690 articles avec retrogaming

RETRO-GAMING : GREEN BERET / ARCADE

Publié le par Usebu

Editeur : Konami
Support : Arcade
Année : 1985


Existe également sur Atari 8 bits, Amstrad CPC, Commodore 64, To7, Zx Spectrum, MSX, DOS, Nes

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TEST SUR GAMOPAT.TV :



Un jeu mythique dans lequel vous incarnez un soldat américain chargé de sauver le monde armé d'un couteau ! Le jeu a malheureusement pas mal vieilli et se trouve plombé par un gameplay qui n'est pas à la hauteur de la légende.

SUPPOS : 3/6

Publié dans RETROGAMING

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RETRO-GAMING : DOUBLE DRAGON / MEGADRIVE

Publié le par Usebu

Editeur : ACCOLADE
Développeur
: BALLISTIC
Année
: 1992
Support : MegaDrive

Existe aussi sur : Arcade, Amiga, Atari ST, Atari 2600, Atari 7800, Atari Lynx, Amstrad CPC, Commodore 64, MSX, PC, ZX Spectrum, N.E.S., Sega Master System, Game Boy, Game Boy Advance, Game Gear, XBox Live Arcade


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Certains jeux d'arcade ont aujourd'hui atteint le panthéon des jeux vidéo et leur nom est connu de tous. Ces jeux laissent un souvenir impérissable dans la mémoire d'un gamopat qui même aujourd'hui fredonne encore la musique du jeu. Pourtant, parmi les plus jeunes d'entre nous, qui a pu vraiment tester ces jeux dans l'ambiance d'une salle d'arcade ou d'un café ? Reste alors la solution laissant parfois à désirer de l'adaptation sur console. Double Dragon fait partie de ces légendes du jeu vidéo et j'ai eu la chance, gamin, de pouvoir laisser quelques pièces de cinq francs dans le monnayeur ! Comment retrouver maintenant la sensation grisante d'incarner un des héros de ce beat'em all ?

Double Dragon est un des jeux d'arcade qui a connu le plus d'adaptation micro/console : plus d'une quinzaine sans compter les versions pour téléphone portable, à tel point qu'à l'époque, les publicités affichaient "Vous n'aurez plus besoin de faire la queue pour jouer à Double Dragon". C'est dire l'engouement que provoquait le jeu de Technos à la fin des années 80. Si la plupart des adaptations ont été faites dans les deux ans qui ont suivi la sortie en arcade (1987), une version est sortie cinq ans plus tard, en 1992. Pourquoi si tard ? Il semblerait que le jeu soit prêt bien avant, mais Accolade, l'éditeur, était alors en délicatesse avec Sega pour non respect de certaines licences.

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la version Mega Drive

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la version Arcade

Que peut-on espérer d'une telle version ? La MegaDrive est habituée aux conversions de jeux d'arcade de qualité (Strider, Alien Storm etc...), alors est ce que Double Dragon est réussi lui aussi ?

Avant tout, rappelons l'historie de Double Dragon. Dans un monde post-apocalyptique (une guerre nucléaire a ravagé la moitié du monde dans les années 90), la violence fait rage. Le gang des Blacks Shadows fait la loi dans les rues américaines. Deux frères, Billy et Jimmy Lee, propriétaires du dojo Sousetsuken et maîtres dans cet art martial, décident de se dresser contre ce gang. Les Blacks Shadows enlèvent alors Marion, la petite amie de Billy. La bagarre peut commencer !

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Vous dirigez donc Billy (le blond) et un deuxième joueur peut incarner Jimmy (le brun). C'est une véritable révolution en 1987 que nous propose là Technos, un an seulement après nous avoir pondu l'excellent Renegade. Double Dragon propose des graphismes agréables colorés, tout au long des quatre niveaux à parcourir. Dans chacun, de nombreux ennemis à affronter. Billy et Jimmy savent se battre, et vous avez une multitude de coup à votre disposition pour fracasser vos ennemis : coup de poing, coup de pied, coup de genou, coup de coude, coup de boule, projection, coup de pied sauté, la panoplie de coups est d'une rare richesse pour un beat'em all. Et vous allez en avoir besoin, car chose toute aussi rare, vos ennemis sont assez intelligents et esquivent souvent un coup de pied sauté ou un coup de poing. Mais heureusement, pour vous rendre la tâche plus facile face à des adversaires coriaces, vous pourrez récupérer des armes (batte de baseball, couteau, fouet etc...). Le gameplay est riche et les frères répondent bien, et si le jeu peut paraître difficile au début, c'est juste qu'il vous faudra un peu d'entraînement afin d'appréhender au mieux les subtilités. Une chose primordiale et véritable nouveauté : le jeu à 2. On ne se contente pas de jouer l'un après l'autre ou chacun de son côté, mais au contraire, il y a une véritable coopération entre les deux frères : l'un peut tenir un adversaire pendant que l'autre frappe, et surtout, si jamais un adversaire esquive votre coup, c'est votre frère qui peut manger le coup de pied sauté en pleine face !

A chaque fin de niveau, un boss vous attendra. Dans le quatrième et dernier niveau, vous aurez à affronter le chef des Blacks Shadows himself qui est armé d'une mitrailleuse, rien que ça ! Une fois le gang démoli, vous pourrez délivrer Marion et profiter de sa petite culotte (comprendront ceux qui ont fini le jeu...). A noter que si vous jouez à deux, une baston fratricide aura lieu pour savoir lequel des deux aura les faveurs de la belle.
Il vous faudra environ trente minutes pour finir le jeu et sûrement quelques crédits, car si l'on avance régulièrement, les adversaires sont coriaces malgré tout.

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Au niveau de la réalisation, c'est beau et coloré. Les décors sont variés et agréables : on passe des rues de la ville à l'usine, puis au parc et enfin au chateau repère du gang. Les ennemis sont variés, l'animation de qualité. La musique, elle, est absolument mythique et fait partie de mes thèmes de jeu préférés.

