[CRITIQUE CINEMA] Your Name de Makoto Shinkai

Publié le par lessthantod

YOUR NAME
Réaliateur : Makoto Shinkai
Pays : Japon
Année : 2016

[CRITIQUE CINEMA] Your Name de Makoto Shinkai

Sorti en 2016 et réalisé par Makoto Shinkai, Your Name c'est "on peut le dire" le point culminant de la carrière du jeune réalisateur. C'est un film qui reprend toutes les thématiques qui lui sont chères, l'amour adolescente, la distance, le temps qui passe et une petite dose de fantastique. Comme dans le cinéma d'Hayao Miyazaki et de Mamoru Hosoda, il aime que le fantastique s'entremêle avec la réalité. D'ailleurs, Your Name ressemble beaucoup à un autre de ses films, à savoir 5 centimètres par seconde (2007), un film qui racontait lui aussi une histoire d'amour impossible entre deux jeunes séparés par la distance, mais jamais par le cœur. La seule différence, c'est cette petite touche de fantastique en plus. Tout est là pour un chef-d'œuvre de la comédie romantique et fantastique.

Très vite, on comprend que nos deux protagonistes principaux, un garçon et une fille, s'échangent leur rôle. Mitsuha est une jeune lycéenne qui vit dans le japon rural et qui rêve d'aller à la ville. Taki quant à lui est un étudiant qui vit à Tokyo et qui semble plus réservé que Mitsuha. On a donc deux personnages que tout oppose, l'un rêveur et vivant à la campagne, l'autre solitaire et vivant dans la ville. C'est la tradition (le japon rural) qui s'oppose à la modernité (Tokyo). Mais voilà qu'un matin, l'un se réveille dans le corps de l'autre et vice-versa. Durant plusieurs semaines, ils vont alors apprendre à se connaitre dans le corps de l'autre. Et à cela s'ajoute une histoire de comète qui relie les deux ados.

 

[CRITIQUE CINEMA] Your Name de Makoto Shinkai

Le ciel et les étoiles, les relations amoureuses à l'adolescence et le temps qui passe, nous sommes bien en terrain connu. Aprés un Voyage vers Agartha (2011) qui lorgnait beaucoup trop sur du Miyazaki, Makoto Shinkai revient à ses fondamentaux. On retrouve tout de même cette notion de traditions vs modernité entre le vieux japon et le japon plus moderne. Cette ode aux traditions, c'est quelque chose qu'on voit beaucoup dans le cinéma de Miyazaki. Mais là où Makoto Shinkai se démarque de son maître, cette dans cette fusion qu'il fait des deux japons (ancien et moderne) à travers deux personnages qui fusionnent ensemble. Chacun des deux protagonistes rêve de vivre dans l'autre monde. Mitsuha par exemple est toute excitée de vivre une journée dans le corps de Taki, d'être à Tokyo, d'aller au café avec les potes de Taki. Pareil pour Taki, qui apprend les traditions enseignées par la grand mère de Mitsuha et qui semble apprécier d'être dans le corps d'une fille (la scène très drôle en mode running gag où il découvre qu'il a des seins).

[CRITIQUE CINEMA] Your Name de Makoto Shinkai

Il y a aussi dans Your Name une fusion entre le passé et le futur, mais ça on le découvre beaucoup plus tard dans le film. C'est à ce moment là, vers la fin du film, qu'un autre élément fantastique entre en jeu, avec cette notion de distance temporelle qui se rajoute à la distance spatiale. C'est difficile d'en parler plus sans spoiler. Toujours est-il que Makoto Shinkai arrive à raconter une histoire d'amour entre deux adolescents de façon originale, en les faisant vivre dans le corps de l'autre. C'est quand même pas commun comme concept, deux adolescents qui s'aiment, mais sans jamais se voir. Ils sont prêts à s'aimer, mais ils ne le peuvent pas, à cause de la distance (temporelle et physique) qui les dépare.

