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[TEST] Lifesigns: à coeur ouvert / DS

Publié le par MickMack

LIFESIGNS: A COEUR OUVERT
Support : Nintendo DS
Editeur: JoWood
Développeur : Spike
Sortie : 27 mars 2009

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Lifesigns vous met dans la peau d'un interne en chirurgie en 2e année...et dernière apparemment, ce qui me fait penser que les japonais dans les JV ont une légère tendance à entrer dans la vie active redoutablement tôt ! Après les avocats de Phoenix Wright à peine pubères, voici les médecins adolescents...A vous les joies des diagnostics, opérations, mais aussi relations du personnel, drague dans les couloirs, vacances au soleil et autres psychodrames...

Le soft comporte 2 parties bien distinctes.
La plus importante d'entre elles est la partie aventure, environ les 3/4 du jeu. Si vous comptiez opérer à tire-larigot, passez votre chemin, l'aventure consiste en d'interminables pérégrinations dans les couloirs de l'hôpital, ou vous rencontrerez les différents membres du personnel soignant, les patients... En discutant avec eux, vous débloquerez des objets et des déclarations, qui utilisés sur d'autres personnages vous feront progresser dans l'aventure...

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Cette partie ressemble en fait énormément à un manga interactif, impression renforcée par le découpage en "épisodes". Très peu de choix décisifs à faire, malheureusement, seulement quelques mini-jeux d'ailleurs difficiles. Cela dit l'histoire se laisse suivre sans problème. Le tout est en français, mais visiblement les traducteurs sont partis en vacances avant d'avoir fini le boulot. L'épisode 5 est bâclé et les dialogues sont incompréhensibles et semblent tout droit sortis de Google Trad ! Un petit détail pas innocent: certes le jeu est très manga, mais "ecchi"... Entre les flirts et relations amoureuses, le cosplay, le pervers amateur de petites culottes, et les jeunes patientes dénudées à palper (attention, certaines sont farouches...), impossible de nier qu'il s'agit d'un angle assumé du jeu. Mais les japonais aiment apparemment !

L'autre partie, médicale, consiste en diagnostics et opérations. Vous devez d'abord examiner le patient, par palpations ou avec le stéthoscope: à vous de trouver les éléments cliniques décisifs pour constituer votre diagnostic. Ce dernier est automatique, mais cette partie est très réaliste, voire pointilleuse. Je ne suis pas certain que tout le monde comprenne l'intérêt d'une écho du cul de sac de Douglas, mais bon, les gens regardent bien Urgences.

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Une fois le diagnostic fait, on opère. Et là, si les étapes chirurgicales sont encore très réalistes, c'est entièrement scripté. Pas de mauvais choix à faire, seulement des fausses manoeuvres. Et heureusement, puisque vous devez boucler certaines opérations en moins de 3 minutes (!) pour qu'elles soient réussies. Cette partie du jeu est très prenante, et nous passerons sur le fait qu'un interne 2e année fasse de la chirurgie digestive, cardiaque et neurologique au pied levé.
C'est moins difficile que Trauma Center, et à moins d'être un manchot du stylet/scalpel vous devriez sauver à peu près tout le monde. Selon votre réussite aux opérations, vous débloquez différents épilogues aux épisodes, du décès des patients aux happy-ends amoureuses...

Les graphismes manga sont corrects et stylés, avec beaucoup de détails pour les phases opératoires. La partie sonore n'est par contre pas vraiment inoubliable, mais rien d'horrible. Quant à la jouabilité elle est très précise au stylet pour les opérations, mais il n'y a pas grand chose d'autre à faire !

Bref, que penser de ce jeu ? Simplement qu'il est dommage qu'il y ait si peu d'opérations, et que la traduction soit si bâclée sur la fin, ce qui laisse une mauvaise impression (à jouer en japonais pour ceux qui peuvent). En dehors de ça Lifesigns sort des sentiers battus et on passe quand même un bon moment dans les couloirs de l'hosto... si on aime un tant soit peu les manga.

SUPPOS : 3/6
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[TEST] Earth Defense Force: Insect Armageddon / Xbox 360

Publié le par Dr Floyd

EARTH DEFENSE FORCE : INSECT ARMAGEDDON

Support : Xbox 360

Éditeur : D3 Publisher

Développeur : Vicious Cycle

Sortie : 22 juillet 2011

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Testé avec le support de Gamoniac



Fans de SF de série Z, de films de monstres ou autres StarShip Trooper, ce jeu vidéo est fait pour vous ! Les extraterrestres, et leurs armées d'insectes géants et de robots, envahissent la terre pour exterminer la race humaine. La fin est proche mais le dernier expoir repose sur les épaules de la Force de Défense Terrestre !



A la base cette licence est Japonaise, et le premier opus "next-gen" sorti sur Xbox 360 fut intéressant, car déganté, mais proposait une réalisation d'une médiocrité abyssale. Mais certains ont adoré (voir le test). La licence a été reprise par un studio américain bien décidé à rendre le jeu plus beau et plus crédible. Sauf que Vicious Cycle est un studio médiocre alignant les bouses commerciales (Ben 10, Dora...). Aie ! Voilà qui plombe d'entrée l'ambiance....

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Mais bon on y croit et dès le début du jeu on ressent quelques changements : c'est certes moins délirant (avantage ou désavantage ?) mais un peu mieux réalisé, nous y reviendrons. Au début de chaque mission choisissez votre combattant tout droit sorti de Gears of War : le soldat classique, la grosse brute, le soldat "tactical" ou celui équipé d'un jetpack pour prendre de la hauteur. Choisissez ensuite ses 2 armes, les munitions étant illimitées vous aurez seulement à gérer les rechargements. Au fil des missions vous pourrez débloquer des armes et des compétences pour vos soldats. Vous choisissez également votre niveau, évitez peut-être le mode normal qui s'apparente à une ballade de santé.



