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Le fanatique de l'Atari ST

Publié le par Dlfrsilver

L'article sur le fanatique de l'Amiga a généré beaucoup de buzz et des tas de mails peu agréables adressés à notre Doc vénéré qui pourtant prône l'amour entre les 16/32bit. Du coup celui-ci a décidé de publier le droit de réponse de Dlfrsilver qui semble ne pas trop apprécier l'Atari ST... Hum... Je crois même qu'il a la haine... La guerre ST-Amiga (de 36 ans déjà) ne fait en fait que commencer ?

L’Atari ST était un ordinateur qui eut son heure de gloire de 1985 à 1988, jusqu'à ce que l'Amiga lui mette une volée de bois vert, fasse moins bien pour pas cher, puis que l'Amiga ne s’impose en 1991 comme ordinateur suprême et ne le relègue au rayon des cale portes ultra fragiles. Pendant ces trois ans de no man's land informatique obsolète, la plus importante communauté de pirates réunis par l'amitié se fit jour, qui adora la machine en la tuant. Ahah.

Pour la plupart d’entre eux, ce fut leur premier ordinateur 8... euh.... 16 bits, payé par leur papa chômeur-prolo, et reçu pour leurs 12 ans ou à Noël. Les premières fois sont toujours émouvantes et ils se rappelleront jusqu’à la fin de leurs jours de ces moments émus où ils jouaient à Shadow Of The Beast pour ST ou lançaient la démo "the union" pour épater leurs copains toujours sur amiga.

C’était l’heureux temps des « party », avec d'autres déchets communisto-suintants, à copier les tonnes de jeux qu'ils refusaient d'acheter pour faire crever la machine, à mater des photos en 512 couleurs ternes, à écouter un bout de chanson à la mode en chiptune 2kps/s, à taper 355518458 lignes de code en assembleur pour faire tourner un sprite en 2D de 16x16 pixels en 10fps, le tout entre deux hamburgers sales et gras de chez mac-do et trois branlettes sur des photos d'actrices porno minables en 16 couleurs. 85's style !

Trente ans après, alors que les ¾ d’entre eux sont passés sur TT ou Falcon030 (caleporte level-UP!), le tout petit quart restant, lui, est toujours bloqué sur STFM. Les forums spécialisés leur servent de comptoir où ils peuvent occuper leur chômage long durée en en parlant à longueur de journée dans des termes alternant l'inquiétant avec le ridicule. Pour eux, le temps s’est arrêté quand ils ont reçu leur Atari ST. Ce fut une révélation ! Ils sont tombés amoureux de l'obsolescence à l'achat de la machine, n’en sont jamais revenus et n’en reviendront jamais, car le ST est aux micro ordinateurs ce que la LADA est à l'automobile mondiale.

Bien sûr, pour la vie de tous les jours, ils ont un PC (ou un Mac), mais ils l’utilisent presque par dépit. Ils n’aiment pas ça. Leur rêve serait d’avoir un ST ou un Falcon 030 à la place. Un Atari pour tout. Le Net en 5 couleurs, les jeux offline, la rédaction de CV en 3 couleurs pour retrouver un boulot chez libé, les films de cul en Basse définition 16 couleurs minables etc.

Voyant depuis plus de 20 ans les droits de l’atari st cédés à une immense poubelle dans une décharge, ils se sont pas préssés de produire, malgré toutes les promesses, le moindre OS pouvant remplacer Windows, ils restent sur l'obsolescence acquise d’il y a 30 ans à l'achat de leur ST. De toute façon, pour ces fanatiques, il n’y a que l’Atari st qui bloque bien les portes ! Et surtout, et c’est eux qui le disent : on n’a pas fait moins bien depuis !

