[TEST] Abadox / Famicom

Publié le par Kurush

ABADOX
Développeur : Natsume
Support : Famicom
Sortie : 1989 (japon)

 [TEST] Abadox / Famicom

Ce shoot them up sorti en décembre 1989 au Japon est l’œuvre de Natsume, un studio de développement fondé en 1987 mais encore relativement méconnu jusqu’alors. Abadox a également été co-développé par ITL Co et Dynamic Planning. Il verra le jour en mars 1990 aux US sous le titre « Abadox : The Deadly Inner War ». Edité par Natsume lui-même au Japon, c’est Milton Bradley qui se chargera de la publication en Amérique du Nord.


Dans un futur très lointain, en 5012 plus précisément, la planète Abadox est littéralement engloutie par un gigantesque parasite alien du nom de Parasitis. Cette forme de vie extra-terrestre prend la forme de sa proie et se met à la recherche d’autres planètes à dévorer. Une armée galactique humaine lance une attaque d’envergure contre Parasitis, mais elle est réduite à néant. Pire encore, au cours de cette attaque, le vaisseau transportant la princesse Maria a été avalé par Parasitis et il semblerait que cette dernière soit encore en vie. Vous incarnez le sous-lieutenant Nazal, le seul combattant survivant de la flotte galactique… Vous devrez tenter de pénétrer dans les entrailles de Parasitis pour l’annihiler, tout en sauvant la princesse Maria au passage !

 [TEST] Abadox / Famicom

L’intro très brève voit votre soldat doté d’un scaphandre quitter son vaisseau spatial pour se rapprocher d’Abadox, une planète-parasite aux environnements organiques particulièrement réussis et franchement dégoutants ! Les décors crasseux et détaillés, essentiellement composés de teintes rouges, oranges et violettes, sont constitués de nombreux viscères et d’organes comme des cerveaux, des yeux, etc. En résulte un style visuel et une ambiance assez unique sur Famicom. La progression est également très bien amenée : dans le premier stage, vous survolerez la planète et pourrez observer en contrebas les épaves des nombreux vaisseaux ayant tenté d’infiltrer Parasitis, sans succès. Vous entrerez ensuite dans la cavité buccale du parasite en évidant ses dents acérées, son immense langue et son haleine putride… Les niveaux qui suivent n’offrent pas une progression aussi marquée mais disons seulement que vous allez au fur et à mesure de votre périple vous enfoncer toujours plus profondément dans Parasitis, notamment dans son système digestif.

Alternant entre scrolling horizontal et vertical à la manière de Salamander, Abadox emprunte aussi à ce dernier son atmosphère, la présence dans le staff d’anciens de Konami n’y étant est certainement pas étrangère. Mais contrairement à ce dernier, les stages en scrolling vertical voient le décor défiler du haut vers le bas, imposant donc au joueur de progresser vers le bas, ce qui s’avère un peu déroutant au début. Les analogies avec Salamander sont assez nombreuses (notamment les rangées de dents à éviter que je mentionnais dans le paragraphe précédent) mais Abadox pousse à fond le curseur du délire organique et glauque, là où le hit de Konami proposait des environnements certes plus variés (un stage avec des flammes, un autre dans une pseudo-pyramide, etc) mais un peu moins cohérents.

 [TEST] Abadox / Famicom

Le gameplay, au demeurant très classique, repose sur un système de power-ups améliorant la puissance de feu de Nazaal. Vous disposez initialement d’un tir simple peu puissant mais vous pourrez opter pour 4 types d’armes supplémentaires en mettant la main sur différents items : un tir multidirectionnel triple, un autre mais quintuple, un laser (surpuissant) et enfin des espèces d’anneaux. D’autres items supplémentaires vous seront d’une grande aide : le traditionnel speed up (indispensable, voter héros étant particulièrement lent dans sa forme initiale), des orbes de protections qui gravitent autour de Nazaal et qui le protègent des attaques ennemies en absorbant les tirs (vous pouvez porter jusqu’à 4 orbes simultanément et décider de les rapprocher ou de les éloigner du perso par simple pression du bouton A, même si je doute de l’utilité de cette fonction), des missiles secondaires qui tirent droit devant ou bien des missiles façon homing. L’item « P » est particulièrement importante pour mener à bien votre mission puisqu’elle vous permet de survivre une fois à certains tirs. En effet, en temps normal, le moindre contact avec un élément hostile vous fera perdre une vie et recommencer au dernier checkpoint avec l’armement et la vitesse de base ! Les contrôles répondent au doigt et à l’œil en tout cas. Si vous perdez, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même… et à la hitbox de Nazaal, un peu trop large à mon goût…