Au niveau des modes de jeu c'est classique, un mode histoire avec une quinzaine de missions assez courtes, un mode survival (jusque 6 en ligne), et un mode coop en local ou en ligne. Hélas le jeu est très répétitif, même si on découvre de nouvelles bestioles énormes. Vous passerez votre temps à shooter des légions d'araignées, fourmis, tiques, guêpes, robots et vaisseaux survolant le champs de bataille. Si on est assez enthousiaste au début à défendre la Terre de l'envahisseur de l'espaaaaace on tourne bien vite en rond, déçu également par la réalisation....



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Oui car si cette réalisation est en net progrès cela reste très loin des standards actuels. Modélisation et textures bas de gamme, gestion des collisions médiocre, monstres qui disparaissent aussitôt détruits, idem pour les buildings, et peu ou pas d'interaction avec les décors. Bref, ça respire la "PS2 HD" ! Aussi la jouabilité est assez moyenne avec une visée assez difficile à la manette, et enfin une bande son très banale. Que retenir de bon techniquement ? Beaucoup d'ennemis et une fluidité toujours correcte. Mais rien de plus.



On rêve de voir un jour ce type de jeu réalisé par un gros studio talentueux car le concept est assez génial, un monde ouvert où il faut lutter contre l'envahisseur alien, c'est simple et efficace, mais il faut que ça soit bien réalisé et interactif.





Tel un bon nanar de SF américain des années 50, ce EDF est un bon nanar du jeu vidéo. Ça défoule, c'est assez fun, mais devant la répétitivité de l'action et la réalisation médiocre on se lasse très vite, et une fois les missions bouclées on y reviendra plus. Un jeu amusant le temps d'un WE.

Réalisation technique : 4/10

Aspect artistique : 4/10

Gameplay : 5/10

Replay Value : 3/10
16/40


SUPPOS : 3/6
(appréciation personnelle)
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[TEST] Shadows of the Damned / Xbox 360

Publié le par Dr Floyd

SHADOW OF THE DAMNED
Support : Xbox 360
Existe également sur PS3
Editeur : EA
Développeur : Grasshopper Manufacture

Sortie : 23 juin 2011

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Testé avec le support de Gamoniac

Voici un jeu qui finalement ne fait pas trop parler de lui, et on l'aurait zappé si derrière ne se cachait pas les créateurs de Resident Evil, de No More Heroes et le compositeur de Silent Hill ! Excusez du peu ! Grasshopper et son fou furieux de Suda 51 sont donc de retour et n'importe quel gamer normalement constitué de gros pixels sera très curieux de voir ce que cela peut donner à l'écran !


Et que nous propose ce beau monde ? Un jeu d'action horrifique, sans aller jusque parler de survival horror car le jeu ne fait pas peur du tout. Pourtant d'entrée, en admirant le générique on pourrait croire au vrai jeu d'horreur, une intro exceptionnelle digne d'un chef d'oeuvre cinématographique. On sent tout de suite la patte Suda 51 ! On ose alors croire au chef d'oeuvre, à l'ovni vidéoludique qui restera dans les annales ! C'est hélas s'emballer un peu vite.

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Car oui hélas avec Suda 51 c'est le meilleur qui côtoie le pire, et donc on nous offre pour commencer un scénario des plus débiles comme savent si bien nous proposer les Japonais : la femme d'un chasseur de démons mexicain (vous) est enlevée par le big boss des démons, Fleming. Direction les enfers pour la récupérer (y a de la vaisselle à faire et les gosses à conduire à l'école bordel). Dans votre mission vous serez accompagné par Johnson, un crane débile qui cause tout le temps et qui fait le con. C'est un ancien démon qui connaît "la maison" et qui va vous saouler durant la dizaine d'heures de jeu.... Et "Suda51" touch oblige, ce crane peut se transformer en arme ou en moto... Je vous avez prévenu ! Bref un jeu à prendre au 15eme degré.


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Le gameplay est cependant on ne peut plus classique, voire ultra-classique : ennemis à tuer, interrupteurs, portes, mini énigmes, le tout dans un jeu de couloirs. Les concepteurs n'ont pas creusé bien loin ! Différentes armes sont à votre disposition + un tir lumière pour étourdir les démons, leur enlever leur protection, ou éclairer une zone. Si un démon est trop proche tabassez le ou fuyez. Vous rencontrerez bien sûr des boss à points faibles, tout comme dans No More Heroes. On se rapproche au final du gameplay de Resident Evil 4 (moins bâton dans le cul cependant) mais très linéaire et orienté 100% action (il y a cependant quelques petites surprises que je ne vous dévoile pas ici). Seul réel soucis : l'imprécision de la visée, souvent énervant car il devient très difficile de toucher le point faible de votre adversaire.

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Gameplay classique mais Suda 51 nous badigeonne ça d'un zeste de délire personnel : pour éclairer une zone il faut tirer sur des têtes de mouton ! Vous devrez aussi récupérer des coeurs pour augmenter votre résistance dans les zones de ténèbres, ou des trucs absurdes comme des fraises à enfoncer dans la bouche d'une tête de bébé pour ouvrir un portail ! Ok, le coté second degré c'est sympa, mais il ne faut quand même pas trop pousser ! Vous imaginez bien qu'avec des "trouvailles" de la sorte on a du mal à s'imprégner du jeu et de se croire aux enfers ! On navigue sans cesse entre scènes vraiment gores, délires personnels, et humour à deux balles, un peu comme si les créateurs de Resident Evil et ceux de No More Heroes n'avaient pas réussis à s'entendre.


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Qu'en est-il techniquement ? Connaissant Grasshopper on pouvait craindre le pire ! Au final ce n'est pas exceptionnel mais c'est tout à fait correct, le progrès est énorme depuis les aventures de Travis ! Certes tout reste sombre, avec des textures moyennes, avec quelques bugs visuels, mais ça passe. On ne se croirait plus sur N64 comme lors des phases de moto dans No More Heroes ! Les effets spéciaux sont même très réussis, le framerate correct, et la bande son de grande classe (Akira Yamaoka oblige). Hélas l'IA est ultra basique : les démons avancent vers vous point barre, mais bon c'est un jeu d'action. Bref, à nouveau on sent la patte Suda 51 avec un mélange esthétique assez déroutant, parfois génial, lié à une réalisation sans saveur.


