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GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Publié le par Eric Boez

Nous connaissons tous lʼhistoire de Steve Wozniak et Steve Jobs, qui en 1976 fabriquaient lʼApple 1 dans le garage de Jobs ! Cinquante Micro Ordinateurs assemblés à la main par de jeunes et quasi-insouciants beatniks, entre les Cokes et les Pizzas.

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

On peut penser ce que lʼon veut dʼApple aujourdʼhui, mais ceux là ont été des pionniers de la micro- informatique, des découvreurs plus que des inventeurs à une époque où tout restait à construire.

Qui nʼa pas rêvé de ressentir, cette sensation de pionnier, ce sentiment de réaliser quelque chose dʼunique, dʼêtre le premier à fouler une terre inconnue ?

A bientôt quarante quatre ans, jʼai grandi en même temps que la micro-informatique, cela fait parti de mon univers et je suis fier dʼavoir vécu cette révolution, qui en 40 années a bouleversé les habitudes et fait évoluer le monde. De jouet, le micro-ordinateur est devenu lʼoutil incontournable du 21ème siècle.

Jʼai vécu cette évolution. Vous avez vécu cela aussi. Vous étiez dedans, vous faite partie de lʼhistoire. Dans 50 ans les gens parlerons de notre génération comme celle qui à vécu la révolution informatique, comme aujourdʼhui on parle de ceux qui ont vécu la révolution industrielle au 19ème siècle.

Toute fois, je ne peut mʼempêcher de penser que je suis né un peut trop tard, jʼaurai voulu être de ces découvreurs qui assemblaient des morceaux de silicium sur des plaque en plastique et par la magie de lʼélectronique donnaient naissance à un micro-ordinateur. Jʼaurai voulu être de ceux là, qui imaginaient le futur, plutôt que de le subir...

Aujourdʼhui cʼest un peut de cette magie, de cette frénésie que je veux vous procurer en vous proposant de construire vous même votre micro-ordinateur 8bits. Notre siècle à ceci de particulier quʼil permet de mettre à disposition du plus grand nombre des technologies compliquées.

Vous connaissez sans doute déjà Arduino ou Raspbery Pi, des ensembles de modules électroniques qui, une fois assemblés et programmés, peuvent se transformer en autant de gadgets utiles ou inutiles, voir en mini-ordinateurs. Mais connaissez vous GR8BIT ?

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

GR8BIT est un concept unique de micro-ordinateur vendu entièrement en kit. Quand je dis en kit, ça ne veut pas dire sous formes de cartes, ou de circuits imprimés déjà construits et prêt à être assemblés, à la manière dʼun PC. Non ! Vous aurez à souder vous même tous les composants sur les circuits imprimés, les assembler, programmer les eproms, et comprendre un minimum le fonctionnement dʼun Micro-ordinateur. Tout est inclus (sauf les outils). Tous les composants, processeurs, mémoires, résistances, condensateurs, circuits imprimés, plans...

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Vous nʼaurez quʼà suivre les instructions à la lettre pour construire et assembler vous même votre micro- ordinateur 8bits, et, entre deux vapeurs de soudure dʼétain, peut être que vous aurez un peut ce sentiment dʼêtre Steve Wozniak en 1976 sur son Apple1 !

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Un micro 8bits pleinement fonctionnel, oui mais un MSX !

Au terme de lʼassemblage, des différentes cartes, vous pourrez placer lʼensemble dans une Tour PC au format ATX. Vous aurez alors , entre les mains, un micro- ordinateur 8bits pleinement fonctionnel. Et surtout, pas nʼimporte quel ordinateur 8bits ! Mais celui qui est sans doute le meilleurs 8bits de sa génération, un MSX2 !

Un MSX2 complet, puissant, pouvant même évoluer en MSX2+ par un simple changement de processeur graphique. Toutes les extensions sont possibles, notamment lʼajout dʼun disque dur !

Et bien entendu, toute la ludothèque MSX est accessible, autant en disquettes, quʼen cartouches, vous aurez alors tout loisir dʼexplorer les formidables jeux Konami ou de vous essayer à la programmation sur le puissant Basic Microsoft.

Qui, quoi, comment ?

Derrière le GR8BIT il y a Eugeny Brychkov, un ingénieur Russe. Déjà à ces deux mots, mots « Ingénieur Russe » mon imaginaire encore connecté aux années 80 sʼemballe et des images de Soyouz, MIG29, Gorbatchev, Guerre Froide se bousculent dans ma tête !

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Pourtant il nʼy aura pas de guerre froide avec Eugeny ! Ce très sympathique ingénieur reste à lʼécoute de vos besoins, sais se mettre au niveau de son interlocuteur et, il est toujours prêt à vous filer un coup de main.

Lui qui dès lʼâge de 8 ans démontait des radios et des horloges, est tombé dans le chaudron magique de la micro-informatique à lʼâge de 12 ans quand dans son école 16 Yamaha Yis503II furent installés. Car oui, le MSX malgré son semi-échec mondial, était présent dans lʼex-URSS, qui a vu dans ces machines un fort potentiel éducatif. Cʼest plusieurs centaines de milliers dʼordinateurs MSX qui ont été installés dans les écoles à une période ou nous autres français faisions connaissance avec le programme « Informatique pour tous » et ses Thomson MO5 et autre TO7.

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Des jeux comme Kingʼs Valley ou Knightmare ont fait le bonheur du jeune garçon. Mais, système éducatif oblige, les micro- ordinateurs nʼétaient ni équipé dʼenceintes, ni de joystick. Pour pallier à ces déficits, Eugeny construisit lui même un système audio portatif sur pile 9V, puis fabriqua son propre joystick... avec autofire !

Au fil des années il construisit différents appareils, et spécialisa ses études dans lʼinformatique jusquʼà devenir diplômé en Science de lʼinformatique à lʼuniversité de Moscou.

GR8BIT: Fabriquez votre micro-ordinateur 8 bits !

Cʼest en devenant lui même enseignant quʼil se rendit compte des points faibles du système éducatif dans les domaines de lʼinformatique, et cʼest pour pallier à cela quʼil imagina le GR8BIT. GR8BIT est avant tout un kit pensé pour lʼapprentissage des sciences de lʼingénieur, et de lʼinformatique. Avec une approche très didactique et surtout en privilégiant le « Do It Yourself » , GR8BIT est une approche en douceur, et très valorisante de la conception de hardware informatique.

[Un GR8BIT assemblé, Fonctionnel]

[Un GR8BIT assemblé, Fonctionnel]

[Un GR8BIT dans un boitier ATX]

[Un GR8BIT dans un boitier ATX]

Très documenté, extrêmement facile à suivre, tout le monde est capable de monter un GR8BIT, même avec très peut de connaissances en électroniques. Fabriquer soi même son micro-ordinateur, le bichonner, lʼassembler, le customiser est véritablement une expérience unique.

Avez vous lʼâme dʼun pionnier ? Fabriquer votre propre machine est il lʼun de vos rêve ? Cʼest à votre portée. Nʼhésitez pas à contacter Eugeny Brychkov et son équipe si vous avez des questions ou interrogations... Rendez vous sur le site : http://www.gr8bit.ru

Moi je retourne à mon fer à souder, me respirer une petite vapeur dʼétain ... humpffff !

Eric Boez (c) Décembre 2013

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Zemmix Neo : La console MSX de 2013 !

Publié le par Ericb59

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Le MSX, le standard dʼordinateurs 8bits imaginé par Microsoft et Ascii est né en 1983 (voir notre dossier). Promis à un avenir radieux le MSX ne connu pas le succès mondial qui lui était pourtant destiné, et déjà en 1987 le standard était mort en Europe. Il survécu jusquʼen 1992 au japon, par le biais de plusieurs déclinaisons (MSX2+ et MSX TURBO-R) , puis sʼen fut fini et le MSX rejoint le cimetière des 8bits...

Pourtant, les machines MSX laissèrent une emprunte indélébile dans lʼesprit des utilisateurs, devenus pour beaucoup dʼentre eux des fans ! Cʼest en Corée, à Séoul, début 2013 que certains membre du «Gudakdari Forum» prennent la décision de célébrer les 30 ans du MSX en construisant une nouvelle machine MSX. Le nom de cette machine... le ZEMMIX NEO.

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Zemmix quoi ?

Zemmix est une marque coréenne détenue par Daewoo electronics, qui fabriqua des console MSX pour le marché coréen dans les années 80. Souvenez-vous... MSX cʼest un ordinateur ! Et bien les coréen ne sʼencombrent plus du clavier et des lecteurs de cassettes ou de disquettes, et construisent des machines dédiée au jeu... Ce sont les Zemmix CPC-50, CPC-51 compatibles MSX1, puis CPC-61 compatible MSX2 et enfin CPG-120 compatibles MSX2+ !

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Cʼest donc en hommage à cette marque mythique au pays du matin calme, que nos fans vont appeler leur machine la Zemmix Neo. Cʼest en mai 2013 que lʼoccident apprend la construction dʼune nouvelle console MSX, par le biais dʼun post sur le forum de «Msx.org» le site communautaire MSX le plus actif de l'hémisphère nord. Il nʼen fallait pas plus pour déchainer lʼenthousiasme de centaines de fans occidentaux, demandant à corps et cris comment ils pouvaient acheter cette nouvelle console MSX.

Le projet Zemmix Neo est né de lʼenvie et de la passions de fans, de se retrouver et de partager un projet commun. Il nʼétait pas question de vendre quoi que ce soit, ni de gagner de lʼargent... Chaque membre apporta ses compétences. Un budget conséquent fut réuni pour permettre la production de 100 consoles, uniquement pour les fans coréens ! Le coût de revient dʼune console étant estimé à plus de 300$.

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Devant lʼinsistance de dizaines de fans de tous pays, les concepteurs du Zemmix Neo acceptèrent de faire une production «spéciale» pour les fans occidentaux. Le boitier sera simplifier, moins de couleurs seront disponibles, mais les fonctionnalités resteront identique, le Zemmix Neo Lite est né. Une précommande est organisée au niveau mondial, et le coût de la console est ramené à 250$ (lors dʼun achat dʼun lot de 5 unités).

En seulement 2 mois nos fans coréens produisent 150 consoles Zemmix Neo Lite. Passant leurs week-end à assembler à la main les différentes pièces de la console, le travail est considérable ! Les consoles sont expédiées début juillet 2013 dans tous les coins du monde...

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Il faut mettre en avant le dévouement des membres du Gudakdari Forum, qui ont produits autant de machines avec pour seule motivation : faire plaisir aux fans ! En effet, le seul bénéfice financier quʼils ont réalisé à servi à organiser un dîner entre eux tous, pour fêter lʼarrêt de la production. Il faut noter que les éléments techniques nécessaires à la fabrications de cette console ont été donnés gracieusement à la communauté. Les plans des circuits imprimés, et les codes sources logiciels sont disponibles gratuitement ! Ce dévouement, et cette abnégation fait si souvent défaut à notre monde mercantile, que je me dois, ici, de les féliciter tous, et de leur adresser un grand BRAVO !

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En haut la Zemmix Neo. En bas la Zennix Neo Lite

Et comment ça marche ?

La Zemmix Neo est construite avec même Hardware que le OneChip MSX (OCM).
Le One Chip Msx fut lʼultime projet de la société ASCII (Maison Mère du MSX) en 2005, mais ce projet fut abandonné par manque de soutient financier. Récupéré par D4 Enterprise en 2006, cette société proposa une machine compatible MSX2 basée sur lʼimplémentation de tous les circuits dʼun ordinateur MSX au sein dʼune seule puce FPGA (un circuit logique programmable).

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Tout un MSX dans une seule puce, cʼest là la magie de la technologie ! Si à son lancement le OneChip MSX était juste un compatible MSX2, depuis, et grâce au soutient de talentueux programmeurs de par le monde (comme KDL un codeur italien), la machine est aujourdʼhui parfaitement compatible MSX2+, et propose en standard les fonctionnalités FM (Msx Music) et même le fameux son SCC des cartouches Konami.

La technologie du Zemmix Neo est donc en tout points identique avec le OneChip MSX. La console est donc pourvue de deux ports cartouches, 2 prises joysticks DB9, 2 ports USB, 1 entrée clavier PS2, et un port SD Card pour le stockage de masse. En sortie on a une sortie VGA, une composite, une S-VIDEO, et une sortie audio stéréo. Cerise sur le gâteau, un module Scanline est intégré, ce qui permet dʼavoir une image au look retro de télé cathodiquesur sur un écran LCD !