[CRITIQUE CINEMA] Your Name de Makoto Shinkai

J'ai beaucoup pensé à 5 centimètres par seconde (mon Makoto Shinkai préféré) en regardant Your Name. On y retrouve à peu de chose prés la même histoire, avec cette même notion de distance spatiale et temporelle et sous la même forme "feuilletonnée". En effet, 5 centimètres par seconde racontait trois histoires liées en un film et on retrouve un peu cet esprit dans Your Name, qui semble se diviser en plusieurs épisodes ou chapitres. Même la fin est très semblable, sur la forme comme sur le fond. On a ce générique de fin qui ressemble à un clip musical, avec ces images saccadées qui reprennent des moments clés du film. Je continue quand même à préférer 5 centimètres par seconde, parce que l'histoire est plus simple et donc plus touchante selon moi, et parce que la fin est plus triste et mélancolique et m'a finalement plus marqué. Bref, 5 centimètres par seconde semble avoir été un (magnifique) brouillon pour Your Name, qui en reprend tous les éléments pour les magnifier, un film beau, romantique et poétique qui touche au cœur.

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Publié dans CINEPAT

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Super Mario World... Unreal Engine

Publié le par Dr Floyd

Super Mario World... Unreal Engine

Un fan totalement givré nommé Bobby Ivar nous a recréé le Super Mario World de la SNES en 3D sur PC avec l'Unreal Engine 5 ! Un an de boulot à priori, il nous explique dans la seconde vidéo comment il a fait. Bientôt sur Steam en téléchargement ! Je déconne, Nintendo ne serait pas content du tout ;)

Publié dans INSOLITE

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Defender identique à l'arcade sur Atari ST

Publié le par Dr Floyd

Defender identique à l'arcade sur Atari ST

Defender, le célèbre jeu d'arcade de Williams sorti en 1981, déboule dans une nouvelle version sur... Atari ST ! Une version quasi identique à l'arcade, c'est sympa, très sympa, mais il faut quand même 1Mo de RAM sur STF, voire 2 sur STE si vous voulez des sons DMA. On ne va pas bouder notre plaisir, un homebrew ST c'est rare, et de plus ce jeu est indémodable !

Publié dans RETRO NEWS

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Les fans de Motörhead en extase !

Publié le par Dr Floyd

Les fans de Motörhead en extase !

C'etait un secret de polichinelle, Tony Hawk's Pro Skater 3+4, vient d'être officiellement annoncé. Une compilation des 2 jeux 128bit remastérisés avec en rab des parcs inédits, un mode online, un éditeur, de nouveaus défis, etc... Des images qui bougent :


Ouais ça bouge mais ce n'est pas vraiment du gameplay... Je ne sais pas si cette mini compil peut avoir du succès après le semi échec de la première qui pourtant proposait 2 jeux bien plus cultes (beaucoup kiffent Tony Hawk's 2). Moi je retiens la bande son : The Ace of Spades ! The Ace of Spades !!!!!! Beuuahhhh !!! Sortie le 11 juillet sur PS, XS et Switch.

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Windows sur Game Boy Color ?!

Publié le par Dr Floyd

Windows sur Game Boy Color ?!

RubenRetro est un fou... il a pour ambition de porter Windows 3.1 sur... Game Boy Color :) Hu ? Ceci nous est présenté par Blog2Geeks sur son blog et tutube. Alors bien sur c'est gadget, mais très amusant. En attendant Windows 95 ?

Je suis un grand fan des systèmes d'exploitation rétro que j'utilisais quand j'étais enfant, et comme j'avais récemment utilisé Windows 3.11 et son Démineur, je me suis demandé s'il serait possible de le recréer. La principale difficulté consistait à gérer l'effet de cascade lors de la révélation d'une tuile vide. Pour ce projet, j'ai eu besoin de l'aide de mon ami d'enfance Wave, qui est un génie de la programmation et qui m'a aidé à comprendre l'algorithme

RubenRetro

Publié dans INSOLITE

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[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Publié le par Evola


La Game Boy Light et la Game Boy Color

En 1998 la Game Boy a 9 ans. Alors que tout le monde s’attend à l’arrivée prochaine d’une nouvelle génération de console portable, Nintendo annonce, le 19 février 1998, la Game Boy Light. En interne ce modèle est destiné à faire patienter le public, avant la transition vers la Game Boy Advance. Sortie le 14 avril 1998 c'est globalement une Game Boy Pocket dotée d’un écran rétro-éclairé, l’une des fonctionnalités les plus réclamées par le public. Elle permet de jouer aussi confortablement sous le soleil de la plage, en désactivant le rétroéclairage, ou dans l’obscurité en activant le mode Light. 

