[INTERMISSION] Quand le C64 se prend pour un Amiga ?
Non, nous ne sommes pas sur Amiga, mais bien sur le micro-ordinateur Commmodore 64 sorti en 1982. Enjoy ! Une démo réalisée par Arise pour la Xenium Party 2024.
Non, nous ne sommes pas sur Amiga, mais bien sur le micro-ordinateur Commmodore 64 sorti en 1982. Enjoy ! Une démo réalisée par Arise pour la Xenium Party 2024.
Uchuu Senkan Gomora
(Space Battleship Gomora)
Support : Mega Drive
Développeur : Aisystem Tokyo
Sortie : 1991
« Uchuu Senkan Gomora » (宇宙戦艦ゴモラ), ou « Space Battleship Gomora », est un shoot them up sorti sur Mega Drive exclusivement au Japon (en septembre 1991), portage de la version arcade de 1990. Ce titre pour le moins obscur a été développé par Aisystem Tokyo et publié par UPL, qui fera d’ailleurs faillite peu après la sortie de cette mouture dédiée à la 16-bits de Sega. La version arcade a été commercialisée à l'étranger (aux États-Unis, sous licence Sammy, sous le nom de « Bio-Ship Paladin ») mais il semblerait que la version Mega Drive était initialement prévue au Pays de l’Oncle Sam, puisqu’un écran titre américain est présent dans la ROM...
Comme souvent, la trame scénaristique ne constitue qu’un prétexte mais elle a néanmoins le mérite d’exister ! Un énorme cuirassé et une flotte spatiale apparaissent soudainement et attaquent Delilah (デリラ), la plus grande ville de la planète Atlantal (アトランタル), la laissant totalement en ruines. La flotte continue d’envahir la planète et la galaxie... Les forces de défense planétaires déploient alors le cuirassé spatial Gomora (宇宙戦艦ゴモラ), un puissant bio-vaisseau capable d’augmenter en taille et de déployer une force de frappe démultipliée.
Graphiquement, Gomora a plutôt fière allure, et les canards de l’époque ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés sur ce critère, en lui attribuant une note moyenne très honorable de 15-16/20. J’apprécie particulièrement le choix des couleurs, avec quelques superbes dégradés et des environnements variés et travaillés (avec même certains éléments apparaissant en premier plan si vous scrollez tout en bas de l’écran). Dommage que le design du vaisseau soit aussi quelconque ou, pire encore, aussi grossier !
Le joueur pilote donc Gomora, un "bio-vaisseau" plus grand et plus lent que la plupart des vaisseaux dans des jeux similaires, et qui grandit ou rétrécit en fonction de sa vie restante. Outre le tir classique (pouvant être chargé), vous disposez d’une arme supplémentaire qui donne tout son intérêt au jeu : une arme à faisceau qui peut faire mouche à n’importe quel endroit de l’écran puisque vous pouvez cibler manuellement à l’aide d’un réticule. Seul problème, lorsque vous utilisez cette dernière, vous ne contrôlez plus votre vaisseau qui, scrolling forcé oblige, poursuit sa progression vers la droite de l’écran.
Vous l’aurez compris, tout l’intérêt du jeu réside dans le fait de switcher d’une arme à l’autre, au gré des situations ! Le soft vous incite autant que possible à utiliser l’arme à faisceau, qui inflige beaucoup plus de dégâts. Revers de la médaille, la prise en main n’est pas immédiate et il vous faudra un certain temps d’adaptation pour vous faire au système de jeu, de l’ordre d’une bonne heure. Pas simple au début, Gomora peut même se révéler rebutant si vous ne faites pas l’effort de ‘’rentrer’’ dedans !
Votre vaisseau dispose de sa propre jauge de vie, qui lui permet de résister à plusieurs coups avant d'être détruit. La jauge comporte trois segments de différentes couleurs (marron, orange et jaune), et Gomora augment de taille en récupérant les items « L » et rétrécit dès lors qu’il se fait toucher. Ainsi, un dilemme survient fréquemment : faut-il rester petit afin de se faufiler plus facilement en évitant les collisions et les tirs ennemis, ou bien opter pour une taille plus imposante, afin d’encaisser davantage de tirs ennemis ?
Cette dimension tactique confère à Gomora toute son originalité. On pourrait presque le qualifier de shoot ‘’intelligent’’. Cet aspect est d’ailleurs mis en exergue lors des affrontements contre les boss, particulièrement tactiques puisque vous devrez détruire plusieurs éléments à chaque fois pour en venir à bout ! Un conseil, n’oubliez pas que le réticule peut également vous permettre de protéger votre vaisseau, si vous éliminez les tirs ennemis juste avant que votre cuirassier ne se fasse toucher. Cela se relèvera très utile contre les boss notamment ! Tout l’art de Gomora réside dans la capacité d’anticipation, d’identifier les rares safe spots pour faciliter votre progression.