On pouvait espérer mieux de ce Shadow of the Damned, mais on pouvait imaginer pire. Mélange improbable de gore, d'humour débile et de délires "Sudaesques" ce jeu est malgré tout prenant. Court mais finalement assez intense. Une nouvelle grande licence est née ? Hélas non mais un petit ovni vidéoludique assez plaisant malgré son gameplay convenu.

Réalisation technique : 6/10
Aspect Artistique : 8/10
Gameplay : 5/10
Replay Value : 2/10
21/40
SUPPOS : 4/6
(appréciation personnelle)
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[TEST] Ghost Trick / Nintendo DS

Publié le par Elgregou

GHOST TRICK
Support : Nintendo DS
Edité et développé par Capcom
Parution en Europe : Janvier 2011


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Bon sang de bon sang ! Vous arrive-t-il parfois de jouer presque innocemment à un nouveau jeu, qui ne vous tente qu’à moitié, juste pour tuer le temps… et puis de vous prendre une claque monstrueuse, un de ces énormes coups de cœur qui vous prend jusqu’aux tripes malgré toute votre lassitude bien compréhensible de joueur que rien n’arrivait plus à surprendre ? Voici ce qui m’est arrivé pour un titre sur DS qui me semblait presque anodin, que ma compagne avait acheté pour elle en plus ! Je ne m'attendais pas à une telle bombe. Pire, un chef d'oeuvre qui m'a vraiment touché. C'est un jeu qui, quand on l'a fini, vous donne envie d'applaudir toute l'équipe à l'origine de ce soft. J'en suis ressorti tout retourné, presque ému, et rarement la fin d'un jeu ne m'avait autant remué. Amis joueurs de tous âges, Gamers ou Casuals, laissez-moi vous présenter une pépite de la DS. Laissez-moi vous parler de Ghost Trick.


Who you’re gonna call ? GHOST... TRICK ?

Le jeu commence sur les chapeaux de roue, alors qu'on découvre qu'on vient de mourir dans une décharge, assassiné par un tueur à gages. Mais plutôt que souffrir de l’écran d’un Game Over (ce qui serait, avouons-le, quelque peu frustrant après seulement 30 secondes de jeu), on se rend compte que l’on est devenu un esprit, un spectre que personne ne semble remarquer. Le pire dans l'histoire, c'est qu'on ne se souvient absolument pas de notre identité, ni de ce qu’était notre vie, ni des circonstances de notre mort. Réduit à l'état de fantôme, on rencontre bientôt une âme errante qui, ayant pris possession d'une lampe de bureau, nous apprend que l'on peut déplacer notre esprit sur de courtes distances, en la transposant dans certains objets. Et une fois blotti dans ceux-ci, il nous est possible, tel un poltergeist, de les manipuler. Dès lors, on pourra faire rouler une bicyclette, faire flotter un drapeau au gré du vent, ou lever une barrière, etc...

Mais ce n'est pas tout. Sissel (notre macchabée) peut, s'il découvre une personne morte, remonter le temps 4 minutes avant la mort de celle-ci et donc comprendre les circonstances du décès. Il faudra alors faire preuve d'ingéniosité pour manier les différents objets afin de changer le cours des événements et d'éviter le triste sort qui attend la victime. Par exemple, il faudra faire tomber les écouteurs d’une jeune fille dans l’eau afin d’éviter qu’elle écoute sa musique et n’entende pas certains bruits. Ou encore, il faudra allumer des projecteurs et faire sonner un gyrophare pour faire changer un tueur de place, etc… Les situations sont plutôt variées et parfois très originales. En outre, Sissel pouvant couvrir de longues distances via les lignes téléphoniques à condition de connaître le numéro où il veut se rendre, les décors seront assez variés.
Une fois la personne sauvée (ce qui clôt généralement un chapitre), non seulement le futur s'en verra modifié mais cette personne pourra également nous entendre et converser avec nous, consciente qu'elle est déjà "morte" une fois et que le destin a pris une tournure différente. Hélas, Sissel n'a qu'une nuit, une seule pour démêler tous les problèmes et résoudre le mystère de sa mort. Ce délai écoulé, son âme quittera enfin notre monde.

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Quand les objets prennent vie grâce à un mort.


Le tout se joue un peu comme un point and click moderne ; au stylet s'il vous plaît. Chacun des 18 chapitres qui composent le jeu propose des puzzles qui sauront se renouveler, et les objectifs ne se résumeront pas toujours à sauver la vie des gens que vous croisez (même si cela reste quand même le gros du jeu). Et comble du bonheur, la solution risque parfois d'être bien plus compliquée qu'elle ne le laisse paraître. Par exemple, Sissel ne pouvant transférer son âme que sur de courtes distances, il faudra patauger un peu dans la semoule ectoplasmique avant de trouver comment rapprocher tel objet afin de l'utiliser, et provoquer par la suite des réactions en chaîne. Mais la perfidie ne s’arrête pas là ! Il sera par exemple impératif d’agir au bon moment, sous peine de devoir recommencer à zéro. Vous prenez possession d’une porte de placard ? Sachez l’ouvrir à l’instant précis où quelqu’un passe devant pour l’assommer. Vous préférez immiscer votre âme dans une pelle ? Attendez qu’une balle passe à proximité afin de donner un coup dans cette dernière pour l’envoyer valdinguer. Parfois, l’ordre de vos actions sera également déterminant : il faudra donc bien réfléchir à ce que vous voulez faire sous peine d’être dans une impasse et de devoir retourner à la case départ.

La maniabilité est très aisée, tout se faisant naturellement au stylet. Vous faites glisser votre âme d’un élément à l’autre dans le Monde Fantôme où, d’ailleurs, le temps ne défile pas, ce qui vous permet de souffler et réfléchir à vos actions. Puis, pour chaque objet, une petite fenêtre vous indique l’action disponible ou non avec celui-ci. Enfin, en cliquant sur une icône dans le coin inférieur de l’écran, vous revenez dans le monde « réel » où le temps défile toujours, mais où vous pouvez si vous le désirez déclencher l’action spécifique à l’objet dans lequel vous vous trouvez.