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Dans l'espoir de rééditer le succès du duo Pocket Monsters/Game Boy Pocket, la sortie de la Game Boy Light aurait dû être précédée de peu par le très attendu Pocket Monsters Or/argent. A cet effet, la Game Boy Light est d’ailleurs elle-même, proposée aux couleurs Or et argent. Mais le développement de Pocket Monsters 2, annoncé dès juillet 1996 par le magazine Coro Coro Comic, est chaotique. En avril 1997 Coro Coro Comic révèle trois Pokemon de Pocket Monsters 2, qui est renommé à cette occasion Pocket Monsters Or/Argent et informe ses lecteurs qu’il sera disponible fin 1997. Cependant, lors du Nintendo Space World 1997 du 21 au 24 novembre 1997, au cours duquel une démo jouable de Pocket Monsters Or/argent est exposée, le jeu est reporté à mars 1998, soit un mois avant la sortie de la Game Boy Light. Mais au mois de mars 1998, c’est la stupeur, Pokemon Or/Argent est décalé pour une date indéterminée. Pire, durant toute l’année 1998 aucune nouvelle du jeu ne sera donnée.

Par ailleurs, la Game Boy Light qui devait être diffusée au plan international ne sortira jamais du Japon. Rapidement, la fabrication de cette console, très appréciée des amateurs de Game Boy, sera interrompue.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Il faut dire qu’entre-temps, Nintendo a appris que Bandai et SNK s’apprêtent à sortir leurs propres consoles portables. Si la concurrence de SNK et de sa Neo Geo Pocket n’inquiète pas trop Nintendo, en revanche, avec Bandai, il s’agit d’une toute autre paire de manche. Au début des années 80, Bandai avait déjà livré à Nintendo une guerre féroce sur le marché des jeux électroniques LCD, contestant l’hégémonie des Game & Watch en fournissant des modèles encore plus aboutis technologiquement et plus fun. En outre, Bandai est un géant des jouets mondial qui détient des licences extrêmement populaires chez les enfants, telles que Tamagotchi, Dragon ball, Gundam, One piece ou les Digimon qui, d’un petit jeu électronique a évolué vers une franchise cross-média comprenant jeux vidéo, manga, jouets, série animée, et jeu de cartes rivalisant avec Pokemon. Enfin derrière la Wonderswan de Bandai, se cache un projet de Koto Laboratory initié par Gunpey Yokoi juste avant sa mort. Face à cette offensive imminente, menaçant son hégémonie sur le secteur des consoles portables, Nintendo se doit de contre-attaquer.

Neo Geo Pocket

Neo Geo Pocket

Alors que Bandai est sur le point de révéler sa Wonderswan lors du Tokyo Game Show qui se tiendra du 20 au 22 mars 1998, Nintendo va leur couper l’herbe sous le pied en annonçant, dès le 7 mars 1998, une nouvelle Game Boy à écran couleur : la Game Boy Color.

Le président Yamauchi demande à la division R&D1 de concevoir dans les plus brefs délais une nouvelle Game Boy avec un écran couleur aussi économique que la précédente. Cette décision prise dans l’urgence prend Satoru Okada au dépourvu : « En fait on travaillait au projet 32-bits Game Boy Advance bien avant la sortie de la Game Boy Color. La Game Boy Color n’existait même pas dans mon esprit. Bref, je n’avais pas prévu de sortir une machine qui s’insérait chronologiquement entre la Game Boy Light et la Game Boy Advance. On se disait qu’on avait déjà fait le tour du processeur 8-bits et qu’il était grand temps de le faire évoluer.»

