosts : 39 Go
Dead Rising 3 : 19 Go
FIFA 14 : 8 Go
Fighter Within : 9,2 Go
Forza Motorsport 5 : 31 Go
Just Dance 2014 : 22 Go
Killer Instinct : 3,4 Go
Lococyle : 13 Go
Madden NFL 25 : 12 Go
NBA 2K14 : 43 Go
NBA Live 14 : 9 Go
Powerstar Golf : 3,9 Go
Ryse : Son Of Rome : 34 Go
Skylanders Swap Force : 15 Go
Xbox Fitness : 246 Mo
Zoo Tycoon : 2,6 Go
Zumba Fitness World Party : 24 Go

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Bordel de sprite rotatif ! Alors moi qui compte prendre Forza, NBA 2K et Ryse, ça me fait 105 gigots ! Sans compter ce qui sera verrouillé pour l'OS ! Bon en gros ma console va surement saturer au bout de 12 à 15 jeux... Top ! Bon aujourd'hui je veux jouer à Forza 5… merde je l'avais effacé pour jouer à Ryse.... Bon je vais virer FIFA et réinstaller Forza... Bienvenue dans la next-next gen !

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[INTERMISSION] Nintendo, le nirvana 8bit ?

Publié le par Mynameisrod

Play as you are,
as you were,
As I want you to be
As a gamer...

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[TEST] Machinarium / PC

Publié le par Kementari

MACHINARIUM

Support : PC
Editeur :
Daedalic Entertainment

Développeur : Amanita Design
Année : 2010

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"Sur la lointaine planète des machines, le petit robot Joseph se retrouve en pièces détachées à la casse, hors des murs de Machinarium City. Comment a-t’il pu se retrouver dans une telle mésaventure ? Sa quête de réponse le ramène en ville où il découvre les préparatifs d’un attentat à la bombe. Une malfaisante confrérie de robots veut faire exploser la tour du maire en centre ville, et c’est à Joseph qu’il incombe de contrecarrer ce sinistre projet et de libérer sa bien aimée." (Préambule présent sur la boite du jeu)

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Machinarium est un jeu de point & click où vous incarnez un robot. Vous vous retrouvez à la casse, il vous faut retrouver vos membres pour commencer l’aventure. Chaque scène comporte des éléments cliquables vous permettant d’avancer dans votre quête. Ces objets vont dans votre inventraire (la faute est exprès : en effet pour aller dans votre inventaire, le robot avale l’objet, c’est original. D’ailleurs le passage où la copine de Joseph extrait le tube de sa bouche est excellent, on dirait qu’elle sort son intestin !). On peut associer deux objets ensemble afin d’assembler un nouvel objet (ex : un pistolet + une ventouse = un pistolet à ventouse, trop fort !!) nécessaire à la progression. Joseph peut se grandir afin d’atteindre des objets en hauteur mais aussi rapetisser. Au fil de votre aventure, vous devrez résoudre de nombreux casse-têtes et gagner à de petits jeux (ex : aligner 5 boulons en référence au très connu « puissance 4 »). Il y a même un passage où il ne faut donner que des mauvaises réponses, c’est un peu déstabilisant au départ car normalement on s’efforce à chercher les bonnes réponses et là c’est l’inverse il ne faut surtout pas répondre correctement ! A part ce passage, la résolution des énigmes est assez cohérente. Par exemple, la ventouse dont on a besoin pour notre pistolet à ventouse ne peut se trouver qu’à proximité des toilettes !

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Si vous êtes coincés, un clic sur l’icône « ampoule » vous donne une piste, mais ce n’est qu’un indice et il vous faudra trouver comment y parvenir. En cas de réelle prise de tête ou quand vous n’avez plus d’ongle à ronger, vous pourrez obtenir la solution complète en image en cliquant sur le livre. Il faudra au préalable réussir un petit niveau de shoot’em up où vous dirigez une clé et massacrez des araignées pour arriver au trou de serrure permettant de décadenasser le livre de soluce. Le but n’est bien entendu de ne pas utiliser la solution mais vous noterez sa qualité de réalisation. Ce livre est un chef d’œuvre en lui –même.