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Un scénario qui prend possession du joueur

Puisqu’il faut bien parler de la technique, commençons par les graphismes qui sont corrects sans non plus être transcendants. Cependant, ils disposent d’une petite patte esthétique originale qui confère une véritable identité au jeu et à son univers.

En revanche l'animation des personnages est tout bonnement spectaculaire, surtout pour une console portable ! Il faut les voir bouger pour le croire, mais on croirait presque voir un petit dessin animé. Chaque personne a ses mimiques, sa façon de bouger, le tout décomposé de manière ultra-détaillée. Je pense que ce réalisme des mouvements est rendu possible grâce, justement, au style épuré des graphismes qui permet cette animation sans faille, les sprites n’étant pas surchargés de détails qui seraient trop compliqués à gérer pour les programmeurs.
Mais ce qui est surtout phénoménal dans Ghost Trick, c'est le scénario. Non content de partir sur une idée de base absolument géniale, ce sont aussi la force, la qualité, et le souci de la cohérence de l'intrigue qui forceront le respect. Même si on n'échappe pas à quelques délires japonais, tout reste minutieusement étudié pour tenir le joueur en haleine tout au long de l'aventure par une relance constante du suspense et de l'intrigue. Qui est Sissel ? Pourquoi l'a-t-on tué ? Pourquoi en veut-on à cette fille qui vous a vu à la décharge (et qui "mourra" 3 ou 4 fois) ? Chaque chapitre apporte son petit coup de théâtre pour aboutir à un final où tout s'expliquera de manière limpide. Et surtout, SURTOUT, on voit que le script est totalement cohérent d'un bout à l'autre. Tous les éléments de l'intrigue s'emboîtent parfaitement, rien n'est laissé au hasard. C'est un vrai travail de scénariste !

C'est bien simple, et j'assume mes propos : l'histoire de Ghost Trick pourrait, si elle était retranscrite correctement en un livre, produire un best seller sans aucun problème !

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Un mort avec une courte durée de vie.

Alors certes il réside deux petits défauts : tout d'abord la présence d'une seule sauvegarde de disponible ! Ce n'est cependant pas très gênant car on peut rejouer chaque chapitre indépendamment. Votre compagne pourra donc faire l'aventure avec vous en parallèle sans souci, aucune crainte à avoir de ce côté-là. Ensuite, la durée de vie reste relativement courte. Comptez une quinzaine d'heures pour en voir le bout. Mais 15 heures de pur bonheur ! En fait, le problème vient surtout du fait qu’une fois lancé dans l’aventure, il est quasiment impossible de décrocher compte tenu de l’excellence du scénario. Le jeu se dévorera ainsi comme un bon roman et la fin semblera arriver un peu trop vite. Et une fois le jeu terminé, tout comme avec les Phoenix Wright, il n’y aura hélas pas de raison de le refaire.

Ces petits nuages presque transparents n’empêchent pourtant pas Ghost Trick d’être un grand, très grand jeu, qui accroche le joueur sans vouloir le relâcher, avant de le souffler dans un final des plus haletants. Si vous avez du temps à tuer sur les plages en cette période d’été, c'est LE jeu à emmener. Aussi captivant qu'un Phoenix Wright mais bien moins bavard, ce puzzle game se dévore comme un bon livre, avec du casse-tête de qualité en prime, et des musiques très sympathiques... sauf le thème principal qui lui se révèle dantesque !

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J'adore, j'adore, et j'adore !


Réalisé par la même équipe à l’origine des Phoenix Wright, Ghost Trick se révèle (à mon sens) supérieur à ces derniers, bien que clairement moins long. Proposant une idée scénaristique absolument fabuleuse et originale, le jeu ne se contente pourtant pas de laisser le joueur en simple spectateur. Les puzzles sont variés, bien pensés, et le jeu sait se montrer novateur. On pourrait voir Ghost Trick comme l’évolution des anciens Point and Click, mais il sait cependant trouver sa propre identité dans ses énigmes qui utilisent avec justesse tous les paramètres possibles du gameplay.

Mais, au-delà de cet aspect « jeu qui détend », Ghost Trick est un véritable tour de force scénaristique, une histoire dont l’intérêt est relancé sans cesse à chaque chapitre. Les mystères s’enchaînent, les interrogations fusent, les questions s’amoncellent… et tout finit par s’expliquer de manière limpide grâce à une mise en scène aux petits oignons et une écriture de qualité. Nul doute que certains écrivains et cinéastes devraient s’inspirer du travail qui a été fourni pour une simple petite cartouche de jeu.

En conclusion, Ghost Trick est un jeu qui est passé presque inaperçu, nouvelle licence oblige… Et pourtant il s’impose sans problème comme l’un des meilleurs jeux de la portable de Nintendo, et aussi comme l’un des mieux adaptés au support. Qu’on soit joueur acharné ou occasionnel, on ne pourra s’empêcher d’être happé par les aventures spectrales de Sissel ! Un jeu à faire au moins une fois dans sa vie de joueur, tant les expériences qu’il procure sont devenues rares dans les jeux vidéo.


SUPPOS : 6/6
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[TEST FLASH] Samurai Warriors Chronicles / 3DS

Publié le par Dr Floyd

SAMURAI WARRIORS CHRONICLES
Support : Nintendo 3DS
Editeur : Tecmo Koei
Développeur : Omega Force
Sortie : 25 mars 2011

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Test Flash avec le support de Gamoniac

La licence Samurai Warriors existe depuis 2004 (PS2) et pourtant cet épisode 3DS est sorti un peu dans l'anonymat, à très peu d'exemplaires, et sans être traduit... Il faut dire qu'il s'adresse aux quelques fans hardcore de cet étrange concept de beat'em all.