Mais, si vous avez bien suivi mon test jusque là, vous allez me dire : usebu, il est bien gentil, mais il nous a parlé de l'arcade, mais il annonce avoir testé la version Mega Drive. Et oui ! Mais c'est voulu : en effet, la version MD est la meilleure des nombreuses adaptations réalisées et est très proche de l'arcade, à quelques menus détails graphiques près et aux limitations du processeur sonore. Cette version est donc un must have pour tous les fans du jeu. Il l'est également pour quiconque est amateur de beat'em all de qualité.

Mais, car il y a un mais, cette version MegaDrive, aussi réussie soit elle, propose une réalisation digne du meilleur de 1987... Or le jeu sort en 1992, et à cette époque, la console connaît déjà Streets of Rage 1 & 2, et Final Fight est sorti sur SNES. Double Dragon sort donc malheureusement deux ans trop tard pour être une réussite commerciale sur la 16 bits de Sega. Aujourd'hui, Double Dragon est par contre un jeu MegaDrive recherché car il est une adaptation fidèle de la borne d'arcade.

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Au final, Double Dragon est une légende du jeu vidéo, et la très bonne adaptation Mega Drive rend ce jeu indispensable ! Ce jeu, à l'image d'un Street Fighter 2 pour la baston 2D, a imposé les codes des beat'em all pendant des années.


Scénario :
Vous devez sauver votre petite amie des griffes du gang local... original, non ?

Graphismes :
La MegaDrive aussi puissante qu'une borne d'arcade ! C'est l'impression que donne ce jeu dont la réalisation graphique est très fidèle au jeu original. Mais cela reste des graphismes de 1987 et depuis, la MegaDrive a vu mieux. Malgré tout, c'est beau et coloré.

Sons :
Les musiques et bruitages sont de qualité, mais c'est malheureusement moins beau que la version arcade. C'est vraiment dommage, le seul point faible dans cette adaptation. Quel bonheur cependant d'entendre cette musique !

Jouabilité :
Double Dragon a quasiment tout inventé dans le beat'em all et les combinaisons de coups sont nombreuses. Je conseille fortement le stick arcade Sega pour profiter au mieux du jeu.

Durée de vie :
Double Dragon est inusable. Malgré une difficulté très moyenne et un temps de jeu faible (une petite demi-heure), c'est la replayibilité du jeu qui est énorme !

Note finale :
Double Dragon sur MegaDrive est l'adaptation dont tout fan du jeu d'arcade rêvait. Ceux qui n'ont pas connu l'original pourront découvrir le père du beat'em all ! 


SUPPOS : 5/6
Testé par Usebu
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DR RETRO-GAMING : DOOM / PC

Publié le par Dragon Knight

Editeur : id Software
Support : PC
Année : 1993

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SUPPOS  :  5,5/6

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RETRO-GAMING : WONDERBOY III THE DRAGON'S TRAP / SMS

Publié le par Elodiebo

Support : SEGA Master system
Année de sortie : 1989
Genre : Action-Rpg/Plate-forme


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Après Wonder Boy premier du nom et son homme des cavernes à poil lançant le marteau, puis le preux chevalier de Wonderboy II, notre héros du troisième opus, suite directe du II, doit retrouver sa forme humaine en se sortant du « Piège des Dragons ».

Ce jeu garde le principe de plateforme de la série, tout en ayant un petit côté RPG. Vous faites évoluer l’équipement du personnage, son charisme et sa barre de vie avec des cœurs cachés dans des coffres. Wonderboy III est basé sur un système de password à rallonge, donnés gracieusement par un cochon pirate et fumeur, dans l’église du village. Son sosie vend les armes et protections nécessaires au « level-up » dans les différentes boutiques disséminées dans le jeu.

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Un vendeur pas très catholique !

Le scénario, certes peu original, est centré sur une malédiction à rompre en retrouvant la Croix de la Salamandre. Il permet d'explorer un monde à part entière en toute liberté, par étapes, selon votre « forme » du moment : le désert et sa pyramide, un bateau englouti, un palais asiatique... Des décors simples et assez diversifiés, aux couleurs chatoyantes.

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Les différentes métamorphoses exploitent à merveille un gameplay novateur pour l'époque : la souris grimpe partout, le piranha nage (sic), le lion détruit tout sur son passage et l'oiseau atteint des zones insoupçonnées.

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Un jeu renversant non ?

Cette réalisation sobre mais de qualité offre une jouabilité bien pensée, agréable et une animation des personnages très fluide, avec des sprites originaux et vraiment sympas.

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Toutes les métamorphoses du héros : l’abus d’OGM est dangereux pour la santé !

Comme tout jeu de plateformes 8-bits, la musique, de type MIDI, simpliste et répétitive, a la fâcheuse tendance à rester dans la tête une fois la console éteinte. Et oui, il fallait bien trouver un petit défaut…

Quant à sa durée de vie, elle est de 6 à 10h, suivant votre niveau d’équipement. La difficulté du jeu reste néanmoins progressive et bien dosée, avec un boss-dragon qui vous attend à la fin de chacun des 5 mondes. Le but étant de traverser ceux-ci sans perdre, pour avoir le droit de l’affronter. Une fois tous vos cœurs et vos potions épuisés (3 maximum), c’est retour à la case départ. Un bon petit défi à l’ancienne !


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Le dragon pirate : à s’arracher les cheveux ! 


En conclusion, un jeu qui exploite parfaitement les ressources de la Master System, avec des graphismes colorés, une maniabilité agréable et intuitive, et une durée de vie conséquente pour l’époque. La série des Wonderboy est à mon goût injustement méconnue, surtout cet épisode, qui est pourtant l'un des meilleurs jeux de la Master system !

