36 articles avec tous les micro-ordinateurs

[MICRO 8 BIT] Le Sega Yeno SC-3000

Publié le par Subito

[MICRO 8 BIT] Le Sega Yeno SC-3000

C'est avec un plaisir non dissimulé que je vais vous présenter le micro-ordinateur familial de SEGA sorti en 1983, le Yeno SC-3000. Importé par Yeno en Europe et en France, c'est une machine méconnue mais qui mérite le respect, elle m'avait bien fait fantasmer à l'époque, juste avant l'arrivée des MSX.



Nous sommes donc en 1983 et Sega lance son premier (et dernier !) micro-ordinateur. La technologie est basée sur la SG-1000, la première console de la marque (jamais sortie en Europe), l'ancêtre de la célèbre Master System. Donc à cette époque Sega est quasi inconnu du grand public en France.


Le packaging est de très bonne qualité, complet et robuste.

L'ordinateur a exactement les mêmes performances qu'une Sega SG-1000, et donc il est également assez proche de la Colecovision de CBS et du futur MSX, c'est d'ailleurs un ancêtre du MSX. D'ailleurs, je ne résiste pas à vous citer ces quelques lignes du manuel d'utilisation :


"Le SC-3000 est le mélange harmonieux d'une console de jeux associée à un micro-ordinateur familial. Grâce à l'ensemble des cassettes enfichables sur le côté de l'appareil, vous pouvez à tout moment passer de l'un à l'autre.

Deux possibilités s'offrent alors à vous:

- La première est le jeu vidéo, il suffit pour cela de brancher une ou deux manettes de jeux et de connecter l'une de vos cassettes favorites pour devenir le pilote d'un sous-marin ou celui d'un astronef.

- La seconde est la programmation, avec tout ce que cela sous-entend comme intérêts (apprentissage du basic, éducation scolaire, premiers pas en anglais, initiation aux calculs, travail en informatique personnelle...)

De plus dans le contexte actuel, il semble difficile de ne pas connaître un minimum de choses de cette technique en plein essor, qui rentre de plus en plus dans notre vie de tous les jours. Programmer deviendra dans peu de temps aussi important que de savoir conduire aujourd'hui."


Oui bon aujourd'hui tout le monde sait conduire... mais programmer pas sûr ;) Une notice d'ailleurs très complète, avec une traduction de bonne qualité, et même assez pointue sur le basic.


Une documentation complète, où l'on retrouve parfois des illustrations manuscrites !



Une présentation soignée, un clavier de qualité (sur le modèle H) et sur la droite, le port cartouche.

Au niveau des capacités graphiques pour le jeu vidéo, le SC-3000 est donc comparable au MSX et à la Colecovison, dont elle est finalement un clone avec son NEC D780C-1 (Z80A à 3.58Mhz) et son chipset graphique Texas Instruments. Seules les capacités sonores sont quelques peu différentes. D'ailleurs il paraît qu'un module Colecovison existe pour adapter les cartouches sur la SC-3000.


Dans l'ordre, bouton on/off, alim, jack in/out, sortie rgb, port imprimante, sortie uhf et les 2 ports D9.

Le SC-3000 peut être équipé de différents modules ou extensions :


Le data tape recorder SR-1000



L'unité lecteur de disquette 3" SF-7000 qui se connecte au port cartouche via un câble et une interface cartouche.


Particularité du SC-3000, il ne dispose pas de RAM (à part la RAM vidéo) ! Si si c'est possible ! En fait la cartouche basic nécessaire au fonctionnement apporte cette RAM, de 16 à 32 ko en fonction des versions. La version SC-3000H apporte donc 16Ko supplémentaires bienvenus et son clavier mécanique remplace avantageusement le clavier souple. L'investissement dans le modèle "haut de gamme" était donc tout à fait justifié si vous comptiez programmer.

Une autre particularité de la bête : les ports joystick (type D 9 broches, 100% compatible avec les pads SMS), qui lui apportent les fonctions tir 1 et tir 2. La plupart des ordinateurs de l'époque ne fonctionnaient qu'avec un seul bouton de tir.



Page d'accueil et d'introduction au basic.


Allez on résume le tout :

Processeur : Zilog Z80A
RAM : 16 ou 32ko sur cartouche
RAM Vidéo : 16Ko
ROM : 18Ko (basic), jeux jusque 32Ko
Chipset vidéo : Chipset TI9918 ou TI9929A (PAL)
Définition : 40*25 caractères en 16 couleurs, 256*192 en 16 couleurs, 32 sprites (monochromes)
Son : Chipset SN76489 3 voies 6 octaves + canal bruit
Clavier Qwerty mécanique 69 touches
Ports : cartouche, imprimante, cassette, 2 joysticks, RGB, Composite, UFF

La machine sera vendue entre 2300 francs et 2600 francs (autour de 350 euros aujourd'hui).



LES JEUX

Sega adaptera pas mal de hits sur le Yeno SC3000, la qualité des jeux étant très bonne pour l'époque. C'est l'un des premiers ordinateurs à proposer une bonne définition avec 16 couleurs, une bonne partie sonore et surtout 32 sprites (même si monochromes, et uniquement 4 par ligne).



Tous les titres sont édités par Sega et quasiment tous développés en interne. On retrouve Congo Bongo, Monaco GP, Choplifter, Pitfall 2, HERO, Bomb Jack... et quelques rares jeux développés par des tiers comme Konami's Hyper Sports.



Congo Bongo



Safari Hunting



Gulkave


Sega Hyper Sports


Sega se reconcentrera par la suite sur les consoles de jeux, le standard MSX ayant pris le dessus. Le SC-3000 est aujourd'hui un ordinateur assez difficile à trouver et devenu culte pour les collectionneurs.

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L'AQUARIUS DE MATTEL

Publié le par Dr Floyd



Après sa console de jeu Intellivision (et son module Keyboard Component complètement gadget) Mattel se voit pousser des ailes et se lance dans la micro-informatique grand public avec l'Aquarius.



L'ordinateur sera fabriqué à Hong Kong par leur sous-traitant Radogin Electronics (qui produisait déjà l'essentiel des consoles Intellivision).

Un micro ordinateur à base du très célèbre Z80A de Zilog et fourni avec une version spéciale du fameux basic Microsoft. Cependant avec 4Ko de RAm et moins de 2 disponibles (!!!) on ne pouvait pas aller bien loin ! Le clavier en caoutchouc de 49 touches est désagréable. La définition est de 80x72 pixels, voire plus mais uniquement par blocs de pixels prédéfinis. Coté son c'est le minimum syndical avec une seule voie. Bref, la programmation de jeux sur cet ordinateur était un pari quasi impossible, on pouvait faire à peine mieux que sur l'Intellivision.

Bref, c'est un bien triste ordinateur qui ne sera mis en vente que quelques mois par Mattel ! Un véritable échec. C'est Radofin Electronics à Hong Kong qui reprendra la distribution mais en vain.


RESUME CARACTERISTIQUES :
CPU : Zilog Z80A à 3.5 mHz
RAM : 4 Ko (extensible à 32 KB)
ROM : 8 Ko
Mode texte : 40x25
Mode graphique : 80 x 72 en 16 couleurs , 320 x 192 (par blocs prédéfinis)
SON : 1 voie




LISTE DE JEUX CARTOUCHE CONNUS

Advanced Dungeons & Dragons : Treasures of Tarmin
Astrosmash
Biorythms
Burgertime
Chess
Melody Chase
Night Stalker
Reversi
Snafu
Tron Deadly Discs
Utopia 

Les jeux cartouche proposés par Mattel sont des copies conformes des versions Intellivision.

Astrosmash

Advanced Dungeons & Dragons


QUELQUES JEUX CASSETTE AUDIO CONNUS

Aliens
Cubes
Macho Man
Mad Mould
Pac Mr
Phrogger
Scramble
Stalactites
Torment

 
Aliens


LE MINI EXPANDER

C'est une extension que vous pouvez apercevoir sur la photo du haut : le bloc à l'arrière droit du clavier. Il est équipé de deux slots pour y connecter des jeux cartouches et une extension mémoire de 16Ko, il permet d'avoir 3 voies sonores au lieu d'une et permet enfin de brancher deux manettes dans le style Intellivision (donc très mauvaises !) avec un disque directionnel et 6 boutons. C'est un module indispensable pour jouer.


AQUARIUS II

Pour le modèle II on passe la Ram à 20Ko (la moindre des choses !) et on met un clavier mécanique quand même plus confortable. Ce modèle n'a été distribué que par Radofin et est plutôt difficile à trouver !