Un concept quand même un peu barge, du beat'em all de masse ultra-répétitif, sans IA, sur un fond de réalité historique. En fait on ne sait pas trop à qui s'adresse ce genre, aux casuals ou aux gamers... Toujours est-il que le succès est énorme au Japon. Et on aura d'ailleurs bien du mal à suivre le scénario à moins d'être un spécialiste du pays, surtout que tout est en anglais, et bien bavard dans le texte.


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Et c'est parti pour aligner des centaines de soldats (sans cerveau) à la minute ! Vous allez sans arrêt recevoir des objectifs durant vos missions, qu'il faudra souvent réaliser en un temps imparti, ne vous laissant jamais le temps de souffler. En cas de victoire la bataille globale évoluera en votre faveur, sachant que vous pouvez jouer avec 4 personnages à la fois (sélectionnables en tactile), parmi une quarantaine qui vous seront proposés durant la campagne, même si ils proposent tous à peu près le même gameplay. Chaque mission réussie est débloquée et vous pourrez les rejouer à volonté pour gagner des items et de l'expérience.


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La réalisation est tout a fait correcte même si on retrouve les défauts habituels : décors fades, soldats se ressemblant tous. Cependant le nombre d'ennemis à l'écran est important et le tout est vraiment fluide. C'est même plus beau qu'un épisode PS2 même si il est difficile de comparer. La map sur l'écran inférieur est très lisible et la maniabilité est excellente. Enfin la 3D est supportable et pourra être activée de temps en temps pour plus d'immersion.

Voici un vrai Samurai Warriors sur 3DS destinés aux seuls acharnés de la licence : scénario complexe, textes en anglais, missions interminables... le tout avec une réalisation tout à fait correcte. Même si il faut dire que le concept est assez simple à programmer ! Je pense que le fanboy appréciera. Perso je passe mon chemin, trop de textes, trop répétitif, c'est un peu l'overdose de ce genre de jeu.

SUPPOS : 4,5/6 pour les fans
(à zapper pour les autres)

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[TEST] Pinball Dreams HD / iPad

Publié le par Dr Floyd

PINBALL DREAMS HD
Support : iOS, testé sur iPad
Éditeur : Cowboy Rodeo

Sortie : juillet 2011

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Les gamopats le savent je ne suis pas fan de l'Amiga, étant un pro-Atari ST convaincu. Mais si il a un jeu que j'ai adoré sur un Amiga en fin de vie c'est bel et bien Pinball Dreams sorti en 1992. Après une tentative timide sur iPhone en 2009 le jeu nous revient dans une version HD et en 3D, adaptée au iPad ! Autant vous dire que j'ai craqué illico-presto !

Les 4 tables d'origine sont bien là : Ignition pour un voyage dans l'espace, Steel Wheel pour vous prendre pour un cowboy, Beat Box pour devenir une star de la musique et Graveyard pour vous faire peur. Au niveau des options, un mode d'affichage classique en 2D (en plein écran sans scrolling), un mode 3D fixe et par défaut le mode 3D dynamique avec une caméra qui bouge. Ce dernier mode est totalement convaincant et ne gène absolument en rien le gameplay, de plus il modernise le jeu. Les graphismes sont donc en HD et totalement adaptés à la définition de l'iPad.

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Ces flippers sont bien plus simples et moins spectaculaires que les fameux jeux de flipper de Gameprom (les spécialistes du genre sur iOS) mais sont vraiment géniaux. Les tables très lisibles ne pardonnent rien, les parties peuvent être très courtes, il se dégage une envie de maîtriser le hasard et de battre les meilleurs scores, on ne peut plus s'arrêter ! L'aspect nostalgie doit aussi entrer en ligne de compte dans mon cas... De plus on retrouve les fameuses musiques du jeu orignal, toujours répétitives, mais cultissimes ! Les scores s'enregistrent en local (un TOP 5 sur chaque table) mais aussi en surtout en ligne (via Game Center) avec un classement mondial des joueurs sur chaque table !

Aucune gène en ce qui concerne la jouabilité, l'iPad est le support idéal pour les jeux de flipper, bien meilleur qu'une console de poche ou de salon, car on a presque l'impression d'avoir une table entre les deux mains, et pas de soucis niveau tactile pour ce genre de jeux. Au niveau de la réalisation RAS : c'est totalement fluide en 60 fps (heureusement) et vous avez la possibilité d'y jouer aussi en mode horizontal. A noter que sur iPhone le jeu est bien sûr totalement identique mais les sensations sont loin d'être aussi bonnes. Mais c'est pratique pour une petite partie en déplacement ou en vacances.

Pinball Dreams HD est pour moi le tout meilleur jeu disponible sur iPad pour peu que vous aimiez les jeux de flipper. Et si vous étiez un fan du jeu sur Amiga alors même pas la peine d'hésiter : payez les 3,99€ demandés et lancez le jeu !

SUPPOS : 6/6
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[SPEEDTESTING] Super Street Fighter IV Arcade Edition / Xbox 360

Publié le par Dr Floyd

SUPER STREET FIGHTER IV ARCADE EDITION
Support : Xbox 360
Existe également sur PS3
Editeur/Développeur : Capcom
Sortie : 24 juin 2011

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Speedtesting de 40min
avec le support de KamehaShop


Si en 2009 on était content de voir renaître Street Fighter en 3D sur nos consoles modernes, malgré aucune réelle nouveauté et quelques défauts esthétiques impardonnables, après une version "Super" arnaque en 2010, que faut il attendre de cette version Arcade ?

Et bien rien du tout, et encore moins que pour la version 'Super' ! 4 nouveaux personnages, Evil Ryu avec sa plaie virile sur le torse, Oni un Akuma démoniaque, et les frères Yun et Yang (de Street Fighter III), très nerveux mais au gameplay très proches. Ces nouveaux venus n'apportent franchement rien.

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Capcom parle sinon de rééquilibrage du gameplay mais c'est vraiment mineur. Quoi d'autre ? Un canal replay online pour revoir les matchs des meilleurs joueurs... LOL
. Aucun changement bien sûr du côté de la réalisation technique, ni même d'un point de vue esthétique, on a toujours droit à ces menus d'une laideur absolue !