Cet opus est également sorti sur Game Gear et PC Engine, sous le nom de Dragon’s Curse, avec des différences quant au design des personnages. Cette série ne s’arrête pas là, et continue sur Megadrive avec
Wonder Boy in Monster World. A noter que la numérotation diffère au Japon et en Europe, et qu’il existe un autre Wonder Boy III sur la Megadrive. A s’emmêler les pinceaux ! 


SUPPOS : 5/6

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DR RETRO-GAMING : KARATEKA / ATARI XL

Publié le par Chiss

Editeur : Broderbund Software
Support : Atari XL
Année : 1984

Existe également sur Apple 2, Amstrad CPC, C64, PC, Spectrum, Nes, Atari 7800

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Karateka de la societé Broderbund Software est un immense succès des années 84-85 ! Des graphismes hyper sympa, une bande-son sobre mais efficace ainsi qu'une très bonne animation en font un de mes jeux favoris sur ordinateurs 8 bits ! A noter que c'est à mon sens un des premiers jeux où il y une mise en scéne des combats avec des "cinématiques" pour mieux immerger le joueur ! Bref , un très très bon jeu !


Testé par Chiss sur GAMOPAT-TV :



SUPPOS : 5/6

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[RETROGAMING] Commando / Arcade

Publié le par Usebu

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Editeur : Capcom
Support : Arcade
Année : 1985


Test sur Gamopat TV :



Commando, c'est une jouabilité exemplaire pour l'époque et encore très agréable de nos jours car simple et intuitive, une musique entraînante qui vous restera dans la tête, un challenge hors norme et un plaisir de jouer énorme ! Pour moi, ce jeu n'a qu'un point faible : une difficulté titanesque. En bref, un jeu marquant dans l'histoire du jeu vidéo. Il a inspiré des jeux comme Ikari Warriors ou Rambo First Blood Part II et quelque part sans lui, il n'y aurait surement point eu de Metal Slug.

SUPPOS : 5/6

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RETRO-GAMING : SHORT WARP / 3DO

Publié le par Grand Barbare

Année : 1995
Developpeur : Warp
Editeur : Warp
Support : 3DO
Nb joueurs : 1



Dernier jeu de Warp à sortir sur une 3DO en fin de vie, on nous gratifie ici d’une compilation de 9 mini-jeux (délire de la Warp Team) à l’intérêt plus que douteux, programmé spécialement pour une culture vidéo-ludique nippone à laquelle je suis complètement hermétique, c’est à dire des jeux avec des persos hystériques limite sous produits illicites et des situations complètement absurdes.


Scénario

Ce jeu étant une compilation de mini jeux, il est donc impossible de mettre une note puisque le scénario est inexistant, les jeux n’ayant aucun rapport entre eux (sauf deux dont le principe est quasiment le même). Vous serez gratifié d’un menu très sommaire avec les titres des neufs jeux en guise d’intro et d’une main qui branlouille un disque façon DJ foireux quand on change de titre. Wahou jamais vu un menu aussi complet…

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Réalisation

Pas grand chose de folichon… On est loin des capacités d’une 3DO puisque, mis à part le son de qualité CD, les graphismes arriveraient presque à s’afficher aussi bien sur une 16 bits. Les graphismes sont colorés et les persos typiquement nippons (chat mignon, patron japonais pervers, robots abrutis etc…) sont biens modélisés mais la qualité visuelle et surtout l’animation du seul jeu 3D font peur à voir puisque ce dernier ne sera pas sans rappeler le mode 7 de la Super Nintendo (donc gros pâtés assurés !) : une honte pour une console 32 bits !


Gameplay:

Voici le détail des 9 mini-jeux :

1-Signal Flag University :

Un chat orange vous balance des instructions et questions diverses auxquelles il faut répondre le plus rapidement possible en appuyant sur les touches du pad correspondantes (droite ou gauche). Ce jeu s’avèrera très vite complètement infaisable pour qui ne comprend pas le japonais.


2-Dance Heaven :

Celui-ci ne sera pas vraiment un jeu à proprement parler : la manette se transforme en instrument de musique et vous devez appuyer sur les différentes touches du pad pour produire un son musical et une animation clignotante quasi-hypnotique qui s’affichera à l’écran. Grandiose… intérêt nullissime d’un niveau rarement atteint, sauf peut être avec les télétubbies sur PSOne où il y a un jeu musical similaire.

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3-Oyagi hunter :

Ici, le principe consiste à mettre des baffes à un patron pervers japonais attiré par ses petites secrétaires (quelle originalité de scénario, il ne manque plus que l’homme pieuvre au costume en mousse avec pénis en guise de bras comme cerise sur le gâteau). Un chiffre de 1 a 9 défile à grande vitesse et vous devez appuyer au bon moment (un chiffre élevé est appréciable) pour multiplier votre chiffre par un autre déjà fixé, ce qui donnera la puissance de la baffe que le boss aux mains baladeuses va se prendre (sous les couinements ravis de la secrétaire hystérique).

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4-Rush and Fire Megadas :

Le seul vrai jeu 3D de la compil qui, comme dit plus haut, s’avèrera très vite être une horreur visuelle. Il met en scène des robots qui se tirent dessus dans une arène, le tout en écran splitté. Décors vides, moches, graphismes immondes, un ratage total complètement injouable qui plus est, inutile de s’étendre dessus plus longtemps.


5-Animalis :

Enfin un peu d’intérêt dans ce jeu ! Le but du jeu est de faire des « paires » d’animaux (en retournant des cartes) pour qu’elles disparaissent et ainsi que les cartes en questions s’annulent (comme tous les jeux style Tetris), ce qui ralentit la lente descente d’un bonhomme criard accroché a une corde déroulante d’un hélicoptère, vers un crocodile affamé. Le jeu est rythmé et intéressant, j’ai découvert d’où Zoo Keeper avait pompé son concept…

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6-Oversleep Nobunaga :

Même jeu que Oyagi Hunter (jeu 3), sauf qu’il faut baffer un nippon endormi et que les chiffres qui défilent sont en japonais. Aucun intérêt…


7-Mahjurith :

Mahjurith ne sera autre qu’un Tetris avec des pièces de mahjong. Il s’adressera avant tout aux fans de Tetris en tous genres, puisque les adeptes du mahjong préféreront de loin la manière traditionnelle d’y jouer.