Un ordinateur de 1985, avec un CPU de 8Mhz et 512ko de ram, on n’a pas fait moins bien depuis ? Pour eux oui ! Et ils appuieront leurs arguments sur le hardware de l’Atari ST qui, à les écouter, fut conçu par des SDF intérimaires d’un passé présent, mais en réalité, juste par un petit indien (woulou woulou) souffre douleur de Tramiel… Il n’est pas rare de les entendre déclarer, et le plus sérieusement du monde, que rien ne peut rivaliser avec l’Atari ST. Que ce soit un grille pain, un couteau à ouvrir les huitres, un appareil à talcquer le cul, une gameboy, même un PC de gamer actuel : l’Atari ST fait tout le contraire, voire moins bien ! Certains de ces illuminés parlent de « Camelott-isme » de cet ordinateur…

Mais l’exemple revenant le plus souvent est celui des coprocesseurs Ahbahyenapas 1 et Ahbahmerdeyenatoujourspas 2. Il faut les voir écrire, ou prononcer, religieusement ces prénoms, et les parer de toutes les vertus, comme si c’était leurs ragnagnas ! Et d’ailleurs, ce n’est que ça. Ces circuits se seraient appelés « Karaï » et « Fodès », ils n’en parleraient pas ainsi. Il y a clairement une sorte de transfert (d'impression). Ahbahyenapas 1 et Ahbahmerdeyenatoujourspas 2 sont les deux seuls ersatz communistes que ces braves simplets n’ont jamais pu ramener dans leur chambre puante…

Leur Atari ST tourne tous les jours. Mais que peut-on bien faire avec un ordi.... euh un caleporte d’il y a 30 ans ? Déjà, on peut se faire saigner les yeux. S’étant taillé une belle réputation là-dessus au début des années 86 à l’aide de jeux dont on ne parle qu'en pleurant encore aujourd’hui, l’Atari ST assure dans le domaine merdique. Et cela n’est guère étonnant puisqu’il fut à la base conçu pour se faire cartoucher par l'Amiga et les consoles. Rappeler cette triste réalité peut agacer les fans. Pour contrer cela, ils ont appris à le déguiser sous l’appellation fourre-tout et sale « d’ordinateur merdumédia »…

Bon, c'est foutu pour les jeux, mais sinon, on peut bosser un peu avec un Atari ST ? Oui, mais il faudra salement le vouloir ! La plupart des logiciels pros pour cette machine sont mal foutus, toujours moins bons que sur d’autres plateformes et arrivés trop tard, et nécessitant un disque dur qui coutait un bras! Pour lutter contre ce cruel handicap, les fans de l’Atari ST répliquent à qui veut les entendre que leur ordinateur est monotâche, ce qui, d’après leurs dires, est nul et unique et, finalement, compense rien ! Ils vous expliqueront, avec une voix de crécelle boutonneuse, qu’il peut formater une disquette tout en.... faisant strictement rien d'autre, parce que ça nique 80% de la puissance de traitement CPU. Et ça, pour eux, c’est un signe de supériorité et de débauche technologique absolues. Et il peut faire tourner Maupiti Islands et Calamus en même temps ? Ah ben non hein… Avec un CPU aussi faiblard, monotache et aussi peu de ram, faut pas trop en demander. Leur fameux monotâche, c’est juste pour des opérations complexes effectuées sous GEM, leur risible système d’interface utilisateur ; risible car nécessitant presque 1 minute si on insère pas de disquette à booter dans le drive et des bombes tant il est buggé… Avec de tels défauts, pas étonnant que les pros ont toujours préféré son éternel rival : l’Amiga.

A ce propos, le simple nom « Amiga » suffit à rendre folle furieuse l’amicale des amis de l’Atari ST. C’est le grand ennemi à éradiquer. Très productifs dans les vidéos sur YouTube de comparaison d’un même jeu sur les deux plateformes 16 bits, nos sympathiques ringards les présentent toujours de façon triomphales et agressives ; presque hystériques :

- Nous, on a le format d'écran timbre poste ! Nous, c’est moins rapide ! Nous, on a le mono ! L'Amiga c’est moins bien et un ordinateur tout caca ! Que de la crotte ! ATAAA-RI ON EST TOO-OUU-US MIT-EUXX !!