Certains pourront trouver que les décors ne se renouvellent pas suffisamment mais ils font preuve d’une réelle cohérence globale et contribuent pour beaucoup à l’ambiance singulière de ce soft. Dommage que les nombreux ralentissements et clignotements ternissent un peu l’expérience…

Les 6 niveaux (3 en scrolling horizontal, 3 en vertical, en alternance) ne vous prendront qu’une vingtaine de minutes en ligne droite mais ce ne sont pas les dangers qui manquent… Les nombreux ennemis organiques (j’espère que vous aimez les globes oculaires et les sacs d’os !) présentent des patterns assez vicieux, certains se collent même à vous et vous empêchent de faire feu, une vraie plaie ! Mention spéciale pour les boss et autres mid boss très marquants et charismatiques, tous plus sordides les uns que les autres : un chien squelette zombie, un gigantesque ténia (qui occupe quasiment la moitié d’un niveau d’ailleurs), et d’autres monstruosités organiques… On pourra malgré tout regretter des safe spots un peu trop nombreux, qui ont au moins le mérite de faire retomber la pression. Il faudra faire preuve de doigté pour vous mouvoir dans des espaces exigus ou pour éviter de multiples pièges, tels des faisceaux laser tirant en alternance ou une presse hydraulique géante. Le stage 5 est le plus réussi en ce sens, il offre un level design particulièrement abouti ! Après avoir détruit le boss final et sauvé Maria, il vous faudra rester attentitf : vous prendrez part à une séquence d’évasion (là encore, une reprise de Salamander mais considérablement élargie) dans laquelle vous devrez slalomer à pleine vitesse entre des éléments du tube digestif de Parasitis pour rejoindre votre vaisseau spatial.

 [TEST] Abadox / Famicom

Le titre se distingue aussi par sa bande-son de qualité, signée Kiyohiro Sada qui a notamment officié sur pas mal de jeux NES/Famicom, dont Contra, Mad City (The Adventures of Bayou Billy), Blade of Steel ou encore Rush'N Attack. Les musiques contribuent fortement à l’ambiance lugubre du jeu... Sauf celle du stage 5, beaucoup trop enjouée et dynamique, mais qui fait curieusement partie de mes préférées ! Dommage que certaines mélodies soient reprises d’un stage à un autre, ça sent le travail bâclé ou peut-être un rush final dantesque pour respecter la date de sortie du jeu…

Impossible de ne pas mentionner la difficulté brutale d’Abadox. Les continues ont beau être infinis, il faudra sérieusement vous accrocher pour espérer voir la fin du jeu ! Heureusement, contrairement à certains shooters old-school, il n’est pas obligatoire de 1-lifer le titre pour le terminer. Vous pouvez la plupart du temps repartir à poil et vous refaire un armement en un rien de temps (sous réserve d’avoir réussi à trouver quelques items pour accroître votre vitesse). A force de patience et de persévérance (et de par cœur bien sûr !), vous devriez réussir à vous en sortir...

 [TEST] Abadox / Famicom

Pour les collectionneurs, une version complète Famicom en très bon état se négocie actuellement autour de 200€, alors qu’elle pouvait encore se trouver autour de 100€ il y a 2 ans… Aucune idée de la cote d’un exemplaire US mais il est intéressant de noter que la censure a frappé la version américaine : l’écran titre est beaucoup moins sanglant et la princesse Maria a revêtu un habit, là où elle était totalement nue dans la version jap (cf photo un peu plus haut). La cover de la version japonais est également bien plus réussie, avec un magnifique artwork (cf photo ci-dessous)... Une raison supplémentaire si nécessaire de privilégier la version jap donc !


En conclusion, Abadox est un bon shmup qui brille avant tout par son ambiance unique, bien aidé par son bestiaire insolite. Sa difficulté très élevée (mais pas insurmontable) pourra en rebuter plus d’un, comme son aspect très old school et son déroulement finalement très classique. Un titre qui risque de ne pas vous laisser indifférent en tout cas, en bien ou en mal !