8-Flopon The Space Mutant 2 :

Le deuxième jeu qui vaut le détour, puisque ce n’est autre que la suite de Flopon the Space Mutant (on s’en doutait) sorti sur 3DO (connu aussi sous le titre « trip’d » en version US). Il s’agit en fait d’un Tetris avec des extra-terrestres rigolos qu’il faut faire disparaître en les empilant par race (et couleurs) par groupe de 4. Ce jeu n’est pas sans rappeler le Robotnic’s Mean Bean machine sur Megadrive par les réactions des aliens qui se dandinent et se joignent dans une étreinte molle comme les haricots de la version Sega. Très fun, coloré et doté d’une durée de vie énorme.

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9-Hyper Comanchic :

Ce jeu s’adressera aux nostalgiques des jeux comme « track and field » où il faut avoir les doigts qui martèlent les boutons a une vitesse folle. On dirige un athlète qui a bouffé un balai (ou qui a passé des années en prison à ramasser des savons vu sa raideur). Plusieurs activités s’offrent à vous : une des épreuves consiste à appuyer sur une série de boutons du pad dans un ordre donné en 40 secondes (le gars fait une danse ridicule en cas de succès). Une autre vous fera appuyer à la vitesse de l’éclair sur un seul bouton de manière répétée, ce qui fait monter une graduation (la force de saut du gars) qui se détend d’un coup (après épuisement du pauvre doigt) et saute jusque dans l’espace, le but étant de faire le saut le plus haut (qui atteint parfois plusieurs milliers de kilomètres, bonjour le réalisme).


Durée de vie

Pas facile de donner une durée de vie sur des mini-jeux. Elle pourrait être infinie si les jeux valaient le coup, seulement ici c’est loin d’être le cas. Pour moi seuls deux d’entre eux sortent du lot : animalis et flopon 2 Ces derniers seront les deux seuls jeux qui pourront éventuellement nous amener à remettre cette galette puante dans notre 3DO chérie.


Bande son

Des musiques horripilantes, des cris hystériques, des bruitages dignes d’un concert de mômes qui tapent sur des casseroles. Bref, je vais me permettre de vous donner un conseil : coupez le son sous peine de voir le peu de cervelle qui vous reste se répandre sur le sol après 10 minutes d’écoute.


Un jeu /testament de Warp qui aurait mieux fait de rester à l’état de projet. On est a des années lumière d’un jeu de la qualité de 'D' (sorti sur 3DO et Saturn entre autres) par le même développeur. Les mini-jeux s’avèreront très vite complètement inintéressants et absurdes pour la plupart. Le seul intérêt de ce jeu est le coté « rare » de ce CD tiré uniquement à 10000 exemplaires (le mien porte le numéro 2548), et doté d’un préservatif ! (campagne anti-sida et souci d’originalité exacerbée du patron mégalo bien connu de chez Warp). Le modèle de préservatif de mon exemplaire est encore sous blister héhéhé, de toute manière il est sans doute à la taille japonaise et donc inutilisable.

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SUPPOS : 2/6
(testé par Grand Barbare)
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[RETROGAMING] Ridge Racer / Playstation

Publié le par Dr Floyd

RIDGE RACER
Support : Playstation
Adapté de l'arcade
Developpeur : Namco
Sortie : 1994 (Japon) 1995 (Europe)




En décembre 1994 Ridge Racer fait parti du line-up de la Playstation au Japon. Un jeu de course qui en met plein la vue : une réalisation fantastique, quasiment digne de la version Arcade de 1993, et qui fera beaucoup pour le succès immédiat de cette nouvelle console japonaise inconnue. "Playstation" quel nom banal ! La console est attendue officiellement pour septembre 1995 en France et bien sûr Ridge Racer fait également parti du line-up Européen.

Chose géniale, lorsque vous lancez la galette du jeu vous pouvez jouer au vieux hit de Namco : Galaga ! Un shoot de légende qui vous permet en même temps de voir comment le jeu vidéo à évolué en moins de 15 ans, car maintenant place au spectaculaire : Ridge Racer est un jeu de course de voitures 100% arcade, ne cherchez pas le moindre réalisme dans ce jeu où vous effectuez des dérapages de folie à des vitesses folles dans chaque virage ! 


Vous allez où mademoiselle ?

UN SEUL ET UNIQUE CIRCUIT !

Ce qui choque dans Ridge Racer c'est l'absence totale de contenu ! Quasiment du jamais vu dans un jeu : Un seul circuit (si si !) avec 2 rallonges et un mode reverse et reverse mirror de ce même circuit. C'est assez choquant si vous n'êtes pas prévenu avant l'achat du jeu !

Le jeu est d'ailleurs tellement "court" qu'il tient entièrement dans la mémoire de la console (2Mo) ! Il n' y a aucun chargement à aucun moment du jeu, vous pouvez même retirer la galette pour mettre à la place le CD Audio de votre choix pour changer la bande son ! A l'époque je dérapais dans les virages avec du Foofighter (à fond) en bande sonore ! Que de souvenirs !  Cette taille réduite du jeu lui donne en même temps un certain charme, le jeu devient attachant et fait véritablement "arcade", pas de temps d'attente, bref le plaisir immédiat !


Culte : durant la course une petite animation Galaga à l'entrée du tunnel !

LE ROI DE LA GLISSE !