Branchez un joystick ou un clavier, insérer une cartouche MSX... et hop cʼet parti pour des heures de jeu endiablées. Bien entendu, la carte SD (limitée à 2 Go) peut contenir toute sortes de fichiers, roms, images disques etc... une petite commande sous MSX-DOS pour lancer un loader et cʼest toute la ludothèque MSX qui est à votre disposition.

Le Zemmix Neo (lite) est une petite machine de 23 cm sur 19, construite en aluminium brossée, assemblée à la main par des fans, pour des fans ! Jʼai la chance dʼen avoir un exemplaire, et cʼest un véritable plaisir que de lʼutiliser. Ce nouveau rejeton de la famille MSX fait honneur à ses ancêtres. La réussite de cet éphémère projet prouve quʼil est encore possible de nos jours, avec de lʼenthousiasme, de créer de belles choses dans un garage !

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Fiche technique :

Zemmix Neo - Zemmix Neo Lite
Console Compatible : MSX1, MSX2, MSX2+
Fonctionnalités sonores : FM - Msx Music, SCC+
Ram : 2048 ko
Processeur : FPGA - Altera Cyclone II
Systeme Dʼexploitation : MSX Basic 2.01 - MSX DOS 2.2
Port Cartouche : 2 ports
Port SD Card : 1 port (SD jusquʼà 2Go, Fat 16)
1 entrée clavier PS2, 2 port USB, 2 port Joystick DB9
Sortie écran : VGA, Composite S-VHS
Module Scanline intégré : modulable
Sortie Son Stéréo.


Année de production : 2013
Nombre dʼunités produite : Zemmix Neo 100 unités. Zemmix Neo Lite 150 unités.



Eric Boez Octobre 2013

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[DOSSIER] MSX, La genèse

Publié le par Ericb59

bill msx

Début des années 80, la micro-informatique entre doucement dans les foyers français. La micro-informatique cʼest moderne, personne ne sais exactement à quoi sert un micro- ordinateur à la maison, mais la promesse de rendre les enfants plus intelligents et surtout de les initier aux outils du 21ème siècle finit de convaincre les parents des classes moyennes. « Un ordinateur à la maison, il y aura ! »



En décembre 1984, le magazine Science et Vie Micro titre «50 ordinateurs familiaux», oui vous avez bien lu ! 50 modèles différents, et sans doutes plus encore sont sur le marché. Une véritable orgie ! Tous les constructeurs dʼélectronique y vont de leur micro-ordinateur, lequel est forcément meilleurs que celui du concurrent.

Souvenez vous, on parle alors dʼAlice, Exelvision, Hector 2 HR+, Thomson MO5, Apple IIe, Sinclair Spectrum, Atari 600 XL, Amstrad CPC 464, Acorn, Commodore, Laser, Lynx, Aquarius, Dragon, Spectravideo... Je ne vais pas tous vous les citer... Toutes ces machines proposent quasiment les mêmes possibilités, «Jouer, Gérer, Apprendre, Créer», mais tous ont des systèmes différents, et aucun nʼest compatible avec le voisin.

Cʼest dans cette jungle, où personne ne sʼy retrouve vraiment, quʼarrive MSX.


La promesse de la compatibilité parfaite


MSX est le fruit de la collaboration entre 2 sociétés montantes des années 80, la société japonaise ASCII et lʼaméricaine Microsoft. Lʼidée ? Créer toute une gamme dʼordinateurs compatibles.

Pour cela, une base matériel et logiciel identique est adoptée :

- Micro processeur Z80A,
- 8 ko de mémoire vive minimum,
- VDP Texas Instrument TMS-9918 permettant une résolution max de 256*192 pixel en 16 couleurs, 32 sprites,
- Ram vidéo de 16Ko,
- Processeur sonore Yamaha AY-36-8910, 3 voix 8 octaves,
- Interface Centronics, connecteur lecteur de cassettes, 1 prise joystick minimum, 1 port dʼextension, et un clavier 70 touches avec 5 touches de fonctions programmables et 4 touches fléchées pour le curseur,
- Et enfin, un Basic/bios de 32kb, made in Microsoft.

Mais au fait, dʼoù viennent ces spécifications ? Est-ce une révélation divine ? Presque ! Revenons quelques années en arrière...



Tout commença, comme souvent par une rencontre...


En 1976 Kazuhiko Nishi est étudiant à la prestigieuse université Waseda de Tokyo. Il est déjà passionné par ce nouveau monde qui commence à émerger, celui de lʼinformatique des micro-ordinateurs, des logiciels et de lʼélectronique.


Avec un ami il se met en tête de créer un jeu qui tourne sur les nouveaux modèles de «Pong» à base de processeur General Instrument AY-3-8500, un processeur qui révolutionna le genre et sera utilisé dans les consoles Odyssey 300 et Coleco Telstar. Nishi souhaite construire lui même sa console avec son jeu et le revendre.

A cet effet il se rends chez General Instrument pour acheter quelques puces, mais on lui rétorque que celles ci ne sont pas à vendre au détail. Nʼayant pas suffisamment dʼargent pour acheter un stock complet, il abandonne cette idée. Dépité, mais pas déstabilisé, il décide que si il ne peut pas vendre son jeu, il vendra la méthode et les informations pour le construire.
Il écrit un article quʼil propose à un magazine, ce qui aura beaucoup de succès, puis on lui demande dʼécrire des articles sur des jeux vidéos pour plusieurs revues...

Un jour il décide, «plutôt que dʼécrire pour les autres, je devrai écrire un livre et le publier». On est jamais mieux servi que par soi même, dit lʼadage ! Ni une, ni deux, il arrête ses études et quitte lʼuniversité. Ce qui est une chose plutôt rare pour un japonais. Mais Nishi ne se sent pas comme les autres, il a le goût dʼentreprendre et ne souhaite pas que sa vie soit télé-guidée.

 

En 1977, avec deux partenaires il fonde la société ASCII, et publie, non pas un livre comme cʼétait sa première idée mais un magazine «I/O». Quelques temps plus tard, il laissera tomber ce magazine, pour un autre plus «professionnel» traitant des produits électroniques et des jeux vidéos : ASCII Magazine.

Nishi est brillant, alors quʼil écrit ses articles, il se dit que certains logiciels quʼil teste pour son magazine ne sont pas suffisamment aboutis «Je pourrai faire mieux» se dit-il. Il se lance alors dans la réalisation de logiciels...


Mais pour cela, il a besoin dʼun langage de programmation, il réfléchi...
Qui donc possède un bon langage de programmation ? Le nom lui vient tout de suite à lʼesprit... Microsoft.


Cʼest à minuit, une nuit dʼaoût 1977 que Kazuhiko Nishi prend sont téléphone pour appeler le siège de Microsoft à Albuquerque. «Puis-je parler à votre président ?» demande tʼil courtoisement.

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(Siège de Microsoft dans les années 80)

Bill Gates prends lʼappel, et les deux jeunes hommes commencent à discuter. A la fin de
la conversation, Nishi propose à Bill Gates de lui payer un billet dʼavion pour Tokyo, à fin quʼils puissent se rencontrer. Gates refusa la proposition, cʼest donc Nishi qui prendra lʼavion.
Nishi et Gates se rencontrent finalement deux mois plus tard sur un salon dédié à la micro- informatique.

De quoi parle un Nerd quand il rencontre un autre Nerd ? Les deux jeunes hommes discutent neuf heures dʼaffilé, se rendant compte quʼils avaient énormément de points commun.
Tous les deux ont 21 ans, sont issus du même milieu social aisé, ils ont abandonnés leurs études pour créer leur business, ont la même passion de lʼinformatique, et sont persuadés que le marché du logiciel et de la micro-informatique va exploser...

Bref le courant passe... «Vendons des logiciels» dit Nishi... Et ce sera chose faite. Après quelques discussions et arrangements les deux hommes s'associent. Leurs deux personnalités se complètent bien, Nishi est affable, persuasif, il a les talents dʼun businessman, tandis que Gates à une approche plus théorique des choses.

microsoft


Ils ne le savent pas encore, mais le partenariat des deux société ASCII et Microsoft va transformer le marché naissant du logiciel pour micro-ordinateur en véritable industrie. Nishi prend le poste de vice-président de Microsoft, et sa société ASCII devient le représentant officiel de Microsoft au Japon.

 


Le premier micro-ordinateur japonais


Kazuhiko Nishi «Kay» pour les intimes veux prouver à son nouveau partenaire ses capacités. Il sait que Nec Corp. a un projet sur la micro-informatique ; fouillant son carnet dʼadresses il appelle Kazuya Watanabe, cadre chez Nec Corp, quʼil persuade de venir aux Etats-Unis pour le rencontrer en compagnie de Bill Gates et Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft.

La rencontre avec les jeunes patrons de Microsoft, est concluante. Wartanabe est impressionné par ces jeunes hommes. Le cadre de Nec rentre à Tokyo avec un projet quʼil propose à sa compagnie. Fabriquer un micro-ordinateur avec lʼappui et lʼexpertise de Microsoft et dʼASCII.

Cʼest en 1979 que ce projet aboutit sous le nom de «Nec PC 8000», le premier micro-ordinateur japonais est né, et cʼest aussi le premier micro-ordinateur qui inclus le langage Basic de Microsoft. Ce fut un succès commercial et une formidable opportunité pour Microsoft et ASCII de prouver leur savoir faire.

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(Nec Pc 8001)


Cʼest en juillet 1980, que la société IBM approche Microsoft pour leur demander de développer un système dʼexploitation pour leur futur micro-ordinateur. Gates nʼest pas emballé, Microsoft est déjà surbooké, et n'a jamais développé un système d'exploitation, de plus il n'est pas certain que le micro-ordinateur en question sorte un jour. Dans un premier temps Gates envois IBM vers Digital research et son CP/M. Mais IBM ne parvient pas à s'accorder financièrement avec Gary Kildall, patron de Digital Research et inventeur du CP/M.

Alors, IBM se retourne de nouveau vers Microsoft, qui lui a fourni un Basic.
Cʼest lʼavisé «Kay» Nishi qui persuade Bill Gates de se lancer. «Faisons le, Faisons le» lui lance t-il. Gates se décide et promet un système d'exploitation à IBM.

N'ayant pas le temps de développer un tel système, Gates se met à la recherche d'un logiciel existant qu'il pourrait adapter pour IBM. C'est Tim Patterson de la compagnie Seatle Computer Products qui sauve la mise. Tim Patterson a développé un système d'exploitation appelé 86-DOS (ou QDOS pour Quick and Dirty Operation Sytem) et qui correspond parfaitement aux besoins de Gates. Gates achète les droits de 86-DOS pour 50 000$. Il ne change quasi rien à 86-DOS avant de le proposer à IBM, si ce n'est, qu'il renomme le logiciel en MS-DOS !

La métamorphose de 86-DOS en MS-DOS est un beau coup de bluff ! Mais l'histoire est encore plus ironique... Il s'avère que Tim Patterson ne s'est vraiment pas foulé en créant 86-DOS, car c'est une copie presque complète du CP/M de Digital Research. Patterson a acheté un manuel du CP/M et s'est contenté de recréer 36 fonctions identiquement à celle du CP/M, copiant ce denier jusqu'au système de passage de variables, se contentant de renommer quelque éléments par ci par là, transformant "Read Random" en "Random Read" ou "Read Sequantial" en "Sequential Read. Le monde de l'informatique est tout jeune, mais déjà impitoyable...

Toujours est-il qu'à partir de là tout sʼaccélère. Microsoft, sʼest placé dans une position confortable, et Nishi se partage entre le japon et la côte ouest des Etats-Unis. Toujours entre deux vols, il nʼest pas rare quʼil conduise des meetings de son avion. En 1981, Nishi a imaginé un micro-ordinateur de la taille dʼun attaché-case doté dʼun écran à cristaux liquides. Lors dʼun trajet en première classe entre le Japon et les Etat-Unis, il rencontre Kazuo Inamoro, le président de Kyocera Corp. Il nʼaura pas fallu plus que le temps de ce vol pour persuader Inamori de fabriquer ce nouveau type de micro-ordinateur. Microsoft et Ascii en assureront la partie logiciel et en vendront la licence sur trois continents sous les marques Nec, Olivetti et Tandy ; ce premier micro-ordinateur portable cʼest le Radio Shack 100.



(Portable Radio Shack 100)

 


Spectravideo : «Je suis ton grand-père»


Harry Fox et Alex Weiss, deux horlogers suisses migrent aux USA dans les années 50.

A la tête de leur société, SPECTRAVISION, ils sont dans le commerce international de la montre ; puis se lancent sur le marché juteux des logiciels pour consoles de jeu, ils changent alors le nom de leur société en SPECTRAVIDEO.