De l’aveu même d’Okada l’équipe rechigne à concevoir cette Game Boy Color : « Personne n’était motivé car, pour tout le monde, le hardware de cette Game Boy restait pratiquement le même que l’ancien modèle. On s’est pour ainsi dire contenté de passer du noir et blanc à la couleur. »

Il faut dire que même si la conception de la Game Boy Color n’a pas comporté de difficulté particulière celle-ci doit être effectué dans des délais très réduits :
« En tout, se souvient Izushi, nous n’avons eu que dix mois pour le développement de la Game Boy Color. Mais nos supérieurs nous disaient : ’’ c’est votre boulot de développer de nouveaux produits. Si on vous donnait deux ou trois ans, n’importe quelle société y arriverait !’’. (rires)»

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Il n’est cependant pas tout à fait exact de dire que la Game Boy Color n’a connu pratiquement aucune évolution technique par rapport aux versions précédentes. L’écran couleur est une dalle TFT permettant d’afficher 56 couleurs simultanément. Bien que non rétro-éclairé et légèrement plus petit, il présente un bien meilleur contraste et une bien meilleure lisibilité que celui des modèles précédents notamment en éliminant tout effet de rémanence. Une option géniale permet, par ailleurs, de choisir la palette de colorisation des jeux monochromes en appuyant sur une direction du pad et un bouton à l’allumage de la console. Le processeur Z80 est toujours présent mais la cadence est doublée, et profite de quatre fois plus de mémoire RAM. Non seulement la Game Boy Color est compatible avec les vieilles cartouches mais elle bénéficie de jeux profitant pleinement de ses nouvelles capacités. Ainsi, désormais, il y a 3 types de cartouches : les cartouches grises sont les anciennes cartouches monochromes, les cartouches noires sont des jeux couleurs compatibles avec les anciennes versions de Game boy et les cartouches transparentes ne fonctionnent qu’avec la Game Boy Color. Légèrement plus volumineuse que la Game Boy Pocket, dont elle reprend le design en corrigeant certains défauts, elle bénéficie d’une autonomie de 35 heures avec 2 piles LR06.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

La Game Boy Color sort au Japon le 21 octobre 1998, juste avant la sortie de la Neo Geo Pocket le 26 octobre 1998. Le développement de Pokemon Or/Argent étant toujours retardé, il est décidé que c’est Dragon quest Monsters qui accompagnera la sortie japonaise de la Game Boy Color. Encore une fois c’est un tsunami. Il se vend un million de Game Boy Color, dès la première semaine, et Dragon quest Monsters se vendra au total à 2,35 millions d’exemplaires au Japon.

La sortie américaine de la Game Boy Color, le 18 novembre 1998, est précédée, de peu, par la sortie de Pokemon Rouge/Bleu, le 8 septembre 1998. La Game Boy Color fait un véritable carton aux Etats-unis, porté par les ventes d’un jeu monochrome sorti 2 ans et demi plus tôt au Japon ... En France si la Game Boy Color débarque le 23 novembre 1998 pour 499 francs (la pocket coûte désormais 349 francs) ce n’est que le 5 octobre 1999 que Pokemon Rouge/Bleu arrive (soit plus de 3 ans et demi après le Japon) ...

Au niveau logiciel, la plupart des premiers jeux de la Game Boy Color sont d’anciens jeux monochromes colorisés comme Tetris DX, V-Rally ou Game & Watch Gallery 2. Super Mario bros DX censé booster les ventes en occident, contenant Super Mario bros et Super Mario bros 2 (the lost levels) ainsi que divers mini-jeux ne sortira qu’en mai 1999.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Lorsque la Wonderswan est lancée le 4 mars 1999, uniquement au Japon, la Game Boy Color s’est déjà vendue à 3 millions d’exemplaires au Japon et 4,5 millions d’exemplaires dans le reste du monde. Cela n’empêche pas la console de Bandai de démarrer très fort, s’écoulant à 200 000 exemplaires en moins de 7 jours. Il faut dire que la Wonderswan a des arguments. Dès son départ de Nintendo, Gunpey Yokoi a souhaité travailler à un projet de nouvelle console originale et atypique. Suite à sa mort, Yoshihiro Taki, est devenu président de Koto Laboratory. Conformément à la volonté de Gunpey Yokoi il laisse de jeunes ingénieurs donner libre court à leur créativité. Dotée d’un écran monochrome et d’un processeur 16-bits, la Wonderswan offre la possibilité de jouer confortablement en mode horizontal ou vertical et a une autonomie de plus de 30 heures avec une seule pile LR06. Quant à son prix il est de seulement 4 800 yens. En outre, la Wonderswan est soutenue par de nombreux éditeurs tiers comme Konami (Beat Mania), Taito (Rainbow Islands, Densha de Go), Namco (Klonoa, Mr Driller), Squaresoft (Chocobo no fushigi dungeon ), Capcom (MakaiMura), et elle bénéficie également des licences Bandai et de son réseau de distribution.