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[MICRO 8 BIT] TANDY RADIO SHACK : TRS-80, COCO & Cie

Publié le par Dr Floyd

Fondé en 1919 la firme familiale Tandy n'a au départ aucun lien avec l'informatique, en effet ils fabriquent... des souliers et accessoires en cuir ! Dans les années 60 ils se diversifient et rachètent Radio Shack, une chaîne de magasins high-tech (hifi, vidéo, radio CB). Les affaires faiblissant un peu dans les années 70 la firme décide alors de se lancer dans la micro-informatique.

En 1977 ils présentent le fameux TRS 80, Tandy-Radio-Shack et 80 pour le processeur Zilog Z80.
Tandy fait alors parti des trois "pionniers" de la micro avec Apple (Apple II) et Commodore (le PET).


LE TRS 80 MODELE I

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Sorti en 1977 à l'aube de la micro-informatique le TRS-80 est équipé d'un classique processeur Zilog Z80 cadencé à 1,77 Mhz. Le modèle de base est équipé de 4Ko de RAM et 4Ko de ROM, contre 16Ko de RAM et 12Ko de ROM (avec un basic étendu) pour le second modèle. Du coté de l'affichage, le mode texte affiche 16 lignes de 32 colonnes ou 16 lignes de 64 colonnes. Le mode semi-graphique ne monte pas au dessus de 128 x 48 pixels.

Pas de système de sauvegarde intégré, il fallait s'équiper d'un lecteur de K7 ou d'un lecteur de disquettes 5 1/4 (pour les riches !).
Il était vendu avec un moniteur spécifique monochrome vert autour de 1000 $.

A savoir que des clones du TRS 80 existent (comme le Video Genie en Europe).

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Flight Simulator (le vrai, le 1 !) sur TRS-80 ! Attention 3 images/sec ! Il fallait bien sur un lecteur de cassettes audio pour télécharger l'énorme programme de 16Ko... Si cela fait sourire aujourd'hui, à l'époque une telle publicité faisait rêver.

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Le jeu utilise la haute définition... 128x48 pixels !

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"Regarde chérie, je vais te programmer en basic un logiciel qui fera la cuisine et les devoirs des enfants"


LE TRS 80 MODELE II

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Le modèle II sorti en 1979 fait tout de suite plus professionnel avec son processeur Z80 qui passe à la vitesse fulgurante de 4Mhz et surtout le lecteur de disquette 8 pouces intégré avec des disquettes énormes de 500K de capacité ! La RAM est de 32 ou 64Ko. La grande classe ! Mais cela à un prix 3450 $ en 1979 ! Pour les pros et personne d'autre !


LE TRS 80 MODELE III

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Sorti en 1981 c'est une évolution "monobloc" du TRS80 avec lecteur de disquettes 5.25 pouces intégré et processeur à 2Mhz. La Ram est de 16Ko. Il fut vendu entre 799 et 999$ selon la configuration. Un modèle d'aspect très classe qui impressionnait à l'époque, le Hal9000 de 2001 l'Odyssée de l'espace à la maison !

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Isaac Asimov vous recommande le TRS-80 pour plonger dans un univers de science-fiction !


LE TRS 80 MODELE IV

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Sorti en 1983 c'est le dernier de la série. Un Z80 à 4Mhz, 64Ko de RAM, et un lecteur 5,25. Il fut lancé à 1990 $.

Il existe un modèle "portable" : le Modèle 4P à 1790$.

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Pour emporter partout... hum...



LE TRS 80 MODELE 16

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Passons vite sur ce modèle 16 bits sorti en 1982 et destiné aux professionnels et équipé d'un monstre de puissance : le fameux Motorola 68000 (à 6 Mhz), 128 Ko de RAM et lecteur 8 pouces. A noter que le Z80 est toujours présent pour des raisons de compatibilité.



LE TANDY COLOR COMPUTER

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Sorti en 1980 et surnommé "Coco" il est clairement orienté grand public et connaitra un bon petit succès aux USA où il sera en compétition avec le Vic 20 et le Ti99/4A. Il est équipé du Motorola 6809 à 0,89Mhz, avec 4Ko de RAM et 8Ko de ROM. Le graphisme peut monter à 256 x 192 en monochrome. Son prix 400$.


COLOR COMPUTER MODELE 2

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C'est le successeur en 1983 du Color Computer, équipé entre 16 et 64ko de RAM selon les modèles, et 8 ou 16ko de ROM selon le basic proposé (normal ou étendu). Le clavier devient mécanique. Il coutera entre 160 et 260$.

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COLOR COMPUTER MODELE 3

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Derniere evolution du "coco" avec une définition graphique de qualité : 320x200 en 16 couleurs et jusque 640x400 en 4 couleurs ! 128Ko de RAM qu'il ne pouvait utiliser d'un bloc étant donné que c'est toujours un 8 bits... Nous sommes en 1986 et il est trop tard : les micro 16/32 bits déboulent chez Atari et Commodore.


LE MODELE 100

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Sortie en 1983 c'est un portable doté d'un écran LCD de 8 lignes de 40 caractères. Il a été commercialisé également par Olivetti et Nec. Il est équipé d'un processeur Intel 80c85, de 8Ko de RAM et de 32Ko de ROM. Il propose une autonomie impressionnante de 20h avec 4 AA batteries ! De quoi rendre jaloux les possesseurs de certains pc portables aujourd'hui... Son prix :  800$. Il existera en 1984 un modèle plus puissant avec un écran plus grand : le Modele 200 pour 1000 $.


LE TANDY MC 10

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C'est une version bas de gamme du TRS Color sorti en 1983 et destiné a concurencer le ZX81 de Sinclair, il est équipé d'un Motorola 6803, 4ko de RAM et 8Ko de ROM. Il est vendu 100 $. L'ordinateur Alice fabriqué par Matra sera un clone du MC 10... le même mais en rouge ! Malgré leur prix intéressant ces machines sont trop limitées pour connaitre un réel succès.


A noter que Tandy se lancera dans les compatibles PC en 1985 avec le Tandy 1000. Ils produiront également  toute une gamme de Pocket Computers, en fait des calculatrices évoluées de Casio et Sharp. On estime que Tandy aura vendu au final 1 million d'ordinateurs auprès du grand public.

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TEST : ATARI 800XL

Publié le par Chiss

ATARI mon Amour !! voila comment je commence ce test !

Pour commencer il faut savoir que l'atari 800 XL a été mon premier ordinateur, un cadeaux de mes parents en 1986 ! j'avais eu le 800 XL avec un moniteur monochrome et le jeu Millipede en cartouche.

Que du bonheur... Mes copains avaient de l'Amstrad ou du C64 mais ma soif d'avoir plus avait pris le devant : alors je me suis lancé dans la quête du graal coté jeux....



Sorti en 1983, le 800 XL n’est pas le premier ordinateur de chez Atari. Il succède à l'atari 400 (1979) , l'atari 800 (1979) , le 1200 XL (1982) ,et le 600 XL (1983). (voir toute la gamme ici).

Techniquement c’est plutôt bien : il possede des puces dédiées au son et au graphismes ! 1 port parallele , 1 port d'extension , 2 prises manettes et on peut relier à tout cela 1 lecteur de k7 , 1 lecteur de disquettes , 1 imprimante couleur ou courrier , un trackball ( l'ancêtre de la souris ou presque ), et même une une tablette tactile !!!

Le 800 XL possède notamment un système d'exploitation permettant une gestion facile des interruptions et des accès aisés aux périphériques, ainsi qu'aux calculs en virgule flottante par langage machine… On se situe bien loin déjà de la console de jeu qui représenta longtemps le fer de lance d'Atari. A cet égard, de gros efforts sont faits dans le domaine du logiciel (en particulier avec Hatier et Nathan), afin de proposer des programmes éducatifs ou de traitement de textes adaptés aux besoins des Français. Il en résultera un catalogue de 200 produits divers et variés, et dans l'ensemble d'une assez bonne qualité.

L'atari 800XL est une version améliorée du 800, avec 64 Ko de RAM, le tout dans un plus petit boîtier. On y trouve l'éternel Basic, un port cartouche, deux ports joystick, un port PBI et une prise Entrée/Sortie générique. On peut utiliser les périphérique du 800, l'ancien modèle.

Le 800 XL possèdait quelques améliorations, comme par exemple une mémoire vive de 64 Ko et une rom de 16 Ko. Il disposait également d'un test intégré qui permettait de contrôler le bon fonctionnement, en autres, du ship sonore, du clavier et surtout de la mémoire vive, ce qui se révèle actuellement extrèmement pratique pour les réparations. C'est étonnant de savoir que ce principe n'a jamais été repris : essayez de débrancher votre clavier et d'allumer votre PC, vous verrez que ce dernier vous demandera d'appuier sur F1 quand vous aurez réparé l'erreur... Appuyer sur F1 lorsqu'on a pas de clavier, hein, bon...

