Les carnets de dév' de Bfg

Publié le par Dr Floyd

Les carnets de dév' de Bfg

Vous voulez connaitre les secrets de programmation de Bfg, le gamopat fou serial-développeur sur Colecovision ? Et maintenant sur MSX. Et bien il vient de lancer un nouveau concept sur sa chaine Youtube avec ses carnets de développement. Il nous cause aujourd'hui de Bomb Jack sur Coleco et sur son futur moteur de jeu de plateforme.

A regarder avec un petit Nespresso à côté de l'ordi, what else !

Publié dans RETRO NEWS

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[SCOOP] Le Doc interviewe Jesus !!!!

Publié le par Dr Floyd

Vous vous souvenez tous des aventures de Cyber-Papy dans les années 80 chez VTR et de son micro-ordinateur VP100, l'article le plus populaire de Gamopat en 2014 ! Et vous vous souvenez peut-être d'un certain Jesus.... Jesus Martinez... qui bossait avec lui en tant que programmeur !

Le Messie de l'informatique ?

Le Messie de l'informatique ?

Et bien je l'ai retrouvé, ou plutôt, c'est lui qui m'a trouvé lorsqu'il a voulu reprendre contact avec CyberPapy ! Alors j'en ai profité pour le charcuter !!! Et bordel de sprite rotatif, il en a des choses passionnantes à dire !!!! Jesus va nous faire replonger non pas il y a 2000 ans mais à une époque bien plus passionnante, celle du début des années 80 !

Bonjour Jesus, tu sais que tu es une star sur Gamopat depuis la publication de l'article culte de Cyber Papy sur l'histoire du VP100. Dans quelles circonstances as tu connu notre Cyber Papy préféré ?

Bonjour docteur, une star sur Gamopat, mon dieu, vais-je être à la hauteur... J'ai fait la connaissance de Cyber Papy au début des années 80, j'ai, disons, écourté mes études d'électronique parce que je préférais de loin m'amuser avec les calculatrices programmables et les premiers ordis plutôt que de faire mes devoirs.

En 1982 si mes souvenirs sont bons, j'ai bossé pendant l'été, ce qui m'a permis de m'acheter un Zx81 en kit mais qui du même coup a complètement pourri ma scolarité. J'ai cherché un boulot en rapport et je me suis retrouvé chez VTR dans le 18ème, au début c’était un vidéo-club mais ils commençaient timidement à vendre un peu de matériel informatique. Rapidement l'activité micro a largement supplanté le vidéo-club et la société a changé de locaux, on a commencé à importer les produits Memotech et c'est à ce moment que tout a commencé. Pour faire face a une demande grandissante et des difficultés d'approvisionnement systématique notamment en ce qui concerne les extensions de mémoire il a fallu chercher de nouveaux fournisseurs

Je parle d'un temps que les moins de 20 ans... tralala, un Zx81 était livré avec 1k de mémoire, ce qui représente la quantité astronomique de 1024 octets soit 1/1000eme de méga ou 1/1000000 de giga, prenons un smartphone de base qui a 16gigas, bah il faut, hum, 16 millions de Zx81 pour avoir la même capacité !

Ce qui n'est même pas vrai d'ailleurs puisque le système utilisait une partie de cette mémoire et que l'écran monopolisait le reste si on affichait trop de choses. En réalité voila a peu de choses près le plus gros programme qu'on puisse écrire avec un Zx81 de base:
10 PRINT "Bonjour"
20 GOTO 10

Vous comprenez maintenant que l'extension de 16k (16384 merveilleux et rutilants octets) représentait l'équivalent d'un Graal version informatique pour l'époque !

C'est donc comme ça que la collaboration avec Cyber Papy a commencé. Cyber Papy mentionne ces fameuses extensions mémoire mais en réalité il y a eu une quantité folle d'extensions en tout genre :
- Le Zx81 écrit en noir sur fond blanc, c'est à la mode maintenant mais pas à l'époque, qu'a cela ne tienne voilà une inversion vidéo et on écrit en blanc sur fond noir.
- Quoi? Le clavier ne fait pas bip? Hop, un bip clavier
- Vous n'aimez pas taper plusieurs fois le même caractère? Voila un auto-repeat !
- Vous n'arrivez pas a relire vos programmes sur K7 voila un filtre pour améliorer tout ça (les plus vieux expliqueront aux plus jeunes ce que c'est une K7, car oui, on stockait nos programmes là dessus, fallait avoir la foi)
- et ainsi de suite...

Je passe sur les cartes d'entrées sorties qui permettaient de piloter des appareils électroniques, les convertisseurs analogiques/numériques, les interfaces pour imprimantes et la sacro sainte RS232 (qu'elle aille au diable celle là) et j'en oublie...

J'ai connu un client qui pilotait des métiers à tisser avec ce matériel, plutôt que d'avoir un matos industriel hors de prix, il avait un stock de Zx et de cartes entrées / sorties et quand ça tombait en panne il suffisait de le changer. Un autre gérait un centre d'appels téléphoniques automatisé à partir de ces cartes, ça composait le numéro de téléphone, ça lançait le magnéto, ça attendait la réponse et ça sortait un listing. On avait peur de rien a l'époque, je suis sur qu'il y a bien dû y avoir un fou furieux pour envoyer un Zx dans l'espace...

Enfin bref, Cyber Papy était mon fournisseur de jouets, à chaque fois qu'il me ramenait un truc c'était la fête ;) Après on a commencé à vendre d'autres gammes d'ordis et logiquement toute la gamme d'extensions a été déclinée.

Le VP100

Le VP100

Le VP100 quand à lui était une approche originale, j'avoue que la première fois que j'en ai vu un je me suis posé des questions, mais bon finalement c'était une machine compacte, avec un écran et un vrai clavier, stable et fiable, en un mot: professionnel !

Le point d'orgue de cette débauche technologique a été l'interface qu'il a développé pour faire des jeux, avec ça les jeux étaient gravés directement sur une eprom donc pas de temps d'attente de chargement et grâce a une habile astuce technique on pouvait passer de la résolution graphique de base 64x44 à 256x176, on avait jamais vu ça !!!

Je me rappelle bien de son programmateur d'eproms, aujourd'hui vous mettez une clé usb dans votre pc et hop copiez collez quelques gigas, nous on faisait bronzer des eproms aux UV pour les effacer puis avec moult précautions on l'insérait dans le Textool (rien que d’écrire ce nom "Textool" ça me file la chair de poule allez encore une fois "Textool" hmmmmmm) puis on patientait les quelques minutes qu'il fallait pour programmer les 4096 octets de l'eprom. Je crois qu'on aurait même pu voir passer les octets tellement ça avait l'air magique ! Puis on retirait l'eprom, on la mettait dans une cartouche, et on lançait le jeu et là... Pt*n de Me**e!!! un bug, allez zou on recommence... Ah la la c'était le bon temps !!!