La WonderSwan Crystal

La WonderSwan Crystal

Nintendo riposte le 24 avril en baissant le prix de sa Game Boy Color de 8 900 yens à 6 800 yens, tandis que la Game Boy Pocket baisse de 5 800 yens à 3 800 yens et luttera pied à pied pour stopper l’élan de la WonderSwan. Ainsi lorsque Bandai sortira la WonderSwan Color, puis la Wonderswan Crystal accompagnées par des titres forts de Squaresoft comme Final Fantasy I, Final Fantasy II, Final Fantasy IV ou Front mission avec des graphismes dignes de la Super Famicom, Nintendo répliquera avec la complicité d’Enix et de Tose en proposant le mythique Dragon quest III ou encore Dragon quest Monsters 2.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

Mais c’est Pocket Monsters Or/Argent qui pliera définitivement le match entre Nintendo et Bandai. Après de multiples reports, Satoru Iwata, qui est alors président de la société Hal Laboratory, et qui siège au Conseil d’administration de la société Creatures Inc. (Creatures détient le tiers des parts de la société Pokemon Company qu’Iwata a contribué à créer), décide de mettre la main à la patte pour finaliser Pocket Monsters Or/Argent. Après avoir reprogrammé et optimisé le vieux code instable de Pocket Monsters Vert/Rouge pour la sortie internationale de Pokemon Rouge/Bleu, il réussit l’exploit de terminer Pokemon Or/Argent en un temps record, en développant au passage un outil de compression intégrant l’ancienne région de Kanto (Pokemon Rouge/Bleu) et la nouvelle région de Johto (Exclusive à Pokemon Or/Argent) sur une seule cartouche.

Pokemon Or/Argent sort finalement au Japon le 21 novembre 1999 et se distribue pendant les fêtes de Noël à 5 millions d’exemplaires malgré les ruptures de stock.

Pokemon Or/Argent

Pokemon Or/Argent

Le Président Yamauchi exulte : « La machine qui s’est le plus vendue pendant la période de Noël n’est ni la Playstation, ni la Nintendo 64, mais la Game Boy Color ! […] La Game Boy est une machine autrement moins performante d’un point de vue visuel et sonore que les consoles utilisant le CD-Rom. Et pourtant c’est elle qui s’est imposée.[…] J’ai toujours répété que l’important était de développer des titres de qualité suffisamment grande pour que les consommateurs se disent : ’’Bon sang, je n’avais jamais joué à un tel jeu’’ »

Au niveau des logiciels, Nintendo qui est accaparé par le développement de la Game Boy advance, s’est beaucoup appuyé sur les studios partenaires ou les éditeurs tiers à qui l’on doit la plupart des grands jeux de la Game Boy Color.

Ainsi TOSE a développé pour le compte de divers éditeurs (Nintendo, Enix, Konami) Dragon quest Monsters, Dragon quest Monsters 2, Game & Watch Gallery 2, Game & Watch Gallery 3, Dragon Quest I+II, Dragon Quest III et Metal Gear Ghost Babel, Hal Laboratory a développé Kirby Tilt’n’Tumble et Pokemon Pinball, Camelot Software Planning a programmé Mario Golf et Mario Tennis et Capcom a conçu Zelda Oracle of Seasons/Ages.