Une autre chose intéressante était le fait de pouvoir brancher à la chaîne, via une grosse prise carrée, un lecteur de disquettes, un lecteur de cassettes, une imprimante, etc...  Quoi !!! l'USB déjà !!? Ben oui, ce n'est finalement pas si nouveau que ça comme principe. Cela existait déjà sur les premiers modèles d'Atari comme le 400 et le 800. Ce pseudo USB s'appelle alors le SIO.

Comme le quasi totalité de ses concurrents, le 800 XL ne propose pas de mémoire de masse en série, mais peut se voir équipé d'un magnétocassette ou d'un lecteur de disquettes. Par ailleurs, parmi les extensions proposées il existe une imprimante quatre couleurs, ce qui ne s'avère pas très courant pour l'époque. Compte tenu du prix relativement faible de la configuration de base, de ses qualités sonores et de sa riche logithèque, le 800 XL bénéficiera d'une très grande popularité. Il est intéressant de noter que le dernier micro de la ligne des 8 bits Atari, le 130 XE, léguera son design à l'Atari ST.


Fiche technique :

Atari Corp. (Sunnyvale, California, USA)
Date de sortie : 1983 à 4990 francs
Référence : 800 XL
Processeur : MOS 6502C à 1,77 MHz
Basic en ROM
Mémoire : RAM 64 Ko , ROM 24 Ko
Affichage : Texte : 40 x 24 caractères
Graphismes : jusqu'à 320 x 192 en 16 couleurs (palette de 256 couleurs)
Son : 4 voies
Stockage : Port cartouches
Lecteur de cassettes externe (modèle 1010)
Lecteur de disquettes externe (modèle 1050)
Particularité : Les 600XL et 800XL succèdent respectivement aux modèles 400 et 800. Le Basic est désormais inclu en ROM contrairement aux modèles précédents.


Lecteur de k7 Atari 1010 :



Lecteur de disquettes Atari 1050 :




La concurrence ?

la concurrence est dure !! Entre Commodore et son C64 qui ravage tout et Amstrad qui sort en force (sans oublier l'apple 2c qui dispose d'une logitheque plus qu'impressionante !) , la place du 800 XL en Europe est relativement faible ( sauf en Allemagne où il s'est vraiment tres bien vendue ! ). Aux USA il a connu un bon succès.

Et les jeux ? :

On a quand même eu droit aux plus grand hit !!! voici quelques images de jeux incontournables sur l'atari 800 XL :

Ultima 4 :



Spy vs Spy 2 :



Silent Service :



One on One :



Loade Runner :



International Karate :



Gauntlet :



Flight Simulator 2 :



The Pawn :



Donkey Kong :



Commando :



Bruce Lee :



Boulder Dash 2 :



Arkanoid :




Ace of Aces :



Zorro :



Zaxxon :



Who dare wins 2 :



Track and field :



Strip poker :



Spindizzy :



Spellbound :



Rampage :



Parsec :



Operation wolf :



Ninja :



Head over Heals :



Hardball :



Dropzone :





Et j'en oublie tellement !!! Druid , Feud , Joust , Rescue on Fractalus , Dallas Quest , Free , La trilogie d'Aspaï , Hacker , Ballblazer , Barbarian , Beach Head , Beach Head 2 , Summer Games , Winter Olympiad , Karateka , The great american road race , Archon 1 et 2 , Fort Apocalypse , Pac man , Decathlon , River raid , Pitfall 1 et 2 , Koronis Rift , The Eidolon , Trailblazer , Mirax force , Guild of thieves , Jinkster , Leader Board , Raid over Moscow , Green Beret , Last V8....

A lire également :
Le test des cartouches Atari XL Vs Atari XE


Cette machine ne m'a laissé que de bons souvenirs et n'a vraiment pas à rougir face aux C64 et autre Amstrad ! la qualité est toujours au rendez vous et techniquement parlant , il n'y a pas photos entre le 800 XL et le 6128 ! Par rapport au C64 , c'est un ton en dessous mais certains jeux restent supérieur !

Pour :

- le Nom 'Atari' avait encore une certainne saveur dans la bouche
- les capacités techniques qui permettent de faire de bonnes choses en basic
- les bonnes conversions de jeux !
- les capacitées graphiques et sonores excellentes !

Contre :

- Atari en déclin
- Amstrad arrive avec son rouleau compresseur....
- les temps de chargements k7 !!!!!!!! Aarghhhhhhhh

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TEST : LE MO5 DE THOMSON

Publié le par PacMan

Sorti en 1984, le MO5 n’est pas le premier ordinateur de chez Thomson. Il succède au TO7 sorti 2 ans plus tôt. Techniquement ce n’est pas terrible mais le MO5 possède des armes secrètes : il est utilisé par TF1 pour ses émission sur l’informatique, il possède un basic Microsoft et il a été distribué massivement dans les écoles grâce à un gentil monsieur : Laurent Fabius. En effet, ce dernier à mis en place le IPT : Plan Informatique pour Tous. Grâce à ce plan, tous les enfants de 1984 à 1990 sont devenus ingénieurs, médecins, astronautes, etc…



Dans les écoles le MO5 était utilisé en réseau grâce au « nanoréseau ». Ainsi vous pouviez faire vos exercices en logo, réviser vos conjugaisons et même vous exercer au traitement de texte avec TGV

TF1, Microsoft, Fabius…tout ce petit monde est encore bien actif en 2007 alors pourquoi les MO5 ne sont plus dans les écoles ?


Les performances

Microprocesseur : mC 6809 E
Mémoire : 48 ko de RAM, port de cartouche
Capacités graphiques : 25 lignes de 40 colonnes, 320x200 en 16 couleurs
Capacités sonoroes : 1 voix sur 6 octaves
Périphérique : crayon optique, lecteur de cassettes, lecteur de disquettes (QDD), pas de port de joystick en série (disponible à l’aide d’une extension).


La Concurrence ?

Dure dure la concurrence, voire même écrasante, surtout de la part d’Amstrad avec son CPC. Heureusement, le MO5 est un bon petit écolier, il est sérieux et résiste.


Le test !

Hélas je ne vais pas découvrir le MO5 en 2007 car je le connais depuis plus de 20 ans !

Je branche la bête sur la télé. Je pousse l’interrupteur du boîtier d’alimentation et là une lumière rouge s’allume pour m’indiquer que la bête est sous tension.

Un écran bleu s’affiche avec « MO5 Basic 1.0 Microsoft 1984 OK _ ».

Cela nous rappelle que le MO5 a plus de 20 ans et qu’il possède un basic signé Microsoft (voilà d’où vient la réelle fortune de Bill Gates !). 

J’introduis une cassette dans le LEP (rien à voire avec l’école, c’est juste le lecteur de cassettes qui se nomme ainsi). Pour lancer un programme vous devez taper :

Programme en basic : LOAD (puis Entrée)

Programme basic et binaire (jeux, logiciels commerciaux…) : LOADM « « ,, (puis Entrée)

Ou

RUN »CASS :
(puis Entrée)

Si l’ordinateur vous affiche Error 51, vous vous êtes planté.

Pour finir voici un trucs très intéressant que j’utilisais pour "déplomber" les programmes écris en Basic (vous pourrez ainsi lire plein d’infos dans le listing) :

Lancez votre programme en tapant : POKE 8699,57 : LOAD

Le MO5 vas charger le programme. Ensuite il va afficher OK. Tapez LIST puis Entrée. Le listing du programme s’affiche. Par exemple vous aurez le code de la musique du jeu "L’aigle d’or".


L'Aigle d'Or

Justement j'ai choisis de charger l’Aigle d’or pour tester un jeu. Donc je charge le jeu et là… rendez vous dans 15 minutes (ben oui c’est long le chargement sur cassette !).


C’est bon le jeu est enfin chargé. Après avoir lu les instructions du jeux et acheté une torche et un pied de biche, je me lance dans le château. Les graphismes ne sont pas si mal que ça ! Par contre il n’y a pas de musique. Les murs du château sont vides (le contour est juste dessiné à l’aide de traits violets). Mais c’est ça la touche MO5. les objets et les personnages sont dessinés à coup de traits et gros pixels.

Le joueur pouvait ainsi imaginer plein de choses. On lui plantait un léger décors et il s’imaginais être dans un château, avec plein d’araignées, de passages secrets… Le Mo5 ça fais marcher l’imagination !