Très connu des gamers du monde entier pour avoir conçu et fabriqué le célèbre joystick Quickshot, Spectravideo s'essaient aussi à transformer l'Atari 2600 en micro-ordinateur en fabricant une extension pourvue d'un clavier et d'un langage de programmation.


C'est début 1982 que Fox et Weiss décident de créer un véritable micro-ordinateur.
Avec l'aide de Tony Law, un entrepreneur de Hong Kong à la tête d'une entreprise d'électronique (Bondwell), ils imaginent une nouvelle architecture pour un micro-ordinateur qui coûterait 30$ à produire et pourrait se vendre 100$. Un concept de micro-ordinateur 8bits est mis au point autour d'un processeur Z80, un VDP Texas instrument et une puce sonore Yamaha.


Nos deux compères d'origine Suisse ont donc un concept hardware en poche, un prestataire pour fabriquer la machine, ils sont en bon chemin pour finaliser leur projet.
Mais ils savent que personne n'achèterait un micro-ordinateur fabriqué par une marque inconnue, et ils n'ont pas encore le «software» adapté ; c'est pourquoi ils contactent Microsoft pour concevoir les logiciels et le système d'exploitation de leur machine, et ainsi légitimer leur démarche.

Après plusieurs tentatives, c'est en septembre 1982 qu'ils parviennent à contacter «Kay» Nishi «Envoyez moi les spécifications de votre micro-ordinateur» demande t-il à Harry Fox.
Les documents reçu, tout excité de ce qu'il vient de lire sur le projet Spectravideo, Nishi prend illico un vol pour Hong Kong.

C'est peut être dans l'avion qui l'emmène à Hong Kong que Nishi prend conscience de la trop grande segmentation du marché. Toutes les marques de micro-informatique fabriquent des machines incapables de communiquer, incapables de s'échanger des logiciels. C'est une situation ennuyeuse pour les utilisateurs mais aussi pour le business.


Sa société ASCII possède à cette époque 30% du marché du logiciel au Japon, grâce à son partenariat avec Microsoft. C'est une situation déjà très enviable, mais sur un marché standardisé, la progression serai plus large et plus aisée. Pour Nishi c'est clair, il faut standardiser ! Il n'est pas le seul à le penser.

Au Japon, le Ministère de la Poste et des télécommunications souhaite pouvoir faire communiquer les micro-ordinateur familiaux. Chez Matsushita Electric Corp (Panasonic, JVC,Victor...), la plus grosse société d'électronique au monde, on a déjà appelé à une standardisation de cette industrie, et on déjà une idée fort précise de ce qui est souhaitable. Depuis 1978, Matsushita planche sur l'avenir de la communication par l'informatique, les réseaux, la télécommunication, la possibilité de contrôler à distance les systèmes, audio, video, des robots, et des applications pour la maison...

Nishi a tout de suite compris que la configuration proposée par Harry Fox est exceptionnellement flexible, et serai même en mesure de rivaliser avec des configurations bureautiques bien plus onéreuses. Avec des capacités bien supérieurs à un IBM PC dans les domaines du son et du graphisme cette nouvelle machine à un avenir certain, Nishi en est convaincu.

 


Un étrange air de parenté

Au même moment, la société Coleco prépare la sortie de sa console révolutionnaire pour août 1982, la Colecovision. La conception hardware de cette console revient à Eric Bromley, talentueux ingénieur qui travailla dans l'industrie des jeux d'arcade chez Midway, puis fut embauché par Coleco.

L'architecture de la Colecovision, console à base de processeur Z80 et VDP Texas instrument, est très proche de ce que sera l'ordinateur de Spectravideo.

On sait que Coleco sous-traitait une partie de sa production à Hong Kong chez Former Bit Corp. Y-a t'il eu un télescopage des technologie à Hong Kong ? L'architecture de la machine imaginée par Fox, Weiss et Law est elle copiée sur celle de la Colecovision ?

Il est fort probable que dans ce vivier de l'électronique qu'est Hong Kong, terre où le copyright et le droit d'auteur sont des notions assez abstraites, qu'il y ait eu de fortes interactions entre les prestataires Hong Kongais.


On peut lire ici ou là que c'est Spectravideo qui licencia sont hardware à Coleco, dès le début 1982, la preuve ? Le SV-603, un adaptateur permettant de faire fonctionner les jeux Colecovision sur le micro-ordinateur de Spectravideo.


De ces deux conjectures vraisemblables, on ne peut définitivement conclure. L'histoire n'a pas fini de nous révéler ses secrets.



Toujours est il que les 3 machines sont tellement proches que le Spectravideo peut à la fois faire fonctionner les logiciels MSX, que les jeux Colecovision grâce aux adaptateurs adéquats, le SV-606 et le SV-603.


NDLR : Pour ma part je doute que la réalisation de 3 systèmes différents avec les mêmes composants et une structure identique sois le fruit du hazard. Bien que ces composants soient courant à l'époque, cela n'explique pas leurs grandes similitudes. Je crois qu'à un moment ou un autre le hardware de la Colecovision à "fortement inspiré" celui du Spectravideo, et par conséquent celui du MSX. Le MSX ne serait donc qu'une version améliorée et avec clavier d'une Colecovision ? Peut être...

 

 


Arrivé dans les bureaux de Spectravideo à Hong Kong, Nishi est enthousiaste, il propose de faire quelques modifications aux plans originaux.

En deux jours il réorganise l'architecture globale du micro-ordinateur pour le rendre plus facilement extensible, il augmente la capacité de sa rom, promet que Microsoft développera un Basic plus puissant que celui de l'IBM PC, permettant même l'ajout d'un lecteur de disquette, met en place un système «d'interruptions» facilement programmable, et revois le clavier pour qu'il soit aisé de l'utiliser avec un traitement de texte.

Il n'est plus question de produire un ordinateur à 30$, mais Nishi assure que le micro-ordinateur pourra couvrir tous les besoins, que ce soit dans le domaine professionnel ou ludique grâce à un système de cartouches ROM. Il promet à Weiss et Fox qu'ils pourront vendre cette machine pendant 5 ans et qu'ils feront du bénéfice à mesure que la technologie évolue et que les coûts de production baisseront.


Spectravideo tient son micro-ordinateur.


Le SVI-318 est lancé en janvier 1983 au CES de Las Vegas, son prix de lancement 600$


svi-318

En juin de la même année, Spectravideo propose un modèle «deluxe» nommé
SVI-328, en tout point identique au modèle précédent, à l'exception du clavier mécanique avec pavé numérique et des 64Ko de mémoire vive au lieu de 32ko précédemment.

svi-328


sv603



La tournée des grands ducs


Pendant que Spectravideo produit, et commercialise son micro-ordinateur, Kazuhiko Nishi ne reste pas immobile. Il a la plateforme idéale pour lancer un «standard» de la micro- informatique, et cʼest avec un prototype de SV-318 quʼil fait la tournée des grands patrons de lʼindustrie électronique japonaise pour les convaincre de rallier ce projet quʼil fait maintenant pleinement le sien.


Chez le leader de lʼindustrie Mastsushita, les réactions sont bonnes et enthousiastes. Pour les boss de la plus grosse société dʼélectronique du japon, (et du monde) cʼest la plateforme idéal pour concrétiser leurs rêves dʼun standard de la micro-informatique pour le japon.
Dans son sillage, la plupart des constructeurs japonais acceptent lʼidée dʼun standard basé sur les spécifications présentées par Nishi : Casio, Canon, Fujitsu, Hitachi, Victor, Kyocera, Mitsubishi, Nec, Yamaha, General, Pioneer, Sanyo, Sharp, sony, Toshiba sont de la partie.
Il convainc aussi les Coréens GoldStar, Samsung, et Daewoo et enfin un peut plus tard, lʼeuropéen Philips.

Cʼest en avril 1983 que Nishi appelle Harry fox, pour lui dire «Toute lʼindustrie japonaise veut une licence pour notre concept de micro-ordinateur. Harry fox nʼa pas les reins assez solides pour négocier avec un toute lʼindustrie nippone. Dʼautant quʼil doit bien avouer que la majorité des idées, cʼest Nishi qui les a apportées, et quʼil ne peut pas lui revendre ses propres idées !
«Ils veulent lʼexclusivité du concept pour le monde entier», mais Spectravideo à déjà lancé sa propre gamme. Fox propose à Nishi un deal quʼil ne peux pas refuser. Il demande à Nishi de revoir quelque peu le design hardware original, pour en faire quelques chose de différent, mais pas trop, de façon à ce que Spectravideo puisse sortir une extension de compatibilité.
Nishi s'exécute, il prépare alors une nouvelle mouture, suffisamment différente du SV-318 pour éviter tout problème de licence, mais suffisamment proche pour pouvoir créer un adaptateur logiciel pour Spectravideo. Le MSX est né.

 


MSX à la conquête du monde


La signification des initiales M.S.X. fait souvent débat, pourtant ce débat nʼa pas lieu dʼêtre. Microsoft nomme souvent ses produits avec les initiales «M» et «S» ; MS-Basic; MS-Dos etc... M.S.X. est une marque déposée par Microsoft, il y a donc fort à parier que les deux première lettres désignent la Société américaine. Quand au «X», il vient très certainement rappeler le «eXtended» du nom donné au basic créé par Microsoft pour la gamme dʼordinateur MSX, le «eXtended Basic». Dans les première pages du Manuel du Sanyo PHC-28 datant de 1984, cʼest dʼailleur cette explication qui est donnée.

Cʼest le 27 juin 1983 quʼest officiellement annoncé le MSX, le standard de micro-ordinateurs 8bits soutenu par lʼindustrie japonaise et Microsoft. Cʼest avec surprise que cette annonce fut prise par les employés de Microsoft au Etats-Unis. La plupart nʼétaient pas au courant que leur compagnie était associé avec lʼindustrie japonaise, quant aux autres, ils ne lʼapprirent quʼune semaine auparavant. Mais ce nʼétait guerre étonnant, ce projet était avant tout celui de Nishi et de la branche japonaise dʼASCII-Microsoft.


msx


Chez les constructeurs américain, et britannique, lʼannonce dʼune alliance dʼautant de grandes marques japonaises associées à Microsoft les fait frémir ; résultat une animosité instantanée vis à vis du MSX.

Pendant un temps, Zenith, Coleco, et même Atari ont ont imaginés rejoindre le groupement des constructeurs MSX. Pour finir, seul Spectravideo annoncera en 1984 avoir rejoint le standard, ce sera le seul constructeur américain à franchir ce cap.


Les premiers micro-ordinateurs estampillés du logo MSX arrivent sur le marché japonais seulement 4 mois après lʼannonce officielle. Ce sont des Mitsubishi, des Sony, des Yamaha, des Matsushita et des Sanyo. La vision du «Standard» imposé par Nishi préconise une compatibilité total de base entre les différentes machines produites, mais nʼinterdit pas les constructeurs dʼajouter des fonctionnalités supplémentaires pourvue quʼelles nʼinterfèrent pas sur la compatibilité.

Ainsi Yamaha produira des MSX doués pour la musique, accompagnés dʼun module Hardware transformant lʼordinateur en véritable synthétiseur musicale avec clavier. Pioneer quand à lui fabriquera un MSX capable de piloter un lecteur de Video-Disc, Mitsubishi lui préférera contrôler un système Home Audio, et JVC donnera la possibilité de contrôler un magnétoscope...
En fait, chaque constructeur fabrique le micro-ordinateur MSX qui correspond à son
marché dʼorigine.



Au japon


La douzaine de constructeurs présents se sont partagés les 265 000 unités qui se seront écoulées de Octobre 1983 à lʼété 1984. Cʼest plutôt bien, mais ce nʼest pas un raz-de-marée.

Le MSX se vend essentiellement en tant que machine de jeux, ou dʼaide aux devoirs pour les enfants. Mais la machine est en marche, la plupart des développeurs japonais proposerons des jeux pour MSX.

Tous les grands titres, déjà initiés sur console verront une déclinaison sur MSX. Cʼest le cas pour de très nombreux jeux de rôle, tel que Final Fantasy, YS, XAK ou encore Dragon Slayer. De nombreux logiciels sont développés, ainsi que de très nombreux modèles de micro- ordinateurs. Beaucoup de constructeurs proposent même plusieurs modèles, à lʼinstar de Sony qui multipliera les designs, et les couleurs de ses MSX.

La production de tous ces micro-ordinateur booste le marché japonais de la micro-informatique et des logiciels ; cʼétait bien là un des effets escompté par Microsoft...