Si vous n'avez jamais goûté à Street Fighter IV sur PS3 ou Xbox 360 laissez vous tenter, mais si vous connaissez déjà, passez votre chemin, cette version est une arnaque absolue !

SUPPOS : 0,5/6 (si vous possédez déjà l'opus 2010)
ou 4/6 si vous n'avez jamais joué (mais vous devez être peu nombreux)

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[TEST FLASH] P-47 The Phantom Fighter / iOS

Publié le par Dr Floyd

P-47 THE PHANTHOM FIGHTER
Support : iOS (iPhone, iPod Touch, iPad)
Éditeur : DotEmu
Sortie : 21 juillet 2011

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Plus d'infos sur iTunes

P-47 The Phantom Fighter est un jeu d'arcade de Jaleco sorti en 1988 et adapté sur de nombreux supports (de l'Amstrad à l'Amiga). Un shoot'em up horizontal classique dans une ambiance seconde guerre mondiale que nous retrouvons ici dans une adaptation iOS sur AppStore.

Deux modes de jeux sont proposés : un mode survival où il faudra aller le plus loin possible avec 9 avions. A vous de faire le meilleur score possible. Et un mode Story avec 5 avions où chaque stage terminé est débloqué (il y a 8 stages), ce qui vous permet de recommencer ensuite le jeu directement à ce stage.

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Beaucoup de jeux d'arcade sont injouables sur iPhone, surtout les jeux de plateforme, mais quelques fois pour les shoots ça passe. Et ici ça passe bien car le contrôle de l'avion se fait sur la gauche en dehors de l'écran de jeu (jouez avec l'index plutôt qu'avec le pouce). Les tirs sont automatiques et les armes bonus se déclenchent sur le côté droit. Bon il est certain que ça ne peut pas valoir un pad, mais bon le fan de la Pomme s'adapte ;)

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Le jeu est assez inégal graphiquement, de beaux niveaux (rhaaa le couché de soleil), d'autres assez moyens. La musique est un peu agaçante je trouve, je l'ai baissé pour favoriser les bruitages. Mais globalement c'est un jeu qui respire bien l'ambiance arcade de la fin des années 80, et la grande motivation du joueur sera bien sûr de faire péter le score sur Game Center !

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La borne originale

P-47 est un bon petit shoot retro sur iPhone, jouable, et idéal pour le scoring. J'aurai préféré qu'il coûte directement 0,79€ mais à 1,59€ cela reste un prix correct.

SUPPOS : 3/6
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[TEST] Le Tour de France / Xbox 360

Publié le par Dr Floyd

LE TOUR DE FRANCE
Support : Xbox 360
Existe également sur PS3
Editeur : Focus
Développeur : Cyanide
Sortie : 1er juillet 2011

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Testé avec le support de Gamoniac

Je ne pouvais pas louper ce jeu : enfin quelque chose d'original sur console ! Marre des FPS et TPS à la pelle qui tournent en rond, je veux un peu d'originalité sur console, un jeu de voile, un jeu de sumo, un simulateur de voyage sur Mars, un jeu de handball... ou pourquoi pas un jeu de course cycliste ! Si nous sommes habitués au genre sur PC ce n'est franchement pas le cas sur console de salon. Par contre les développeurs devront être aussi dopés que les coureurs pour nous pondre quelque chose de convenable, car il y a eu un flop l'an passé sur XBLA, et une tentative peu convaincante sur PSP.

Et pour se différencier du trop sérieux Pro Cycling Manager 2011 Cyanide nous propose un jeu un peu plus fun orienté solo, c'est à dire que vous allez jouer le rôle d'un seul et unique coureur lors de chaque étape, c'est vraiment ce qu'il fallait faire sur console de salon ! Toutes les équipes sont présentes, tous les coureurs (enfin 6 sur 9 par équipe), toutes les étapes, tout est donc prêt pour une immersion totale durant plus de 3000 km... Vous ne réaliserez pas vraiment cette distance en temps réel, seuls les moments clés de chaque étape sont jouables, pour le reste du temps la course sera simulée sur un pauvre écran fixe... Bonne chose ou pas ? Oui car passer des heure devant l'écran sur une étape de plat n'est guère réjouissant, et non car cela fausse un peu la tactique que vous allez employer pour gagner (l'IA décidant à votre place sur 75% de l'étape)... Disons que les développeurs auraient du laisser le choix au joueur, mais en même temps cela les auraient obligé à modéliser les centaines de km de chaque étape (même si forcément les décors sont génériques).

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Alors rassurez vous, vous n'allez pas devoir appuyer sur les boutons comme un malade façon Decathlon pour pédaler ! Le coureur avance tout seul, vous pouvez juste le diriger à gauche ou à droite (pour se dégager ou pour se protéger du vent) et gérer le reste via une série d'ordres : accélérer, prendre les relais, sprinter, contacter vos coéquipiers ou votre voiture pour le coté tactique (demander un soutiens, demander à un coureur de vous attendre, etc...) ou même coopérer avec un coureur d'une autre équipe. C'est simple, efficace, assez aisé à gérer au niveau des touches, on n'en demande pas plus.  A vous de gérer ensuite l'effort, la fatigue, le rythme cardiaque... Le débutant sera tenté de partir seul à l'attaque dès la première épreuve mais vous aurez alors toutes les chances de vous faire rattraper à quelques km de la fin et là n'espérez vraiment plus gagner. Voilà, tout ceci est franchement sympa à condition bien sûr de bien connaître et d'aimer ce sport. Sauf que... c'est un jeu plutôt bâclé...

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Bâclé car la réalisation ne suit pas vraiment avec un moteur graphique vraiment étrange (un peu flou et baveux dirons nous), des animations moyennes, un décor assez générique et une bande son sans saveur... Aussi une seule vue, celle du coureur, est disponible, et je pense que les développeurs n'auraient pas pu rajouter d'autres vues, le résultat aurait été médiocre avec ce moteur. Mais bon ce n'est finalement pas vraiment gênant, une seule vue c'est mieux pour l'immersion totale (on peut se retourner quand même), et cette vue unique permet aussi de cacher les défauts visuels du jeu huhu. Cependant il y a de l'animation sur la route avec les spectateurs et les décors sont quand même assez explicites sans réel clipping... Bref une réalisation très moyenne mais cependant acceptable.