En résulte un shoot au rythme très posé, voire lent pour certains. Déjà signalé par la presse spécialisée à sa sortie, il s’agit souvent du principal défaut évoqué par ses détracteurs de nos jours… Soit ils se sont contentés de l’insérer dans la console seulement quelques minutes, soit ils n’ont rien compris au gameplay car le soft serait totalement injouable avec une vitesse plus élevée !
Le Gomora peut également récupérer des « Bits » (jusqu’à 6, 3 sur le dessus et 3 sur le côté inférieur du visseau), qui ajoutent des lasers qui tirent en diagonale et qui font également office de bouclier (les Bits peuvent être détruits par les feux ennemis).
L’item « S » (pour Speed) sera cruciale pour augmenter la vitesse de votre vaisseau, très lent de base. Il est impératif d’en récupérer plusieurs sous peine de galérer inutilement contre les boss. Avec une vitesse de base, il est parfois difficile de manœuvrer et de ne pas rentrer en collision avec les boss !
Signalons la présente d’un dernier item, « A » pour Auto Beam. Ce dernier remplace le réticule de visée du vaisseau par une arme à auto-ciblage en forme de pyramide pendant 20 secondes. L'arme cible automatiquement les ennemis, mais elle peut toujours être déplacée de la même manière que le réticule de ciblage du faisceau.
Il existe trois niveaux de difficulté (Facile, Normal et Difficile), et les joueurs peuvent modifier le nombre de vies de départ (entre 1 et 5) et les continues (entre 0 et 3). Il n'y a aucun moyen d'obtenir des vies ou des continues supplémentaires pendant le jeu. Défaut notable, le niveau de difficulté n’est pas spécialement bien calibré à mon goût : si le jeu s’avère beaucoup trop facile en easy, le mode normal est presque trop difficile (mais pas insurmontable pour autant). Je n’ai pas encore osé m’attaquer au mode hard !
Comptez une bonne grosse demi-heure pour une run complète, dans les standards pour le genre donc. Gomora n’est pour autant pas dénué de replay value, puisqu’il existe également deux modes 2-joueurs différents : l’un où les deux joueurs contrôlent des vaisseaux séparés, l’autre où le premier joueur contrôle le vaisseau et le canon principal, tandis que le second contre le réticule de visée. Une excellente idée, que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester !
En conclusion, Gomora constitue un shoot très atypique, vraiment spécial dans son approche. Très clivant, il sort des sentiers battus et la prise de risque manifeste des développeurs mérite d’être saluée. Compte tenu de la concurrence très féroce sur le support et de sa cote élevée (entre 150 et 200€, j’ai payé mon exemplaire environ 24k¥ il y a quelques mois), il est difficile de le recommander... Pour les collectionneurs et/ou les férus de shoot them up donc ! Un second couteau que vous ressortiez du placard de temps en temps pour son originalité, mais qui reste en retrait par rapport aux meilleurs élèves disponibles sur la bécane (Thunderforce III & IV, Gley Lancer, MUSHA, Eliminate Down et j’en passe).
SUPPOS : 4/6
Le revival micro 8bit The Spectrum arrive en fin d'année, il va falloir commencer à stocker tous les homebrews qui sortent afin d'alimenter la bête. Et il en sort vraiment beaucoup ! Le dernier, MAX STONE El Secreto de la Gran Piramideg, un jeu de plateforme espagnol à la Indiana Jones, certes classique, mais très propre, et avec une excellente bande son.
Et Max Stone, lui aussi, n'aime pas les serpents. A télécharger sur itch.io.
/https%3A%2F%2Fimg.itch.zone%2FaW1nLzE3NjA3NDM4LnBuZw%3D%3D%2Foriginal%2Fyp2pej.png)
MAX STONE El Secreto de la Gran Piramide
Juego de plataformas, accion y aventuras
https://flopping.itch.io/max-stone-el-secreto-de-la-gran-piramide
En 1986, West One a développé le premier opus de la série Wonder Boy : on y dirigeait un héros sans nom ni chemise à la recherche de sa petite amie qui avait été enlevée par le mécréant du cru. Ce jeu a été adapté sur arcade et plusieurs autres machines, prenant le titre de Adventure Island selon les cas.
[Lire la suite]
Léon Marchand's Olympic Challenge, LE JEU ! Pour votre Amstrad CPC ! La concécration pour le champion français ;) Bon, malgré une belle présentation, pour l'nstant le jeu est limité et assez moche (la piscine mal représentée, le son horrible). Il faudrait continuer à bosser le jeu, ça tombe bien c'est un WIP. A suivre...
![Leon Marchand's Olympic Challenge [wip]](https://image.over-blog.com/oerU_Y1910S7Bc1cEudLIXdO8xo=/170x170/smart/filters:no_upscale()/https%3A%2F%2Fi.postimg.cc%2FW1SnnD07%2F1-1.png)
Leon Marchand's Olympic Challenge [wip]
Leon Marchand's Olympic Challenge [wip]
https://www.cpcwiki.eu/forum/games/leon-marchand-s-olympic-challenge-wip/
Shadow of the Ninja - Reborn / Switch
Genre : Action, arcade
Date de sortie : 29 août 2024
Développeur : Tengo Project
Editeur : ININ Games
Autres supports : PS4, PS5, Xbox, Steam
Remake d'un jeu sorti sur NES en 1990, Shadow of the ninja - Reborn est un jeu d'action-plateforme 2D qui en reprend tous les codes, en essayant d'intégrer quelques touches de modernité. Se déroulant dans un futur dystopique, en 2029, on incarne l'un des deux ninja, Hayate ou Kaede, chargés de libérer l'Amérique tombé sous le joug du tyrannique empereur Garuda. A vous d'infiltrer la forteresse de ce même Garuda pour défaire son armée et mettre fin à son règne diabolique.