 


Le marché américain


Aux USA, dès juillet 1983, lʼannonce de la venue du standard MSX est reprise dans la presse. Le magazine Info World, très pragmatique voit cette annonce comme la possibilité pour le marché de la micro-informatique japonais de sʼétendre, et de rattraper son retard sur le marché américain. Si une explosion du marché japonais a lieu, cela donnera une opportunité pour les développeurs américains de vendre plus de logiciels au japon.


La présentation faite au CES de janvier 1985, avec Yamaha et Pioneer est un semi échec. La prétendue «invasion» des machines MSX sur le territoire américain à droit à un article moqueur en dernière page du magazine Info World. Les japonais arrivent sur un marché (8bits) déserté par les firmes américaines, et le segment du bas de gamme est dominé par Commodore. «Le MSX nʼa aucune chance sur le marché américain».

De fait les machines MSX ont des handicaps certains pour le marché US. Le fait que le MSX ne dispose pas en standard, dʼun lecteur de disquettes est véritablement un handicap de taille pour ce marché. Et bien que le MSX soit compatible avec CP/M et quʼil puisse lire les disquettes issues des ordinateurs IBM, son mode texte en 40 colonnes est trop restreint pour la majorités des applications professionnelles.

Cʼest donc avec plus dʼun an de retard que les Japonais débarquent sur le continent américain, en effet, lors du CES de 1984 Atari a présenté sa nouvelle gamme ST, et commodore propose son C128 à des prix plus que compétitifs.

Yamaha sera tout de même le premier à proposer un MSX aux américains dès janvier 1985. Mais le micro-ordinateur avec toutes sa gamme de périphériques spécialisés pour la musique nʼest commercialisé que dans les magasins de musique, son seul atout : ses capacités Midi, car à 469$ le micro-ordinateur MSX ne rivalise pas avec ses concurrents bien moins chers.
La compétition est rude pour le MSX. Le marché de la micro-informatique, déjà mature aux Etats-Unis ne craint nullement la venue des concurrents asiatiques. Commodore sʼétant lancé dans une guerre des prix, un Commodore 64 ne coûte plus que 199$ en février 1985 (149$ pour le lecteur 1541) quand les MSX sont annoncés.

Le public ne voit pas dʼun prime abord les avantages du MSX par rapport à ses concurrents déjà implantés et bien moins chers, et surtout, possédant déjà un logithèque fort importante. Les MSX sont des machines performantes, douées pour la bureautique et le jeu, mais lʼattente suscitée par les différentes annonces des constructeurs américains sur les micro-ordinateurs 16bits et telle que les nouveaux venus, avec leurs MSX 8bits ne crée pas lʼenthousiasme.
Les autres constructeurs MSX préféreront donc remettre au calandres grecques leur entrée sur le marché américain.



En europe


Cʼest Sony, Toshiba, Canon, Sanyo, Yashica, Yeno et Philips qui distribuèrent du MSX sur le continent européen, et ce dès septembre 1984. Malheureusement, lʼapprovisionnement pour l'Europe nʼétait prévu que de 100 000 unités
jusque avril 1985. Les ventes furent vite limitées par le nombre de micro-ordinateurs disponibles.

On constate une grande disparité des ventes selon les pays. Les ventes furent très bonnes en Italie, assez médiocre en Grande Bretagne, où le MSX fut assez vite mal perçu à cause dʼun prix trop élevé pour une machine dʼentrée de gamme. Aux Pays-bas et en Belgique «Lʼeffet Philips» booste les ventes, il faut dire que le constructeur européen proposera une large gamme au travers de ses différentes marques.

 


En France


Lʼambiguïté ou lʼignorance ? Tel est le résumé qui me vient à lʼesprit. En Février 1984, le magazine Micro Système titre «Le Spectravideo SV318 : Lʼavant-garde MSX»

Lʼarticle sur la machine est élogieux. Le micro-ordinateur semble être apprécié par le journaliste, ses capacités et surtout son Basic impressionnent. De plus le journaliste apprécie sa compatibilité CPM, et le fait quʼil soit compatible avec les cartouches Colecovision avec un adaptateur en option (SV-603). Le journaliste insiste sur le fait que la machine respecte le cahier des charges MSX ! Hors il nʼen est rien ! Le SV-318 nʼest pas un MSX. Toutefois, Spectravideo a bien lʼintention de commercialiser un adaptateur le rendant compatible MSX. Cet adaptateur cʼest le SV-606.

Tilt, le célèbre magazine teste lui aussi le Spectravideo SV-718 en décembre 1984. On passera sur la rigueur du journaliste qui reste à prouver quand on lit dans lʼarticle «Le Basic du SV-318 est une version MSX créée par la société Multisoft. Il fonctionne grâce à des circuits spécialisés et utilise un maximum de commandes graphiques et sonores». Donc encore une fois un amalgame est fait entre le SV-318 et le MSX, et encore une fois lʼordinateur est apprécié pour ses capacités et sa facilité dʼaccès, et le journaliste conclu «... une nouvelle génération de micro-ordinateurs, combinant avec bonheur jeux et programmation.»

A qui doit-on lʼerreur de rendre le Spectravideo Compatible MSX alors quʼil ne lʼest pas ? Si on en croit un encart dans le magazine SVM de juillet 1984 (page 96), cʼest lʼimportateur Valric-Laurène qui a fourni ces informations erronées ; et le magazine corrige «Le basic Microsoft étendu ressemble fort au basic MSX, mais ni le SV-318 ni le SV-328 ne sont conformes à la norme MSX»


Le premier magazine français à réaliser un banc dʼessais sur les véritables micro-ordinateurs MSX est SVM, en juillet/Août 1984. Ce qui ressort de cet article ? De bonnes machines, un bon langage Basic, mais il faut rester attentif au
développement des logiciels.

Un tableau comparatif des performances est même publié. (Ils auraient tout de même préciser dans le tableau quʼun MSX cʼest autour de 3000 FF, et quʼun IBM PC cʼest plus de 10 000 FF)


De façon générale, en 1984, le MSX est plein de promesses. Lʼarrivée dʼun standard est bien perçu pour remettre un peut dʼordre dans la cacophonie ambiante. On a pu lire ici ou là, et dans un magazine spécialisé MSX, que le standard MSX avait été méprisé par la presse spécialisée française. Ce nʼest pas tout à fait la vérité, les articles de 1984 sont plutôt bons, lʼattente est grande.

Tilt, pour son édition de décembre 84 teste 40 micro-ordinateurs dont 3 MSX.

- Le Canon V20 «Design Réussi, (...) clavier agréable (...), des effets sonores remarquables (...) ludothèque en évolution»

- Le Sanyo PHC 28 «le standard MSX constitue une solution idéal aux problèmes de compatibilités (...) Tous ces ordinateurs sont agréables à utiliser (...) les possibilités du Sanyo PHC 28 sont excellentes (...) Ludothèque sur cartouche dʼexcellente qualité»

- Yashica YC64 «Le clavier est un modèle du genre (...) Possibilités sonores étendues (...) En bonne position pour être le premier de la classe»

SVM à la même période souffle un peut le chaud et le froid «Ils sont nippons ni pires que les autres ! Mieux ? Cʼest à voir (...) Les MSX sont de bonnes machines, honnêtes, bien bâties, qui en donnent plus que la moyenne (...) Lʼannée prochaine Atari lancera un ordinateur 16-32 bits. Les japonais nʼont ils pas un train de retard ?»

 


Et Spectravideo ?

 


Quand la société Spectravideo est entrée (un peut tard) sur le marché de la micro-informatique, fin 1982, elle a reçu toute lʼattention de lʼindustrie. Cette dernière espérait que le nouveau compétiteur aller être suffisamment agressif vis à vis de Commodore et dʼAtari. Mais Spectravideo nʼa jamais eu la confiance de ses principaux investisseurs.

Dès Mai 1983, ces derniers font savoir leur désaccord sur le direction envisagée par lʼentreprise et refusent de continuer à la financer. Dans le même temps, Spectravideo dépense des millions de dollars en publicité, notamment en contractant un dispendieux contrat avec lʼacteur Roger Moore (James Bond), mais peine à intéresser les banques. Harry fox nʼa jamais réussi à sécuriser son réseau de distribution, et ce, malgré plusieurs milliers de machines vendues.


En 1984 la société new-yorkaise de Harry Fox est au bord du gouffre. Cʼest son prestataire Hong Kongai, Bondwell qui met sur la table 2,6 millions de dollars pour racheter Spectravideo ; le siège est donc déménagé à Hong Kong et cʼest le vice président de Bondwell,
Christopher Chan, qui prend la direction de la nouvelle structure.




Bondwell fabrique depuis longtemps des clones dʼIBM PC à son nom, en plus dʼen fabriquer en tant que prestataire pour le compte de multiples sociétés. En ce qui concerne les produits «originaux» de Spectravideo, Christopher Chan veut faire le forcing.

Il veut vendre la machine à l'international en tant que produit dʼappel. Il prépare donc un package dʼun SV-328, dʼun lecteur de cassette, dʼun joystick et 10 jeux pour 200$ (prix de gros). En Europe, et particulièrement en Europe du Nord, les SV-318/328 auront un petit succès. Sur le Territoire Américain, la société aura à pâtir de la guerre des prix orchestrée par Commodore. Dès 1983, Harry Fox à annoncé que son prochain micro-ordinateur sera complètement compatible MSX.

Cette annonce aura un cours moment lʼeffet de faire monter lʼaction Spectravideo. Finalement le micro-ordinateur sortira en Mai 1984, sous l'appellation de SVI-728.


Lʼadaptateur rendant le SVI-318 compatible MSX est annoncé pour la même période au prix de 50$. Un an plus tard sort le SVI-738 Xpress, qui est une variante uniquement destinée au marché américain. cʼest une machine MSX de première génération embarquant un lecteur de disquette intégré, et un mode écran 80 colonnes, rendant les applications CP/M totalement utilisables, cʼest une machine atypique qui aurait eu un fort potentiel si elle était arrivée un an plus tôt.
En 1986, la compagnie, maintenant pleinement Hong-Kongaise sort un Hybrid PC / MSX2, son nom le SVI-838 XʼPress 16.

 


Le clash !


Dés 1983, et malgré son amitié pour Nishi, Bill Gates est agacé de voir son alter-ego sʼéparpiller plutôt que de se concentrer sur le logiciel, et seulement le logiciel. Microsoft est en contrat avec trois douzaines de sociétés japonaises à cette époque, la plupart utilisant MS-DOS, et Gates s'inquiète que Nishi se préoccupe plus dʼêtre à la chasse de nouvelles technologies ou de concepts nouveaux, plutôt que sʼoccuper de ses clients japonais.


Il est comme ça, Kay Nishi, il a commencé par éditer un magazine, puis du logiciel, puis se lance dans le design hardware... tout ceci sans jamais laisser tomber lʼune des activités précédente. Le projet MSX a couté beaucoup dʼénergie et de temps à Nishi, et bien que Microsoft US soit partie prenante du projet, la branche américaine n'aura jamais fait que le minimum, concevoir le software.

A mesure que le marché Japonais grandissait, lʼimpatience de Gates était de plus en plus exacerbée devant lʼexubérance de Nishi. Notamment quand ce dernier dépense un million de dollars dans la promotion du MSX en créant un show TV avec une maquette grandeur nature dʼun Brontosaure devant la gare de Shinjuku à Tokyo.

Gates devint furieux en apprenant l'événement. Bien que Nishi ait utilisé les fonds de sa propre société pour financer cette opération, Gates pensait que cet argent aurait pu être mieux employé sur des opérations plus conventionnelles. De plus Nishi, aggrava la situation en accumulant des dettes personnelles vis à vis de Microsoft.

Alors que Bill Gates prépare lʼentrée de sa société en bourse, il décide quʼil faut remettre de lʼordre. Bien que Nishi soit déjà Directeur chez Microsoft et Vice Président, il lui propose de rejoindre la compagnie à 100% et de prendre part à son capital. Nishi rechigne, bien quʼil aime travailler avec Bill Gates, il refuse de se soumettre, et «de lui vendre son âme».

Suite à de longues et pénibles discussions, les deux hommes ne parviennent plus à sʼentendre et finissent par mettre un terme à leur association. Lʼamertume est grande dans les deux camps. Nishi rétorque que grâce à cette rupture, il pourra se lancer dans des projets quʼil nʼaurait pas pu réaliser avec Microsoft... La réalisation de puces graphiques et sonores, les réseaux informatiques, etc...