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Niveau graphisme, c’est super joli. Toutes les scènes et les éléments ont été dessinés à la main. L’ambiance me rappelle le film d’animation Numéro 9 produit par Tim Burton en 2009. Au cours de son périple, Joseph rencontre une multitude de personnages très attachants. « Aide ton prochain, le ciel t’aidera » est un peu la devise du jeu. En effet, chacun de ces personnages recherche quelque chose. Par exemple, la dame au parapluie recherche son robot-chien. Aidez-la à le retrouver et elle vous offrira son parapluie, nécessaire à la poursuite de votre aventure.

Au niveau sonore, il n’y a aucun dialogue ni aucun texte. Le robot lâche quelques sons à certains moments pour s’exprimer mais la compréhension se fait par d’autres mécanismes. Tout au long du jeu, un univers sonore fait de musiques d’ambiance nous tient en haleine. On comprend au fur et à mesure de notre avancée comment notre petit robot a atterrit à la casse grâce à des flash-back dessinés apparaissant dans des bulles de pensées.

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Le jeu propose de petits clins d’œil : il y a la présence d’une salle d’arcade avec 2 bornes de jeux : space invaders et un jeu de logique où il faut amener une petite boite dans une plus grosse afin de débloquer la sortie. L’alternance entre mini-jeux, casse-tête et logique est assez bien ficelée et permet de reposer ses neurones pour éviter la surchauffe. Car il est vrai que quelques casse-tête portent bien leur nom !

Malgré que le jeu se passe dans l’univers des robots, on sent que Joseph et les autres personnages ont des sentiments. Auraient-ils un cœur ? Nul ne le sait, mais en tout cas, cette aventure nous permet de passer du rire aux larmes. J’exagère un peu pour les larmes mais en tout cas les petits sourires sont bien là. Pour les larmes, c’est plus un sentiment de révolte qui se dégage quand on comprend tout ce qu’à pu subir Joseph pour en arriver là.

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Le jeu a été commercialisé en dématérialisé et en version boite. Cette dernière contient en bonus le jeu « Samorost 2 », le CD audio de la BO du jeu et un poster.

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Machinarium est un petit jeu de point & clic bien sympa. L’univers du jeu est magnifique et les phases de résolution d’énigmes et de casse-tête s’enchainent assez bien. La difficulté est convenable puisque selon son niveau, on peut jouer sans aide, avec quelques indices ou bien accéder à la solution complète en images, ce qui permet au jeu d’être accessible à tous.

SCENARIO : Pas bien original si on se contente de dire que le robot tente de retrouver sa dulcinée. Mais dans Machinarium, on découvre l’histoire du robot au fil de l’aventure grâce aux flash-back. Joseph doit aussi sauver sa cité en sabordant le projet d’attentat à la bombe !

GRAPHISMES : Tout simplement magnifique. Si le jeu a été lauréat du Prix d'Excellence en Art Visuel du onzième Independent Games Festival, ce n’est pas pour rien. Chaque tableau est très travaillé. Tout est dessiné à la main.

SONS : Pour rappel, il n’y a aucun dialogue dans le jeu, la bande originale est donc extrêmement importante et retranscrit très bien l’ambiance du jeu.

JOUABILITE : Rien de compliqué. Si une main apparaît quand on survole l’écran, c’est que l’objet peut être utilisé ou mis dans l’inventaire. Les commandes sont très simples, ainsi que le menu. On peut sauvegarder à n’importe quel moment et enregistrer jusqu’à 6 tableaux. Si on est bloqué, on peut obtenir un indice et même la solution complète (à éviter quand même car ça enlève toute la difficulté et donc la sensation de victoire lors de la résolution des casse-tête les plus fous). Rares sont les moments où on ne sait pas ce qu’il faut faire !