Parmi les autres jeux marquants citons Mr Driller (Namco) Harvest moon 1, 2, 3 (Natsume), Wario land 3, Pokemon Puzzle Challenge, Pokemon TCG (Nintendo) Donkey kong Country (Rare/Nintendo). Par ailleurs, au Japon, les différents jeux des franchises Yu-Gi-Oh ! et Medarot ont connu des ventes stupéfiantes.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)

La Game Boy Color a vu officiellement des jeux sortir jusqu’en 2001. Le dernier gros jeu commercialisé a été Zelda Oracle of Seasons/Ages. Après Noël 2001, la Game Boy Color sera ensuite euthanasiée, alors qu‘elle se vend toujours par porte-conteneurs entiers, pour laisser la place à la Game Boy Advance.
Alors que les sorties de jeux étaient faméliques en 1996, c’est clairement la sortie de Pokemon qui a relancé la Game Boy. A partir de 1997 le nombre de jeux commercialisés est ensuite sensiblement reparti à la hausse. Le phénomène s’est même accéléré avec la Game Boy Color et surtout la sortie de Pokemon Or/Argent, offrant à la Game Boy en 1999 et 2000 ses deux plus belles années en terme de nombre de jeux lancés sur le marché :

1989 : 25 jeux commercialisés (Tetris, Super Marioland, Revenge of the Gator, Sa-Ga, Kwirk)
1990 : 110 jeux commercialisés (Sa-Ga II, Sa-Ga III, Nemesis, Twin Bee, Gargoyle’s quest, Catrap)
1991 : 110 jeux commercialisés (Trax, Burger Time, Bugs bunnny Crazy Castle 2, Seiken densetsu)
1992 : 116 jeux commercialisés (Metroid II, Kirby’s dreamland, Kaeru no tame etc..., Marioland 2)
1993 : 81 jeux commercialisés (Kid Dracula, Zelda Link’s Awakening, Kirby’s Pinball Land)
1994 : 94 jeux commercialisés (Wario Land, Adventures of Lolo, Donkey Kong)
1995 : 57 jeux commercialisés (Mario’s Picross, Kirby’s dreamland 2, Kirby’s Block Ball)
1996 : 38 jeux commercialisés (Pocket Monsters, Mole Mania, Tetris Attack)
1997 : 56 jeux commercialisés (Kirby’s Star stacker, Game &Watch Gallery 2, Harvest Moon)
1998 : 97 jeux commercialisés (Wario Land 2, Dragon Quest Monsters, Yu-Gi-Oh !)
1999 : 146 jeux commercialisés (Super Mario Bros DX, Dragon Quest I+II, Pokemon Or/Argent)
2000 : 174 jeux commercialisés (WarioLand 3, Mario Tennis, Metal Gear, Dragon Quest III)
2001 : 38 jeux commercialisés (Dragon Quest Monsters 2, Zelda Oracle of Seasons/Ages)

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)


120 MILLIONS DE GAME BOY

Au total il s’est écoulé quasiment 120 millions de Game Boy (tous modèles confondus). Passé l’exercice fiscal clos en 1992 (qui couvre la période du 01/04/1991 au 31/03/1992) les ventes n’ont pas cessé de s’éroder. Elles sont reparties à la hausse après l’exercice clos en 1996 (couvrant la période du 01/04/1995 au 31/03/1996) suite au succès de Pocket Monsters au Japon. Les ventes passent ensuite la surmultipliée après l’exercice clos en mars 1999 (Du 01/04/1998 au 31/03/1999) suite à la localisation de Pokemon Rouge/Bleu en Occident et de Pokemon Or/Argent au Japon

Ventes de Game Boy par exercice :
Exercice du 21/04/1989 au 31/03/1990 : 3,93 millions
Exercice du 01/04/1990 au 31/03/1991 : 8,05 millions
Exercice du 01/04/1991 au 31/03/1992 : 10,67 millions
Exercice du 01/04/1992 au 31/03/1993 : 7,80 millions
Exercice du 01/04/1993 au 31/03/1994 : 7,70 millions
Exercice du 01/04/1994 au 31/03/1995 : 5,58 millions
Exercice du 01/04/1995 au 31/03/1996 : 4,16 millions
Exercice du 01/04/1996 au 31/03/1997 : 7,09 millions (GB, GB Pocket)
Exercice du 01/04/1997 au 31/03/1998 : 11,02 millions (GB, GB Pocket)
Exercice du 01/04/1998 au 31/03/1999 : 13,56 millions (GB/ GB Pocket/ GB Light/ GB Color)
Du 01/04/1999 à Juin 2000 : 20,67 millions (GB/ GB Pocket/ GB Light/ GB Color)

Après cette date il se vendra encore environ 19 millions de Game Boy.
La production de la Game Boy n’a été définitivement interrompue qu’en 2003 après 14 années d’existence.