Le divorce est consenti mi 1986, et Microsoft ouvrira ses propres bureaux à Tokyo.
On ne donne pas bien cher de la survie dʼASCII. Pourtant lʼentreprise de Nishi va sʼen sortir, malgré des dettes considérables et la nécessité de licencier, Nishi trouvera les ressources pour continuer.


Upgrade me !


Le MSX2 pâtit très certainement de la brouille entre les Nishi et Gates.


Introduit en 1986 le MSX2 est une évolution à minima. Alors que dès 1984 un upgrade du MSX vers une version totalement 16bits est envisagée, la seconde version du MSX sera toujours conçue autour du Z80 8bits.

Les MSX de la seconde génération doivent avoir au minimum 64 Ko de ram, ont toujours un Basic/bios de 32 Ko en Rom, mais le Basic passe cette fois en version 2.0. La ram vidéo passe de 16 à 64 ko minimum, mais pratiquement toutes les machines seront équipées de 128 ko de mémoire vidéo.

Le processeur sonore ne change pas, par contre ce qui change le plus cʼest le processeur graphique, un Yamaha V9938, qui permet dʼafficher une résolution de 512*212 en 16 couleurs ou 256*212 en 256 couleurs.

Il est à noter que ce nouveau VDP, entièrement compatible avec celui du MSX1, fut créé par ASCII ; en effet le brevet américain de cette puce fait clairement apparaitre Kazuhiko Ishi en tant que co-inventeur. Le brevet à été déposé le 19 décembre 1984.



Alors succès ou pas ?


En France, clairement non. La faute à qui ? Je pense que le problème principal était les importateurs qui ne ce sont jamais concertés pour réaliser des actions de promotion communes.

«Chacun pour soi»
était le mot dʼordre. Un prix de départ trop élevé face à une concurrence rude. Avec des prix entre 2990 et 3390 FF lʼunité centrale, le MSX était clairement trop cher face à Amstrad qui arbore son 464 avec écran (monochrome) et lecteur de cassettes à 2990 FF (prix janvier 1985 ; 4490 FF avec écran couleurs). Atari qui prépare sa nouvelle gamme ST, liquide à la même période ses 600 XL à 1200FF et ses 800 XL à 2200 FF. Et le faux MSX le Spectravideo SV-318 se brade à Noël 84 pour 2990 FF avec lecteur de cassettes, 4 jeux, livres, et utilitaires (2750 FF, unité centrale seule).

Bref, des importateurs qui se tirent dans les pattes, des prix trop élevés, une concurrence rude, peut de publicité = échec, et ce malgré un bon matériel et de bonnes capacités.

On comptabilise 22 000 MSX en France en juin 1985, cʼest lʼévaluation faite par le magazine standard MSX.

En Europe, le bilan est mitigé, certains pays comme les Pays-Bas adoptent le MSX sans sourciller grâce à Philips, mais ailleurs cʼest au petit bonheur. Peu de concertation, peu de publicité, le MSX est lancé sans grand soutient de la part des fabricants.


Au Japon, tout vas mieux bien sûr, mais cʼest seulement à partir de lʼintroduction du MSX2 que les japonais vont considérablement plus apprécier le MSX. Il faut dire que les modèles proposés ont un look plus pro, un ou deux lecteurs de disquettes et quelque uns des spécificité étonnante...




Par contre en Europe MSX2 fera un flop. Le constat est le même que pour lʼintroduction du MSX aux Etats-unis : trop tard, trop cher !
Philips produira quelques MSX2 de très bonne facture, mais arrêtera là lʼexpérience. Les version MSX2+ de 1988 et Turbo-R de 1991 (le MSX ultime) ne sortiront plus du japon. Si lʼon regarde du point de vue des ambitions de Kay Nishi pour le MSX, à savoir devenir un standard mondial, le résultat est sans appel, cʼest un échec patent.

Pourtant, si on prend le MSX comme un micro-ordinateur à part entière, les résultats ne sont pas si mauvais en terme de ventes et dʼutilisateurs.


Sur toute sa carrière lʼApple 2 sʼest écoulé à 6 000 000 dʼunités,

Les Atari 8bits à 4 000 000 dʼunités,
Les Amstrad CPC à 3 000 000,
Le TRS80, 250 000 unités et le C64 à 17 000 000 dʼunités.

Avec sans doute près de 7 000 000 de micro-ordinateurs vendus dans le monde le résultat nʼest pas mauvais du point de vue de la couverture du système MSX. Bien entendu les quelques 18 fabricants, eux, sont loin du compte.

 


Eric Boez, Mai 2013




Sources :
Article : Wall Street journal, 27 Aout 1986 : How Two Computer Nuts Transformed Industry Before Messy Breakup
Article : Wired, Novembre 1993 : The Comeback of Japanese Software Entrepreneur Kay Nishi
Article : Los Angeles Time, juin 1990 : Toward Creativity in Japan
Article : Info World, juillet 1983 : Msx a standard
Article : Info World Janvier 1985, MSX The pong of 1980's
Article : PC Mag US, Février 1984 : People in the News Kazuhiko Nishi
Article : Info World Fevrier 1985, Commodore enter price war
Article : Micro MSX, juin 1987 : Le MSX est il coulé
Article : SVM juillet 1984
Article : Info World, Novembre 1984
Article : Creative Computing, Aout 1984 : Kay Nishi bridges the culture gap
Article : The register, Juillet 2007, MS-DOS Paternity suit settled. by Andrew Orlowski.
Interview : Kazuhiko Nishi Interview conducted by William Aspray, 16 février 1993
Interview : Kazuhoko Nishi, MSX-Magazine été 1992
Livre : The MSX Standard : The New Computer by R.C. Wood 1985
Livre : MSX and the Coming Revolution in Consumer Electronics by R. C. Wood. 1984
Livre : Early Home Computer
Site : www.sambal.com
Site : http://www.colecovision.dk/history.htm
Site : http://www.dvorak.org/blog/whatever-happened-to-msx-computers/
Site : About.com : History of MS-Dos operating system by Mary Bellis

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[MICRO 16BIT] MSX TURBO-R, le MSX ultime !

Publié le par Ericb59

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En 1991 quand le MSX Turbo-R sort au japon, l'Europe à complètement oublié le MSX. Le continent est à feu et a sang à cause de la guerre Amiga vs Atari ; Amstrad fait encore un peu de résistance et le PC commence doucement sont ascension et prépare sa domination mondiale.

Pourtant en novembre 1990, quand le magazine Micro News annonce l’arrivée prochaine d’une nouvelle génération de MSX, le coeur des anciens MSXiens, et de ceux encore resté fidèles, cesse de battre un instant. Un frémissement parcours l’échine des Fanboy, et quelques traits de bave atterrissent fortuitement sur le magazine.


DU MSX 1 AU MSX TURBO-R

MSX est initié en 1983 par Microsoft et ASCII, c’est une gamme d’ordinateurs compatibles. Ce fût la première tentative, plus ou moins réussie d’imposer un standard dans l’industrie de la micro informatique. MSX fût décliné en plusieurs versions, tous rétro-compatibles. Ce sont des dizaines de machines différentes qui furent produites par des dizaines de constructeurs, essentiellement japonais. Le MSX1 de 1983 laissera place au MSX2 en 1985, puis au MSX2+ en 1988 et enfin, son ultime évolution le MSX Turbo-R en 1991.

 

Malheureusement, face à la faible pénétration du marché, la plupart des constructeurs et distributeurs ont abandonné après avoir produits les MSX2. Ainsi, c’est seulement trois constructeurs (Panasonic, Sony et Sanyo) qui se lanceront dans l’aventure MSX2+ ; et un seul d’entre eux subsiste pour lancer le Turbo-R en 1991, Panasonic. Un « standard » avec un seul constructeur, ça devient un peut risible, mais le constructeur espère sans doute entrainer d’autres grands noms dans son sillage en cas de succès.


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8 FOIS PLUS PUISSANT QU'UN MSX ?

La machine de Panasonic, ne manque pas d’intérêts. Embarquant 256Ko ou 512Ko de RAM, et un tout nouveau micro-processeur, créé par  ASCII, le R800 à 14mhz. C’est un processeur 16bits, entièrement compatible avec le fameux Z80 qui équipait jusqu’alors tous les modèles de MSX des générations précédentes. Sa vitesse est équivalente à un Z80 à 28,6 Mhz, soit 8 fois plus rapide qu’un MSX de base.

Il est équipé d’une puce sonore Yamaha YM-2413 OPLL (MSX-Music introduit en standard avec le MSX2+) produisant jusqu’à 9 voix FM. Aussi équipé d’un synthétiseur PCM 8bits, et d’un microphone incorporé permettant d’enregistrer directement la voix.

Un lecteur de disquettes 2DD, deux ports joysticks, 2 ports cartouches, une touche de « Pause » hardware et un Rensha-Turbo (Autofire réglable) finissent d’équiper la bête.
Notons, qu’une interface disque dur était disponible en option


Au niveau graphisme, il ne fait ni plus ni moins qu’un MSX2+. Avec une mémoire vidéo dédiée de 128 ko c’est le VDP Yamaha V9958, qui lui permet d’afficher jusqu’à 19268 couleurs en 256*212 (ou 256*424 en interlace). Les autres modes graphiques MSX1 et MSX2 sont bien sur toujours supportés.

 

Le Turbo-R a donc une prédominance pour afficher de belles images digitalisées, et faire de la musique FM.

turbo-R-002.png

Exemple de musique (issue du jeu Illusion City) :
http://www.youtube.com/watch?v=l7Ec6UbzNqg&fmt=18


LES MODELES

Panasonic sortira le premier modèle, le FS-A1-ST équipé de 256ko de mémoire vive début 1991, puis un second modèle en fin d’année, le FS-A1-GT qui lui est équipé d’origine de 512ko, et dispose en plus d’une interface midi, ainsi que d’une rom spécifique de 512Ko comportant le logiciel MSX VIEW, un tout en un Traitement de texte, agenda etc).

FS-A1-ST.jpg

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PANASONIC ABANDONNE BIEN VITE...

Face à la concurrence, les spécifications du Turbo-R laissent entrevoir une machine puissante et séduisante. Malheureusement,  Panasonic cessa la production dès 1992, ne laissant pas à la machine le temps de s’installer ni de montrer ce qu’elle était capable de faire, préférant tenter de pénétrer sur le marché de la console avec la 3DO.

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LES JEUX

La machine tiens t’elle toutes ses promesses ? Difficile à dire, car peux de logiciels spécifiques sont sortis pour cette machine. Les plus connus sont, Seed Of Dragon qui fut commercialisé avec le Turbo-R FS-A1-ST, mais qui ne fait clairement pas honneur à la machine.


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Le très beau RPG, Illusion City
 
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Un action RPG, Fray in Magical Adventure

 

On attend encore la killer app qui exploite la puissance de la bécane !



LE BASIC

La puissance du Turbo-R en fait un formidable outil pour programmer en MSX Basic. Dommage que ce dernier n’ai pas plus évolué. Toujours basé sur le basic Microsoft, l’obligation de numéroter les lignes est une contrainte carrément rebutante pour une machine de 1991. Pourtant il est véloce, le bougre. C’est un véritable plaisir que de ressortir ses listing et de les voir s'exécuter à la vitesse d’un éclair.



TENTATIVE D'IMPORTATION EN EUROPE

Une tentative d’importation en Europe par un groupe allemand fut entreprise. Mais le coût de l’adaptation au marché européen fut jugé trop important et le projet fut abandonné. L’intérêt pour cette machine aujourd’hui est des plus «mystique». En tant que dernier rejetons de la famille MSX, le Turbo-R à acquis pour les anciens MSXiens un statut de machine mythique.

 


S'OFFRIR UN TURBO-R

Il n’est pas rare de rencontrer cette machine sur Ebay, ou sur les forums spécialisés MSX. Il en coûte environs 300 € pour un Modèle A1-ST et environs 500€ pour un modèle A1-GT.

Comme beaucoup de matériel ou de jeux MSX, les côtes sont (exagérément) élevées je trouve. Mais voilà, c’est le prix à payer pour s’offrir l’ultime MSX !

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Le Squale... l'ordinateur qui s'est cassé les dents

Publié le par Dr Floyd

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Le Squale Computer de Apollo 7 (société bretonne), est l'un des micro 8 bits français les plus méconnus ! Pas étonnant, présenté au SICOB en 1985 à 3450ff (sans écran) il y aura environ 500 commandes au total ! Et je sais pas combien d'ordinateurs livrés, car Appolo 7 a tout de suite abandonné. Autant dire que trouver une machine en état de fonctionnement pour votre collection relève de l'exploit !


apollo-7-computer.png

A l'époque Fabius voulait équiper les écoles d'ordinateurs, et Apollo 7, une petite société "artisanale",  voulait participer, sauf que Thomson a été nationalisé et a raflé le marché. La boite à vite déposé le bilan sans avoir vraiment eu sa chance, un vrai gâchis.