DUREE DE VIE : Environ 5h de jeu. C’est un petit peu court, on en redemande !

SUPPOS : 5/6
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[INTERMISSION] Le Pokérap !

Publié le par Dr Floyd

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718 Pokémons en 9 minutes via un Pokérap, remake de l'original ici, signé CollegeHumor.


 

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[RANDOMIZE] Alisia, dresseuse de dragon

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Alisia, jeune et sémillante magicienne, fille de magicien, doit se débarrasser du vilain démon qui revient sur terre et de ses serviteurs, suivant en cela les traces de son père... [Lire la suite]

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Nanochess, le Einstein de la scène MSX/Coleco

Publié le par Dr Floyd

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Michel Louvet, alias Bfg sur le forum, le serial-développeur sur Coleco (et maintenant MSX) nous présente aujourd'hui un développeur de génie : Oscar Tolédo, connu sous le pseudo de Nanochess sur la scène MSX/Coleco. Vous ne le connaissez peut-être pas ? Le Michel va nous faire découvrir ses jeux fabuleux !


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STARGAMES, la Belgique en force !

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[RETROGAMING] Arcanum: Engrenages et Sortilèges / PC

Publié le par Sylesis

Arcanum: Engrenages et Sortilèges
Support : PC (2 Cdrom)

Éditeur : Sierra
Développeur : Troika
Genre : RPG
Nombre de joueurs : un à huit joueurs à la sortie, un maintenant
Sortie : 2001


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Sorti en 2001, Arcanum nous offre une plongée dans le steampunk, un genre pas très commun dans l'univers vidéoludique et encore moins représenté que son lointain cousin le cyberpunk. Le steampunk est une variante de la science-fiction généralement basée sur le début du 20ième siècle et la Révolution Industrielle, avec ses machines à vapeurs, sa pollution débutante et ses dames en jolies robes. Le point sur lequel le steampunk se distingue de notre histoire, c'est par les anachronismes : la technologie y est plus avancée, mais basée sur le charbon et la vapeur (d'où le "Steam" associé à "punk"). Le genre steampunk est une source régulière d'inspiration : on le retrouve en bande-dessinée ("Le Régulateur" et un épisode de "Sillage") en animation ("Steamboy") ou le jeu de rôle ("Castle Falkenstein").

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Le jeu vous met dans l'ambiance avant même l'écran titre avec un très courte cinématique. On y voit un champs de bataille avec un combattant utilisant une épée visiblement magique s'approcher d'un des rares survivants essayant de reprendre son souffle. Avant que l'agresseur n'ait pu frapper, le deuxième guerrier récupère, dégaine rapidement un revolver et tire à bout portant : Arcanum n'est pas juste un monde de science anachronique mais un jeu où magie et technologie se côtoient et s'opposent. Sortilèges et Engrenages, comme le titre l'indique.

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En commençant le jeu, vous assisterez à une autre cinématique vous montrant à bord du dirigeable "Le Zéphyr" qui se fera attaquer par un groupe d'orcs pilotant de petits avions de chasse. Après un crash vous vous relèverez et recueillerez les dernières volontés d'un gnome qui vous demandera de trouver "le garçon". Vous serez aussitôt rejoint par Virgile qui voit en vous l’Élu de sa religion et insistera pour vous suivre et vous aider.

Dans Arcanum, vous jouerez en vue du dessus comme dans un Fallout, chose pas vraiment étonnante car une partie de l'équipe qui a conçu les deux premiers jeux post-apocalyptique a rejoint Troika.
En passant le curseur sur un NPC, vous apercevrez plusieurs choses dans la zone d'information située au centre en bas de l'écran :
- son nom
- sa réaction à votre encontre : elle peut aller de l'amour à la haine
- son niveau
- sa barre de santé en rouge
- sa barre de fatigue en bleu
- en combats, vous verrez également vos chances de toucher.

