[CRITICOPAT] Resident Evil Requiem (PS, XS, SW2)
RESIDENT EVIL REQUIEM
Support : PS5, Xbox Series, Switch 2
Editeur : Capcom
Sortie : 27 février 2027
Le nouvel opus tant attendu de Resident Evil est arrivé et on peut dire que la critique est assez unanime, c'est un excellent opus. Narration, scènes spectaculaires, bonnes finitions, aspects nostalgiques (toujours apprécié), Le jeu d'horreur à ne pas louper en 2026 pour les fans du genre ! A noter que la version Switch 2 surprend avec une réalisation vraiment exceptionnelle qui semble placer ce jeu au top du catalogue de la nouvelle portable de Nintendo.
Sur PS5 et Xbox Series :
Resident Evil Requiem est l'épisode le plus cinématographique, sanglant et étonnamment émouvant de la franchise à ce jour. Ses deux protagonistes se complètent à merveille pour offrir une expérience équilibrée, plus narrative que jamais, avec des combats explosifs et des scènes d'anthologie qui ravivent la nostalgie sans jamais tomber dans l'artifice. Avec Requiem, Capcom puise dans 30 ans d'horreur pour enrichir son univers, tracer une nouvelle voie et rendre hommage à un héritage exceptionnel du survival horror, un héritage qui a encore de beaux jours devant lui.
Requiem est une œuvre charnière qui parvient à concilier deux visions longtemps opposées de la saga : la tension et l’action. Elle reprend le meilleur de Resident Evil et l’élève à un niveau de finition rarement atteint. Si l’alternance entre Grace et Leon impose un rythme soutenu et limite la rejouabilité présente dans certains opus précédents, ce compromis paraît presque insignifiant face à une telle maîtrise.
Resident Evil Requiem est un jeu de nostalgie exceptionnellement bien réalisé qui sublime tout ce qui fait la particularité de la série, présentant le summum du survival horror et de l'action horror dans un ensemble qui a un peu de tout, mais qui exécute le tout avec brio.
Avec Requiem, la grand-messe est dite : Capcom unit tous les fans de sa saga dans une communion sanglante, qu’ils aiment l’horreur à la première personne ou l’action en caméra épaule. Misant sur le fan service, ce Resident Evil ressuscite les morts autant que les souvenirs, mais pouvait-il en être autrement avec un Leon confronté à ses éternels démons ? Certes, Requiem fait du “9” avec du vieux, mais il réussit haut la main son pari de livrer deux jeux en un, quitte à ce que le scénario soit une fois de plus un gros prétexte à toutes les extravagances. Beau, généreux, bien rythmé, complet et pensé pour satisfaire les fans de longue date, Resident Evil Requiem se dévore comme un best-of bien gras avec supplément ketchup.
Resident Evil Requiem is inarguably a brilliant game with an awkward identity. At its best, especially as Grace, it nails the dense, atmospheric survival horror experience that defined the series, pairing smart level design with tense decision-making and combat that feels weighty and brutal. But as the story shifts the focus to Leon and pivots towards action, it becomes a weaker echo of Resident Evil 4. Ultimately, while Resident Evil Requiem is a blast from beginning to end, it also can't decide what it wants to be, and that is bound to be divisive.
Et sur Nintendo Switch 2 :
Resident Evil Requiem établit une nouvelle référence pour une série qui a su se maintenir au sommet de son art ces dix dernières années. En combinant le survival horror classique avec le gameplay plus orienté action de RE4, le résultat est une expérience au rythme parfaitement maîtrisé. Ajoutez à cela une narration riche en lore et une multitude de clins d'œil, et vous obtenez ce qui pourrait bien être l'expression ultime de Resident Evil… On note quelques petits problèmes visuels et quelques baisses de framerate lors des moments les plus intenses, mais le fait qu'un nouvel opus phare de la franchise tourne aussi bien sur Switch 2 est tout à fait réjouissant. L'absence d'un mode Mercenaires est regrettable, mais j'espère qu'il finira par arriver.
Alors, Resident Evil Requiem est-il un chef-d’œuvre sans faille ? Non. Sa seconde moitié, plus orientée action et hommage, n’égale pas la pureté horrifique de ses premières heures. Certains le trouveront inégal. D’autres, comme nous, se laisseront porter par cette vague de nostalgie et de maîtrise technique. Parce que Requiem n’est pas seulement un jeu d’horreur ou un jeu d’action. C’est un cadeau empoisonné offert aux fans, un condensé de trente ans d’histoire, de défauts adorables et de frayeurs mémorables. C’est un jeu où l’on tremble avec Grace avant de rigoler avec Leon, où l’on pleure sur le sort d’une femme zombie avant de regarder notre héros favori faire de la moto sur un gratte-ciel. C’est Resident Evil dans ce qu’il a de plus sincère et de plus abouti. Bravo, Capcom.
Resident Evil Requiem est un exercice de réconciliation assumé, confrontant deux idées fondamentales qui ont toujours défini la série : la vulnérabilité et la maîtrise. Capcom revisite le souvenir traumatique de Raccoon City et tente de tisser des liens narratifs restés éparpillés pendant des décennies, faisant reposer ce poids sur les épaules de deux protagonistes diamétralement opposés. Grace incarne la peur, le manque et le fardeau psychologique. Leon symbolise l’héritage, l’expérience et l’inévitable érosion de la terreur chez celui qui en a déjà trop vu. Cette dualité n’est pas seulement narrative, elle est aussi mécanique. Requiem construit deux rythmes distincts et alterne entre tension oppressante et relâchement contrôlé (...)
Je recommande vivement Resident Evil Requiem à tous ceux qui possèdent une Switch 2 ou qui apprécient particulièrement de passer du mode TV au mode portable (avec un casque, bien sûr). Si vous ne recherchez pas avant tout une fidélité graphique maximale et des graphismes somptueux, ce portage est très réussi : il sait faire des compromis et conserve ainsi toute la puissance et l'immersion de la version originale. Un excellent travail de Capcom, et un titre qui s'impose d'emblée parmi les meilleurs jeux du jeune catalogue de la Nintendo Switch 2.