Après ce fut l’opulence, carte d'affichage couleurs, carte son, interface joysticks, synthétiseur de paroles, je crois que Cyber Papy a dû épuiser les catalogue de tous les fabricants de circuits intégrés de l'époque, tout y est passé !

Voila donc comment j'ai fait la connaissance de Cyber Papy ;)

- Combien de cartouches de jeux as-tu produit pour le VP 100 ? Et quel est le jeu que tu préfères dans le lot ?

Combien est une bonne question, en vérité je ne sais plus, on me demandait d'aller vite, très vite, il fallait rentabiliser le hardware, on a aussi fait appel a un autre développeur pour étoffer la gamme... Intercepteur c'était moi a coup sûr, c'était le premier... Destructeur, Mineur aussi, pour les autres honnêtement je ne me rappelle plus !

Mon préféré c'est Intercepteur, pour plein de raisons ! C'est pour écrire ce jeu que je me suis mis a l'assembleur, puis c'est le premier qui a été distribué et il est librement inspiré d'un célèbre jeu d'arcade de chez Williams que j'adore. Après les autres jeux que j'ai fait (j'en fait encore d'ailleurs) c'est toujours le même frisson... quoique avec le recul je crois que Intercepteur devait être particulièrement injouable tant il était rapide, mais a l'époque je n'avais pas encore 20 ans et mes réflexes étaient plus aiguisés !

Malheureusement, lors d'un déménagement j'ai perdu tout le matériel et il ne me reste plus rien de cette époque :'( Ce qu'il faut bien comprendre c'est que a l'époque les jeux vidéos c'était Pong sur la TV et Space Invaders dans les cafés alors quand une machine comme ça est arrivée à la maison ça a été une vraie révolution, et je crois que si j'avais du payer pour faire des jeux, je l'aurais fait...

[SCOOP] Le Doc interviewe Jesus !!!!

- Ces jeux ont été tous programmés en assembleur donc ? Est ce encore utile aujourd'hui d'apprendre l'assembleur pour programmer des jeux retro selon toi ? Programme tu encore aujourd'hui ?

Ccommençons par la fin, j'ai programme a peu près tout ce qui m'est passé par les mains, les smartphones, les tablettes, les trucs avec des pommes derrière, ceux avec un robot vert dessus, les consoles Nintendo, Sony, PC Engine, les Nokia 3410 si si, les autres Nokia aussi, les ordis PC, Amiga, Atari, Amstrad, TRS80, Apple II... Puis là, je me dis que ça serait bien de faire quelque chose sur un Raspberry ou un Arduino histoire d’être Roots et Badass jusqu'au bout ! Quoique root et badass quand t'a fait jouer Frères Jacques a une imprimante matricielle... Y'a même un copieur sur Youtube qui joue la marche impériale avec des lecteurs de disquettes pfff... Mon plus grand regret sera de n'avoir jamais été foutu de programmer mon magnétoscope :(

Oui Docteur je souffre d'une Gamopathie chronique et galopante, et ce, depuis des années, mais j'ai pas vraiment envie de guérir. Alors l'assembleur, franchement, a part dans les pathologies lourdes et chroniques, non c'est plutôt rare. La dernière fois que j'ai fait de l'assembleur de façon professionnelle c'était en 2007, je travaillais à l'époque sur l'adaptation d'une appli basse définition en HD et dans des cas comme ça c'est la solutions la plus efficace, c’était sur PC et je me suis bien lâché la dessus, y'avait de tout, de l'assembleur, de l'optimisation MMX, du SSE, bref la totale, d'autant que le projet était d'une pénibilité atroce, il s'agissait de VirtuaGirl HD (NDLR:http://www.virtuagirl.com/), vous conviendrez que c'est presque inhumain de travailler sur ces vidéos a longueur de journée non ?!

Maintenant les jeux sont trop complexes pour qu'on y aie recours, puis les langages et les compilateurs ont fait d'incroyables progrès et écrire du code pour des processeurs multi-coeurs c'est se faire des nœuds au cerveau, de plus on n'a plus besoin d'optimiser ni la vitesse ni la mémoire, le hardware fait tout ça mieux que vous. Toutefois, je ne cache pas que c'est le pied, d'abord parce qu'on est en prise directe avec le processeur et parce que l'on a une liberté totale, programmer en assembleur c'est un peu comme un God Game, t'est le maître du monde, mais ça suppose un très bonne connaissance du hardware et tu joues sans filets, a la première bourde ça part en cacahuète.

J'en fais encore pour les parties critiques, sur mes bidouilles perso, en général le code est en C et quand j'ai besoin d'un coup de pouce : asm("go go go..."); L'assembleur pour faire du retrogaming sur des machines de course comme nos PC, non pas besoin, sauf pour ceux qui ont des tendances masochistes, par contre si on est sur du hardware limité comme ce qui se faisait a l'époque on a plus le choix, on se remonte les manches et on y va ! L'assembleur c'est le plus simple des langages, tellement simple qu'il faut tout faire soi-même !

- Avais tu réalisé d'autres jeux avant ? Et ensuite avec quelles célèbrités as-tu bossé ?

Euh avant ? y'avait des ordis avant ? LOL, non, avant il y avait Apple II et TRS80 pour faire des jeux, tous les deux étaient hors de prix et de plus j'ai déjà commencé a 16 ans donc pour faire avant j'aurais du être riche et sacrément précoce.

Maintenant je programme toujours mais dans un domaine moins ludique, le ludique je me le garde pour m'amuser. J'ai eu de belles opportunités, déjà en étant là au moment où la micro a explosé, j'ai aussi travaillé avec des gens formidables comme Cyber Papy bien sûr ;), et le plus célèbre pour ne pas le citer ça a été Eric Chahi, après j'ai bossé chez Sony pour la sortie de la PS One, puis pour Psygnosis, plein de belles expériences vraiment j'ai beaucoup de chance.

Eric Chahi, un autre Messie du jeu vidéo

Eric Chahi, un autre Messie du jeu vidéo

- Quels auront été tes micro-ordinateurs préférés ?