Vous disposez de 4 voitures de base, 12 si vous tuez tous les aliens de Galaga en intro, et une 13e voiture, la 13 Black, si vous réussissez à la vaincre dans le jeu (c'est le big boss en fait). Coté modes de jeu, c'est également très simple : la course ou le time trial ! Le mode course se terminera vraiment très rapidement, il vous restera alors le time trial pour faire du scoring et améliorer votre technique de pilot.. heu... de dérapage !

Car le secret de la réussite dans Ridge Racer c'est la maîtrise du dérapage. Le jeu en abuse vraiment et ils sont vraiment indispensables pour garder de la vitesse dans les virages, c'est là que tout se joue. Si vous voulez exploser votre record de temps il faudra par la suite passer en boite manuelle qui permet de meilleures reprises, mais qui est très difficile à maitriser. Finalement on peut passer des centaines d'heures à vouloir trouver l'astuce pour grappiller 2 ou 3 centièmes de secondes ! Cela devient même obsessionnel !


Le bord de mer, les palmiers, on se croirait dans OutRun !

DU JAMAIS VU SUR CONSOLE !

On pourrait presque dire que tout l'intérêt du jeu réside dans sa réalisation. Un jeu de caisses en 3D texturé, aussi détaillé, aussi fluide, aussi rapide avec le bon gout de l'arcade, du jamais vu sur une console de salon ! Ce jeu marque un tournant dans l'histoire du jeu vidéo : la fin de la dominition des "jeux de café", qui sera définitive quelques années plus tard avec la Dreamcast. Ridge Racer, même si il est très court et très simple, démontre la puissance exceptionnelle de la Playstation, qui largue complétement la Saturn en matière de 3D, et même aucun PC n'est à l'époque capable de suivre (la 3DFX n'est pas encore sortie). 

Avec Ridge Racer la Playstation devient aussitôt le must absolu en matière de jeu vidéo arcade ! Ce jeu est une véritable gifle technique en 1995 ! (ce qui explique comment Sony a réussi à s'imposer aussi facilement et rapidement). Une fois remis de la claque graphique l'intérêt réel du jeu est d'essayer d'amélorer son record, chaque centième de seconde grignoté devient un exploit... Sur un seul circuit c'est certes très répétitif mais le jeu est tellement révolutionnaire à l'époque qu'on en redemandait et qu'on restait même scotché devant la démo tournante du jeu !

SUPPOS : 6/6
(pour l'étape importante que représente ce jeu sur console)

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RETRO-GAMING : SOCCER KID / 3DO

Publié le par Grand barbare

Année : 1994
Developpeur : studio 3do
Editeur : krisalis software
Nb joueurs : 1


Les jeux de plate-forme ne sont pas nombreux sur 3do et les seuls qui ont osé pointer le bout de leurs pixels sont beaucoup trop moches pour qu'on en parle dans ce test (hormis l'excellent GEX). Soccer kid fait exception à la régle, même si on sent bien les similitudes flagrantes avec Marko's magic football que les amateurs de megadrive ont pu tester.

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SCENARIO :
Nous sommes en 1994, un mechant extra-terrestre pas beau décide de voler la coupe du monde de football (n'importe quoi ce scénario !). Dans son echappée galactique la coupe va se briser en morceaux et va se retrouver aux quatre coins du monde. Soccer kid va donc sortir sa panoplie de footballeur et ramasser les precieux morceaux pour reconstituer la coupe avant la fin de la saison en se débarrassant des géneurs sur son chemin au moyen de son ballon de foot (j'ai dejà dit Marko's magic football ?) dans differents pays comme l'Angleterre, la Russie, l'Italie, le Japon et les USA.


REALISATION :
Très bonne dans l'ensemble, on est loin d'atteindre les capacités optimales de la 3do, mais on sent bien qu'on n'est plus sur 16 bits (ne serait-ce qu'en ecoutant les musiques de qualité cd, d'une durée totale de 30 minutes tout de même !). L'intro est un dessin-animé de qualité moyenne qui ne casse pas des briques, et qui pixelise un peu, on reconnaît ici la patte de la 3do, aux intros videos un peu foireuses. Le jeu en lui même est coloré (32000 couleurs) et les graphismes mignons rappeleront aux plus anciens les jeux du style James Pond 2, aux persos loufoques et aux formes rondellettes.


GAMEPLAY :
Du pur jeu de plate-forme ! il faudra faire tout un tas de mouvements divers et variés pour arriver a se défaire des ennemis, collecter les cartes et les differents items disséminés dans le jeu (coeurs/santé, restauration vie, invincibilité, extra life, chaussures de rapidité, bref tous les ingredients communs a ce genre de jeux). Le kid est ainsi doté de mouvements assez nombreux, il peut faire des tacles, sauter plus haut en grimpant sur son ballon, shooter, jongler, faire des têtes etc...


DUREE DE VIE :
Le jeu est composé de 28 niveaux au total (chaque pays compte environ 5 ou 6 sous niveaux) de longueur moyenne mais truffés de passages secrets (passages dans les égouts, sauts dans les arbres qui mènent à differentes plates-formes, etc). La durée de vie sera trés courte si on fonce comme un bourrin, moyenne si on s'obstine à ramasser toutes les cartes de footballeurs (ce qui nous donnera la vraie fin du jeu avec un niveau en plus) dont certaines sont vicieusement cachées. Heureusement en debut de niveau un indice vous donnera le nombre de cartes cachées à trouver, ce qui facilite un peu les choses et nous force a persévérer pour ramasser les precieux bouts de cartons sans avoir à finir le niveau bredouille d'une carte oubliée.


BANDE SON :
Pas grand chose de notable, les chiens aboient, les souris couinent, les ennemis râlent (en anglais) en balançant des phrases plus ou moins drôles. Les musiques sont entrainantes et suffisamment longues pour ne pas être lassantes, de qualités inégales par contre, certaines m'ont rappelé les courses au supermarché avec mes parents en 1980.