Si l'Amiga était si minable à leurs yeux, ils n’en chialeraient pas autant. Le fait est que cet ordinateur, plus balaise, moins jeune, et qui n’a jamais été conçu pour être lent, contrairement à l’Atari ST, faisait plus que lui en beaucoup mieux sur le plan des jeux, parfois même moins bien, en particulier dans la 3D formes pleines où la fainéantise des développeurs ont mis son CPU à mal faisait toujours moins la différence. Par charité chrétienne, nous éviterons de dire que l'Amiga, de par sa grande stabilité et la qualité de ses écrans natifs, a toujours eu la préférence des professionnels en terme de PAO, de MAO, de CAO, de programmation, de bureautique, bref ! TOUT le côté pro. Et en plus, il était plus cher car mieux conçu et plus capable ! C’est sans doute ça qui dérange encore tant nos Atari maniacs : n'avoir duré que 3 ans sur le marché. Ils auraient tant voulu que le vilain bébé pingouin trisomique d'Atari soit le seul ordinateur 16 bits du marché et ainsi régner sur le monde de l'obsolescence. Complexés eux ? Ah peine…

Le fanatique de l'Atari ST

Que font-ils sur Atari ST de nos jours ? Ils codent et se pignolent, ou se prennent pour des codeurs, avec des langages que plus personne n’utilise. Mais surtout, ils animent toujours les sprites en 10 fps, regardent des images de cul en 16 couleurs pour se branler, le tout en monotâche sur les draps évidemment. C’est une névrose chez eux, comme certains qui utilisent des ordis qui servent à rien en permanence. Ça les émerveille toujours autant, les calme et les maintient artificiellement en 1985.

Quand ils retournent sur un ordinateur moderne, ils s’offrent grâce à eBay les autres Atari, pour étoffer la collection. Un 260 ST, un MegaSTF, un TT et un MegaSTE (ils cherchent encore le Falcon 030). De bien belles bêtes. Tellement qu’elles ne se vendaient pas à l’époque, ce qui conduisit Atari à mourir dès 1992, sans parler des éditeurs de soft qui ont planté Atari au 3ème semèstre 1992. Qui allait acheter des machines célèbres pour leurs bombes et les plantages à répétition et plus douées pour caler les portes qu'animer des sprites en 50fps ? Les pros avaient déjà tous des PC ou des Mac pour cela à cette période. Ou encore des Amiga…

Pour le reste, ils cherchent du matos qui pourra augmenter les capacités d’origine de leurs bécanes. Constamment en train de se mesurer le demi-bit, ils font subir de véritables branlettes qui servent à rien et complètement buggées à leurs pauvres Atari en dilatant le moindre de leurs ports à l’aide de cartes d’extension de RAM et autres accélérateurs en tout genre, qui fonctionnent pas bien et qui ne servant à rien du tout car utilisés par aucun programme. Mais cela leur permet de dire sur les forums consacrés, à l’aide de captures d’écran de sysinfo en guise de preuves :

- Avec ma carte 68000 à 20mhz, + 2mo de ram lente + les fuites des condos au niveau de l'alim (ils étaient trop hot les coquinous !), eh ben mon Atari est plus rapide qu’un PC pour le repassage des chemises cartonnés pour les cotoreps ! Eh ouais ! ATAAA-RI ON EST TOO-OUU-US MIT-EUXX !!

Et c’est vrai ! Sauf qu’ils évitent de dire que le dit PC de comparaison date de 1993… Et oui, en terme de puissance, un simple 8088 écrasait déjà tout sur son passage tout les Atari. Mais la loose est vitale pour eux. Il faut qu’ils continuent de croire que l’Atari, c’est le dieu des caleportes !

La petite scène de codeurs encore active sur le sac à poussière pour aspirateur fait de son mieux pour porter dessus les jeux phare d’il y a 45 ans, les akalabeth et autres Ultima II. C’est une question d’honneur pour ce caleporte chauffant, cette calculette qui n’a jamais su/pu afficher de la 2D en 8 couleurs… Après de longs mois de travail, et malgré l’aide de nombreuses béquilles électroniques plus ou moins modernes, le résultat final pue salement de la gueule. Nous avons rarement plus d’un niveau, grossièrement pixélisé et tournant en 2fps. Mais pour les fanatiques, c’est une nouvelle victoire écrasante de l’Atari ST qui démontre encore une fois sa subordination totale… Les plus tarés trouveront que c’est même mieux que le jeu original sur PC datant de 1984, composé de 5 levels, grossiers, ultra saccadé avec son qualité poste radio de 1935… Irrécupérables.