Facile pour les 8 bits : le Zx81 et Spectrum, on oublie pas son premier amour, en plus le Z80 je surkiffe grave,

Apple II, parce que les outils de dév. et les lecteurs de disquette m'on permis de vraiment avancer même si le processeur est poussif et buggé jusqu’à la moe**e (j'avais un MOS au lieu d'un Rockwell),

Amstrad : qui a changé la face de la micro, y'a eu un avant et un après,

Le DAI parce que j'ai pas mal fantasmé là dessus et le Sirius mais celui là j'en ai eu un, longtemps après,

En 16 bits: Atari ST, une machine de puriste, tu prend un Motorola 68000 ta b*te et ton couteau et tu taille la route, pas comme les mauviettes sur leur Amiga qui on besoin de hardware pour faire des trucs cool ;) Amiga aussi, tout compte fait le hardware c'est quand même pas mal pour faire des trucs cool, puis c'est un 68000 aussi donc bon on l'excuse ;)

Après je me suis bien marré sur des trucs comme L'Archimedes, un RISC original et bien pêchu mais passé complètement inapercu. Puis y'a pléthore de trucs en fait il me faudrait des pages et des pages, en ce moment, après avoir pas mal joué avec les micro-contrôleurs je m'amuse bien avec les Arduino.

Ah oui j'oubliais... j'ai racheté deux TRS80 lors d'une brocante, je les ai retapés puis j'ai construit un lecteur de disquettes compatible avec l'os de l'époque, le NewDos, et j'ai fait un PacMan que j'ai mis dans le domaine public, mais je crois que ça c'est un peu perdu dans les limbes d'internet, ça devait être dans les années 90 soit pratiquement 10 ans après la fin de la commercialisation du TRS, c'est p'tet pour ça d'ailleurs que ça s'est perdu, va savoir ;)

Le processeur qui fait "surkiffer grave" Jesus

Le processeur qui fait "surkiffer grave" Jesus

- Joues tu aux jeux vidéo sur console ou PC ? Quels sont tes jeux préférés de toute l'histoire de l'industrie ? D'un point de vue ludique et d'un point de vue technique ?

A mon grand dam oui j'avoue, j'ai joué, je joue, et je jouerai, tant pis j'irai a confesse ! J'ai aussi fait mon devoir de père en éduquant correctement mes enfants, ils connaissent leurs classiques, Space Invaders (j'en avait un), Pacman, Mario, Warcraft, Red Alert, etc... Maintenant ils volent de leurs propres ailes : Call Of, Halo, Dofus... Ah les enfants quand ils quittent le nid !

Mais revenons a nos moutons, d'un point de vue ludique :

Manhole, Zaxxon, Donkey Kong pour les principaux Game & Watch,
Defender, Pacman, Space Wars, Asteroids, Scramble, Q*Bert, Pengo, etc... en arcade,
Mazogs et Tyranausaurus Rex sur ZX81, là je me suis dit que oui y'avait un truc à faire !
Droll, Lode Runner, Choplifter et les 20000 autres jeux sur Apple II,
Manic Miner, Ant Attack, Knight's Lore, Valhalla, Jetman, etc... à cette époque y'avais des nouveautés sans arrêt, impossible de faire une liste sur Spectrum !
Sorcery, Fighter Pilot, Bomb Jack, Alien 8 sur Amstrad c'est encore pire y'en a + !
Revenge of the mutant camels, Fort Apocalypse sur C64
Dungeon Master, Xenon, Pluto, Arkanoid, Bubble Bobble sur Atari, c'est de pire en pire !
Ultima Underworld, Trackmania, World of Warcraft II, Red Alert sur PC
Tekken, Ridge Race,r Jumpin Flash, Katamari sur Playstation
Loco Roco, Patapon sur PSP

Bon j’arrête y'en a trop ! D'un point de vue technique c'est différent, disons que à partir du moment où tu deviens programmeur, je veux dire que tu gagnes ta vie avec, le regard change et c'est difficile de prendre du plaisir a jouer sans avoir un regard inquisiteur qui décortique le moindre mécanisme. Donc a peu près tous les jeux sont intéressants a regarder, certains pour le gameplay d'autres pour le défi techno... Le top c'est quand même les démos ! L'essence même de l'exploit technique, c'est gratuit, c'est juste pour faire la nique à ton voisin !

Mazogs, un des jeux préférés de Jesus !Mazogs, un des jeux préférés de Jesus !

Mazogs, un des jeux préférés de Jesus !

- Belle sélection de jeux de vieux barbu ! Enfin je sais que tu as repris contact avec CyberPapy depuis notre article, vous allez relancer le VP 100 ?????

- Oui on a un peu échangé grâce à Gamopat (encore merci) , ça fait plaisir de le retrouver ! il n'est plus trop dans l’électronique quoique je suis sur qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour le titiller là dessus ! Bien sûr un ordi comme le VP 100 n'aurait pas beaucoup de débouchées de nos jours, mais quand je vois ce qu'on fait avec les SoC je me laisserai bien tenter par un émulateur, le Z80 est un processeur que je connais bien maintenant depuis plus de 30 ans et émuler un Z80 ça ouvre les portes sur pas mal de vieilles machines Zx Spectrum, TRS80, Amstrad, MSX, Gameboy... l'idée est à creuser ;)

- Merci Jesus, tu nous a illuminé ! Et on espère te retrouver sur notre forum où il y a plein de grands malades et de vieux barbus prêt à suivre le prophète !

A bientôt et soignez vous bien !

Jesus Martinez, le prédicateur de Gamopat ?

Jesus Martinez, le prédicateur de Gamopat ?

Publié dans FOCUS, UNE

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[TEST DE BARBU] The Wonderful 101 / Wii U

Publié le par TheoSaeba

The Wonderful101
Support : Wii U
Développeur : Platinum Games
Editeur : Nintendo
Année : 2013

[TEST DE BARBU] The Wonderful 101 / Wii U

Annoncé à l’E3 2012 pour accompagner le lancement de la Wii U, The Wonderful 101 aura agité les curiosités de la presse et des joueurs jusqu’à sa sortie. Et pour cause : un gameplay qui semblait franchement original, un style cartoon qui donnait d’ores-et-déjà une identité propre au jeu, et le studio Platinum Games aux commandes avec, cerise sur le gâteau, Hideki Kamiya à la direction laissaient présager le meilleur pour cette exclue Wii U. A sa sortie, finalement retardée au mois d’août 2013 en Europe, The Wonderful 101 n’est pas franchement supporté par les ténors de la presse spécialisée française, et le jeu est rapidement relayé en production de seconde zone. Pourtant, les retours très positifs des joueurs et des journaux vidéoludiques internationaux commencent à fleurir sur la Toile, et viennent contraster avec le pétard mouillé décrit en premier lieu. Alors, avec un recul de presque deux ans, que peut-on dire de The Wonderful 101 ?