Les autres jeux

Bon en réalité j’ai testé l’un des meilleurs jeu sur MO5. Tous les jeux ne sont pas à la hauteur de L’aigle d’or. J’avais (et j’ai toujours) environ 100 jeux (bonjour le budget !). Il y a des jeux nuls et le plus nul c’est Green Beret : horrible, moche, à éviter ! Il y avait plein de jeux édités par Loriciel (la marque au chat) et par FIL. On pouvait même piloter un Airbus ! Voici la liste des jeux à posséder absolument : L’aigle d’or, Sapiens (l‘un des plus jouables et des plus beaux), Mandragore, Super tennis (avec des voix digitalisées!), La mine aux diamants, Spahir, Sorcery, Asterix, Pulsar II, le 5ème axe, Le temple de Quauhtli

En plus des jeux commerciaux vous pouvez créer vos jeux en Basic. A l’époque Tilt, Microtom, Hebdogiciel publiaient des pages et des pages de listing. En plus ce qui est bien c’est que vous pouvez à partir d’un jeu existant, l’améliorer avec vos talents de programmeur fou !

Pourquoi personne n’écris de jeu en basic à l’heure actuelle ? (Pourtant plein de jeux sont écris en Basic pour les calculatrices Casio : Doom, etc.)


Le crayon optique !

Le test n’est pas fini, je branche maintenant le fameux crayon optique et j’introduis la cartouche Pictor. Là c’est terrible, c’est Photoshop avant l’heure. Vous pouvez même faire des animations ! Bon là je m’emporte, si je continu je vais écrire 15 pages là dessus !


Du costaud !

Revenons à nos moutons. Côté entretien le MO5 c’est simple : pas d’entretien. C’est du solide ! Les cassettes vierges y’en a partout (vous pouvez même utiliser vos vieilles cassettes de Mireille Mathieu). De plus les MO5 il y en a aussi partout. Il faut noter qu’il existe deux types de clavier : en caoutchouc et mécanique (préférez le clavier mécanique).


En conclusion

Si pour certain le MO5 est une machine destinée à produire des "BIP BIP" et des gros pixels aux couleurs criardes, pour d’autres c’est une machine géniale, qui permet de jouer, d’apprendre, de programmer, de repousser les limites (la bête est quand même limitée). Et enfin pour d'autres le MO5 c'était l'outils de l'écolier (au même titre que le cahier du jour).

Ce qu’il serait bien c’est que vous nous pondiez des jeux en Basic : c’est lent à l’exécution mais tellement oldies et drôle. Et c’est très facile à apprendre. Utilisez l’émulateur de DCMOTO (hyper simple).

Pour conclure je dirais que le MO5 est une pièce à posséder absolument et très facile à trouver.


Le vrai prix d'occasion

Le MO5 c’est pas cher : les prix vont de 0 euros à 15 euros (pour les coffrets avec Mandragor, Pictor…). Certain MO5 peuvent allez jusqu’à 30 euros mais attention à ce prix là c’est le MO5 "Michel Platini" (avec le sac de sport !). Eviter à tout prix les annonces sur Ebay déposées par des gugus qui vont dans les écoles récupérer des MO5 pour les revendre à des à des prix pas très raisonnables.


Pour

- Machine de légende qui sens bon le marronnier et la craie
- Jeux légendaires (l’aigle d’or avait obtenu un Tilt d’or)
- Facilité de programmation (Basic)


Contre

- Trop répandu ?
- Temps de chargement (sauf QDD)
- Faibles capacités sonores
- Lenteur du Basic (plus rapide que celui du Ti-99/4A)

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LE COMMODORE 64

Publié le par Dr Floyd

commodore-64-pub.jpg

Le C64 a été mis en vente aux USA en septembre 1982 un an apres le succès du VIC 20  (le premier ordinateur familial de Commodore) et restera comme le plus gros succès de l'histoire de la micro-informatique 8 bits. On estime qu'il s'est vendu à 25 millions d'exemplaires dans le monde.



Il faut dire qu'à sa sortie le C64 possédait des caractéristiques techniques assez étonnantes pour l'époque. Certains parlaient même d'ordinateur "professionnel". Il survivra à l'attaque du standard MSX de Bill Gates et de toute la concurrence (et mon Dieu qu'ils étaient nombreux !). En Europe c'est en Allemagne qu'il se vendra le mieux, son succès fut hélas assez faible en france, pays dominé par la gamme Thomson puis par le marketing aggressif de Amstrad. On ne peut que regretter cet état de fait.



La superbe page d'accueil du C64...

Le Commodore 64 a presque tout pour plaire : un clavier mécanique, un processeur MOS 6510 (compatible 6502), 64Ko de RAM (le top à l'époque), et des composants sonores et graphiques exceptionnels : 

- La puce sonore (le SID) avec 3 voix sur 5 octaves permettant un rendu sonore surpassant toutes les autres machines. 

- La puce graphique (le VIC-II) permettant un affichage de 300×200 points en 16 couleurs (la définition idéale à l'époque) couplé à une gestion des sprites, un atout essentiel pour jouer !

- Un port série pour connecter un lecteur de disquettes 5.25, deux ports manette au format Atari et un port catouches.

Seul le Basic en ROM n'est pas exceptionnel. Il fallait utiliser des commandes barbares (comme PEEK et POKE) pour obtenir de bons résultats, de quoi décourager les utilisateurs voulant apprendre ce langage.



Le C64 à poil !


Le commodore 64 resistera bien à l'ATARI ST et à l'AMIGA au début des années 90, des jeux seront même produits jusqu'en 1994.


UN CATALOGUE DE JEUX FABULEUX !

Le Commodore 64 propose un catalogue de jeux fantastique, le plus étendu de toute la micro 8 bits, avec des titres qui ont marqué à tout jamais l'histoire.

Il y en a tellement, citons au hasard Summer Games et Winter Games pour leurs graphismes exceptionels, des jeux d'arcades suberbement adaptés comme Commando, Bomb Jack, ou encore Arkanoid. D'excellents shoots comme Uridium ou LightForce, des jeux de combats mythiques comme International Karaté ou Way of Exploding Fist... Des jeux de plateformes géniaux comme Bubble Bobble, des simulations comme Silent Service... J'en passe des meilleurs !

Les jeux, lorsqu'ils étaient bien programmés, étaient de très grande qualité et ridiculisaient les autres micro-ordinateurs 8 bits (Apple 2, Spectrum, Oric, Amstrad). Seul l'Atari XL pouvait éventuellement s'accrocher.



Uridium


Light Force


International Karate+


Pitstop


superbe Winter Games



UNE GAMME TROP BROUILLONNE

Commodore essayera de diversifier sa gamme, mais de façon un peu brouillonne et désordonnée, ce qui leur causera du tord. Accrochez vous bien, voici tous les dérivés du Commodore 64 :


LE COMMODORE SX64

Commodore sort en 1983 une version "portable" du C64 avec ecran couleur intégré ! Le luxe abosulu à l'époque...




LE COMMODORE C+4

Etrange choix marketing de Commodore avec ce C+4 présenté fin 1984, une machine non compatible avec le commodore 64 ! Un basic amélioré, 128 couleurs,  mais les points forts du C64 en moins : le superbe chip sonore n'est plus là et les sprites hardware non plus. Cette machine sera un bel echec.




LE COMMODORE 16

Encore une drole de machine dans la lignée du C+4, c'est la meme chose que le C+4 mais avec seulement 16ko de RAM, il sera vendu 129£.
Remplacant du Vic 20 ? On ne comprend pas trop la stratégie de Commodore avec ce modèle.




LE COMMODORE 116

Un Commodore 16 avec clacier gomme bon marché... très rare.




LE COMMODORE C64C

En 1987 Commodore tente de redonner un coup de jeune au C64 en sortant un modele épuré, proche du look C128. Nouvelle couleur beige, nouveau clavier, et composants mieux integrés. La machine, vendue plus chere que le C64, et sortie un peu trop tard, ne connaitra pas un immense succès.




LE COMMODORE 64 GS

En 1987, Commodore tente de se lancer dans la console avec ce C64 sans clavier et port cartouche sur le dessus ! Le bide total.





LE COMMODORE 64DX ou C65

Etrangement Commodore tente de relancer le C64 en 1990 (pour les pays de l'est semble t-il) avec ce prototype de C64DX, renommé C65... Il était cencé être compatible avec le C64 mais avec de nouveaux modes graphiques, 128ko de ram et un lecteur de disquettes intégré.

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[GAMOPAT ACADEMY] L'Apple I, II et III

Publié le par Dr Floyd

Avant de fonder Apple, Steve Wozniak bosse chez HP et Steve Jobs chez ATARI. Ce sont deux bricoleurs californiens qui adorent l'informatique. Wosniak aidera d'ailleurs Jobs à créer le fameux jeu d'arcade Breakout.

En 1976 ils décident ensemble de créer un ordinateur... dans le garage des parents de Jobs !