Ces fanatiques de l’Atari ST ne sont pas trop cons, mais quand même. Ce sont nos zoulous à nous, des nounouilles bloqués dans une époque révolue avec un matériel obsolète et dépassé chauffant qui fuit mais continuant de croire qu’ils sont le passé. Un passé d’il y a 45 ans ! Par contre, s’ils commencent à vous dégonfler avec leurs conneries d’un autre âge et à devenir larmoyants, n’hésitez pas à les traiter de chomeurs SDF'o Communistes (Duhduhduhduh) à vous moquer d’eux et à les humilier. Eux qui adorent vivre dans le futur, ça leur rappellera le centre psychiatrique, quand ils étaient bayonnés et bloqués à la ceinture anti-mutilation…

Publié dans FOCUS

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Le fanatique de l'Amiga

Publié le par Monsieur Atari

L’Amiga 500 était un ordinateur qui eut son heure de gloire de 1989 à 1992, avant que les consoles japonaises comme la Mega Drive, et surtout la Super Nintendo, fassent mieux pour moins cher, puis que le PC ne s’impose vers 1993 comme ordinateur suprême et ne le relègue au rayon des antiquités. Pendant ce court moment de célébrité, une importante communauté de fans se forma, réunie par l’amitié, le piratage des jeux et l’obésité.

Pour la plupart d’entre eux, ce fut leur premier ordinateur, payé par leur cadre de papa, et reçu pour leurs 12 ans ou à Noël. Les premières fois sont toujours émouvantes et ils se rappelleront jusqu’à la fin de leurs jours de ces moments émus où ils jouaient à Shadow Of The Beast ou lançaient la démo du « Juggler » pour épater leurs copains toujours sous 8 bits.

C’était l’heureux temps des « party », avec d'autres déchets rubiconds suintants, à copier des tonnes de jeux auxquels ils ne joueraient jamais, à mater des photos en 4096 couleurs scintillantes, à écouter un bout de chanson à la mode samplée en 10Kbp/s, à taper 892453 lignes de code en assembleur pour faire tourner une bite en 3D fil de fer, le tout entre deux sandwiches rillettes-mayonnaise et trois branlettes sur Tabatha Cash. 90's style !

Trente ans après, alors que les ¾ d’entre eux sont passés à autre chose, le tout petit quart restant, lui, est toujours bloqué sur l’Amiga. Les forums spécialisés leur servent de comptoir où ils peuvent occuper leur chômage en en parlant à longueur de journée dans des termes alternant le ridicule avec l’inquiétant. Pour eux, le temps s’est arrêté quand ils ont reçu leur Amiga. Ce fut une révélation ! Ils n’en sont jamais revenus et n’en reviendront jamais.

Bien sûr, pour la vie de tous les jours, ils ont un PC (ou un Mac), mais ils l’utilisent presque par dépit. Ils n’aiment pas ça. Leur rêve serait d’avoir un Amiga à la place. Un Amiga pour tout. Le Net, les jeux online, la rédaction de CV pour retrouver un boulot, les films de cul en HD etc.

Voyant depuis plus de 20 ans les droits de l’Amiga cédés à une succession de tocards incapables de produire, malgré toutes les promesses, le moindre OS pouvant remplacer Windows, ils restent sur les acquis d’il y a 30 ans. De toute façon, pour ces fanatiques, il n’y a que l’Amiga de bien ! Et surtout, et c’est eux qui le disent : on n’a pas fait mieux depuis !

Un ordinateur de 1987, avec un CPU de 7Mhz et 512ko de ram, on n’a pas fait mieux depuis ? Pour eux non ! Et ils appuieront leurs arguments sur le hardware de l’Amiga qui, à les écouter, fut conçu par des sortes d’extra-terrestres d’un futur lointain, mais en réalité, juste par un petit ingénieur dans la panade… Il n’est pas rare de les entendre déclarer, et le plus sérieusement du monde, que rien ne peut rivaliser avec l’Amiga. Que ce soit une Mega Drive, une Super Nintendo, une PlayStation, un Mac, même un PC de gamer actuel : l’Amiga fait la même chose, voire mieux ! Certains de ces illuminés parlent de « magie » dans cet ordinateur…

Mais l’exemple revenant le plus souvent est celui des coprocesseurs Denise et Paula. Il faut les voir écrire, ou prononcer, religieusement ces prénoms, et les parer de toutes les vertus, comme si c’était leurs nanas ! Et d’ailleurs, ce n’est que ça. Ces circuits se seraient appelés « Denis » et « Paulo », ils n’en parleraient pas ainsi. Il y a clairement une sorte de transfert. Denise et Paula sont les deux seuls ersatz féminins que ces braves simps n’ont jamais pu ramener dans leur chambre puante…