Les combats dans Arcanum se font au choix en temps réel ou en tour par tour, où vous utiliserez des points d'action comme dans un Fallout. Vous pourrez infliger des dégâts de vie mais également de fatigue : un personnage dont la barre de fatigue sera épuisée s'évanouira et les chances de le toucher seront bien plus grande. C'est pratique contre les ennemis, c'est moins sympa quand ça vous arrive. Les utilisateurs de magie devront faire attention, car les sortilèges utilisent cette jolie barre bleue. L'avantage de ce système est que la fatigue se rechargeant régulièrement hors-combat, vous pourrez faire appel aux arcanes sans multiplier les repos intempestifs.

Un petit détail sympathique : vous gagnerez de l'XP non à la fin de l'affrontement, mais pour chaque coup réussi. Du coup, vous pourrez gagner des niveaux durant un affrontement ce qui a des avantages certains.

Comme dans Fallout, Il est également possible de cibler une partie du corps de l’adversaire, mais cette fois uniquement sur trois endroits et de manière un peu moins évidente à utiliser : on préférera généralement les coups simples mais ça a le mérite d'exister.

Un autre compteur vous sera utile, tout en haut de l'interface sous le symbole de l'infini : il s'agit des points de destin. Ces points se gagnent en accomplissant un acte majeur, comme une quête importante. Ils peuvent être utilisés à tout moment et auront plusieurs effets au choix : forcer une réaction positive à votre encontre, retrouver le maximum de points de fatigue, ou faire des réussites critiques dans plusieurs compétences (utile pour voler un objet spécifique sans avoir de talents de chapardeur).

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Mais avant de vous lancer dans ce voyage en dirigeable, vous devrez avoir un personnage. Lorsqu'on aborde un RPG, on se demande souvent "combien y a t'il de classes ?" : la réponse est ici "zéro" .

Lorsque vous commencerez la partie, vous pourrez choisir un personnage pré-tiré ou créer le votre. En suivant la deuxième option, vous aurez à déterminer votre nom, sexe, portrait et race : humain, elfe, demi-elfe, nain (pas de naine), orc, demi-orc, demi-ogre ou halfelin.
Vous pouvez également choisir un antécédent optionnel, et là encore il y a du choix : cela va du bandit en passant par l'enfant unique, et jusqu'à la créature (ou sa fiancé) de Frankenstein. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, et certains moduleront de manière drastique le gameplay : un personnage ayant vendu son âme au diable sera un puissant magicien, mais ne pourra jamais avoir une réputation de saint.

La feuille de personnage proprement dite est particulièrement riche. Pas de carcan strict, de limitations liées au sexe, vous êtes entièrement libre de vos choix, et c'est là que réside la beauté de ce jeu : vous êtes entièrement libre de faire le personnage de votre choix et d'aborder l'aventure à votre guise. On avait déjà ça dans les Fallout, mais ici la dimension est poussée encore plus loin.

A chaque niveau, vous recevrez un point à mettre où vous le désirez, deux si le niveau est un multiple de cinq. Vous pourrez aussi bien monter vos caractéristiques que vos compétences ou vos barres vitales.

Au niveau des stats, nous avons la Force, la Constitution, la Dextérité, la Beauté (influe sur la réaction des gens à votre encontre), l'Intelligence, la Volonté, la Perception, et le Charisme. Monter un d'eux à 20 vous donnera un bonus particulier. Avoir 20 en Perception vous permettra de voir l'invisible par exemple, et vos compagnons ne contesteront jamais vos actes avec 20 en charisme.

Pour monter une compétence, vous devrez avoir un score minimum dans l'attribut qui lui est lié : pour les armes à feu, il s'agit de la perception. Il existe plusieurs compétences d'armes : armes à feu, corps à corps, arcs, arme de jet (qui sert aussi à lancer des explosifs). On trouve aussi les compétences de persuasion, de jeu, de repérage et désamorçage de pièges et de premiers soins. Vos choix pourront faire évoluer la barre verticale à droite qui est le magietechnomètre. J'y reviendrai plus tard.