[DOSSIER] Genèse et histoire de la Game Boy (7ème partie)


La Game Boy n’a pas été qu’un phénomène vidéoludique. L’invention de la Game Boy est un événement marquant de l’histoire de l’industrie électronique toute entière.

Paul Machacek, le créateur de Donkey Kong Country, résume ça d’une formule: « Fin des années 1970, le walkman de Sony nous offrait la musique portable ; 1989, Nintendo nous offrait le jeu vidéo portable ; 2007, Apple nous offrait tout le reste. »

La Game Boy a été conçue en tenant compte des besoins des utilisateurs, mettant le hardware au service des joueurs. Elle a marqué à la fois la Génération X (née entre 1966 et 1983) et la génération Y (nés entre 1984 et 1996). Pour beaucoup d’enfants la Game Boy a été la première console dont ils ont eu le sentiment qu’elle leur appartenait vraiment. Ils pouvaient l’emmener partout et pouvaient y jouer quand ils voulaient, en passant sous les radars des adultes. Le hardware Low-tech de la Game Boy a contribué à lui conférer une identité singulière favorisant son entrée dans la culture populaire. L’aspect et le son des jeux ainsi que le design vintage de la console en font une icône culturelle reconnaissable par tous qui rappellent les parties secrètes sous les draps, à l’arrière de la voiture parentale, à la plage ou chez les grands-parents...

C’est pour raviver ces émotions que de nombreuses personnes perpétuent le souvenir de la Game Boy en réalisant des morceaux de chiptune, en créant des jeux homebrew, en customisant des consoles ou en écrivant l’histoire de la Game Boy...


8eme partie :
https://www.gamopat.com/2025/05/dossier-genese-et-histoire-de-la-game-boy-8eme-partie.html

Publié dans FOCUS

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[RANDOM] MegaMan 2 / Nes

Publié le

[RANDOM] MegaMan 2 / Nes

MegaMan 2 est certainement un épisode charnière dans la saga du même nom. Il suit les grandes lignes posées par son prédécesseur, tout en ajoutant quelques nouveautés. Un an après sa déconvenue et sa fuite, le Docteur Willy revient en force accompagné de nouveaux robots plus forts que les anciens. Il les a fabriqué durant cette année de paix à l’aide de plans qu’il avait réalisé avec le Docteur Light, à l’époque où ils travaillaient ensemble.

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I'll be back ! Le 5 septembre

Publié le par Dr Floyd

I'll be back ! Le 5 septembre

Nouveau projet de jeu néo-rétro pour Bitmap Bureau qui devrait nous proposer bientôt un jeu 2D inspiré de Terminator ! Terminator 2D: NO FATE s'annonce très prometteur, et sortira sur PC (Steam et Epic Games Store) et toutes les consoles modernes, à priori le 5 septembre prochain.

Publié dans NEWS

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Contra c'est plus fort que toi ?

Publié le par Dr Floyd

Contra sur Master System ?! Ne nous emballons pas, c'est pour l'instant une démo technique du niveau d'intro (basé sur la version Nes) réalisée par Enrico Pallazzo. Une démo convaincante en tout cas !

Publié dans RETRO NEWS

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Le ZX Spectrum coasse !

Publié le par Dr Floyd

Le ZX Spectrum coasse !

Le ZX Spectrum est en train de réaliser l'impossible : se transformer en machine d'arcade ! Et ce grâce à des développeurs homebrew de folie comme Happycoding ZX. Après Donkey Kong, hyper proche de l'arcade et qui troue le slip, voici la même chose avec Frogger RX, nouveau remake du célèbre jeu d'arcade de Konami sorti en 1981.


Démo à télécharger sur icht.io, en attendant la version payante finale.

Publié dans RETRO NEWS

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[SORTIES JEUX VIDEO] Mars, et ça repart ?

Publié le par Esperluette

[SORTIES JEUX VIDEO] Mars, et ça repart ?