Un bon petit jeu de plate-forme qui ne revolutionnera pas le genre mais qui vous fera passer un bon moment pour les périodes ou vous voulez vous lancer dans un jeu "pas prise de tête"...


SUPPOS : 4/6
Testé par Grand barbare
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[RETROGAMING] CRASH'N BURN / 3DO

Publié le par Grand Barbare

CRASH'N BURN
Support : 3DO
Genre: Course
Editeur: Crystal Dynamics
Développeur: Crystal Dynamics

Année: 1993
(article MAJ le 17/01/2015)

[RETROGAMING] CRASH'N BURN / 3DO

Crash and Burn est sorti à la naissance de la 3DO. Ce jeu était un peu le titre phare destiné à mettre en valeur les performances de la machine et impressionner les joueurs blasés, gavés des graphismes 2D et des sons synthétiques des machines 16 bits de l'époque. On peut dire que Monsieur 3DO a bien réussi son coup, puisque ceux qui ont eu la chance d'y jouer à l'époque (dont moi) ont vu (avec les mains tremblantes et la larme a l'oeil) qu'une nouvelle ère dans le jeu vidéo était née.

SCENARIO

Bidon a souhait ! Nous sommes en 2044 : une guerre nucléaire a ravagé la terre et les quelques survivants, plutôt que de trouver à bouffer ou se reconstruire une bicoque, ont la géniale idée de s'affronter sur des circuits au moyen de voitures ultra rapides et surarmées (lance flammes, missiles, mines, rayons aveuglants, etc... pas loin d'une trentaine d'armes différentes !). L'esprit Mad Max n'est pas loin, une impression renforcée en voyant les vidéos super kitch et les participants mal déguisés, grimés à la gouache avec de superbes perruques foireuses (l'effet est inverse au but premier : ils sont assez caricaturaux et ridicules) et plus déjantés les uns que les autres.

Bon ce n'est qu'un jeu de course et pas un rpg au scénario tortueux, on pardonne donc cette mise en scène apocalyptique qui aurait pu tout aussi bien se dérouler de nos jours avec des chômeurs sur le périphérique.


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REALISATION

Très bonne dans l'ensemble : les couleurs sont vives, les circuits intéressants, les dénivelés de la course qui apparaissent au loin (sans clipping !) donnent un pincement au coeur à la pensée de perdre une vitesse de pointe chèrement acquise. Les textures sont réussies, aucun ralentissement ne sera à déplorer dans le jeu. On regrettera cependant un petit temps de retard dans le changement de vue (2 secondes quand même) qui casse un peu le rythme de la course, et l'on évitera donc de jongler entre les vues proposées... Petite déception d'ailleurs pour les deux seules vues proposées (intérieure et mi-éloignée), une 3eme vue d'un peu plus loin aurait été la bienvenue.


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GAMEPLAY

Deux modes de jeux s'offrent a vous : rally ou tournament (qui correspondent à course simple ou championnat).

Ensuite le choix du perso : 6 gugusses au look fin années 80 et aux aptitudes différentes (surtout au niveau des performances du véhicule) déballent leur haine façon superstars du catch dans une petite séquence vidéo à côté du véhicule correspondant. Les critères retenus pour les performances des véhicules sont les suivantes : vitesse, accélération, blindage et armement.

Le déroulement de la course en elle même est assez simple de même que le but ultime : arriver premier en essayant de tuer un maximum d'adversaires. On peut finir la course en jouant les mauviettes, mais pas de tués = pas d'argent gagné, donc pas d'améliorations possibles au fur et a mesure de l'évolution du jeu quand le magasin d'armement et de blindage ouvrira ses portes ! A noter qu'il est possible de « réparer » son véhicule à chaque passage de la ligne d'arrivée (comme en F1 !) au moyen des stands qui rechargent les armes, réparent le blindage et remettent de la nitro (pas très utile durant la course sauf peut être dans les cotes ou TOUS les véhicules ont tendance a ramer) tout en vous faisant perdre un temps précieux évidemment. Un choix stratégique s'impose donc.

En plus des cinq adversaires sur la piste, d'autres véhicules bien lents et uniquement en course pour vous casser les noix et votre pointe de vitesse, se feront un malin plaisir de se coller devant vous telles des mamies quasi-aveugles au volant de voitures sans permis.
Ces véhicules-obstacles ne gêneront que vous et pas les autres adversaires (un détail du jeu qui m'a fait criser de nombreuses fois). Fort heureusement, quelques missiles rectaux bien placés régleront l'affaire. Les véhicules ont tendance à répondre assez mal dans les virages, il faudra anticiper légèrement pour éviter de se prendre un mur, une habitude à prendre, facile si vous possédez déjà une Renault (lol).


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DUREE DE VIE

Les différents circuits proposés sont au nombre de cinq au départ, déclinés sur plusieurs degrés de difficulté (cinq également), ce qui nous donne 25 circuits au total (plus quelques uns cachés mais chut, je n'en dis pas plus). Malheureusement, le mode championnat se termine assez rapidement (une demi-journée de jeu sera amplement suffisante).


BANDE SON

De qualité CD, bonne pour qui aime les sons un peu techno et la musique hard-rock FM 80's avec laque dans les cheveux. La musique du premier circuit reste gravée dans ma mémoire et celle des autres joueurs qui ont pu découvrir ce jeu qui était offert avec les premières séries de machines, un très bon souvenir, musique un peu martelante mais inoubliable.


Pari réussi pour le jeu « phare » de la 3do, un très bon jeu de course (dont peut être WipeOut s'est inspiré finalement : les circuits à bosses, les armes futuristes, la musique techno...), fun et qui creusait un gros fossé technologique avec les jeux des autres machines. Le jeu aurait pu être une bombe si un mode deux joueurs avait été présent, un oubli impardonnable puisqu'un tel mode de jeu m'aurait peut être incité à y jouer encore plus longtemps avec mes amis boutonneux de l'époque (d'où la note un peu basse, j'aurai mis 5 suppos avec un mode deux joueurs).