Une dernière chose au sujet des compétences : en plus de leur valeurs, il existe des rangs tels qu'apprenti, expert et maître. Ces rangs vous apportent des effets supplémentaires : un expert en réparation ne pourra jamais abîmer l'élément sur lequel il travaille tandis qu'un maître marchand pourra acquérir des objets que le vendeur n'aurait jamais voulu vendre.
Devenir apprenti est facile et beaucoup de NPC vous le permettront moyennant finance. L'expertise ne se fera qu'auprès d'une poignée de personnages et pour la maîtrise, vous devrez impérativement voir une personne spécifique qui vous donnera une quête à accomplir.

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Si vous désirez être mage, il vous faudra aller dans la section magie de la feuille de personnage : vous y trouverez 16 branches comme la nécromancie, le mysticisme ou les invocations, comprenant chacune 5 sortilèges. Ça fait du choix.

L'amateur de technologie quant à lui ira dans la section associée et pourra étudier 8 disciplines comme la mécanique, l'électricité, la pharmacologie, la chimie, ou l'armurerie. Dans chacune de ces disciplines, vous pourrez acquérir 7 recettes. Au contraire de la magie directement utilisable, les recettes technologiques (schématiques) demanderont que vous ayez les composants pour les réaliser : vous aurez beau savoir faire un revolver de qualité, vous ne pourrez pas en faire un s'il vous manque un barillet.

Le jeu vous propose également des schématiques uniquement accessibles auprès des vendeurs voire dans des endroits particuliers. Ces schématiques feront souvent appel à plusieurs disciplines. Ainsi un heaume de perception demandera des méca-lorgnons (mécanique) et un heaume de vision (forge). De même un fusil à lunette (armurerie) associé à un bâton tesla (électricité) donnera un fusil tesla dévastateur.

Acquérir des sorts ou développer votre profil technologique fera basculer l'indicateur du magietechnomètre : sous ce nom barbare se cache un témoin de votre affinité avec l'un des deux domaines. Si vous êtes neutre, vous pourrez utiliser les deux à votre guise. Un pur technologiste par contre ne pourra quasiment pas être affecté par la magie, y compris les sorts de soins et les objets enchantés. Même chose pour un pur mage qui, lui, verra ses pouvoirs renforcés par rapport à un personnage neutre, mais multipliera les échecs s'il porte des objets technologiques.

Notez toutefois que ce n'est en aucun cas une contrainte : vous pouvez toujours prendre des disciplines technologiques et maîtriser certaines arcanes, simplement vous serez moins efficace.

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L'écran d'inventaire rappelle un peu Fallout, mais vous aurez, en plus du poids, à gérer l'encombrement de chaque objet. Parmi les éléments notables, on peut voir sur la droite la somme d'or que vous possédez et les quatre types de munitions : flèches, balles, batteries et carburant (pour les joujoux comme le lance-flamme).

Lorsque vous disposerez de compagnons, vous pourrez accéder à leur inventaire et vous délester un peu de votre fardeau sur eux. Si vous leur donnez du meilleur équipement qu'ils n'ont, ils le mettront automatiquement. Rappelez vous que vos personnage aussi auront un alignement magico-technologique : ne vous étonnez pas qu'un mage soit moins efficace avec une cuirasse à vapeur ou qu'il refuse de la mettre.

Au niveau du poids, vous aurez plusieurs degrés : après une petite charge, l'encombrement sera léger et votre vitesse peu réduite, mais ça ira progressivement jusqu'à rendre vos déplacements lents voire impossible. De fait lors des explorations importantes, préparez bien votre barda : n'ayez pas peu de stocker dans les coffres de lieux que vous aurez "nettoyé", ils y resteront. Évitez toutefois les poubelles : si on trouve des choses sympa parfois, leur contenu est régulièrement renouvelé, et ce serait dommage de perdre cette belle hache pyrotechnique, non ?