Pourquoi le Squale ? Il suffit de regarder son look : blanc avec un aileron ! Un "aileron" qui sert en fait de port cartouche. Il semble assez solide et sérieux (mais peut-être un peu austère), l'alimentation étant intégrée. Alors deux choses très étranges concernant le clavier 55 touches Azerty : il n'y a pas d'accentuation, totalement incompréhensible pour un ordinateur français qui voulait de plus équiper les écoles. Autre aberration : les touches Delete et Reset sont voisines de la toute petite touche Return !!!!!
 On se demande comment les concepteurs peuvent laisser passer des choses pareilles...

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Ses caractéristiques sont franchement très sympa : un processeur Motolora 6809 à 1Mhz (comme les Thomson, Dragon 32/64 ou encore Vectrex), une mémoire imposante de 92ko, un mode graphique de 256x256 en 16 couleurs (point par point), et 3 voies sonores. Il est aussi équipé de 2 ports manette de type Atari, d'un port Centronics et d'un bus d'extension. Et grosse particularité : son modem intégré 1200 bauds... pour les fans de Minitel ;)

apollo-7-cartouche.jpg



Le système d'exploitation se nomme Flex 09, celui qui équipait le Goupil 3. Le basic, S basic, est proposé sur support cartouche (28Ko de libre seulement). Un basic à priori efficace et simple d'accès, avec des fonctions graphiques et une gestion de fenêtres. Par contre le manuel est une véritable horreur, mal écrit et avec plein d'erreurs !



Niveau logiciels ou jeux vidéo, RAS, Apollo 7 avait contacté différents développeurs mais les tarifs étaient trop élevés pour une boite qui n'avait plus rien dans ses caisses. Loriciel, Sprites et Hatier (pour les éducatifs) devaient sortir des programmes, mais je ne sais pas si ils ont été réellement distribués.



Caractéristiques du Squale de Apollo 7

Processeur : Motorola 6809 à 1mhz

RAM : 92Ko dont 32 de VRAM

ROM : 4ko
Définition : 256x256 en 16 couleurs

Son : 3 voies sur 5 octaves + générateur bruits

Basic sur Cartouche

Sortie vidéo Peritel

2 ports manette, Centronics, Bus extension



Bref, le Squale fait parti des nombreux ordinateurs mort-nés de la grande époque de la micro 8 bits. De toute façon il n'avait franchement aucune chance face à Amstrad en France et encore moins face au Commodore C64. Une pièce de choix dans une collection, n'hésitez pas à venir en parler sur le forum de Gamopat si par hasard pour possédiez cette machine dans votre collection...

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[MICRO 8 BIT] Le QL de Sinclair, le saut quantique de l'informatique ?

Publié le par Dr Floyd

clive-sinclair-QL.jpg

Après le succès remarquable du ZX81 (pour l'initiation à la micro) et du ZX Spectrum (pour le jeu vidéo), Clive Sinclair décide de lancer en 1984 un ordinateur "next-gen" : le Sinclair QL (QL pour Quantum Leap, saut quantique, carrément, Clive Sinclair prendrait-il la grosse tête ?).

Il faut dire quand même que cet ordinateur s'annonce révolutionnaire :  c'est le premier micro "32 bits" à un prix très bas (399£). Jugez plutôt : un processeur Motorola 68008 à 7,5Mhz, 128ko de RAM, un support microdrive (nous y reviendrons), et un OS multitâches, le QDOS ! A une époque dominée en Europe par le Spectrum et l'Oric 1 (et le To7 en France huhu) ces caractéristiques impressionnent énormément.


QL-sinclair.jpg

Revenons sur l'architecture. C'est un faux 32 bits si on peut dire car le Motorola 68008 est une version 8/16/32 bits du fameux 68000 (celui qui équipera l'Atari ST et l'Amiga) avec une architecture incluant des coprocesseurs (pour gérer l'interface RS232, l'image, le microdrive...). Au niveau de la mémoire 128ko de RAM c'est bien (jusqu'à présent 64ko c'était considéré comme un maximum), extensible au chiffre faramineux de 640Ko. Il y a deux définitions graphiques : 256x256 en 8 couleurs (dommage, 16 aurait été parfait) et 512x256 pour le mode "pro". Un basic est intégré en ROM, le Superbasic, et 4 logiciels développés par Psion sont fournis, une suite bureautique : traitement de texte, tableur, base de donnée et logiciel graphique.

QL-OS.png

le support de sauvegarde mérite quelques mots, car il est très original pour l'époque. Le support K7 n'est bien sûr pas adapté au QL qui se veut professionnel et le support disquette est encore trop cher, Sinclair opte donc pour le ZX Microdrive. Une solution de stockage magnétique sous forme de petites cartouches, à l'intérieur une bande magnétique miniature de quelques mètres stockant les données.  Ce système fut lancé par Sinclair Research en 1983 et destiné à la base en module d'extension pour le Spectrum. Dans sa version QL le Microdrive permet de stocker 100ko. Bon ok ce n'est pas énorme pour une machine qui dispose de 128Ko de RAM ;)

microdrive-QL.jpg

Sauf que... comme bien souvent dans l'industrie de la micro du début des années 80, la mise en production sera un désastre, Sinclair veut aller trop vite, et il y a beaucoup de machines défectueuses. De plus l'OS ne semble pas terminé, le basic à quelques bugs, et le support de sauvegarde n'est finalement pas très fiable ! La totale.

Autant dire que les clients râlent et l'image de marque en prend un sacré coup. De plus la machine avait vraiment le cul entre deux chaises : si le ZX81 et le ZX Spectrum étaient clairement destinés au grand public pour s'amuser, le QL était plutôt destiné au monde semi professionnel en théorie... Mais un monde professionnel qui fût peu attiré par la marque (ancrée grand public) d'autant que les compatibles IBM sous MSDOS commencent à faire parler d'eux. Le grand public sera quant à lui refroidi par l'aspect austère de la machine, malgré sa puissance, peu de jeux vidéo étant annoncés.

Oui car côté jeux, c'est la misère. Peu d'adaptations de jeux phares. Je me souviens quand même de MatchPoint, le fameux jeu de tennis, de QL Pawn, l'adaptation du célèbre jeu d'aventure textuel, de Vroom (la course de F1 adaptée ensuite sur Atari ST)... après ce sont beaucoup de clones bidon.

match-point-QL.gif

Vroom-QL.gif

Sinclair réussira quand même à en vendre 100 000... ce qui est très peu, quand on pense au succès du ZX81 et du Spectrum. Le QL précipitera la boite vers la faillite et elle sera rachetée en 1986 par Amstrad, le nouveau maître anglais de la micro-informatique. Le QL est aussitôt abandonné par Amstrad. Fin de l'aventure Sinclair.

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[MICRO 8 BIT] Les micro-ordinateurs LASER

Publié le par Dr Floyd

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Saviez vous que Vtech, vendeur de produits électroniques basé à Hong Kong, aujourd'hui bien connu pour ses jeux électroniques éducatifs, avait sorti au début des années 80 sa gamme de micro-ordinateurs 8 bits ? Si nous connaissons ces ordinateurs sous le nom de Laser, il faut savoir qu'ils ont été distribué sous différentes marques dans le monde : Dick Smith, Texet, Salora...

Une gamme peu connue en France, mais distribuée malgré tout officiellement, on les retrouvait sans problème dans les boutiques spécialisées, j'en voyais perso trôner fièrement à côté des MSX ou C64 chez Boulanger. Certains ont peut-être commis l'erreur de s'en payer un à l'époque ? Faisons un point rapide sur cette gamme d'ordinateurs repompée sur la concurrence qui intéressera malgré tout aujourd'hui les collectionneurs fous de micro rétro :

On commence avec l'obscur Laser 100/110,  un dérivé du Tandy TRS80 au look assez médiocre, clavier gomme, un classique processeur Z80A à 3,54Mhz, 16ko de ROM contenant le basic, 2ko de RAM pour le modèle 100 (!!) et 8Ko pour le modèle 110... La définition graphique est ridicule : 128x64 en noir et blanc, et un mode texte de 32x16 caractères en 8 couleurs. Il y a une partie sonore, mais limitée à une voie. En fait je ne suis pas certain que cette machine soit sortie en France ?

laser-110.png

Le Laser 200/210 est plus connu chez nous : c'est quasiment la même machine mais avec 8 couleurs pour le texte et 4 pour les graphismes). Bref ce sont des machines d'initiation au même titre que le ZX81 ou l'Alice 32, n'espérez pas y trouver des jeux de qualité. Celui ci sera lancé à 98£ fin 1983 en UK, un prix très agressif mais ça ne sera pas suffisant pour inquiéter la star du marché chez les Rosbeefs : le ZX Spectrum. La machine sortira en France courant 84 à un peu plus de 1000 francs. L'échec sera bien sûr total.

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Enfin pour en terminer dans cette gamme, sortira également le Laser 310, équipé d'un clavier mécanique et proposant plus de mémoire : 16Ko. Sinon c'est le même hardware. La machine sera lancée en 1985 en France autour de 1500 francs.


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A côté de cela est lancé un modèle haut de gamme, à moitié compatible Apple 2 via l'émulation,  le Laser 3000. Il a déjà un peu plus de gueule il faut bien l'avouer. Il est équipé d'un CPU 6502A à 2Mhz, avec 64ko de RAM, 16Ko de RAM pour le basic, des modes graphiques de type Apple 2 (560x192 ou 280x192), 8 couleurs, et 3 voies pour le son. Il sortira en France en 1985 pour environ 5000 francs avec un lecteur de disquettes. Echec total à nouveau.

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Vtech sort en 1988 le Laser 128, un vrai clone de l'Apple II (Apple portera plainte mais il n'y aura pas de suite), CPU 65C02 à 3.6Mhz, 128Ko, les modes graphiques de l'Apple 2c et lecteur de disquette 5,25. Ce sera le clone le plus vendu de l'Apple 2 aux USA.

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Par la suite Vtech se lancera dans les clones de PC (XT, 286, 386 et 486) avant d'abandonner le secteur. Et franchement on ne les a pas regretté !

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[MICRO 8 BIT] Le Memotech MTX 500 / 512 / RS128

Publié le par Dr Floyd

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Memotech
, une des innombrables firmes qui a échoué sur l'impitoyable marché des micro 8 bits au début des années 80. Au départ cette firme anglaise fabriquait des cartes d'extension et des mémoires pour le ZX81 de Sinclair. Ils décident alors de se lancer comme des grands dans la producteur de leur propre ordinateur, le MTX.

Ses caractéristiques pour 1983 sont quasi parfaites : Zilog Z80A à 4Mhz, processeurs Texas Instruments pour le son et la vidéo, 3 voies/6 octaves, 256x192 pixels, 32 sprites, 24Ko de ROM pour le basic, 32ko de RAM pour le modèle 500 et 64Ko pour le modèle 512, port cartouche, 2 ports manettes. C'est franchement pas mal pour l'époque et très proche du standard MSX, même si il n'est pas du tout compatible avec ce standard.

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L'imposant lecteur de disquettes FDX 5 pouces 1/4



De plus son superbe clavier mécanique avec pavé numérique (très rare à l'époque) et sa superbe coque alu le rendent franchement très séduisant. Vendu 275£ ou 315£ (en 64Ko) il ne connaît pas le succès sur un marché très, trop encombré, et fut vite remplacé par le RS128.

Question jeux passez votre chemin, aucun éditeur connu ne viendra proposer des jeux sur cette machine et il faudra se contenter de quelques titres génériques sans intérêt. Ses capacités sont celles du MSX... sans son catalogue.

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Blobbo, un clone de Pac Man

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3D Taychon Fighter, un clone de Buck Rogers



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LE RS128

Le RS128 est une faible évolution du premier modèle, comme pour tous les constructeurs à l'époque les améliorations apportées aux nouveaux modèles 8 bits sont ridicules et sans intérêt. Il passe à 128ko car c'est la mode, ça impressionne le consommateur même si ça ne sert à rien. Et il intègre un interface RS232 pour brancher un floppy-disc (mais bon un floppy disc à l'époque, sans jeux, ca ne sert à rien, à part faire tourner CP/M qui ne sert à rien non plus pour le consommateur/gamopat).