SUPPOS : 4/6
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[RETROGAMING] Gunstar Heroes / Megadrive

Publié le par Usebu

GUNSTAR HEROES
Editeur
: SEGA
Développeur : Treasure
Année : 1993
Support : MegaDrive
test mis à jour le 25/10/2010

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Gunstar Heroes fait parti de ces jeux que l'on n'a pas forcement connu à leur sortie ! Des jeux débarqués confidentiellement en Europe, et qui malgré leurs énormes qualités ne connaissent pas forcément le succès qu'ils méritent. Heureusement, le temps joue en leur faveur et ils rentrent bien souvent au panthéon des jeux à posséder absolument dans une ludothèque. Alors oui, je vous le dis tout de suite, Gunstar Heroes, le premier jeu du studio Treasure, est une "bombe" ! Voilà pourquoi...

Treasure est un tout nouveau groupe de développeurs en 1993 et Gunstar Heroes est leur premier jeu. Pourtant, ces programmeurs ont une grosse expérience : ils ont bossé sur de nombreux jeux chez Konami dont le trop méconnu Bucky O'hare (Nes et Arcade, voir notre test), et certains ont participés à la conception de Contra, Axelay, Rocket Knight Adventures... Il est ici évident qu'on retrouve quelques éléments ayant fais le succès de Contra dans Gunstar Heroes. Mais le jeu a tout de même une identité propre.

Autant vous le dire tout de suite, le jeu est relativement facile ! Et vu l'investissement (le jeu côte, et oui !!!) mettez tout de suite le niveau de difficulté au maximum. D'une part, vous aurez un jeu qui vous résistera et vous permettra de prolonger le plaisir, et d'autre part, vous aurez alors accès à l'intégralité des boss (certains sont bridés dans les niveaux de difficulté inférieurs).

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Deux personnages sont disponibles : l'un peut tirer et bouger en même temps, l'autre bloque ses mouvements au moment où il tire, ce qui permet une plus grande précision dans le tir, mais il en résulte une certaine vulnérabilité face aux ennemis. Et les ennemis sont nombreux, très nombreux ! Pour attaquer tout ce joli monde, vous avez le choix au départ entre 4 modes de tirs, à choisir en fonction de votre méthode de jeu, mais également du niveau à affronter. Ainsi, laser, tir en rafale, lance flamme ou tir à tête chercheuse sont au programme. Mais ce qui fait l'originalité et la richesse de Gunstar Heroes, c'est la possibilité de doubler cet armement et surtout de combiner deux modes de tir : avec un tir en rafale mixé au tir à tête chercheuse, autant vous dire que ça explose à tout va ! A vous donc de trouver la combinaison qui vous convient le mieux ! Ce système d'armement fait toute la richesse de Gunstar Heroes, et vous aurez à coeur d'essayer les différentes combinaisons, qui auront plus ou moins d'effet en fonction des niveaux.

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Les niveaux, parlons-en justement. Au début du jeu, vous pouvez choisir parmi quatre niveaux. Si au départ, vous partez avec 100 points d'énergie, chaque niveau terminé vous rapporte 20 points supplémentaires. Il s'agit donc de choisir le niveau le plus facile en premier, mais tout est relatif ! Dans chaque niveau, le but du jeu est de ramener un gemme de couleur qui vous sera remis par le boss battu.

Le premier niveau vous verra combattre dans un village autochtone et mêle nerveusement plateforme et shoot. Les ennemis sont nombreux, Le boss de fin de niveau fait penser à l'équipe boiteuse des méchants de Pokemon. Dans le second niveau, vous shooterez tout ce qui bouge à partir d'un kart monté sur rail. Le boss de fin de niveau est impressionnant puisqu'il prendra sept formes différentes avant d'être vaincu. Dans le troisième niveau, vous partirez à l'assaut d'une forteresse volante à la Strider. Le boss de fin de niveau est un espèce de militaire cherchant à vous faire tomber dans le vide. Enfin, dans cette première partie du jeu, le quatrième niveau est vraiment atypique puisqu'il s'agit d'un jeu de l'oie. Un jeu de l'oie qui vous enverra, selon les cases sur lesquelles vous tombez, affronter des boss, ou tenter de sortir le plus rapidement possible d'un mini-labyrinthe etc...

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Dans chacun de ces niveaux, plusieurs éléments viennent frapper le joueur :

- La nervosité du jeu et le rythme imposé : ici, point de poésie, on avance et on shoote, et autant vous le dire ça vient de tous les côtés et on ne reposera ses petits doigts qu'au message Stage Clear ! Les ennemis arrivent en nombre et même s'ils ne sont pas très variés, on n'y fait pas franchement gaffe, puisqu'au bout d'un moment, tout ce qu'il reste à l'écran ce sont des explosions ! Et malgré cela, pas l'ombre d'un ralentissement, et ce n'est jamais fouillis à l'écran. Treasure fait cracher ses tripes à la MegaDrive !

- Les boss : habituellement, on se tape un boss de fin de niveau et basta ! Et bien là, en plus des boss de fin de niveau, on a le droit à 2, 3 voire plus boss intermédiaires ! Dans le niveau du jeu de l'oie, on a même quasiment que des boss à combattre ! De plus, ces boss sont d'une variété étonnante, tant dans leur design, leur manière de combattre que leur point faible !

- Les petits plus : si vous prenez le temps (je sais c'est pas évident !) de regarder plus attentivement le jeu, vous verrez les petites animations comiques dont sont dotées les méchants, notamment lorsqu'ils meurent. Même les boss jouent la comédie, notamment le boss du quatrième niveau qui fera semblant, dans un premier temps, de vous rendre le gemme.

