Virtua Fighter sur Game Gear est à l'opposé de Panzer Dragoon par au moins un aspect : sa narration. Si d'un coté votre dragon était lancé en vol sans la moindre raison, ici il y a une histoire. Mieux, elle est racontée via de nombreuses images statiques avec du texte. Dans Virtua Fighter Animation, vous suivez Akira qui rencontrera Paï pendant un concours dans un restaurant : la rencontre assez maladroite donnera lieu au premier affrontement.
De ce point de vue-la, aucun reproche à faire : si les mini-portraits ne sont pas forcément réussis, les images sont de bonne facture. De même les poses de victoire après les combats sont convaincantes.
L'histoire elle-même est divisée en huit actes et vous fera rencontrer les différents combattants, hormis Jeffry qui n'a pas été retenu pour le casting. Notez qu'il s'agit du mode "histoire", sans s : il n'y en a qu'une pour le titre, pas une par personnage comme on voit dans certains titres. Vous combattrez les différents personnages qui vous rejoindront par la suite, sauf Kage qui devra être vaincu deux fois. La possibilité de continuer en mode histoire est originale : vous choisissez votre combattant avant chaque affrontement et si vous êtes vaincu, son portrait sera grisé et vous devrez prendre un des autres personnages disponibles. Mine de rien, ça donne du réalisme : un héros affronte le méchant et se fait mettre KO, un équipier prend alors la relève le temps qu'il revienne à lui.
Le scénario ne remportera pas un Oscar mais on ne va pas se plaindre : au moins on sait pourquoi on se tape dessus, et c'est déjà pas mal. L'une des raisons de ce scénario peu sophistiqué est peut être qu'il s'agit d'une adaptation et non d'une conversion : adaptation au support mais également au public que Sega vise, plus jeune que celui touché par la Saturn, comme en témoigne le "mini" du titre japonais.