Posons le décor : WTF JAPAN ?!

Vous excuserez mon vocabulaire, mais le kitsch loufoque visible déjà sur la jaquette du jeu ne laisse aucun doute sur le pays d’origine des développeurs. Et le pitch du jeu enfonce carrément le clou ! Allez hop, asseyez-vous et écoutez : Père Castor va vous raconter une histoire… et elle sent bon la série Z made in Pays du Soleil Levant.

Dans un futur ultra-technologique, notre Planète Bleue doit faire face à une invasion extraterrestre menée par la Fédération GEATHJERK (Guild of Evil Aliens Terrorizing Humans with Jiggawatt bombs, Energy beams, Ray guns, and Killer lasers… si, je vous jure). Le groupe de défense créé spécialement pour ce type d’assauts, les CENTINELs, érige le bouclier planétaire Margarita autour de la Terre pour contenir l’attaque massive (et par massive, j’entends plus gros que ma belle-mère). Quelques aliens réussissent cependant à percer le bouclier, et visent les générateurs alimentant Margarita. Les CENTINELs déploient alors leur équipe de choc pour poutrer de l’envahisseur : les Wonderful 100. Dirigés par un fin stratège qui n’est autre que le joueur (ce qui nous fait le compte à 101, pour les vedettes qui auraient du mal à suivre), la contre-attaque peut commencer.

Un petit aperçu de la quantité de derches qu’il va falloir botter…

Un petit aperçu de la quantité de derches qu’il va falloir botter…

Débute alors un festival de démesure qui ne lâchera plus le joueur jusqu’à la dernière seconde du jeu : super-héros pouvant s’assembler en armes géantes, kaijus immenses, mechas titanesques, batailles épiques, et scènes de destruction sans limite s’enchainent à une vitesse folle, et constituent les ingrédients de l’immense tokusatsu interactif auquel le joueur prend part.

Et là je vous vois venir. Vous allez me dire : « l’ambiance du jeu sur le papier, c’est bien, mais qu’en est-il de la réalisation ? ».

Un parti pris artistique qui divisera les foules…

Avant même de se confronter au gameplay ou à la technique d’un jeu, c’est toujours son design que le joueur se prend d’abord en pleine poire. Et là, y’a pas photo : on aime ou on n’aime pas le style de The Wonderful 101. Les personnages sont taillés façon Super-Deformed, le look des héros résulte d’un mélange de mauvais goût entre les Power Rangers et les Thunderbirds, et les vilains semblent débarquer tout droit d’une série B de SF des années 60.

Beaucoup de clins d’œil raviront les fans de SF old-school, à commencer par le design des personnages.

Beaucoup de clins d’œil raviront les fans de SF old-school, à commencer par le design des personnages.

Une belle variété d’environnements défile à l’écran, et bien que très différents, ces décors partagent tous la même patte caractéristique de The Wonderful 101. Leur progression n’est pas laissée au hasard, puisqu’elle permet de faire évoluer l’univers du jeu : le démarrage se fait dans une ambiance kawaï très légère, pour se diriger progressivement vers une atmosphère un peu plus sombre à mesure que des détails clés de l’histoire sont révélés. De manière générale, le côté cartoon et la vue en tilt-shift donnent l’impression d’évoluer dans un monde de jouets.

Dans les premiers niveaux, l’univers très mimi et coloré apporte un aspect guilleret au jeu.

Dans les premiers niveaux, l’univers très mimi et coloré apporte un aspect guilleret au jeu.

Au-delà de l’aspect visuel, le parti pris se fait clairement ressentir dans les dialogues. L’histoire progresse via quelques cutscenes, mais surtout au travers des discussions entre les personnages. L’humour est omniprésent, tantôt potache grotesque, tantôt à se pisser dessus. Des portraits agrémentés de phylactères (60 points au Scrabble les frères, wesh) illustrent les discours. Les mimiques façon manga renforcent l’aspect comique, et rattrapent même les vannes les plus foireuses. J’en profite pour féliciter vivement le travail des traducteurs, car les textes en VF sont un véritable régal. Du coup, et même en maîtrisant parfaitement la langue de Shakespeare (qui est la seule autre langue dispo pour les voix), il n’y a aucune raison de se priver des dialogues en japonais car ils confèrent une authenticité sans égale aux personnages. L’histoire du jeu en elle-même ne se veut pas originale, mais est bien déroulée, et accumule les références du genre qui feront plaisir aux amateurs de SF.

Les personnages se vannent constamment la face, et c’est souvent très drôle (certains super-héros ont été distordus pour éviter le spoil).

Les personnages se vannent constamment la face, et c’est souvent très drôle (certains super-héros ont été distordus pour éviter le spoil).

Enfin bon, même si on apprécie le look et l’ambiance d’un jeu, à quoi bon s’y attarder s’il a été développé avec les pieds, hein ?

… mais une réalisation technique qui les rassemblera.

Ça ne fait aucun doute, The Wonderful 101 a été réalisé d’une main de maître par Platinum Games : pas un seul bug ne vient gâcher l’expérience de jeu, pas même une petite collision mal gérée, ou un coin de texture mal chargé. D’ailleurs, les textures sont plutôt chouettes, avec un niveau de détail assez fin compte tenu de tout ce qu’il y a à afficher en même temps (champ de vision large, et décors très diversifiés). Même pendant les quelques scènes en vue très rapprochée, aucun amas de pixels grossiers n’a l’outrecuidance de se faire voir. Il faut cependant bien admettre que compte tenu des capacités de la Wii U, le niveau de détail aurait certainement pu être rehaussé. Notamment, les visages des personnages et certaines textures sont assez lisses, mais cet aspect est bien contrebalancé par la direction artistique du jeu (les cerisiers en fleur par exemple sont juste… ouah quoi !). Le plus gros point fort reste selon moi la fluidité exceptionnelle : malgré la quantité de bonshommes à l’écran, malgré les bastons dans tous les sens, malgré la profondeur de champ vertigineuse, le jeu tourne à un 60 fps constant (ou en tout cas semble-t-il à mes yeux de novice). De très rares baisses de framerate se font remarquer, et on les excuse largement car elles sont causées par l’affichage à l’écran de colossales forteresses roulantes bourrées de détails.

Un sacré bordel certes, mais un sacré bordel qui ne décroche pas des 60 fps.

Un sacré bordel certes, mais un sacré bordel qui ne décroche pas des 60 fps.