L'apple I
sera surtout conçu par Steve Wosniak, le cerveau, tandis que Steve Jobs sera le commercial. En effet Wosniak est un petit génie qui rêve de fabriquer lui même un ordinateur. Avant même la conception il avait déjà écrit un interpréteur basic et un compilateur. L'histoire raconte que pour financer la production, Jobs devra vendre son minibus VolksWagen et Wozniak sa calculatrice programmable.




Avec l'argent ils fabriquent 50 exemplaires et réussissent à convaincre un distributeur local d'acheter le tout 25 000$. La machine sera vendu 666,66$ (quel génie marketing ce Jobs !)
  dans un boîtier en bois fabriqué par l'ébéniste du coin (!!!). 200 exemplaires seront fabriqués au total.



La révolution c'est que l'Apple disposait d'un gestionnaire de clavier, d'écran de télévision, et de lecteur de cassette avec un basic en cassette audio vendu 75$. Indispensable car sinon il fallait taper à chaque allumage les 3000 codes pour générer le basic ! Cependant peu de gens sont à l'époque équipés d'un lecteur K7 de très bonne qualité.



A noter que c'est le distributeur qui imposa le boitier en bois et le basic sur K7 (Les deux Steve n'ont semble t-il pas encore compris que leurs ordinateurs peuvent toucher le grand public !).
Ainsi fini les interrupteurs et les diodes, bonjour le micro-ordinateur domestique !
 


Les Steve peuvent alors quitter leur garage et commencer à bosser sur l'Apple II, qui devra avoir la couleur, le son, et des manettes. Le but est de pouvoir jouer à Breakout sur la machine ! Avec l'Apple II ils veulent toucher le grand public, ils cachent les composants dans un boitier plastique. La machine sera vendue à un prix correct, 1300$. C'est le jackpot ! La cible est atteinte, début de la succès story !



Des concurrents vont apparaître avec le TRS 80 et le Commodore PET, vendus presque deux fois moins cher et avec un lecteur de cassette plus efficace. La création d'un lecteur de disquettes sera alors l'objectif n°1 de Apple. En 1979 sort l'Apple II+, un gros succès.

2 millions d'Apple II seront vendus dans le monde. D'ailleurs on pense que c'est ce succès qui a donné naissance au PC (personnal computer) chez IBM.

L'Apple III, lancé fin 1980, sera quant à lui un énorme fiasco, la machine est mal terminée
les clients sont mécontents. Il y aura des tentatives pour relancer les ventes, mais il a trop mauvaise réputation.

L'Apple II reviendra sur la scène en janvier 1983 avec le fameux modèle Apple IIe
, qui dispose d'un vrai clavier ASCII et de 64Ko de RAM. C'est une version low-cost du II. Viendra ensuite le modèle "portable", l'Apple IIc.

apple-2e.jpg

Mais Apple à d'autres projets, dont un certain.... Macintosh. Et c'est une autre histoire ! 

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[MICRO 8BIT] L'AMSTRAD CPC 464-664-6128

Publié le par Dr Floyd

En 1968, Alan Michael Sugar (AMS) crée une société d'import-export, AMSTrading, qu’il rebaptisera Amstrad. Il se spécialise de façon intelligente dans le matos HIFI bas de gamme et grossit rapidement. C’est en 1983 que l’idée divine surgit : AMS pense qu’il peut se faire de l'argent dans la micro-informatique en pleine expansion ! Un marché casse-gueule...

LE CPC464

Le projet est lancé dans le très grand secret. En seulement six mois la machine est conçue : l'Amstrad CPC464. La stratégie de Amstrad pour réussir dans cette jungle ? Tout faire soit même, les composants et les logiciels afin de réduire les coûts et proposer un concept familial simple à utiliser. Amstrad débarquera ainsi par surprise en avril 1984 !


Il est fier le Alan en présentant son CPC464 !


Le CPC 464 sort en pleine guerre de la micro-informatique 8bit au milieu d’un "bordel" incroyable où des tas de marques tentent de trouver leur place. Le marché est alors dominé en Europe par Commodore, Oric et Sinclair (en UK)... La France est un peu en retard et le pauvre To7 de Thomson (nul et cher) reste le micro le plus connu du grand public. Il y a vraiment une place à prendre chez les frogs...

Deux modèles sont présentés au lancement :

- Le CPC 464 monochrome avec lecteur de K7 integré au clavier et écran monochrome pour 2990 francs,
- Le CPC 464 couleur avec lecteur de K7 intégré et écran couleur pour 4490 francs.


 

L'Amstrad CPC464 fête ses 30 ans !

Il ne fait pas trop sérieux avec ses touches colorées, mais bon la micro est avant tout destinée aux jeux vidéo, et il se dégage un aspect fun de cet ensemble, on sent que c'est simple à brancher et à utiliser.


SUCCES ETONNANT !

A la surprise générale le succès est immédiat en Europe et surtout en France. Deux raisons à ce succès étonnant :

- Il est vendu à un prix modeste défiant toute concurrence ! (2990 f pour un ordinateur avec moniteur et lecteur de K7 c'est du jamais vu),

- Le concept du "tout en un", on branche, ça fonctionne, pas des tas de câbles qui traînent partout ! Et la possibilité de laisser l'oridnateur dans la chambre de l'ado sans utiliser l'écran de télé familial,

De plus le langage basic proposé en ROM est de bonne qualité (un élément important à cette époque !) même si il ne propose par de fonction "sprite". Il est simple d'accès et assez rapide.

Le tout sera accompagné d'une campagne de pub agressive et qui va directement au but.
 



LE CPC664

S’en suivra en 1985 le CPC664, le même ordinateur mais avec un lecteur de disquette à la place du lecteur de K7. Le format choisi par Amstrad est étonnant : le format 3 pouces, très peu répandu... Il sera d'ailleurs difficile de trouver des disquettes dans le commerce, celles ci étant vendues très chères.



Le basic est légèrement révisé avec une version 1.1. (quelques instructions graphiques en plus, mais hélas pas de sprites, et des instructions pour gérer le lecteur de disquette).


Les disquettes 3 pouces, sympa, mais peu répandues

pub-cpc664.JPG


LE CPC6128

Le CPC664 sera une machine maudite car Monsieur Sugar osera le remplacer 6 mois après sa sortie par le CPC6128 pour le même prix ! (Les acheteurs du CPC664 faisaient un peu la gueule ! Dont moi !). Cependant ce nouveau modèle n'apporte pas grand chose de neuf, à part un look plus professionnel, et 128Ko de RAM au lieu de 64Ko (peu utile sur un 8 bits). Le CPC 6128 deviendra le modèle star de la gamme CPC.

  

 


 

CARACTERISTIQUES DE LA GAMME CPC

Processeur Z80A à 4mhz.
64ko de RAM (128 pour le 6128),
160x200 en 16 couleurs, 320x200 en 4 couleurs et 640x200 en 2 couleurs.
Lecteur de K7 pour le CPC464
Lecteur de disquette 3 pouces de 160ko pour le CPC664 et CPC6128
 

PRINCIPALES QUALITES :

Le "tout en un" : ecran, lecteur, clavier
Un basic facile d'accès
La très grande logitheque qui s'est rapidement mise en place 

PRINCIPAUX DEFAUTS :

4 couleurs en 320x200, pas de sprites ni de scrolling en hardware
un lecteur de disquette peu fiable sur la durée
le clavier du CPC664 qui tombe rapidement en ruine

 

LE PCW8256

On s'éloigne quelques instant du CPC. Amstrad tentera de conquérir le monde professionnel avec l'Amstrad PCW8256. Un ordinateur spécialisé dans le traitement de texte. Amstrad utilise la même stratégie du tout-en-un, l'ordinateur est vendu complet : moniteur avec lecteur de disquette intégré, clavier, et imprimante.



La clavier est complet et dispose de touches dédiées au traitement de texte. L'ecran affiche 90 colonnes sur 32 lignes en monochrome, très agréable pour une utilisation semi-pro. Quant à l'imprimante à aiguilles elle est compacte et d'assez bonne qualité. Cette machine n'est aucunement compatible avec la gamme CPC. Sans jeu, et trop "cheap" pour être prise au sérieux par le monde professionnel, cette machine ne connaîtra pas un grand succès.


LA FIN

Apres avoir aussi tenté sa chance dans le monde professionnel avec le PCW8256, puis le compatible PC avec un certain succès (le PC1512), puis enfin dans le monde de la console surtout pour écouler les stocks de pièces (la GX4000), Amstrad s'enlise en ne proposant pas d'évolution à sa gamme CPC complètement dépassée en 1990 par les ordinateurs 16/32 bits Atari ST et Amiga.