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Le bâclage vient aussi des finitions : 6 coureurs par équipe au lieu de 9, je pense que la Xbox 360 (même si elle n'envoie pas les hommes sur Mars) doit être capable d'afficher un peloton complet (mais ce moteur graphique ne le permettait peut-être pas). Aussi le seul moyen de connaître sa position est d'appeler son directeur sportif par la radio, ce qui est quand même très lourd. C'est appréciable pour l'immersion, mais une option "retransmission télé" avec l'affichage des écart aurait pu être disponible. Enfin sachez qu'il n'y a QUE le Tour de France, et rien d'autre, donc n'espérez pas revivre le Paris-Roubaix ! Et puis pas de mini-jeux pour se doper en cachette à l'hôtel, dommage ;)

Pour terminer, je conseillerai aux développeurs de trouver des solutions pour donner plus la main au joueur sur le gameplay, style gestion du rythme via des touches lors des montées, prise de contrôle lors des descentes rapides, pression frénétique lors d'un sprint, gestion de la position sur la selle, etc... afin que le joueur soit moins passif et frustré derrière son écran.


Pour un premier essai "console de salon", Le Tour de France s'en sort moyennement... Avec un meilleur moteur graphique, plus de finitions et d'options, nous aurions pu avoir un très bon jeu. Il aurait du je pense être vendu encore un peu moins cher car on sent le jeu à budget limité. Espérons revoir cette licence en 2012, avec de belles améliorations, car ce jeu souffle quand même un vent de fraîcheur bienvenu sur nos consoles. Fans du Tour de France soutenez ce jeu ! 

Réalisation Technique : 4/10
Aspect artistique : 3/10
Gameplay : 6/10
Replay Value : 5/10
19/40
SUPPOS : 4/6
(Appréciation personnelle)
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[TEST] F.3.A.R. / Xbox 360

Publié le par Dr Floyd

F.3.A.R.

Support : Xbox 360

Existe également sur
PS3 et PC
Éditeur : Warner Interactive

Développeur : Day 1 Studio

Sortie : 24 juin 2011



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Testé avec le support de Gamoniac

F.E.A.R. premier du nom fut un fabuleux FPS : gameplay parfait, IA fantastique, ambiance géniale... On peut même dire que depuis on a pas fait mieux en matière de FPS, le genre étant tombé ces dernières années dans la casualisation grand public avec régénération automatique de la vie. F.E.A.R. 2 fut assez quelconque et donc le fait de voir passer ce jeu du studio Monolith à Day 1 Studio n'est pas forcement une mauvaise chose, car il fallait faire autre chose... De plus John Carpenter, le réalisateur de nanars haut de gamme hollywoodiens est dans le coup ! Ça peut être intéressant...



Si vous avez aimé vous faire peur avec FEAR 1 (quoi que perso ce jeu ne m'a jamais fait peur) ici l'ambiance est différente : même si l'ensemble est sombre et gore vous ne risquez pas de sursauter dans votre fauteuil, on se rapproche d'un FPS assez classique, horrifique certes, mais sans réelles frayeurs. Ensuite le scénario est vraiment quelconque (je ne vous en parle même pas), on a vraiment l'impression de jouer à différents niveaux sans liant entre eux, une sorte de jeu d'arcade/FPS où il faut réussir à nettoyer le niveau avant de passer au suivant. Cet aspect ne me dérange personnellement pas, un FPS est avant tout un jeu d'action avant d'être un jeu d'aventure. Doom, Duke Nukem, Blood, c'était de l'action et rien d'autre ! Par contre je me demande ce que John Carpenter vient faire dans cette histoire !!!!!??? Bref... L'important dans un FPS c'est le gameplay, l'IA et la survie à tout prix, mais nous y reviendrons.



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Même si il y a un mode solo il faut savoir que les développeurs ont surtout misé sur le mode coop, car l'aventure met en scène deux frères, Point Man et Fettel. Vous jouez donc soit en écran splitté, soit en local, soit via internet. Ce mode est vraiment bien conçu, les deux frères étant complémentaires, mais seront en même temps en compétition pour faire le meilleur score possible. Par contre en mode solo il est possible de jouer avec l'un ou l'autre des deux personnages, proposant ainsi un double gameplay sympa : Point Man préférant les armes, et Fettel la télékinésie, ce dernier se débloque en terminant une première fois le jeu.



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Revenons sur le gameplay, le point essentiel. Les commandes sont efficaces, la visée précise, le "bullet time" qui fait son grand retour très appréciable, et l'IA exceptionnelle (comparée à 99% des jeux de ce genre)... Génial ? Oui, sauf que... Day 1 a quand même opté pour la régénération automatique de la vie, arghhh ! Le détail qui tue... et qui dénature totalement la façon de jouer à un FPS, nous permettant de faire un peu n'importe quoi, comme se dresser à découvert devant les ennemis pour les aligner, puis de retourner "ressusciter" derrière une caisse... Désespérant. Les éditeurs veulent du spectacle à tout prix, et il est vrai que cette technique permet d'augmenter le nombre d'ennemis et de rendre l'action frénétique... au détriment de l'aspect survie, qui est pourtant la base du genre FPS. Bon ceci dit le gameplay est tellement bon qu'on accepte (en râlant) ce fait, habitué à cette façon de jouer sous tous les autres titres récents. C'est vraiment dommage car tout était parfait, d'autant plus qu'un aspect scoring a été rajouté ! Visez les têtes et réussissez tous les défis pour le meilleur score possible, offrant ainsi au jeu une réelle rejouabilité ! Un jeu court mais à longue durée de vie pour le gamer.