Au niveau de la maniabilité, rien à redire. Les contrôles répondent vraiment bien, et c’est salutaire. Parce que les mouvements de base ont beau être très simples, il va falloir apprendre à les enchaîner proprement pour réaliser des combos tout foufous ! Un dernier point qui n’a rien d’un détail : la précision du stick droit a été réglée au poil pour bien faciliter la reconnaissance des unimorphisations que le joueur voudra matérialiser. Et croyez-moi, ce n’est pas au milieu d’une stomba bien tendue qu’on a envie de faire apparaître un deltaplane au lieu d’un énorme coup de poing ravageur.

Mais je tatasse, je tatasse, et je vous vois trépigner d’impatience : « Bon, tu vas finir par nous gonfler pépé, tu vas nous parler de mécanisme de jeu maint… Hey mais attends, c’est quoi les zunimorf-machins-trucs là ? ».

Un bête’em all avec une idée pas beat du tout

Qu’on se le dise tout de suite : The Wonderful 101 est avant tout un beat’em all. Vous dirigez une petite troupe de castagneurs (une vingtaine au début) et vous aurez à tabasser des hordes d’ennemis surexcités tout au long de votre épopée. La véritable originalité du gameplay consiste à pouvoir assembler ses héros en armes de combat surpuissantes, les unimorphisations. Ces transformations sont propres aux héros principaux de l’histoire, et ont des caractéristiques très différentes. Au début de l’aventure, deux unimorphisations sont disponibles : le poing de Wonder Red, puissant mais de courte portée, et l’épée de Wonder Blue, moins destructrice mais ayant plus d’allonge. Au fil de l’histoire, le joueur rencontre d’autres super-héros qui débloquent de nouvelles transformations. Il y en a une dizaine en tout et chacune d’entre elles se révèle être indispensable pour se sortir de l’un ou l’autre mauvais pas.

Les unimorphisations, la clé de The Wonderful 101.

Les unimorphisations, la clé de The Wonderful 101.

Le système de transformation est très bien pensé. Pour les matérialiser, rien de plus simple puisqu’il suffit d’utiliser le stick droit pour aligner ses aventuriers selon la bonne forme géométrique : un cercle pour le poing, une ligne pour l’épée, etc… Selon la taille de la forme géométrique, l’arme devient plus ou moins grosse et puissante, mais demande plus d’énergie pour être générée. Car oui, deux jauges sont à surveiller, la jauge de vie, et la jauge d’énergie. Cette dernière se recharge soit en tapant sur des méchants (ça leur apprendra à être violents tiens !), soit en ramassant des piles d’énergie disséminées sur le trajet. Soit encore en restant passif, puisque la jauge se remplit très lentement de manière automatique, ce qui permet de ne jamais se retrouver bien longtemps dans l’impossibilité d’unimorphiser ses troupes. Le stick droit sert également à débloquer des items cachés (par exemple en entourant une fontaine, ou en traçant une ligne vers des chiottes publiques), et à rassembler des civils dispatchés çà et là dans les niveaux pour qu’ils viennent gonfler les rangs. Recruter des troupes est primordial, puisque plus il y a de personnages à disposition, plus les formes géométriques peuvent être grandes, et donc les armes dévastatrices.

A ce stade du test, soit vous avez arrêté de lire (statistique amusante : 0% des personnes de cette catégorie sauront que l’on a parlé d’elles ici), soit vous êtes sur le point de le faire pour vous mettre un petit Streets of Rage. Parce que bon, pas besoin de faire compliqué juste pour taper sur du voyou.

Un peu de strat’ dans un monde de brutes

Mais heureusement, The Wonderful 101, ce n’est pas que du tabassage en règle. Si 90% du temps de jeu consiste à molester des vilains pas beaux, les 10% restants font que ce cassage de gueule n’est jamais rébarbatif. L’aventure se trouve souvent entrecoupée par des séquences de jeu plus ou moins courtes qui n’ont rien d’un beat’em all : séances de shmups loufoques, combats inspirés des meilleurs jeux de boxe, ou QTE atypiques pimentent le déroulement de la partie. Ces interludes s’injectent très bien dans l’action générale, et ne deviennent jamais indésirables : ils sont toujours originaux, souvent comiques, et parfois bien tendus (imaginez d’avoir à défoncer des gros monstres en pilotant un énorme robot, tout en ayant à lâcher parfois les commandes pour fritter des ennemis qui assaillent l’intérieur du robot…).

Des phases de jeu originales rythmeront la partie, et mettront parfois vos réflexes à l’épreuve.

Des phases de jeu originales rythmeront la partie, et mettront parfois vos réflexes à l’épreuve.

D’autres bonnes idées, plus classiques, ont été intégrées au jeu et impulsent constamment un sentiment de progression. Par exemple, un système d’évolution des unimorphisations fait que plus l’une d’elle est utilisée, plus elle offre d’attaques différentes. Ceci incite le joueur à varier ses stratégies, et à ne pas se cantonner toujours à la même technique. Autre exemple : il est possible de créer des unimorphisations indépendantes, qui s’occuperont pendant quelques courtes secondes de taper du vilain, et laisseront un peu plus le champ libre au joueur. Pour terminer sur les exemples, tout objet ou ennemi défoncé crache de la thune qui permet de se payer des consommables (bouffe, missiles, …), des équipements (régénération plus rapide de l’énergie, possibilité de poser des mines, …), ou d’autres unimorphisations. Contrairement aux transformations liées aux super-héros qui fournissent de nouvelles armes, ces unimorphisations achetables facilitent la gestion des combats (bouclier, échappement, …).

Entre autres choix tactiques, il est possible de créer des unimorphisations autonomes actives pendant quelques secondes.

Entre autres choix tactiques, il est possible de créer des unimorphisations autonomes actives pendant quelques secondes.

Il faut signaler que les deux/trois premières heures de jeu peuvent donner l’impression au joueur de ne rien gérer, voire être carrément agaçantes pour lui, puisque non seulement il faut se faire à la prise en main particulière de The Wonderful 101, et qu’en plus l’absence de système de défense au début de l’aventure fait qu’on se prend un bon paquet de beignes. Même avec un peu plus de maitrise, il peut arriver que certains combats soient hasardeux et que l’on encaisse quelques coups sans trop savoir pourquoi. Pourtant, ces premiers pas laborieux et ces claques fumeuses mis à part, le jeu procure un gros plaisir avec de véritables tactiques à mettre en place pour gérer au mieux les situations. D’autant qu’il faudra innover à chaque scène de baston, puisque les développeurs ont ajouté une idée qui marche très bien : la couleur avec laquelle spawnent les ennemis encourage à utiliser une unimorphisation différente de celle à laquelle ils sont préférentiellement vulnérables, bonus à la clé. Au final, on se retrouve avec un beat’em all qui défoule bien, mais où le joueur peut adopter différentes tactiques pour compléter des tableaux qui se répètent rarement.