Un enlisement cependant assez volontaire. Amstrad sent qu'il est temps de quitter le secteur (à juste titre !), le PC va prendre le pouvoir, et le marché sera vite saturé, et trop risqué pour Amstrad. Il s'en retourneront finalement à leurs premiers amours : Aujourd'hui il vendent essentiellement des téléphones sur le marché UK et ont complètement abandonné l'informatique.


3 millions de CPC seront écoulés, dont 1 million en France ! Le CPC restera comme l'ordinateur familial le plus célèbre de France des années 80. Tout le monde connait quelqu'un dans sa famille qui à possédé cet ordinateur.


LES JEUX

La logitheque de l'Amstrad CPC sera très étendue, la plupart des hits americains et anglais sur Commodore 64 seront adaptés sur le CPC, de plus la scène française sera très active.

Parmi les plus grands jeux on citera :

- SORCERY, le plus célèbre, avec ses graphismes très colorés,
- BARBARIAN, un jeu de combat, très rare à l'époque, de plus il est sanglant et "sexy" !
- IKARI WARRIORS, un jeu de shoot façon Commando vraiment excellent,
- L'AIGLE D'OR, le fameux jeu daventure de Loriciels,
- ARKANOID, fabuleux casse-brique,
- FRUITY FRANK, un jeu façon arcade, simple et efficace.

Cependant l'absence de sprites et les 4 couleurs en 320x200 (la plupart des jeux seront en 160x200, une définition très faible !) limiteront la qualité des jeux, qui seront toujours inférieurs aux versions Commodore C64.




Ikari Warriors


Arkanoid


Sorcery


Fruity Frank



ANNEXE

Interview hallucinant en 1990 de Marion Vannier, la "blonde" directeur de Amstrad France, qui ne croit pas, ou fait semblant de ne pas croire, aux PC et aux consoles :

Tilt : l’expérience américaine ne  montre-t-elle pas qu'on a abouti à la disparition du marche « milieu de gamme » représente par le Commodore 64 au profit des consoles et des compatibles PC. Ne craignez-vous pas qu'elle se reproduise en Europe ?
M. V :  Vous savez le parc installe est tellement énorme...
Tilt : Lancer une machine basée sur la technologie 16/32 bits, technologie que vous possédez aujourd’hui ne vous semble donc pas opportun ? 
M. V : Il me semble opportun de continuer avec mon marché des CPC, avec mes armes et en gagnant de l'argent.


Il est clair que Amstrad voulait quitter le monde de la micro-informatique en 1990 et qu'ils écoulaient tout simplement leurs stocks de CPC.

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LA GAMME COMMODORE AMIGA

Publié le par Dr Floyd

CONTRER LE JACKINTOSH !

En 1984 Commodore, leader du marché des 8 bits avec son superbe Commodore 64, rachete Amiga Inc. et met au point en 1985 l'AMIGA afin de concurrencer le prometteur ATARI ST.


AMIGA 1000



Le
 premier Amiga à voir le jour sera l'AMIGA 1000, avec des caractéristiques exceptionnelles pour l'époque, multi-processeurs, multitache et proposant 4096 couleurs. Trop en avance et trop cher, les ventes seront faibles.


AMIGA 500, LA STAR



En 1987 Commodore lance alors 2 modeles différents : l'AMIGA 2000 pour le haut de gamme et l'AMIGA 500 pour le "grand public". C'est avec l'AMIGA 500 que les ventes vont décoller. Une "mini-guerre" s'installera entre l'AMIGA 500 et l'ATARI ST entre 1987 et 1991, alimentée par la presse vidéo-ludique.

Les possibilités graphiques et sonores de l'AMIGA feront de cette machine la "console de jeu/ordinateur" idéale devant l'ATARI ST. Cependant l'ATARI ST se rattrapait largement du fait de ses logiciels de bureautique. Le systeme d'exploitation peu convivial de l'AMIGA 500 (sur disquette) le limitait pour beaucoup de gens à une utilisation comme console de jeu.

FICHE TECHNIQUE
68000 à 7mhz,
256ko de ROM,
512 a 1024 Ko de RAM,
320x200 en 32couleurs (voire 4096 en mode HAM), 768x580 en mode entrelacé,
4 voies stéreo,
lecteur 3,5 pouces double face. 

QUELQUES JEUX CULTES :


Shadow of the beast, un jeu vitrine pour l'Amiga, mais helas une jouabilité médiocre qui en font plus une démo technique qu'un jeu !


Project X, un superbe shoot horizontal capable de rivaliser avec les meilleures réalisations console style Megadrive.


Super Frog, un jeu de plate-forme à la jouabilité exemplaire rivalisant avec Super Mario.

AMIGA 1200/AMIGA 3000 et 4000

Fin 1992 Commodore produira un peu tardivement l'Amiga 600 et 1200 pour remplacer l'Amiga 500. L'AMIGA 600 est un Amiga 500 "low cost" plus petit et sans pavé numérique. L'Amiga 1200 est une version boostée avec un micro-processeur 68020 plus rapide. Hélas peu de jeux profiteront de cette machine.


Amiga 600


Amiga 1200

Coté haut de gamme l'AMIGA 3000 et 4000 feront une percée dans le monde professionnel de l'infographie et du multimédia, mais la stratégie desastreuse de Commodore, incapable d'anticiper (tout comme ATARI), conduira la société à la perte en 1994.

Une communauté Amiga va alors se créer pour continuer à faire vivre leur machine préférée : des  cartes accélératrices vont apparaitre, à base de 68060 puis Power pc.

 


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[MICRO 8 BIT] Les micro-ordinateurs Sinclair

Publié le par Dr Floyd

sinclair-presentation.png

Clive Sinclair
est né le 30 juillet 1940. C'est un inventeur britannique qui fonde en 1961 Sinclair Radionics pour fabriquer du matériel radio. A la fin des années 70 il décide de se lancer à fond dans la micro-informatique avec Sinclair Research.



LE MK14

Voici le tout premier "ordinateur" de Clive Sinclair (du nom de son fondateur) sorti en 1978, le MK14, livré en kit, pour la modique somme de £40. C'était à vous de l'assembler ! Vu le prix il se vendra finalement très bien, et décidera Clive Sinclair de se lancer dans la grande aventure de la micro-informatique.

MK14

256 bytes de RAM pour ce monstre de puissance :-) En fait il était plutôt destiné aux bricoleurs curieux de comprendre le fonctionnement d'un ordinateur. Le MK-4 a été conçu par Chriss Curry qui quittera ensuite la société pour fonder ACCORN et produire des ordinateurs concurrents.



SINCLAIR ZX80

En 1980 Clive Sinclair sort alors le premier véritable ordinateur de Sinclair Research : le ZX80 qui sera vendu initialement en kit à monter avec 1 ko de RAM et Basic en ROM. 


Clive présentant son "monstre", le ZX80


zx80 gamopat


Le ZX80 ("premier ordinateur à moins de 200 dollars")



SINCLAIR ZX81

Le ZX81 sort un an après le ZX80. Et il deviendra la première vraie Star de Sinclair. C'est également
un ordinateur phénoménal, jugez plutôt : 1 ko de ram ! Pas de couleurs ! Pas de sons ! Et un clavier "carton" ! Le minimum syndical.

zx81 gamopat

Des extensions fabuleuses feront leur apparition comme une extension mémoire de 16Ko (qui multiplie quand même la mémoire par 16 !) ou une imprimante thermique !

Comment expliquer son succès alors ? Il est vendu à un prix jamais vu pour un ordinateur : 70£ ou 100$ ! Il permettra à beaucoup de débutants de s'initier à l'informatique et au basic, et sera à l'origine de beaucoup de vocations.

A noter que la version américaine du ZX81 est le Timex/Sinclair 1000.

A la fin de l'année 1981 ce sont 300 000 ZX81 qui sont vendus. Mais le ZX81 n'est pas très fiable et la production à du mal à suivre... Sinclair travaille déjà sur son successeur, le Spectrum.


 


CARACTERISTIQUES DU ZX81 :
Processeur : Zilog Z80A à 3,53 Mhz
RAM : 1ko ext. à 16Ko
ROM : 8Ko
Texte : 32 colonnes x 22 lignes
Graphisme : 64x48 pixels en Noir et blanc
Son : Sans

L'INTERIEUR DE LA STAR :



QUELQUES JEUX ZX81

La logitheque du ZX81 est très limitée en qualité vu les faibles capacités de la machine, on remarquera quand même quelques jeux :


1K ZX CHESS, l'un des programmes les plus incroyable de l'hsitoire du jeu vidéo ! Tenez vous bien : David Horne réussit à programmer un jeu d'échecs sur ZX81 version de base avec 1ko de RAM !!! Le programme fait même 672 octets !!! Et ce qui est incroyable c'est qu'il y a une IA : le jeu contrôle vos coups et est capable de jouer ! L'avantage était que le jeu (en cassette) se chargeait en 40 secondes !