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Tout cela fait le charme du jeu et fait grandement penser à une légende vivante du genre : Metal Slug, sorti lui en 1996. Je m'avance peut-être, mais pour moi, il est indéniable que SNK a repris de nombreux éléments du jeu de Treasure.

Techniquement, le jeu est une bombe. Jamais un ralentissement, et même si les sprites sont relativement petits par rapport à un jeu comme Shinobi III, il en impose par de nombreux aspects : le nombre de sprites affichés simultanément à l'écran est impressionnant. Les boss, eux, sont absolument magnifiques et énormes. Au programme, distorsion, rotation, zoom, on est à la limite de la 3D sur de nombreux éléments, et tout ça sur une petite MegaDrive !

Cette surenchère technique ne gène jamais la jouabilité qui est, à chaque instant, excellente ! Le personnage répond parfaitement, les tirs sont précis, on peut sauter, faire une prise de judo, s'accrocher aux plateformes etc... Seul point faible du jeu, la musique, bien qu'elle soit de qualité, n'est pas inoubliable et ne restera pas dans la tête toute la journée. Les bruitages sont par contre de qualité : explosions, rafales de tirs et cris sont au programme.


A l'instar des shoots de Technosoft : Thunder Force 3 & 4, Gunstar Heroes est ce qui se fait de mieux sur la 16 bits de Sega. De l'action rythmée, du shoot à tout va, le jeu est un "must-have" et vous fera passer d'excellents moments, seul ou à deux. Le jeu n'est pas qu'une vitrine technique, il est aussi extrêmement plaisant à jouer !


Scénario :
Vous devez sauver le monde en récoltant des gemmes. Rien de bien original, du déjà vu, mais c'est encore une fois le traitement qui en est fait qui donne l'originalité du titre. Un Metal Slug avant l'heure !

Graphismes
:
Absolument magnifiques. On sent que la MegaDrive ne peut pas faire beaucoup mieux que ça. Tout est animé, détaillé. On peut titiller un peu et trouver ainsi quelques petits détails qui chagrinent : parfois, la palette de couleur est un peu terne, mais Treasure n'y est pour rien.

Sons :
Le seul point faible du jeu. Les musiques sont rythmées mais loin d'être inoubliables. Les bruitages sont de qualité et assurent l'ambiance.

Jouabilité :
Nos deux héros répondent parfaitement à toutes les sollicitations. Malgré les hordes d'ennemis qui s'abattent sur vous, vous n'êtes jamais pris au dépourvu.

Durée de vie :
Le jeu n'est pas particulièrement long à finir, aussi, on mettra directement le niveau de difficulté maximum. Mais ce genre de jeu est inusable, et on aura à coeur de le finir sans continue. Le fait qu'il soit jouable à 2 renforce également la durée de vie : une petite partie entre potes, c'est toujours agréable !

SUPPOS : 6/6
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[RETROGAMING] DEATH WISH III / AMSTRAD CPC

Publié le par Dr Floyd

DEATH WISH III
Testé sur : Amstrad CPC
Existe également sur : Commodore C64, ZX Spectrum, MSX
Editeur : Gremlin Graphics
Année : 1987

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Death Wish 3, ou Le justicier de New-York en version française, est le troisième film de la série Dead Wish (Un Justicier dans la ville), un célèbre « nanar » mettant en scène le vieillissant Charles Bronson qui joue le rôle de Paul Kersey, un architecte dont la femme se fait assassiner dans le premier film. Devant l’insuffisance de la justice il décide de faire vengeance lui-même ! Et désormais VOUS êtes Bronson sur Amstrad CPC !

Death Wish III est un beat’em all en 2D vu de profil. Cependant le déroulement n’est pas classique car vous évoluez vraiment dans un espace en trois dimensions. Vous pouvez en effet vous déplacer dans chaque direction à 90° en dirigeant le joystick vers le haut ou vers le bas, les décors se redessinant instantanément. Cependant devant la répétition des graphismes on se perd assez facilement, le repérage est alors absolument indispensable. Celui ci se fait par l’intermédiaire de la map, sorte de GPS qui se situe sous l’écran principal. 

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Quatre armes sont à votre disposition : votre célèbre Wildey Magnum 475, un fusil à pompe, une mitraillette et même un très efficace lance-roquettes !  Une fenêtre vous indique l’état de votre gilet pare-balles : trop endommagé, ou trop de balles près du cœur et c’est le game-over. Cependant pas d’inquiétude, malgré le nombre impressionnant d’ennemis qui vous tirent dessus, le vieux Charles est d’une résistance à toute épreuve et encaisse des centaines de balles sans problème ! 

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Le jeu est de très mauvais goût et dégage une violence extrême. Pendant que les prostituées vous montrent leurs fesses vous réduisez en lambeaux les gangsters à coup de lance-roquettes ! Des infirmiers viennent alors débarrasser le trottoir des « restes » !  Même les pauvres mamies innocentes pourront être victimes de votre soif effrénée de vengeance ! 

La réalisation n’est pas exceptionnelle mais globalement satisfaisante. Les graphismes sont très répétitifs et pixelisés. A noter que le jeu mêle habillement 2 modes graphiques : 160x200 en 16 couleurs pour le jeu et 320x200 4 couleurs pour les infos en bas de l'écran. Les animations ne sont pas non plus fantastiques et manquent de décomposition. Le gameplay est ultra basic : pas de possibilité de sauter ou de s’abaisser, vous pouvez tout simplement aller à gauche ou a droite et tirer ! Tout est basé sur l’orientation, la recherche des armes et des gangs.

Death Wish 3 est un jeu culte malgré sa réalisation très moyenne et son gameplay répétitif. De part la liberté de déplacement du personnage qui ne suit pas un parcours pré-défini et de part son humour noir ce jeu est un "must-have" de l’Amstrad CPC, tout comme les versions Spectrum, Commodore 64 et MSX. Un GTA avant l’heure ?

SUPPOS : 3/6
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