Bon là, j’ai l’impression d’en avoir convaincu un ou deux, et ça me fait plaisir à voir. Par contre, je devine votre ultime question qui est encore une fois bien fondée : « Ok, ça a l’air chouette, mais quel est l’intérêt de casquer pour un jeu qui se torche fissa ? »

« FINISH IT !? »

Évidemment, on est loin de la durée de vie d’un Zelda ou d’un GTA. En difficulté intermédiaire, The Wonderful 101 offre tout de même une quinzaine d’heures d’aventures, ce qui reste une durée plus qu’honorable pour un jeu de cet acabit. Le format des niveaux, de 15 à 30 minutes pour chaque, fait que chacun peut attaquer le jeu comme bon lui semble : grosses sessions de plusieurs heures, ou raids plus courts de 30 minutes. On peut au final y revenir souvent, et c’est tant mieux car il ne faudra pas s’en priver pour terminer tout à fait le jeu. En effet, une fois le mode histoire achevé avec n’importe laquelle des trois difficultés (Très Facile, Facile ou Normal), le joueur a accès directement à tous les niveaux, et ce quelle que soit la difficulté choisie. Le premier intérêt est que, comme pour beaucoup de jeux, The Wonderful 101 propose plusieurs d’accomplir des achievements ou de collectionner des items disséminés partout dans les niveaux (figurines, infos pour compléter l’univers du jeu, héros secondaires des Wonderful 100, …). Refaire les niveaux est inévitable, puisque certains objets sont planqués dans les hammer spots, accessibles uniquement avec un équipement débloqué en deuxième moitié du jeu. Le second intérêt concerne même les joueurs n’étant pas rongés par la collectionite aiguë, puisqu’une fois le jeu terminé, des emplacements secrets apparaissent dans les différents niveaux. Même si ces Kahkoo-Regah ne changent pas radicalement le gameplay, ils permettent de diversifier cette seconde conquête du mode histoire.

Le jeu a été pensé pour qu’on ait envie de le refaire, ici par exemple avec un Kahkoo-Regah.

Le jeu a été pensé pour qu’on ait envie de le refaire, ici par exemple avec un Kahkoo-Regah.

Le troisième intérêt concerne les amateurs de scoring, pour qui The Wonderful 101 se transforme en véritable piège. A la fin de chaque niveau, une coupe est décernée selon la qualité de la partie : les plus mauvais joueurs accumuleront les trophées de plastique, là où les bêtes décrocheront des Pure Platinum. Cette plus haute distinction est assez difficile à obtenir, puisqu’il faut maintenir au top tout au long du level les trois critères utilisés : combos, rapidité, et mandales reçues (à minimiser pour ce dernier, bien entendu). Finir le jeu avec la plus haute difficulté débloque le mode Hard, et lui-même débloque le mode 101%Hard. Un ultime bonus vient enrichir le bouquet garni : achever les niveaux avec ces difficultés accrues donne accès à d’autres unimorphisations variantes dont certaines sont carrément barrées (SPOILER ALERT : liste complète en images ici). Autant dire que pour achever complètement le jeu, il faudra lui accorder bien plus d’heures qu’une petite quinzaine…

Le système très fourni de médailles et de coupes en rendra certains accrocs.

Le système très fourni de médailles et de coupes en rendra certains accrocs.

Pour ce qui est des critères objectifs, The Wonderful 101 est un jeu à la réalisation impeccable, à la finition soignée, et avec un contenu appréciable. Rien qu’avec ça, on comprend que Platinum Games ne se fout pas de notre gueule, et ça fait du bien. Pour le reste, le jeu s’adresse à un public particulier : les gros amateurs de beat’em all le trouveront fastidieux et bien trop compliqué juste pour se défouler, alors que les fans d’action-aventure le trouveront trop répétitif et sans finesse. Pour les joueurs au milieu, ceux qui apprécient qu’un jeu soit arcade sans être trop simple non plus, qu’il soit bourrin sans être rébarbatif, qu’il demande un investissement mais pas trop extrême quand même, alors The Wonderful 101 est ce qu’il leur faut. En revanche, la phase d’apprentissage un peu ardue et le déroulement bordélique de certains combats seront rédhibitoires pour les joueurs appréciant d’avoir un contrôle absolu sur la situation. Dans mon cas précis, l’humour granguignolesque, le design décalé et les références SF m’ont aidé à tenir bon, puis les combats épiques, variés et tactiques ont carrément fait mouche : 5,5/6 (parce que 6 c’est la perfection, et qu’on peut toujours faire mieux).

SUPPOS : 5,5/6

Publié dans TESTS, UNE

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[VENTE FLASH] La nouvelle Kindle pour 39€ !

Publié le par Dr Floyd

[VENTE FLASH] La nouvelle Kindle pour 39€ !

Ce n'est pas du jeu vidéo, mais ça reste du matos de geek : Belle offre spéciale chez Amazon qui propose aujourd'hui la nouvelle liseuse Kindle (écran tactile, plus rapide, 2x plus de capacité, mode WIFI) pour seulement 39€ ! Port gratos. Plus d'excuses pour ne pas lire !

Offre limitée dans le temps, attention.

Publié dans BONNES AFFAIRES !

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[BONNES AFFAIRES] The Old Blood à 19,99€

Publié le par Dr Floyd

[BONNES AFFAIRES] The Old Blood à 19,99€

The Old Blood, la suite, ou plutôt préquelle du fameux FPS Wolfenstein: The New Order (Gamopat d'or 2014) s'affiche désormais en précommande sur PS4 ! Et comment résister à 19,99€ franchement ? Attention, sur Amazon il faut arriver à 25€ pour avoir le port gratos. Sortie du jeu le 5 mai.

Publié dans BONNES AFFAIRES !

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Un remake démoniaque pour Knightmare !

Publié le par Dr Floyd

Un remake démoniaque pour Knightmare !

Nos amis espagnols sont vraiment des démons du retrogaming ! Demon Videogames, un groupe de développeurs homebrew, vient de nous pondre un remake du fameux Knightmare, un shoot'em up qui parlera forcément aux fans de Konami (sorti en 1986 sur MSX) ! Ici pas de vaisseau spatial mais un chevalier qui se déplace à pieds via un scrolling vertical lent.