Au niveau technique, j'ai été un peu surpris de voir que le jeu n'avait pas trop mal vieilli. Certes, il m'a fallu trouver un patch d'une centaine de Mo pour faire tourner ma version, mais une fois parvenu, c'est toujours agréable.

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Lorsque vous approcherez des limites d'une zone, l’icône de carte en haut à gauche passera au bleu et vous aurez accès à la carte du monde pour vous déplacer. Au gré de vos déambulations, vous pourrez trouver des endroits inconnus.

Je l'ai déjà dit plusieurs fois et je le redis : le maître mot ici est "liberté". Vous êtes libres d'aller où vous le voulez (bien que certaines zones soient inaccessibles au début) de faire ce que bon vous semble car les quêtes ont souvent plusieurs façons d'être résolues.

Vous pouvez aussi faire le mal à votre guise. Marre de faire le gentil mage ? Étudiez la science : grâce aux effets admirables du nécromiseur , vous pourrez faire de votre prochain massacre en ville la première base de votre empire nécromantique en transformant vos victimes (compagnons et péons) en de fidèles zombies !

Si par contre votre dada c'est le métal, le tank nain équipé d'une armure méca-assistée, d'un heaume de perception et d'un pistolet longue-portée couplé à un fabuleux bouclier disrupteur de flux pourra mener ses légions d'automates tandis qu'il se fera soigner par sa fidèle médic-arachnide et se gaussera des blessures ! A moins que vous ne préfériez une sulfureuse aventurière dont les charmes sont aussi dangereux que les explosifs et le tranche-tête volant. Et quand je parlais de compagnons, il y en a de nombreux recrutables (dont un chien) et vous pourrez en avoir jusqu'à 5, sans compter les automates, invocations et zombies.

Cette liberté ne se fait toutefois pas au détriment de l'histoire qui aura son lot de révélations et d'exploration. Le dénouement pourra d'ailleurs être abordé de plusieurs manières. Y aboutir vous demandera du temps, ainsi que les quêtes de maîtrise qui se révèlent particulièrement variées (notamment ahum... celle du maître pickpocket). Il y a même une quête dont le résultat n'est rien moins que de devenir un dieu.

Et ça, ce n'est que la partie officielle. Les développeurs du jeu ont eu la charmante idée de fournir un éditeur d'aventure, permettant ainsi aux fans de concevoir eux-même leurs aventures et antécédents : on trouve de très bonnes choses sur le web de ce côté-là, ce qui rallonge d'autant plus le plaisir.

J'ai indiqué au début du test "Nombre de joueurs : un à huit joueurs à la sortie, un maintenant". Arcanum comporte par défaut, en plus de l'aventure officielle, un module appelé "Vormantown" : ce module était en fait jouable en multijoueur via des serveurs spécifiques. Ce module n'était pas d'un grand intérêt et les serveurs ont fermé depuis, mais ça a existé.

Un dernier mot pour conclure sur l'aspect technique : la musique. Il s'agit en majorité de compositions de quatuor à cordes : 21 pistes chacune dédiée à un endroit ou une situation. L'ensemble colle merveilleusement à l'ambiance et s'écoute avec plaisir. L'éditeur a même rendu la bande-son publique, vous pouvez donc la télécharger légalement.

Arcanum est au bilan un jeu assez original par son thème assez peu commun. On y jouera d'abord pour connaitre le fin mot de l'histoire, on rejouera ensuite à plusieurs reprises pour tester de nouveaux personnages et de nouvelles approches. Pour peu que vous accrochiez au genre steampunk, vous devriez passer un long et bon moment. Par chance, la réalisation technique, sans être exceptionnelle, ne vient pas plomber l'immersion. Les quelques problèmes techniques que l'on voyait à l'époque semblent avoir disparu avec les systèmes plus récents et plus stables. Un jeu à découvrir, donc. Moi, je ne compte plus les personnages que j'ai créés dessus depuis sa sortie et j'ai bien envie de reprendre tout ça.

SUPPOS : 5,5/6
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Publié dans RETROGAMING

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