Bref, même si ces machines sont très bonnes, belles, et sans faille, c'est le mega flop, faute à un manque de puissance marketing et un parc de jeux inexistant. Mais vraiment une belle machine qui en a fait hésité plus d'un lors du choix final.

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[MICRO 8 BIT] L'EXL100 DE EXELVISION

Publié le par Dr Floyd

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L'EXL 100
est un micro-ordinateur français des années 80 conçu par Exelvision, une boite montée par d'anciens ingénieurs de Texas Instruments France qui se lancent en solo dans l'aventure de la micro-informatique 8 bits, en plein plan fumeux de 'L'informatique pour tous'.

L'EXL100 est vraiment particuliers et original sur plusieurs points : Il était équipé en effet d'un clavier et de manettes infrarouges alimentés par piles (une fonctionnalité étonnante pour l'époque !), et aussi d'un synthétiseur vocal de bonne qualité (entendre parler sa machine c'était totalement futuriste !). L'ensemble est donc composé d'une unité centrale, d'un clavier détaché, et d'un écran optionnel monochrome 12" ou couleur 14". Vous pouviez sinon le brancher en peritel sur une télévision.

Un ordinateur original également par son micro-processeur de chez Texas Instruments, le TMS7020, alors que la plupart des autres ordinateurs sont équipés soit d'un Zilog Z80 soit d'un 6502. Sa définition graphique est également un peu étrange : 320x250, et son basic (sur cartouche) un peu particulier. Bref, un ordinateur vraiment à part !

il sort en France en 1984, et il est vendu 3190 francs.

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UN ORDINATEUR GADGET

L'infrarouge, c'est révolutionnaire, sauf que ça ne fonctionnait pas toujours très bien. Il fallait toujours vérifier si les lettres tapées au clavier s'affichaient bien sur l'écran ! De plus le clavier était insupportable avec ses touches "gomme" !

Idem pour les manettes avec une transmission de commandes lente empêchant de jouer correctement ! De plus leur prise en main est médiocre. A noter qu'il était possible de ranger les manettes dans un tiroir prévu à cet effet sur l'unité centrale.

Enfin l'esthétique générale faisait vraiment plastique et très fragile... Bref l'EXL100 n'inspirait pas confiance et ressemblait au final à un gadget plutôt foireux !


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UN BASIC TRES LENT

Le basic livré sur cartouche est très proche de celui du Ti99/4A, avec un jeu d'instruction un peu lourd proposant des noms à rallonge (les fameuses instructions commençant par "call"). Et tout comme pour le Ti99 ce basic est très lent et ses possibilités en deviennent très réduites pour réaliser de petits jeux.

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PEU DE JEUX

Les programmes sortiront sur support K7 ou cartouches, ainsi que quelques rares programmes sur support disquette, pour ceux qui possédaient le lecteur 3,5 pouces. Il en existe d'ailleurs 3 versions : EXL135, EXELDISK et EXELPRO (620ko de stockage + 40Ko de RAM additionnel).

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Pour les gamers pas grand chose à signaler, beaucoup de jeux éducatifs sans grand intérêt dans la lignée des éducatifs pour le To7 et le Mo5 de Thomson. A noter tout de même un bon jeu de tennis en cartouche, Tennis, qui s'est fait remarqué par ses beaux graphismes et surtout par l'annonce des scores en synthèse vocale (whaou !). Il existe aussi un clone de Pac-Man pas trop mal qui met en scène un poisson : Guppy.



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FICHE TECHNIQUE DE L'EXL100 :
Constructeur : Exelvision (France)
Processeur : Texas Instruments TMS 7041 et 7020, fréquence : 4.91 Mhz
RAM : 34Ko (il existe des modules d'extension de 16ko)
ROM : 38Ko
Graphisme : 40x24 caractères, 320 x 250 pixels en 8 couleurs
Synthétiseur Vocal
Clavier : en gomme Azerty infrarouge, 61 touches
Language : Exelbasic (sur cartouche)
Ports : série, parallèle, cartouche, cassette
Prix à sa sortie en 1984 : 3190 Francs



L'EXELTEL

Exelvision sortira ensuite l'Exeltel en 1986, un EXL100 amélioré avec un clavier mécanique avec cette fois ci un câble optionnel pour le brancher (ouf !) et un modem intégré pour vivre les joies du Minitel sur votre machine ! Une nouvelle version du basic est aussi livrée avec la machine, l'Exelbasic +. La RAM passe à 82ko et la ROM à 96Ko (16Ko pour le système + les logiciels intégrés).


L'exeltel fait un peu plus sérieux avec son clavier mécanique...

Si l'EXL100 fut produit en France à St-Omer, l'Exeltel fut par contre délocalisé en Corée par Daewoo pour 2x moins cher qu'en France... Daewoo leur avait fournit jusque là le moniteur monochrome.

EXELTEL :
Modem 1200 75 bauds
RAM : 82Ko
RAM : 96Ko
Clavier mécanique
Prix à sa sortie en 1986 : 2690 F, 3590 F avec un moniteur monochrome, 4590 F avec un moniteur couleur.



UNE BELLE AVENTURE MALGRE TOUT

En concurrence avec le To7-70, le Mo5 et surtout l'Amstrad CPC, Exelvision ne réussira pas à imposer ses produits originaux, d'autant plus qu'Amstrad est en train de littéralement bouffer tout le marché en France à partir de 1985. Ils tenteront alors une approche plus professionnelle, mais sans succès.

Au final Exelvision reste quand même une belle aventure menée par des passionnés qui auront proposé un ordinateur très audacieux : unité centrale, clavier et manettes sans fil, port cartouche, synthèse vocale et Minitel. Vraiment étonnant à l'époque !


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[GAMOPAT ACADEMY] LE LYNX DE CAMPUTERS

Publié le par Dr Floyd

Le micro-ordinateur anglais Lynx de Camputers (une petite start-up de Cambridge) n'est pas l'un des plus célèbre micro-ordinateur de l'ère 8 bits. Sorti en mars 1983 c'était un concurrent direct de l'Oric 1 et du ZX Spectrum.



Les caractéristiques sont très sympa pour l'époque : processeur Z80 à 4mhz (comme pour le futur CPC464), graphismes 256*248 en 8 couleurs et une haute-résolution avec un mode texte de 80 colonnes. La ROM de 16Ko contient le basic. Concernant la RAM, cela dépend du modèle : 48ko, 96ko ou 128ko. Les deux derniers disposant de quelques Ko de ROM additionnels (stockant des commandes supplémentaires pour les graphismes et effets sonores) et de 24Ko de RAM réservées pour stocker les données. Le clavier est mécanique, ce qui est très appréciable. Seule la partie sonore est en dessous avec une seule voix. A noter que le look n'est vraiment pas terrible.

Le basic intégré en ROM était relativement plaisant avec des commandes peu répandues à l'époque comme While-Wend ou Repeat-Until, un langage proche du Pascal. Il était possible d'utiliser le CP/M comme OS via un lecteur de disquette 5.25".

Il sera vendu autour de 225£ (299£ en 96ko et 345£ en modèle 128) ce qui était un prix assez raisonnable, même si plus cher que l'Oric ou le Spectrum. La machine en elle même n'est pas mauvaise mais son manque de support software lui empêcheront de connaître le succès. Vendu à 30 000 exemplaires, quasiment inconnue en dehors de l'Angleterre, comme pour beaucoup de fabricants l'aventure du Lynx s'arrêtera dès mi-1984, laissant le champs libre à l'Amstrad CPC.



CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
Nom : LYNX
Fabricant : CAMPUTERS (UK)
Processeur : 8bits Zilog Z80A 4Mhz
RAM : 48ko, 96ko ou 128ko (max 192ko via module d'entension)
ROM : 16Ko (20Ko sur le modèle 96 et 128)
Graphismes : 256x248, 512x480 - 8 couleurs
Son : 1 voix
Clavier : 57 touches

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[MICRO 8 BIT] LE DAI PERSONAL COMPUTER

Publié le par Dr Floyd



Le Dai Personal Computer est un micro-ordinateur assez méconnu produit à l'époque par Data Applications International, une société belge, une fois. Méconnu car débarqué très très tôt sur le marché (vers 1980), et vendu très cher (près de 10 000 francs), c'est un peu l'Apple belge ! Méconnu certes, mais les fanatiques de micro à l'époque doivent forcement s'en souvenir tellement ses caractéristiques graphiques et sonores étaient exceptionnelles.

Le DAI est équipé d'un processeur Intel 8080A 2Mhz, d'une mémoire de 48Ko + 24Ko pour le basic (soit un total de 72ko via le map switching !), d'un clavier mécanique d'excellente qualité, d'une définition graphique pouvant monter à 512x244 (!!!), entre 4 et 16 couleurs, d'un puissant générateur sonore sur 3 voix + 1 générateur de bruits, et d'un langage basic puissant (pré-compilé). Bref, une machine de rêve en 1980 !!! Même la star du moment, l'Apple 2, ne peut suivre techniquement.

Caractéristiques principales :
CPU : Intel 8080A 2 Mhz
(Possibilité de rajouter un coprocesseur mathématique AMD 9511)
ROM : 24Ko
RAM : de 8 à 48Ko (maximum)
Clavier mécanique de 56 touches
Mode texte : 60x24
Mode graphique : jusque 528x244 pixels, de 4 à 16 couleurs
Ports : Bus DCE, 2 ports manettes, RS 232C, port K7, port son stéréo, RGB
Taille : 45 x 38 x 12 cm

Débarqué très tôt, très cher, et peu diffusé, vous vous doutez donc que le catalogue de jeux est proche du néant absolu. Cette machine était plutôt destinée aux fana d'informatique et de programmation. Elle était presque considérée comme un ordinateur professionnel. J'ai trouvé un site français sympa dédié au Dai, où j'ai d'ailleurs récupéré ces screenshots.

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Le DAI sera "en concurrence" avec l'Apple 2, le TRS-80, l'Atari 800 et le Ti99 4/A. Mais sûrement trop en avance sur son temps et trop cher, le succès sera limité. Le DAI n'eut qu'un petit succès d'estime en France. Il se vendra par contre assez bien en Belgique et en Hollande. Faché avec Texas instruments (son fournisseur d'EPROM) la machine connut des difficultés de production en 1983, et perdu dans la masse des ordinateurs disponibles cette année là, ce fut rapidement la banqueroute.


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[GAMOPAT ACADEMY] LA GAMME D'ORDINATEURS ATARI 8 BITS

Publié le par Dr Floyd

Fort du succès de ses bornes d'arcade et de sa console de jeu Atari 2600, Atari décide de s'attaquer en 1979 au marché des ordinateurs pour tenter de concurrencer les machines en place : l'Apple 2, le TRS-80 et le PET de Commodore.


1979

L'Atari 400

L'ordinateur est équipé d'un processeur MOS Technology 6502, de coprocesseurs graphiques ANTIC et GTIA, d'un coprocesseur POKEY pour le son et les entrées/sorties. La RAM est de 4Ko et le basic est sur cartouche. L'ordinateur devait au départ offrir un Microsoft Basic, mais ne tenant pas sur une cartouche de 8Ko, Atari dut développer son propre basic. A noter que le clavier à membrane est assez catastrophique !



L'Atari 800


Le même avec 8Ko de RAM, un clavier mécanique et 2 ports cartouches (vous voulez ainsi toujours laisser le basic dans la machine). Du fait de la baisse rapide du prix de la RAM le modèle 800 passa rapidement à 48ko.



Ces deux machines connurent un bon succès commercial (2 millions de machines vendues).

atari-400-et-800.jpg

1982

Avec ce modèle la RAM passe à 64Ko et le clavier propose un nouveau design. Mais son gros problème est qu'il est incompatible avec la gamme précédente et qu'il trop cher par rapport à la concurrence qui commence à proposer des ordinateurs à bas prix. Il fera un flop et ne sera jamais importé en Europe.




1983
 

Les temps sont durs pour Atari : crash du jeu vidéo, flop de l'Atari 1200XL. Il faut réagir très vite.
La gamme XL fait son apparition et Atari se lance dans la guerre des prix. Deux nouveaux modèles sont proposés :

- Atari 600XL avec 16Ko de RAM (extensibles à 64Ko grâce au module 1064)
- Atari 800XL avec 64Ko de RAM



Ils reprennent le look du 1200XL, en plus compact, avec un basic en ROM : les coûts de productions sont plus réduits. Ils sortent cependant un peu tardivement en 1983 alors que le Commodore C64, son concurrent, est déjà bien lancé aux USA. La gamme XL sera toujours en retrait malgré de très bons jeux en cartouche, Commodore a gagné la partie.