3D MONSTER MAZE, 1981, Le premier jeu 3D sur micro-ordinateur ? Doom avec 12 ans d'avance ?!

krazy kong
KRAZY KONG, le clone de Donkey Kong (le caractère A en bas c'est vous !)


SINCLAIR ZX SPECTRUM


Sinclair sortira ainsi en 1982 le ZX Spectrum 16K (£125) et 48K (£175). Là on saute vraiment d'une génération même si le processeur est toujours le même : La définition graphique est de 256x192 en 8 couleurs et le son fait son apparition ! Coté clavier ce n'est toujours pas vraiment çà avec des touches "gomme" très énervantes !

Grand succès en 1983 pour le Spectrum en UK malgré des caractéristiques bien inférieures à son concurrent de "luxe" le Commodore C64. La clef du succès est toujours la même pour Sinclair : le prix très bas ! Clive Sinclair en profite au passage pour devenir Lord ! Les choses se compliqueront un peu en 1984 pour Sinclair avec l'arrivée de l'agressif Amstrad, le petit nouveau aux dents très longues.


Un Spectrum+ sortira en 1985 avec un meilleur clavier. Enfin un dernier Spectrum 128 sort fin 1985 (d'abord en Espagne curieusement puis début 86 en UK), c'est un Spectrum gonflé à 128Ko avec un nouveau basic... Gonflement des machines à 128Ko très à la mode à cette époque mais qui en fait ne sert quasiment à rien à part pour épater la galerie... 

CARACTERISTIQUES DU ZX SPECTRUM :
Microprocesseur : Z80A à 3,54Mhz
RAM : 16, 48 puis 128Ko
ROM : 16Ko
Graphismes : 256 x 192 pixels en 8 couleurs
Texte : 32 colonnes x 24 lignes
Son : 1 canal, 5 octaves (3 canaux, 7 octaves sur le 128Ko)

LES JEUX SUR SPECTRUM
De très nombreux jeux sortiront entre 1983 et 1986, la plupart étant aussi développés sur Commodore 64 et Amstrad CPC. Leur qualité était assez faible en général sur Spectrum, du fait de l'absence de vrais sprites (personnages monochromes), de la difficulté à obtenir des scrollings et du manque de couleurs.


Alien 8, admirez le dégradé de couleurs ;)


Pyjamarama, qui illustre bien les graphismes particuliers des jeux ZX Spectrum

jet set willy spectrum
Le basic mais célèbre Jet Set Willy


SINCLAIR QL

En 1984, en parallèle à la gamme Spectrum, sort le Sinclair QL, micro-ordinateur 16 bits à vocation professionnelle avec pour la première fois en micro-informatique un OS multitache. le QL est véritablement en avance sur son époque !

Le processeur est un 68008 à 8Mhz (énorme pour l'époque !), 128ko de RAM, une définition graphique de 512x256 en 4 couleurs (pour les applications pro) et 256x256 en 8 couleurs. Les sauvegardes se font sur des K7 microdrive de 100Ko.



La réputation de Sinclair (machines "cheap"), la faible qualité de l'ensemble, le clavier indigne d'une machine "pro" (toujours le même problème chez Sinclair !) et le système de micro cassettes peu adapté feront que le QL sera un bide et disparaîtra avec l'arrivée de l'Atari ST et de l'Amiga.

vroom QL
Vroom, l'un des rares jeux sur QL !

pub-QL.JPG

> Lire le dossier complet sur le QL


LA SINCLAIR C5

En 1985 Sinclair pète les plombs et tente de diversifier ses activités avec son projet de voiturette électrique : la C5 : c'est le flop total ! 
 


La C5 de Sinclair (on en rigole encore)


LA FIN DE L'AVENTURE

 

[MICRO 8 BIT] Les micro-ordinateurs Sinclair

Fin 1985 tout va mal pour Sinclair... En proposant des machines bas de gamme peu fiables et n'offrant que peu de possibilités en jeu video (car le jeu restait l'activité n°1 en micro-informatique) Sinclair pert de sa crédibilité. C'est Amstrad en plein boum (avec sa gamme CPC) qui va racheter Sinclair en 1986 pour tenter de relancer la gamme Spectrum (on se demande vraiment pourquoi !) :

avec le ZX Spectrum +2 (avec un lecteur K7 intégré pour faire comme le CPC 464)



et le Spectrum +3 avec un lecteur de disquette 3 pouces (pour copier cette fois le CPC 664 et 6128).


  

 

Aujourd'hui Lord Sinclair a totalement laisser tomber l'informatique. il a comment dire... d'autres activités...

lord-sinclair-sex.png
Il profite de sa retraite !

clive-sinclair-sex.png
... à fond !


Dossier mis à jour le 24/01/2011

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[MICRO 8 BIT] LE STANDARD MSX

Publié le par Dr Floyd


Au début des années 80 tous les modèles de micro-ordinateurs sont totalement incompatibles entre eux : C'est le bordel complet !
Le MSX est alors né en 1983 au Japon d'une collaboration entre Microsoft et ASCII. Le but : créer un standard mondial en micro-informatique, un pari osé à l'époque !

[Lire le grand dossier complet de Eric Boez]


MSX signifie "MicroSoft eXtended". Heu... très subtil... Les caractéristiques de ce standard étaient très bonnes pour l'époque : Processeur Z80A 8 bits à 3.58 mhz. 16 couleurs parmi 32, prise péritel, clavier sympa, connexion d'une imprimante par prise RS232c, port cartouche, 2 port manettes. Bref la machine quasi idéale pour le grand public.

A noter que les caractéristiques du MSX proviennent d'une machine déjà existante à l'époque : le SV 318 de Spectravideo.



Le gang du MSX, avec Bill Gates et ses "amis" japonais !

Le standard MSX est avant tout l'histoire d'un rencontre entre deux hommes, ou plutôt deux gamins ;) Bill Gates de Microsoft et
Kazuhiko Nishi de ACSII (les 2 au centre sur la photo), qui ensemble vont tenter de lancer un standard mondial pour la micro-informatique.

Et cela va fonctionner... à peu près... car les firmes américaines ne vont pas suivre. Environ 20 sociétés tenteront leur chance, les plus célèbres : Philips, Sony, Panasonic, Sanyo, Toshiba et Yamaha. Le MSX débarquera en France courant 1984 où il aura aussitôt affaire à un concurrent de poids : Amstrad.


Modèle Sony


Modèle Toshiba

De nombreux éditeurs sortiront des jeux sur MSX, au format K7 et cartouche : le plus célèbre, Konami, mais aussi Panasoft, Falcon, Gainax, T&Soft, Compile, Bit², Sony, Philips, ASCII, Infogrames, etc...


MSX 2

En 1985, malgré un succès mitigé du standard MSX (surtout aux USA) le MSX 2 tente de relancer l'affaire. Toujours un 8 bits cadencé à 3,58Mhz (trop peu d'ambitions ?), mais cette fois il affiche simultanément 256 couleurs sur 512 possibles et la résolution peut monter jusque 512x424 en entrelacé, aussi il offre un basic amélioré. Le MSX 2 sera en outre équipé d'un lecteur de disquettes 3 pouce 1/2 de 360ko ou 720ko. Difficile malgré tout d'accepter qu'une si belle machine soit encore équipée d'un Z80 alors qu'Atari a déjà lancé son puissant Atari ST 16/32 bit.




MSX 2+

En 1988 c'est la fin du MSX en Europe, l'echec est cuisant. Mais au Japon on s'accroche avec le MSX2+ (3 modeles : Panasonic, Sony, et Sanyo). Sauf que les améliorations proposées sont trop peu nombreuses pour assurer le succès : le processeur est toujours le même 8 bits cadencé à 3,58Mhz. Seul le graphisme s'améliorent à nouveau : 512 couleurs parmi 19268, le son également (FM 12 voies).

 

 

MSX TURBO R

Fin 1990 on entend à nouveau parler du MSX avec le TURBO R, qui ne sera produit que par PANASONIC. Cette fois ci on a refait entièrement la machine pour la rendre très puissante : il est équipé d'un processeur 16 bits couplé au fameux Z80A toujours présent ! Il reste donc compatible MSX1 et 2 grâce au Z80. Le processeur 16 bits est le R800 couplé à un coprocesseur S1990, rendant la machine plutot performante. Coté son et graphisme il reprends les caractéristiques du MSX2+.

Malgré cela le Turbo R n'attire pas les éditeurs et c'est à nouveau l'echec.


Fin 1991 Panasonic remet çà quand même avec le Msx TurboR FSA1-GT (ultra collector !!!) équipé d'une prise MIDI et de plus de mémoire. Mais la machine n'étant plus vendue qu'au Japon les éditeurs ne s'y intéressent pas.



