[RETROGAMING] Resident Evil: Code Veronica / Dreamcast
RESIDENT EVIL CODE VERONICA
Support : Sega Dreamcast
Existe également sur PS2 (2001) et Gamecube (2004)
Éditeur : Capcom / Eidos en Europe
Développeur : Capcom
Année : 2000

Resident Evil 4 est pour beaucoup l’un des meilleurs opus de la saga. Hors celui ci n'est pas totalement digne selon moi d'en porter le nom. Resident Evil est une série qui a
définitivement rendu populaire un genre qui était plus que rare il y a dix ans : Le Survival Horror (en français « survivre dans l’horreur ») et RE4 a tout simplement failli à cette
appellation : sauvegardes à répétition, peu d'énigme (alors qu'elles font parties intégrantes de la série), des munitions à volonté ou presque et une ambiance rarement oppressante
(à part au début). Qu'en est-il de ce Code Veronica, premier opus de la saga sur 128 bits ?
Code Veronica fut à l'époque une exclusivité pour la "dame blanche". C'est donc le premier Survival Horror à exploiter les capacités d’une 128 bits et le résultat est sans appel : le nombre de
cinématiques extrêmement bien réalisées a été revu à la hausse, les graphismes et le son en profitent également, la maniabilité n’a pas changée mais elle reste bonne malgré tout. Mais le
point somptueux de cet épisode restera à jamais son scénario. Il y a pour la première fois dans un RE un scénario à l’intérieur du scénario. Je me fais donc cet honneur de décortiquer tout
cela pour vous.

L’intro du jeu est bluffante : l’héroïne principale (Claire Redfield) a des yeux magnifiques comme en atteste les couvertures des différents portages. Il faut savoir que cette introduction a été
entièrement reprise des années plus tard dans le film Resident Evil 2 Apocalypse. c’est dire la qualité de celle ci.
Passé l'introduction, on débute l'histoire dans une prison style Alcatraz. L’île appartient à la très noble famille Ashford dont les derniers héritiers en date sont Alexia et Alfred
Ashford. Bien entendu cette charmante famille possède des liens avec Umbrella (votre ennemi favori), mais bon vous êtes ici pour retrouver votre frère avant tout ! Vous rentrerez
vite en étroite collaboration avec Steve, un ex-prisonnier.

Ce RE ne peut laisser indifférent. Ambiance angoissante appuyée par des musiques et des décors qui s’accordent parfaitement. Les lieux visités sont sombres, sales et intrigants. Ils
nécessitent une observation minutieuse (ne pas trouver un document important vous obligera à "tourner en rond"). La folie des proprios est exprimée par une belle mise en scène tout comme les
cinématiques en images de synthèse.

Au cours du jeu vous aurez également la possibilité de contrôler Steve (dont le penchant pour la gente féminine provoque certaines maladresses !) et également le frère de Claire (note :
alors surtout ne lui laissez pas d'objets clés car il vous sera impossible de les récupérer ensuite... en plus si vous n'avez qu'une sauvegarde vous êtes bon pour tout vous retaper !).
Le bestiaire reste inchangé : chiens, zombies, araignées, papillons… mais propose deux nouveautés : les "grandes mains" qui feront grimper votre rythme cardiaque… Plus prévisibles mais
plus dangereux : les Hunters. Ne vous inquiétez pas tout au long de votre mission vous trouverez de quoi exterminer tout ce beau monde (en quantité très limitée…) : flingue, fusil à pompe,
lance-flèches (explosive ou non), sniper... Les rubans encreurs et autres sprays seront également distribués avec parcimonie.

Ceux qui ont joué à RE3 se souviendront certainement de la dernière grosse énigme tordue du jeu, et bien c’est fini (ouf) car ici la cohérence est de mise et en réfléchissant vous ne devriez
pas rester bloqué très longtemps. La psychologie des personnages justifie à elle seule que l’on s’intéresse au jeu. On a parfois l’impression d’être en plein RPG tellement le scénario tient la
route avec ses nombreux rebondissements et bouts de vie disséminés ici et là.
Code Veronica est selon moi le meilleur Resident Evil sur 128 bits, tout simplement, même si son succès fut limité du fait de la courte vie de la Sega Dreamcast.
Maniabilité
Comme d’habitude le joueur peut sembler rigide, pour le reste RAS sauf contre "un homme en vert" (je ne voudrais pas spoiler) : je n'ai jamais réussi à esquiver ses coups.
Graphismes
C’est détaillé et sombre à la fois, les cinématiques de bonnes qualités nous dévoilent les moments forts… On aurait bien voulu pouvoir les re-visionner une fois le jeu fini.
Bande son
Un régal tout simplement, et même si il n'y a pas de thème en particulier, ils participent bien à l'ambiance… Mention spéciale aux voix des Ashford.
Durée de vie
On se refait 1 fois, 2 fois, 3 fois le jeu car on ne peut pas se lasser d’une telle histoire forte en émotion !
SUPPOS : 6/6![]()
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