Voir le test de l'Atari 800XL : http://www.gamopat.com/article-6066498.html

A noter un accessoire très moderne pour l'époque, la touch tablet, qui permettait de dessiner facilement à l'écran.



1985 

Jack Tramiel (l'ancien PDG de Commodore) débarque chez Atari et lance son Atari ST (16/32 bits) pour concurrencer Apple. Il en profite pour relooker la gamme 8 bits qui n'est pas abandonnée :

- Atari 65XE ( 64Ko)
- Atari 130XE (128Ko)


Ces ordinateurs ont toujours les mêmes caractéristiques de base que les ancêtres 400, 800 et XL, mais avec une bien meilleure intégration des composants. Le 130 XE dispose d'un bus d'extension. Pas de succès pour cette gamme qui apporte vraiment peu, ou pas, d'innovation ! Aux USA le marché est dominé par le Commodore 64 et en France par l'Amstrad CPC, et les ordinateurs 16-32 bits pointent le bout de leur carcasse.


1987

Une rareté fait son apparition en Europe de l'Est : l'Atari 800XE.  C'est un 130XE avec seulement 64ko de RAM.

Avec la renaissance des consoles de jeux (Nes et Master System) Atari transformera ses ordinateurs 8 bits en console avec le System XE.


Les Prototypes 

- Atari 1400XL,
- Atari 1450XLD (avec  lecteur de disquettes, modem et synthèse vocale),
- Atari 65XEM (chip sonore 8 canaux...),
- Atari 65XEP (portable).


Le 1450XLD, le modèle de luxe de la gamme ! Introuvable !



Liste des cartouches de la gamme Atari 400/800/XL/XE :

3-D Tic-Tac-Toe 
80-Column Dumb Terminal Emulator Ace
Abracadabra TG Software
Ace of Aces Atari
Action O.S.S.
Adventure Creator Spinnaker
Airball Atari
Alf in the Color Caves Spinnaker
Alien Ambush Dana
Alien Garden Epyx
Alpha Shield Sirius
Alphabet Zoo Spinnaker
Ant Eater Romox
AProm Walling Company
AProm XL Walling Company
Archon  Atari / Electronic Arts
Assembler Editor Computing Language  Atari
Astrochase Parker Brothers / First Star
Asteroids Atari
Assembler Editor Atari
Astro Grover (Sesame Street) CBS Software
Atari Artist Atari
AtariLab Light Module Atari
AtariLab Temperature Module Atari
Atext-1 Word processor Elcomp
Atmas Macro Assembler Elcomp
Atmona-1 Machine Language Elcomp
Attack at EP-CYG-4 Romox / Bram
Attack of the Mutant Camels HES
Atlantis Imagic
Atari Lab: Light Modue Atari
Atari LOGO Atari
Atari Music I Atari
Atari Music II Atari
Atari Writer ('AtariTexte' is French Version) Atari
B.C. Quest For Tires Sierra On-Line
Ballblazer Atari / Lucasfilm
Baseball InHome Software
Basketball Atari
Basic Computer Language  Atari
Battlezone  Atari
Barnyard Blaster Atari
Basic XE O.S.S.
Basic XL O.S.S.
Beamrider Activision
Bear Jam Chalkboard Inc.
Big Bird's Funhouse (Sesame Street) CBS Software
Big bird's Special Delivery (Sesame Street) CBS Software
Blue Max Atari / Synapse
Boot Ease Atari
Boulderdash First Star
Boulders and Bombs CBS Software / K-Byte
Bounty Bob Strikes Back Big 5
Bristles First Star
Buck Roger: Planet of Zoom Sega
Bug Hunt Atari
Bumper Bash Atari
Burn-In Disk Test Atari
Captain Beeble InHome Software
Capture the Flag Sirius
Carnival Massacre Thorn EMI
Castle Hastle Roklan
Caverns of Mars Atari
Centipede Atari
Chess Parker Brothers
Chessmaster 2000 SoftCountry
Chicken Synapse
Choplifter!  Atari / Broderbund
Claim Jumper Synapse
Cloudburst Dana / Tensor Technologies
CocoNotes CBS Software
Computer War Thorn EMI
Computer Chess Atari
Congo Bongo Sega
Conquest of the Crown  LindaSoft
Cosmic Life Spinnaker
Crime Buster Atari
Crossbow Atari
Crossfire Sierra On-Line
Crystal Castles Atari
Da'Fuzz Roklan
Dance Fantasy Fisher-Price
Dark Chambers  Atari
Data Perfect LJK
David's Midnight Magic Atari / Broderbund
Decathlon Activision
Defender Atari
Delta Drawing Learning Program Spinnaker
Deluxe Invaders Roklan
Demo Cartridge Exidy
Demon Attack Imagic
Demonstration Program Cartridge (In-Store) Atari
Desert Falcon Atari
Designer's Pencil Activision
Dig Dug Atari
Diagnostic Cartridge Atari
Diamond GOS Reevesoft
Diamond Mine Roklan
Dimension X Atari
Direct Access Home Banking Citibank
Doc Goodlode's Cavern Gebelli
Donkey Kong Atari
Donkey Kong Jr Atari
Dreadnaught Factor Activision
Drelbs Synapse
Droids TG Software
Ducks Ahoy CBS Software
Eastern Front - 1941 Atari / APX
Easy Scan II Sector One/IC
Edit LJK
Editor Assembler  Atari
Educational System Master Cartridge Atari
Embargo Gebelli / Solitaire Group
Ernie's Magic Shapes (Sesame Street) CBS Software
ESP Mindlock BBS Softmark
Espial TigerVision
Europen Countries & Capitals Atari
Expando-Vision Stimultech
Express Orion Micro Systems
E.T. Phone Home  Atari
Facemaker Spinnaker
Fantastic Voyage Sirius / 20th Century Fox
Fast Eddie Sirius / 20th Century Fox
Fight Night Atari / Accolade
File Manager Synapse
Final Legacy  Atari
Final Orbit Sirius
Firebird Gebelli
Flapper Romox
Flight Simulator II  Microsoft
Flip & Flop First Star
Foot Fight Atari
Football Atari
Fort Apocalypse Synapse
Fortune Hunter Romox
Fraction Fever Spinnaker
Frantic Freddie SpectraVideo
Frogger Parker Brothers
Frogger II: Threeedeep Parker Brothers
Fun with Art Epyx
Galaxian Atari
Gateway to Apshai Epyx
GATO Atari / Spectrum Holobyte
GhostCART II Island Software
Gorf Roklan
Gridrunner HES
Gyruss Parker Brothers
Hardball Atari / Accolade
Halftime Battlin' Bands CBS Software
Hamsoft / Amtor Kantronics
H.E.R.O. Activision
Hypnotic Land LindaSoft
Impersonator Back-Up Cart Alpha Systems
Into The Eagle's Nest Atari / Pandora
Joust  Atari
Journey To The Planets Roklan
Jukebox Spinnaker
Jumbo Jet Pilot Atari
Jumpman Junior Epyx
Jungle Hunt Atari
James Bond 007 Parker Brothers
Jawbreaker Sierra On-Line
Jawbreaker II Sierra On-Line
Jumbo Jet Pilot Thorn EMI
Kaboom! Activision
Karateka Atari / Broderbund
Keystone Kapers Activision
K-Star Patrol CBS Software / K-Byte
Kickback Thorn EMI
Kids on Keys Spinnaker
Kindercomp Spinnaker
Kiss Eastern House
Koala Painter Koala
K-razy Antiks K-Byte
K-razy Kritters K-Byte
K-razy Shoot Out  K-Byte
Learning Phone Atari / Plato
Learning with Leeper Sierra On-Line
Leo's 'Lectric Paintbrush Chalkboard Inc.
Letter-Go-Round (Sesame Street) CBS Software
Letter Perfect LJK
Letter Wizard Datasoft
Lifespan Roklan
Linking Logic Fisher-Price
Lode Runner Atari / Broderbund
Logic Levels Fisher-Price
Logic Master Chalkboard Inc.
Mac / 65 O.S.S.
Magic Dump Geminisoft
Magic Dump II Geminisoft
Major League Hockey Thorn EMI
Mario Brothers Atari
MasterType Scarborough
Math Encounter HSU Software
Math Maze Atari
Math Mileage CBS Software
Math Mileage Atari
Math Works: Addition Concepts for Darren
Math Works: Basic Subtraction Concepts for Darren
MatterHorn TigerVision
Megamania Activision
Memory Manor Fisher-Price
Microfiler MPP
Microsoft Basic II Programming Language Atari / Microsoft
MicroMaster Chalkboard Inc.
MicroMaestro Chalkboard Inc.
Microprinter System MSI
Millipede Atari
Miner 2049er Big 5 
Ms. Pac-Man Atari
Missile Command Atari
Monkey Wrench Eastern House
Monkey Wrench II Eastern House
Monster Maze Epyx
Moon Patrol Atari
Mountain King CBS Software / K-Byte
Movie Maker Reston
Movie Musical Madness CBS Software
Mr. Cool Sierra On-Line
Mr. TNT HES
Music Box Atari
Music Composer Atari
My First Alphabet Atari
Necromancer Atari
Night Strike TG Software
Oil's Well Sierra On-Line
One-on-One Basketball Atari / Electronic Arts
Orc Attack Thorn EMI
Ozzy's Orchard TG Software
Pac-Man Atari
Paint 'n Sketch: Level I Tech-Sketch
Paint 'n Sketch: Level II Tech-Sketch
Pastfinder Activision
Peanut Butter Panic CBS Software
Pengo Atari
Pharoah's Curse Synapse
Pilot Computing Language Atari
Pitfall Activision
Pitfall II: Lost Caverns Activision
Pitstop Epyx
Plattermania Epyx
Pole Position Atari
Pool 400 IDSI
Popeye Parker Brothers
Primary Utility Pack Beaumont
Princess and the Frog Romox
Proburner Thompson Electronics
Programming Language PILOT
(also available is an Educators Package) Atari
Protector II Synapse
Q*bert Parker Brothers
Qix Atari
Powerstar Pandora 
Princess and Frog Atari
Pronto: The Home Information System  Pronto
R-Time 8 Clock  ICD
Rally Speedway Adventure International
RealSports Football Atari
Rescue On Fractalus Atari / Lucasarts
River Raid Activision
River Rescue Thorn EMI
Robotron: 2084 Atari
Rock and Rhythm Spinnaker
Rosen's Brigade Gentry 
Sammy Lightfoot Sierra On-Line
Sea Chase Romox
Sea Fox Broderbund
Serpentine Broderbund
Shadow World Synapse
Shamus Synapse
Silicon Warrior Epyx
Six Pack I Walling Company
Six Pack II Walling Company
Skywriter Atari / EduFun
Slime Synapse
Smart Terminal MPP
Soccer Thorn EMI
Space Invaders Atari
Space Journey Roklan
Space Shuttle Activision
Spark Bugs Romox
SpartaDOS  ICD
Speedway Blast IDSI
Spider City Sirius
Springer TigerVision
Spy Hunter Sega
Squish 'Em Sam Sirius
Star Maze, Scott Foresman's Roklan
Star Raiders Atari
Star Raiders II Atari
Star Trek: Strategic Operations Simulation Sega
Star Wars: Arcade Game Parker Brothers
Star Wars: Death Star Battle Parker Brothers
Starion Romox
Story Machine Spinnaker
Submarine Commander Thorn EMI
Success With Math Atari
Summer Games Atari / Epyx
Super Cart Frontrunner
Super Charger MPP
Super Breakout Atari
Super Cobra Parker Brothers
Super Sketch Graphics Master  PPI
Super Zaxxon Sega
SuperSALT Diagnostic (w/ Kit) Atari
Survival of the Fittest IDSI
Survivor Synapse
Synassembler Synapse
Tapper Sega
Telelink I Atari
Telelink II Atari
Tennis Atari
The Pill Atari
The Super Pill Atari
Thunderfox Atari
Time Bound CBS Software
Topper Romox
Track & Field Atari
Trust Rantom
Turmoil Sirius / 20th Century Fox
Typo Romox / TJS Industries
Typo Attack Atari / APX
Up n' Down Sega
Up for Grabs Spinnaker
Video Easel Atari
VisiCalc 
Webster Word Game CBS Software
Whiz Kid Romox
Wizard of Wor Roklan
Worm War I Sirius
Writer's Tool O.S.S.
XE Demo Cartridge w/ 4 games Atari
Zaxxon Sega
Zenji Activision
Zeppelin Synapse
Zone Ranger  Activision


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