Le jeu est gratos en téléchargement PC, avec respect total de l'oeuvre original, du gameplay ancestral, et dans un style graphique parfait ! Bref, à télécharger d'urgence ! Et merci à Ericb59 pour l'info !

Publié dans RETRO NEWS

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Payez-vous une borne d'arcade SEGA... LEGO !

Publié le par Dr Floyd

Vous ne pouvez pas vous payer une borne d'arcade SEGA car c'est trop cher, ou parce que Madame n'en veut pas dans son salon ? Pfffff... Qu'à cela ne tienne, payez vous la même chose en miniature LEGO ;) Ce n'est actuellement qu'un concept sur LEGO Ideas, mais pourquoi pas, à vous de supporter le concept !

C'est sûr que ça prend un peu moins de place !
C'est sûr que ça prend un peu moins de place !C'est sûr que ça prend un peu moins de place !

C'est sûr que ça prend un peu moins de place !

Même Yu Suzuki est de la partie !

Même Yu Suzuki est de la partie !

Publié dans RETRO NEWS

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[FLASH RETROGAMING] Devil's Crush / PC Engine

Publié le par Locals

Devil's Crush / Devil's Crash
Support : PC Engine

Existe aussi sur Megadrive (Dragon's Fury)
Développeur : Naxat
Sortie : 1990

[FLASH RETROGAMING] Devil's Crush / PC Engine

Je n'ai pas encore cité son nom que vous, Gamopat poilu à qui on ne la fait pas, avez déjà revêtu votre plus beau t-shirts Iron Maiden. Il s'agit de sa seigneurie Devil's Crush (Devil's Crash au Japon), la suite génialissime du très "organique dégueu" Alien's Crush, sortis tous deux sur PC Engine. J'ai en fait découvert ce jeu dans les 90's grâce à l'adaptation sur Megadrive que je trouve plus fun et mieux réalisée (Dragon's Fury). Vous suivez ?

Je ne sais pas vous, mais moi dès que je joue à ce jeu j'ai envie de me faire un bon petit sacrifice de jeune vierge de derrière les fagots. Ce jeu est gothique à souhait ! A croire que les développeurs ont été supervisés par Lucifer himself (et Mickael Bay pour les explosions). Inutile de s'étendre sur son contenu et sa réalisation, je pense que les screens parlent d'eux-mêmes !!! Et puis de toute façon c'est un pinball qui "s'expérimente".

Ce maudit crâne goguenard se fout de vous dès que vous perdez une bille !

Ce maudit crâne goguenard se fout de vous dès que vous perdez une bille !

Une déesse guerrière vampire? flute alors ! Bon... je prends quand même !

Une déesse guerrière vampire? flute alors ! Bon... je prends quand même !

Un 3ème plateau satanique à souhait !

Un 3ème plateau satanique à souhait !

Pas la peine d'en dire plus non ? Je citerai juste la musique qui manifestement a été composée sous acides et qui contribue largement à la magie noire de ce chef d'oeuvre. Car oui, Devil's crush est une masterpiece, un tableau de maître pour qui aime le flipper (et les pentagrammes !), furieux, rapide et impitoyable, et dont les 6 bonus stages sont tous plus déglingos les uns que les autres. Si vous avez le cran et le skill pour outrepasser son atroce difficulté vous pourrez avoir l'honneur de rosser le "king demon" ! Hell's Bells ! Toujours plus loin, plus fort, plus viiiite, jusqu'au bout du gothico-satanique, le pinball au coeur de l'action, c'est mon bonheur, c'est ma passioooon !

Devil's Crush est l'un de mes meilleurs souvenirs pinball sur console. Et pour le coup la version Megadrive est encore meilleure notamment grâce à certains stages bonus. Et puis sachez qu'il y aura une "suite" en 1993, Dragon's Revenge sur Megadrive, avec une ambiance plutôt orientée Héroic Fantasy, mais pour un pinball moins réussi.

SUPPOS : 6/6

Publié dans RETROGAMING

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La RetroN5 totalement has-been, voici la RetroFreak !

Publié le par Dr Floyd

La RetroN5 c'est totalement has-been, voici maintenant la RetroFreak qui est censée faire tourner les cartouches originales de 11 supports rétro ! Au programme :

- Famicom
- Super Famicom
- Super Nintendo (toutes régions)
- Game Boy
- Game Boy Color
- GBA
- Megadrive (toutes régions), avec une compatibilité Master System via le Converter.
- Genesis
- PC Engine
- TurboGr
apfx16
- Supergrafx

Il ne manque que l'Amstrad GX4000, dommage non ?

La RetroN5 totalement has-been, voici la RetroFreak !

C'est une production Cyber Gadget (oups), ça sera compatible HDMI 720p et ça doit sortir au Japon dès ce printemps... Mouais, vu la photo proposée, j'ai des doutes LOL ! Et faut-il s'attendre comme d'hab' à du matos cheap ? à de l'émulation approximative ? à des mises à jours chiantes ? et à tous des tas de problèmes ? On verra.

Publié dans RETRO NEWS

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Alathos, l'aventurier du fullset Nes !

Publié le par Dr Floyd

Salut Alathos, tu viens de nous apprendre sur le forum de Gamopat que tu as terminé ton fullset des jeux Nes sortis en France, félicitations ! Combien de jeux dans cette collection ? Et comment te sens tu après cet exploit ?

Salut ! Oui je viens de terminer mon full-set. J'ai un peu plus de 300 jeux complets dans ma collection, Il y a environ 250 jeux NES dans le full-set Français, mais il ne faut pas oublier les différentes versions (jaquettes différentes, ASD ou non etc). Je suis a la fois content de terminer ma collection, mais aussi un peu triste, car c'est la fin d'une quête qui m'a pris plus 8 ans !

Alathos, l'aventurier du fullset Nes !

Quand as tu commencé cette quête et où as tu trouvé tous ces jeux ?

J'ai commencé à collectionner sérieusement en 2006. Au départ, je trouvais la plupart de mes jeux dans les brocantes. Puis par la suite, je me suis mis a chercher les bonnes affaires sur les sites de vente en ligne, quand les prix n’étaient pas encore devenus fous ! De plus, une grande partie de ma collection me vient d'autres camarades collectionneurs rencontrés dans ma région ou sur Gamopat. Je suis extrêmement reconnaissant envers tout ceux qui m'ont filé un coup de main !

Quels conseils de poilu donnerais tu à quelqu'un qui veut se lancer dans un fullset ?