SUPPOS : 4,5/6

Publié dans RETROGAMING

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Ce jeu Ooze l'Amiga

Publié le par Dr Floyd

Avec Ooze: The Escape, quand l'Amiga se met au rétrogaming... C'est l'adaptation d'un homebrew Spectrum/C64 (par un développeur Australian, Haplo), tout en restant dans l'esprit 8bit (avec quelques améliorations quand même, come les animations, les couleurs, mais c'est assez subtil).

La version Commodore C64 :


Et cette nouvelle version Amiga :


Pas de démo/téléchargement pour l'instant. Mais bon, jouez plutôt à ce jeu sur Spectrum ou C64, ça sera plus cohérent à mon sens.

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Oncle Picsou se paye la Snes

Publié le par Dr Floyd

Oncle Picsou se paye la Snes

Un cracker de ROMs, Infedelity, est en train de se faire une spécilité : le portages de jeux Nes vers la Snes. Après avoir porté The Lengend of Zelda, Mega Man 2 et 4, c'est au tour du célèbre et excellent DuckTales de passer de 8bit à 16bit. Assurément un des meilleurs jeux de la console 8bit (5eme meilleur jeu de la console selon nos membres sur le forum). Des images du bougent sur Snes :


Comme vous pouvez le constater, on ne parle pas ici de remake, ni de remaster, mais de portage pur. Bon, est-ce que cela sert à quelque chose de jouer aux jeux nes sur Snes ? C'est la question... d'autant que finalement, cela reste du piratage...

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L'Atari XL dopé aux épinards !

Publié le par Dr Floyd

Bon ok cette convertion de Popeye (Arcade, Nintendo 1982) sur Atari XL/XE n'a pas grand sens, car elle nécessite le fameux (?) upgrade VBXE qui explose les capacités graphique de l'ordinateur. Mais bon, le WIP semble tellement prometteur (Arcade 100% perfect en vue), et sachant que Popeye est facile dans mon top 10 des meilleurs jeux d'arcade du début des 80' (je l'ai kiffé au café du coin quand j'étais au collège, puis acheté sur Colecovision), donc je vous en parle quand même ! Je fais ce que je veux, je suis chez moi !


j'adore ce jeu bordel à sprites ! Tout comme pour Donkey Kong on ressent dans Popeye tout le savoir faire de Nintendo à l'époque pour produire des jeux d'arcade simples, funs et addictifs. Popeye par Nintendo... étonnant non, comme dirait Monsieur Cyclopède. Popaye a failli devenir LA mascotte mondiale du jeu vidéo à cette époque, ça s'est joué vraiment à pas grand chose.

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Une cartouche magique pour votre Atari 7800

Publié le par Dr Floyd

Une cartouche magique pour votre Atari 7800

Avis aux fans de l'Atari 7800, fantastique console sortie bien trop tard en 1986 (2 ans après la date prévue, fichu crash de 83, fichu désordre chez Atari), imaginée pour tuer la Colecovision et qui aurait pu empêcher Nintendo de s'aventurer aux USA... Et je ne vous parle même pas de sa date de sortie en France... 1991 !!! LOL

Heu oui donc, avis aux fans ! Voici la cartouche 7800 GameDrive (par RetroHQ), une cartouche "magique" dans laquelle vous pouvez placer une carte mémoire pour jouer à ce que vous voulez. Mais pas que ! Vous disposerez également :

- de chips audio en rab,
- un port RGB pour utiliser les cables Megadrive 2,
- la possibilité de sauvegarder ses parties,
- La possibilité d'utiliser des manettes Master System ou Megadrive avec l'accessoire Mega 7800,
- Un port série (sur le côté) pour balancer directement du code de votre PC à la console ! Top pour le développement, notamment avec le génial 7800basic.

Mon reproche : l'illustration sur la cartouche... Hu ? WTF !? Franchement naze non ?

Sinon ça fait franchement envie ! Enfin si vous avez du pognon : $160 + le port sur AtariAge... arf.

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T'as pas l'AGA ? Monster Lair c'est pas pour toi !

Publié le par Dr Floyd

T'as pas l'AGA ? Monster Lair c'est pas pour toi !