> Lire l'excellent article dédié au MSX Turbo-R de Eric Boez


RESULTATS

Environ 7 millions de MSX (difficile de chiffrer) auront été vendus de part le monde. En France environ 65 000 machines furent vendues, la concurrence avec Amstrad fut trop difficile. En Angleterre l'échec fût cuisant avec seulement 18 000 machines vendues, et le bide fût également total aux USA.

En Europe le standard a connu un bon petit succès en Hollande, 400 000 machines, et en Espagne 160 000 machines. Et étrangement le plus gros succès revient à la Russie avec environ 1 million de machines (car installé dans les écoles ! Le To7 du Russe ???).

Bide total aux USA par contre. Seul énorme succès : le Japon avec plus de 5 millions de machines. Difficile de créer un standard mondial de l'informatique pour une machine qui n'a réellement marché qu'au Japon !


LES JEUX

La plupart des meilleurs jeux MSX sont au format cartouche et viennent du Japon. Des jeux qui ont souvent été par la suite convertis sur la Nintendo Nes. L'éditeur phare sera Konami qui produira un nombre considérable de hits, suivi de Hal Laboratories et Hudson Soft. De véritables petits chef d'oeuvres sur cartouche offrant un gameplay fabuleux. De plus le support cartouche offre un avantage certain : pas de chargement et une ambiance réellement "arcade".

L'Europe produira pas mal de jeux au format K7, beaucoup de hits en provenance du C64 et du Spectrum. Mais la qualité de ces jeux est assez médiocre, souvent portés à la va-vite.

Zoom sur les jeux Konami :

MSX1

1983
Antarctic Adventure
Monkey Academy
Time Pilot
Frogger
Super Cobra
Konami's Billiards
SparkieJuno First
Crazy Train 


Time Pilot

1984
Athletic Land
Konami's Mahjong
Hyper Olympic 1 (Track & Field 1)
Hyper Olympic 2 (Track & Field 2)
Circus Charlie 
Magical Tree
Comic Bakery
Hyper Sports 1
Cabbage Patch Kids
Hyper Sports 2 
Sky Jaguar 


Hyper Olympic

1985
Hyper Rally
Konami's Tennis 
Konami's Golf
Konami's Baseball
Yie-Ar Kung Fu 
King's Valley
Mopi Ranger 
Pippols
Road Fighter 
Konami's Ping Pong
Konami's Soccer
Hyper Sports 3
Game Master
Konami's Boxing
Yie-Ar Kung Fu 2 
Pooyan 


Konami Ping Pong

1986
The Goonies
Knightmare
TwinBee
Konami's Synthesizer
Gradius (Nemesis en Europe)
Penguin Adventure
Q*Bert
Green Beret (Konami UK)


Gradius

1987
The Maze of Galious
Gradius 2 (Nemesis 2 en Europe)
F1 Spirit
Shalom
The Game Master 2
Salamander

1988
Parodius
King's Valley II
Gofer no Yabō Episode II (Nemesis 3: The Eve of Destruction en Europe)
Konami Game Collection 1 (Knightmare, Antarctic Adventure, Yie-Ar Kung Fu, Yie-Ar Kung Fu 2, King's Valley)
Konami Game Collection 2 (Boxing, Tennis, Video Hustler, Hyper Olympic 1, Hyper Sports 2)
Konami Game Collection 3 (TwinBee, Super Cobra, Sky Jaguar, Time Pilot, Nemesis) Konami Game Collection 4 (Soccer, Ping-Pong, Golf, Hyper Olympic 2, Hyper Sports 3)

1989
Konami Game Collection Extra



MSX2


1986

Akumajō Dracula (Vampire Killer en Europe)
King Kong 2: Ikari's Megaton Punch
1987
Ganbare Goemon (Samurai en Europe)
Hino Tori (Firebird en Europe)
Metal Gear
Usas
1988
King's Valley II
The Pro Yakyuu: Gekitotsu; Pennant Race
Konami's Uranai Sensation
Snatcher 
1989
Contra
Konami Game Collection Extra (Pippols, Hyper Rally, Road Fighter, Tsururin Kun, Hyper Somen, Title Awase, Go Board)
The Pro Yakyuu: Gekitotsu; Pennant Race 2
Hai no Majutsushi (Mah-Jong 2)
Space Manbow
Snatcher
1990
Metal Gear 2: Solid Snake
Quarth
SD Snatcher



MSX2+

1988
F1 Spirit 3D Special

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[MICRO 8 Bit] LA GAMME ORIC

Publié le par Dr Floyd

ORIC 1



Le 27 janvier 1983 la société anglaise Oric Products International lance l'Oric 1. Peu coûteux (moins de £150) c’était un petit ordinateur avec un affreux clavier, en compétition avec le Spectrum de Sinclair (pour le concours du clavier le plus nul ?). Il Il en existe 2 versions, une avec 16Ko de RAM, une autre avec 48Ko.

Les problèmes vont vite apparaître, la presse n'est pas vraiment convaincue par cette petite machine, la ROM est buggée, aussi beaucoup de K7 vont être impossibles à lire, du à des problèmes de duplication. Bref, ça sent l'artisanat !

En juin 1983 la machine débarque en France par l'intermédiaire d'un distributeur, A.S.N., qui devient Oric-France. La machine connaît un bon succès populaire chez nous.

CARACTERISTIQUES :
Processeur 6502A à 1Mhz,
16 ou 48Ko de RAM,
16ko de ROM pour le basic
240x200 en 8 couleurs. 
Son General Instrument AY-3-8912 (3 voies sur 7 octaves)



L'ORIC ATMOS

L'Oric 1 sera remplacé en 1984 par l’Oric ATMOS, peu de différences, un nouveau clavier, cette fois ci mécanique (ouf !) et une ROM débuggée. Prix : 170£.
Les problèmes de chargement K7 n'ont pas encore totalement disparus, et Oric continue même à écouler son stock de roms buggées ! Mais le prix semble un peu élevé par rapport à la concurrence.



Tout semble aller assez bien pour Oric en France : 50 000 Oric 1 sont vendus en 1983, et 27 000 Atmos au 1er semestre 1984.

Oric annonce un successeur à l'Atmos, le Stratos à 250£ (ou IQ164 en Angleterre), un compatible PC  8086 (à interface cassette ! sisi) pour 400 £ et un portable 8086 pour 3000 £ !  Des PC Oric mais fabriqués aux Etats-Unis.  L'Atmos baisse lui a 120£.

Mais en réalité Oric s'endette et les difficultés apparaissent rapidement. En 1985 Oric va mal. 120 000 machines ayant été vendu en France, on commence à envisager de faire de Oric une boite française.

Oric ferme ses portes et le 1er juin, S.P.I.D. ("Société Prospective Internationale de Distribution", alias Eurêka) rachète Oric et la production de l'Atmos va reprendre en France avec quelques améliorations techniques (dont le chargement des K7 !).
Oric International (nouveau nom) décide de continuer le Stratos, mais doit renommer la machine (car ce dernier a été déposé en France par A.S.N.) : c'est maintenant le TELESTRAT. La machine est remodelée pour être rendue compatible avec le Minitel (lol), star des ménages francais.



TELESTRAT

En septembre 86 le Telestrat est lancé à 3990 f, tandis que l'Atmos est vendu 990f. La machine est bien trop chère sur un marché qui évolue vite avec la nouvelle domination de Amstrad et l'arrivée de l'Atari ST et de l'AMIGA. Il se serait vendu entre 2000 et 5000 Telestrat, on ne sait pas trop.



Fin 87 Oric International est mis en règlement judiciaire. Fin d'une belle et très courte histoire.


QUELQUES JEUX POUR ORIC :


L'aigle D'Or, chef d'oeuvre d'aventure


Macadam Bumper, celebre flipper

Base Mercure
Bering
Cobra Pinball
Defence Force
Doggy
Don Juan et Dragueur (Ere version)
Echecs
Envahisseurs
Facturation
Flipper
Frelon
Galaxians
Hadès
Harrier Attack
Hopper
Hunchback
Invaders
Karate
Kilburn Encounter
La Maison de la Mort 
Le Diamant de l'Ile Maudite
Le mystère de Kikekankoi
Le Rendez Vous de la Terreur
Le Retour du Dr Genius
Le Trident de Neptune 
Minos 
Oricmunch
Oriscribe
Pasta Blasta
Polyfichier
Probe 3
Rat Splat
Simulateur
Super Advanced Breakout
Super Jeep
Teknis
Traitement de texte
Triathlon
Tyrann
Ultima Zone
Xenon 1
ZigZag
Zorgon's Revenge

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