Intrigue simple mais néanmoins efficace, on ne perd pas de temps dans des dialogues grandiloquents, à l'instar des jeux 8 ou 16 bits d'autrefois. N'attendez pas une profondeur narrative, il n'y en a pas, ici l'accent est clairement mis sur l'action et le gameplay. Que vous incarniez l'un ou l'autre des protagonistes, il n'y a que leur apparence qui change vu qu'ils se jouent quasiment de la même manière. D'ailleurs, le jeu vous poussera à consulter le manuel numérique, comme à l'ancienne quand on devait lire les manuels de nos jeux 8 bits pour découvrir les différentes actions possibles. Pas de prise du joueur par la main par ici, de quoi contenter les retrogamers qui aiment se la jouer à l'ancienne.
Armé d'un katana pour les attaques à courte portée et d'un kusarigama pour les attaques à longue portée, vous devrez vous en servir à bon escient pour triompher des 6 niveaux qui vous attendent. Il vous faudra bien maîtriser la précision de vos coups et être pourvu de réflexes pour vous en sortir, car le jeu est rapidement punitif sans l'être exagérément. Le die & retry fait parti de l'apprentissage du jeu, à vous également de bien observer les paternes des ennemis pour mieux les anéantir, qu'il s'agisse des simples ennemis mais aussi des boss, dont certains vous poseront bien des problèmes.
Ce qui frappe d'emblée c'est la réussite avec laquelle les développeurs ont pu combiner le mélange de l'univers des ninjas avec une époque contemporaine; non seulement le tout est convaincant mais l'intégration de héros clairement venus du passé apporte un lot de fraîcheur dont on ne se lasse pas. Nous ne sommes plus dans un cadre graphique 8 bits, et cela n'est finalement pas plus mal, tant la refonte graphique nous offre du pixel art qui tend à donner un aspect époustouflant au jeu. Animations fluides, niveaux regorgeant de détails évoquant un monde futuriste sombre, sprites méticuleusement conçus, c'est un véritable régal visuel qui vous attend. Et ce sans parler de la bande-son, qui contribue à merveille à l'immersion dans l'univers proposé.
Au final, ce jeu ne plaira pas forcément au plus grand nombre, mais il est suffisamment pétri de qualité pour séduire les retrogamers avides d'action en 2D. La difficulté est bien présente, même en choisissant de jouer en normal. Les ennemis chercheront par tous les moyens à vous faire la peau mais vous ne devrez pas non plus négliger les phases de plateformes, chaque saut devant être maîtrisé ou presque à la perfection. La patience sera donc de mise, mieux vaut se la jouer réellement façon ninja que de bourriner pour progresser. En bref, on a bien ici un bel hommage au début des années 90, à savourer si possible en coopération à deux.
SUPPOS : 5/6
Il y a vraiment des fous sur la scène coding-rétro ! Un fan de King Quest VI (1992) s'est amusé à développé un demake (oui oui un demake) du jeu pour un rendu "à l'ancienne" (c'est à dire correspondant aux tous premiers jeux de la série King Quest vers 1984-1985). Il a modifié l'interface et est passé de 256 couleurs (VGA) à 16 couleurs. Un projet qui lui a demandé 18 ans (!).
Montezuma's Revenge, un bon jeu de plateforme, façon Indiana Jones, de 1984 (Parker Brothers), sorti notamment sur Coleco, C64, Atari 8bit, etc... Un remake PC, facile me direz-vous, mais bon faut-il encore qu'il soit fun et stylé. Et il semble vraiement pas mal, avec un look repompé sur l'Atari XL. Démo gratuite sur itch.io.
/https%3A%2F%2Fimg.itch.zone%2FaW1nLzE2ODcxODQzLnBuZw%3D%3D%2Foriginal%2Ff83pTL.png)
FREE DEMO: Montezuma's Revenge! Director's Cut
Entire playable level 1 of Montezuma's Revenge! - Director's Cut
https://montezumagame.itch.io/montezumas-revenge-directors-cut-demo
Dieu existe ! Son fils également ! Il vient de nous mettre Suikoden I&2 HD Remaster en préco sur Amazon !!! Le jeu attendu et espéré par tous les fidèles depuis des années... Regardez comme la boite semble touchée par la grâce divine :
Par contre il faudra être patient : le 6 mars de l'an de grâce 2025 après Jesus-Christ. Peu importe je serai patient, j'ai à nouveau la foi.
> Vu sur Amazon