Je lui dirais de me pas trop s’éparpiller dans sa collection, et de se fixer des limites. J'ai moi même fait la même erreur quand je me suis lance dans mon full-set. Je collectionnais des game and watch, du super Nintendo, du gameboy... bref, je me diversifiais trop, et j'avais du mal a avancer ! J'ai donc décidé d’échanger tout ce qui ne concernait pas la NES afin d'avancer plus efficacement. Enfin, je pense qu'il faut savoir faire preuve de patience, et ne pas se jeter sans réfléchir sur les jeux que l'on a pas. Il faut guetter les bonnes occasions et ménager son budget, car un full-set est une course de longue haleine !

Alathos, l'aventurier du fullset Nes !

Quel aura été le jeu le plus difficile à trouver ?

Je dirais Balloon Fight, qui a une aura particulière dans le milieu des collectionneurs. C'est une sorte de Graal pour tout les passionnés de NES. C'est un jeu que l'on ne voit pas souvent passer. Donc il ne faut pas hésiter trop longtemps quand une occasion se présente !

Et le plus cher ?

Gyromite en Big-Box, clairement ! C'est quasiment impossible de le trouver pour moins de 800 euros... mais je ne pense pas qu'il soit sur-coté. C'est un jeu vraiment rare, pas comme un Zelda, qui est a mon humble avis bien trop cher pour un jeu aussi commun...

Et le plus beau ? (plus belle jaquette)

J'ai un gros faible pour la jaquette de Bucky O'Hare ! Une belle boite jaune, une magnifique illustration, colorée et vivante... C'est pas sur Master-System que vous trouverez ça !

Est ce que tu prend le temps de jouer à tous ces jeux ? et quel est ton jeu préféré en terme de gameplay de toute cette collection ?

Oui, je joue beaucoup a la NES, bien plus qu'a la PS4 ou 3DS. J'aime me faire des sessions de Megaman, Metroid, Castlevania ( surtout le Dracula's Curse!). Mais si je devais ne citer qu'un seul jeu, je pense que j'opterais pour Little Samson qui est juste formidable en terme de gameplay, graphismes et musique. Ceux qui ont eu la chance d'y jouer confirmerons certainement mes propos !

Alathos, l'aventurier du fullset Nes !

Sinon à part la Nes ? Tu joues sur d'autres consoles ? Quels sont tes jeux préférés en dehors de la Nes ?

J'ai beaucoup de tendresse pour la Gameboy, vers laquelle je reviens de temps en temps pour me refaire des titres qui m'ont marqués dans ma jeunesse. Mais c'est vrai qu'en ce moment, en dehors de la NES, j'aime me faire des parties de Monster-Hunter sur la 3DS, ou des sessions de « The Biding of Isaac » sur PS4. Je rajouterais aussi « Tower Fall Ascension » pour les soirées Multi !

Et maintenant.... Une autre collection ?

Pour l'instant, je compte bien profiter de ce sentiment de devoir accompli et jouer a toutes les perles que je n'ai pas encore eu le temps d'essayer ! Je me fixerais sans doute un nouvel objectif un peu plus tard, comme les exclusivités Européennes.

Enfin pour finir, j'aimerais remercier tout mes camarades collectionneurs et joueurs avec qui j'ai pu m'amuser, discuter, échanger, débattre, rire ou me prendre le choux pendant ces dernières années . C'est grâce a vous que j'ai pu boucler ma collection sans jamais me lasser ou perdre ma motivation !

Merci Alathos et à bientôt sur le forum de Gamopat !

Publié dans FOCUS, UNE

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Steve Jobs se retourne dans sa tombe

Publié le par Dr Floyd

Steve Jobs se retourne dans sa tombe

This is a revolution, voici le nouveau MacBook. Un "défi presque impossible" selon Apple ! Admirez sa finesse incroyable de 13.1mm d'épaisseur, son écran révolutionnaire de 12 pouces qui vous obligera à changer de lunettes, son ouverture sur le monde grâce à son unique port USB-C, son micro-processeur surpuissant Core-M 1,1Ghz de netbook à rendre jaloux TARS ! Et chose incroyable Apple précise qu'il sera fanless... comme tous les ordinateurs des années 80 d'ailleurs... Et le tout pour seulement 1449€ ! Ok je retourne sur mon Amstrad CPC.

Le nouveau Macbook vu de profil, admirez la finesse !

Le nouveau Macbook vu de profil, admirez la finesse !

Steve Jobs se retourne dans sa tombe

Vous n'êtes pas convaincu ? Alors this is another revolution , voici l'Apple Watch ! Une montre qui à priori donnerait l'heure, prendrait soin de votre cardio, et vous permettrait de prendre un appel ou lire vos SMS sans toucher à votre iPhone 5 ou 6 au fond de votre poche. Dingue ! Mais la vraie révolution est ailleurs mes amis, la montre serait capable d'afficher l'heure pendant 18 heures avant de tomber en panne de batterie... il fallait y penser ! Et le miracle c'est qu'elle ne coutera que 350$ (pour la version du pauvre), il y aura bien sur des modèles un peu plus kéké, comme le modèle acier à 600$ ou le modèle or à 10000$.

Ma montre Casio F91W n'a pas été rechargée depuis 7 ans (véridique) et ne m'a couté que 12€...

Ma montre Casio F91W n'a pas été rechargée depuis 7 ans (véridique) et ne m'a couté que 12€...

Oh qu'il est loin et révolu le temps du Apple de Steve Jobs...

Publié dans GEEK

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[C'ETAIT IL Y A 30 ANS] L'aventure épique de Doomdark's Revenge

Publié le par Dr Floyd

[C'ETAIT IL Y A 30 ANS] L'aventure épique de Doomdark's Revenge

Mars 2015, Doomdark's Revenge de Beyond Software sur ZX Spectrum est élu jeu vidéo du mois dans SVM, et il le méritait. C'est la suite du peut-être plus célèbre The Lords of Midnight sorti l'année précédente. Il est également sorti sur C64, CPC et DOS.

Jeu d'aventure, de rôle, et wargame, tout ça en même temps, où vous contrôlez 3 personnages totalement indépendants en même temps, c'est le genre de jeu original et très ambitieux qui faisait totalement rêver à l'époque. D'autant plus que la technique de représentation graphique était elle aussi assez géniale, avec un jeu immense du fait de l'utilisation de sprites de différentes tailles positionnés sur une map où il est possible d'aller dans 8 directions.

L'auteur de ce jeu était Mike Singleton, considéré comme un pionner anglais du RPG, qui nous a hélas quitté en 2012.

[C'ETAIT IL Y A 30 ANS] L'aventure épique de Doomdark's Revenge[C'ETAIT IL Y A 30 ANS] L'aventure épique de Doomdark's Revenge

Publié dans FLASH-BACK

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