Voici le calendrier des sorties de mars. Pas mal de choses intéressantes et à surveiller ce mois-ci, presque plus du coté des remasters (Suikoden, Xenoblade Chronicles) et remakes (Bubble Ghost d'Ere Informatique) que du coté des gros titres. On aura quand même Split Fiction, le nouveau titres coop des créateurs d'It Takes Two, le souls sanglant Khazan, le post-apo Atomfall. Il y aura aussi les sorties physiques de The Messenger, de Brok The Investigator, de Caravan Sandwitch.


4 mars
Age of Mythology : Retold – PS5
Carmen Sandiego – PC PS4 PS5 XBO XBS Switch (sortie physique en avril)
Everhood 2 – PC
Two Point Museum Explorer Edition – PS5 XBS

6 mars
Chernobylite 2 : Exclusion Zone - Early Access PC
Dragonkin : The Banished – PC (prévu plus tard sur consoles)
Eldrador Creatures Shadowfall – PS5 Switch
Ever 17 : The Out of Infinity – PC Switch
FragPunk – PC PS5 XBS
Hordes of Hunger – PC (accès anticipé)
MainFrames – PC Switch
Never 7 : The End of Infinity – PC Switch
Split Fiction – PC PS5 XBS
Suikoden 1&2 Remaster : Gate Rune and Dunan Unification Wars – PC PS4 PS5 XBO XBS Switch


7 mars
Caravan Sandwitch – PS5 Switch
Funko Fusion – Switch
Let’s School – PS5 Switch
Sugardew Island – PC PS5 Switch

11 mars
Maliki : Poison of the Past – PC Switch
Rise of the Ronin – PC
Wanderstop – PC PS5

13 mars
Beyond The Ice Palace 2 – PC PS4 PS5 XBO XBS Switch
Bionic Bay – PC PS5
The Cub Back To Earth Edition – Switch

14 mars
Brok The Investigator – PS5 Switch
Petit Island – PS5 XBO XBS Switch
WWE 2K2025 – PS4 PS5 XBO XBS

20 mars
Assassin's Creed Shadows – PC PS5 XBS
Pocket Bravery – PS4 PS5 Switch
Xenoblade Chronicles X Definitive Edition – Switch


21 mars
Alaskan Road Truckers Highway Edition – PS5
Atelier Yumia : L'Alchimiste des Souvenirs et la Terre Rêvée – PS4 PS5 XBS
Bleach : Rebirth Of Souls – PC PS4 PS5 XBS
The Messenger – PS5 Switch

25 mars
Codex Lost – PS5
Goat Simulator Remastered – PS5
Hello Kitty Island Adventure Édition Deluxe – Switch
Killing Floor III – PC PS5 XBS
Le Seigneur des Anneaux : Tales of the Shire – PC PS5 XBS Switch

26 mars
Japanese Drift Master – PC

27 mars
AI Limit – PC PS5
Atomfall – PS4 PS5 XBO XBS
Les Bisounours : Libérez La Magie – PS5 Switch
Cat's On Duty – PS5
Ninja Gaiden II Black (ASIA) – PS5
The First Berserker : Khazan – PS5 XBS


28 mars
Bubble Ghost Remake – Switch
Codex Lost – PS5
Dollhouse: Behind the Broken Mirror – PS5 XBS
inZOI – PC (prévu plus tard sur consoles)
Kemono Heroes – PS5 Switch
LISA: Definitive Edition – PS5 Switch
Little Kitty Big City – Switch

31 mars
Neon Apex Beyond the Limit – PS5 Switch

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OutRun pour un Amiga gonflé à la testostérone

Publié le par Dr Floyd

OutRun pour un Amiga gonflé à la testostérone

Ok, ce nouveau portage (presque terminé) de OUTRUN sur Amiga est très sympa, proche de l'arcade (très proche même, on est sur le code source émulé)... Sauf que cette démo, bah, elle tourne sur une machine qui n'existe pas vraiment... Un Amiga 1200 super boosté avec un accelérateur + plein de RAM... Ok, c'est nécessaire car on est sur de l'émulation, mais bon, ça sert à quoi au final ? Je préfère encore y jouer sur Megadrive ou Amstrad CPC... Heu, non, pas sur Amstrad CPC ;)

Publié dans RETRO NEWS

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