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Reste la réalisation. Le jeu propose des graphismes vraiment très corrects, certes pas aussi grandioses qu'un certain Crysis 2, mais tout à fait réussis, avec un framerate très convenable, du gore de "qualité" avec démembrements et ciglées de sang, ainsi que quelques petits effets visuels très sympa.  De plus l'ambiance sonore est de très bonne qualité, voix des soldats, chuchotement, bon doublage français... Non franchement c'est du très bon boulot.

F.3.A.R. est un FPS un peu à part, ce qui explique aussi le mauvais accueil de la part de journalistes boutonneux qui n'aiment pas le changement et qui veulent absolument du scénario et du blabla. Aussi peut-être que le jeu n'aurait pas du s'appeler comme ça, car on sent que la licence a juste été reprise pour l'aspect commercial. Ici nous avons affaire à un jeu d'action-scoring FPS sur plusieurs niveaux, jouable seul ou en duo. Point barre. Il est d'apparence très court, mais le fait de pouvoir y rejouer avec un autre personnage, et l'aspect scoring, font que sa durée de vie est finalement très bonne. Bon par contre il y a un défaut : la régénération automatique de la vie qui supprime une bonne partie du stress, mais cependant bien compensé par un gameplay au poil, une IA au top et une réalisation de qualité. Mais j'en reviens à une question essentielle : Où se situe la patte John Carpenter dans ce jeu ???!!!

 

Réalisation technique : 7/10

Aspect artistique : 6/10

Gameplay : 7/10

Replay Value : 6/10
26/40
SUPPOS : 4,5/6

(Appréciation personnelle)
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[TEST FLASH] Hunted: The Demon's Forge / PS3

Publié le par Dr Floyd

HUNTED : THE DEMON'S FORGE

Support : PS3

Existe également sur Xbox 360

Editeur : Bethesda

Développeur : InXile Entertainment

Sortie : 3 juin 2011

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Test flash avec le support de Gamoniac



Et Flop, encore un jeu d'action avec Monsieur Muscles, Caddoc les gros biscotos, et la blonde sexy de service, 36.15 code E'lara... Ce duo de losers réussira t-il à se démarquer dans un genre de jeux encombré de bouses intersidérales ?



Notre duo générique de choc, les mercenaires de l'impossible, vont partir à la recherche d'un artefact très puissant... sauf que nos deux compères sont manipulés et les choses vont très vite dégénérer. Mais bon on s'en tape complètement du scénario bidon prétexte à un jeu d'action pour le moins banal... même on on nous propose deux gameplay légèrement différents du fait de cette association. Ils manipulent tous les deux sans problème l'épée et le bouclier, E'lara étant spécialisée dans l'arc, le combat à distance via les sorts et Caddoc dans l'arbalète, le corps à corps et le déplacement d'objets lourds. Ils devront bien sûr allier leurs efforts pour passer certains passages, tout comme dans Army of Two ou Unslaved. A noter que l'on ne peut pas switcher forcement quand on veut entre les deux personnages, ce qui est agaçant. par contre le mode coop est plutôt bienvenue.

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Le gameplay n'a rien d'exceptionnel, un mélange de hack'n slash saupoudré de RPG et de tir à distance avec couverture façon Gears of War... On récupère les items sur les cadavres et dans les coffres, avec acquisition d'attaques et de sorts spéciaux... le tout dans un jeu de couloirs banal associé à des énigmes sans intérêt ! Bref, une sorte de Castlevania Lords of Shadow ou Demon's Souls, la charisme en moins... et la réalisation en moins. Une réalisation en effet assez catastrophique : graphismes moches, baveux, couleurs mal choisies, framerate moyen, animations médiocres, caméra perfectible, doublages totalement ratés, caricaturaux et détachés du jeu... y a t-il un directeur artistique dans ce jeu ? On a plutôt l'impression du jeu usine où chacun a programmé sa partie dans son coin sans la moindre passion.



Hunted the Demon's Forge est un jeu d'action générique sans le moindre atout : réalisation datée, scénario ennuyeux, quêtes et énigmes génériques, ambiance inexistante... Un jeu pop-corn à jouer le temps d'un week end, de préférence à deux pour ne pas mourir d'ennui !



Réalisation technique : 5/10

Aspect Artistique : 3/10

Gameplay : 4/10

Replay Value : 2/10
14/40


SUPPOS : 2/6

(Appréciation personnelle)
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[SPEEDTESTING] White Knight Chronicles II / PS3

Publié le par Dr Floyd

WHITE KNIGHT CHRONICLES II

Support : PS3

Éditeur : Sony

Développeur : Level 5

Sortie : 8 juin 2011

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Speedtesting de 1h30



On attendait beaucoup de White Knight Chronicles, développé par Level 5, des spécialistes du genre RPG, pour au final être très déçu. Est-ce que cette suite saura se démarquer de la masse des RPG ennuyeux, bidons et commerciaux produits à la chaîne par le japon ? Rien n'est moins sûr.



WKCII est bel et bien la suite directe du premier opus, d'ailleurs ce premier opus est inclus sur le BluRay en version remastérisée. Un vrai cadeau ? Non pas vraiment, car le premier jeu était vraiment trop court, avec un scénario inachevé volontairement pour vendre cette suite. Donc pas de réelle surprise, le jeu continue dans la même lignée, avec la possibilité de récupérer sa sauvegarde afin de grapiller quelques bonus.

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Manque de rythme, combats ennuyeux, pollution par le texte, aller-retours sur la map, ce jeu respire la producteur commerciale sans saveur, bref un RPG Japonais parmi tant d'autres... De plus la majorité des environnements sont les mêmes que dans le 1er épisode, de quoi réellement s'endormir devant le jeu. Niveau réalisation c'est assez moyen : graphismes dépassés, gameplay maladroit, IA d'une huître, menus mal conçus, et doublages anglais très moyens.



Level 5 nous propose ici un demi-jeu, assez bâclé, et qui respire le titre commercial réalisé sans passion. Si encore il avait été vendu à prix cassé du fait que c'est la seconde partie du premier opus, mais même pas. A réserver uniquement aux ultra-fans de Level 5.



SUPPOS : 2/6
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