Allez hop au tour de Wonderboy III Monster Lair (1988, SEGA) d'être adapté sur Amiga (early WIP)... Merci le Scorpion Engine,qui a regénéré la scène Amiga de manière très spectaculaire. Mais bon, ce portage ne fonctionne qu'en mode AGA... Hu ? Une mouche passe...


Ca va aller ? Il ne faudrait pas un Amiga 1200 avec 8MB de RAM aussi ? Je vous laisse, je retourne jouer à Wonderboy III The Dragon's Trap sur Master System, c'est plus cohérent !

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Que la force soit avec l'Amiga... 68060

Publié le par Dr Floyd

What ? Dark Forces sur Amiga ? heu oui pourquoi pas si vous avez un Amiga 68040/60 50Mhz sous azote liquide, 12MB de RAM et un disque dur... dans ce cas c'est envisageable... je retourne y jouer sur PC.

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Jalaga, j'en suis gaga sur Jaguar ?

Publié le par Dr Floyd

Galaga est un jeu mythique de l'histoire de l'arcade et c'est toujours un plaisir de voir ressurgir son nom. Avec aujourd'hui Jalaga, un portage du jeu sur... Atari Jaguar ! Développé par Eric Dezert (groupe Dune), il avait déjà été présenté à la GemTos en mai. Bande annonce !


C'est un portage libre, un remake en quelque sorte, car le jeu ne présente pas le même look rétro de 1981, et propose un vrai scrolling en fond. On est plus proche du look Galaga 88 en fait. Un peu casse-gueule come projet, mais c'est quand même pas mal du tout esthétiquement parlant. J'espère qu'au final il sera possible d'y jouer avec des sons rétro, car la bande son faisait parti du charme du jeu original. A suivre.

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Castlevania AGA, en veux-tu en voilà sur Amiga

Publié le par Dr Floyd

Castlevania AGA, en veux-tu en voilà sur Amiga

Allez hop une nouvelle video "WIP" de Castlevania AGA ! Pour rappel c'est une adaptation de Castlevania (1987) avec un look 16 voire 32bit. Bon ok c'est très beau, mais le scrolling n'a pas l'air au top (à voir en réel), et il faut un Amiga 1200 de préférence boosté.


L'auteur propose sur itch.io différentes versions : A1200, A500 Mini, Amiga sous azote liquide et même PC (avec émulateur intégré). Aga ! Aga ! Agawa Zlika !

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La compil Telenet ne se casse pas la nénette

Publié le par Dr Floyd

La compil Telenet ne se casse pas la nénette

Hop, une compilation Switch de shoot'm up Telenet ça vous branche ? Telenet Shooting Collection regroupe Granada (Megadrive), Gaiares (Megadrive), Avenger (PC Engine) et Psychic Storm (PC Engine). J'ai franchement un doute sur l'intérêt d'une telle compilation avec ces 4 jeux, même si je ne connais vraiment que Gaiares, qui est très bon. Le reste bon, je ne sais pas trop.... 


J'aurai préféré une compilation Telenet plus large. Mais on sait comment ça fonctionne de nos jours : en proposer le moins possible dans chaque compil ! Vous pouvez réserver une version boite grâce à Limited Run Games, à 45 boules en standard ou 70 boules en version deluxe. Bordel, c'est pas donné.

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Dig Dug s'offre un lifting sur C64 !

Publié le par Dr Floyd

Dig Dug s'offre un lifting sur C64 !

Le célèbre hit d'arcade Dig Dug (Namco 1981) existe bien sur sur C64 (cartouche ATARI de 1983), mais voici aujourd'hui un revival bien plus abouti (proche de l'arcade), avec en bonus des stages générés de manière aléatoire. Sublime.


Ne loupez-pas la page itch.io du créateur, Luca Carminati, qui n'en est pas à son coup d'essai sur C64 ! Oh que non... Il a déjà reproduit des tas de jeux du début des années 80 sur PC et C64.

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La guerre des mondes sur Atari 2600 !

Publié le par Dr Floyd

La guerre des mondes sur Atari 2600 !

Allez quelques nouveautés sur la console du futur (l'Atari 2600 of course) présentées par les très sympathiques James Earl et Tanya. Je vous publie la vidéo car le premier jeu présenté, Intruders, propose un écran d'accueil vraiment sympa ! C'est flippant, on se croirait dans la Guerre des Mondes ! Bon par contre le gameplay... bof.

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