Le fanatique de l'Amiga

Leur Amiga tourne tous les jours. Mais que peut-on bien faire avec un ordinateur d’il y a 30 ans ? Déjà, on peut jouer. S’étant taillé une belle réputation là-dessus au début des années 90 à l’aide de jeux dont on parle encore aujourd’hui, l’Amiga assure dans le domaine ludique. Et cela n’est guère étonnant puisqu’il fut à la base conçu pour être une console à cartouche. Rappeler cette triste réalité peut agacer les fans. Pour contrer cela, ils ont appris à le déguiser sous l’appellation fourre-tout et pompeuse « d’ordinateur multimédia »…

Bon, ok pour les jeux, mais sinon, on peut bosser un peu avec un Amiga ? Oui, mais il faudra salement le vouloir ! La plupart des logiciels pros pour cette machine sont mal foutus, toujours moins bons que sur d’autres plateformes et arrivés trop tard. Pour lutter contre ce cruel handicap, les fans de l’Amiga répliquent à qui veut les entendre que leur ordinateur est multitâche, ce qui, d’après leurs dires, est unique et, finalement, compense tout ! Ils vous expliqueront, avec une voix de commercial foireux, qu’il peut formater une disquette tout en compressant des fichiers pendant qu’il lit un mod (un instrumental synthé moche). Et ça, pour eux, c’est un signe de supériorité et de débauche technologique absolues. Et il peut faire tourner Turrican et Deluxe Paint en même temps ? Ah ben non hein… Avec un CPU faiblard et aussi peu de ram, faut pas trop en demander. Leur fameux multitâche, c’est juste pour des opérations basiques effectuées sous Workbench, leur risible système d’exploitation ; risible car tenant sur disquette et trois pattes tant il est buggé… Avec de tels défauts, pas étonnant que les pros ont toujours préféré son éternel rival : l’Atari ST.

A ce propos, le simple nom « Atari ST » suffit à rendre folle furieuse l’amicale des amis de l’Amiga. C’est le grand ennemi à éradiquer. Très productifs dans les vidéos sur YouTube de comparaison d’un même jeu sur les deux plateformes 16 bits, nos sympathiques ringards les présentent toujours de façon triomphales et agressives ; presque hystériques :

- Nous, on a le plein écran ! Nous, c’est plus rapide ! Nous, on a la stéréo ! Le ST, c’est de la merde et un ordinateur de merde ! Que de la meeeeeeeeeerde ! ON-LY AMI-GAAA HOU-HOUUUU…

Si le ST était si minable à leurs yeux, ils n’en parleraient pas autant. Le fait est que cet ordinateur, plus faible, plus vieux, et qui n’a jamais été conçu pour jouer, contrairement à l’Amiga, faisait presque la même chose que lui sur le plan des jeux, parfois même mieux, en particulier dans la 3D formes pleines où son CPU plus rapide faisait toujours la différence. Par charité chrétienne, nous éviterons de dire que le ST, de par sa stabilité et la qualité de ses écrans en haute résolution, a toujours eu la préférence des professionnels en terme de PAO, de MAO, de CAO, de programmation, de bureautique, bref ! TOUT le côté pro. Et en plus, il était moins cher ! C’est sans doute ça qui dérange encore tant nos Amiga maniacs : ne pas avoir eu l’hégémonie. Ils auraient tant voulu que le bébé de Commodore soit le seul ordinateur 16 bits du marché et ainsi régner. Complexés eux ? Si peu…

Que font-ils sur Amiga de nos jours ? Ils codent, ou se prennent pour des codeurs, avec des langages que plus personne n’utilise. Mais surtout, ils formatent en boucle leurs vieilles disquettes, compressent leurs données pour les décompresser afin de pouvoir les recompresser ensuite et écoutent des mods, le tout en multitâche évidemment. C’est une névrose chez eux, comme certains passent l’aspirateur en permanence. Ça les émerveille toujours autant, les calme et les maintient artificiellement en 1990.

Quand ils retournent sur un ordinateur moderne, ils s’offrent grâce à eBay les autres Amiga, pour étoffer la collection. Un 600, un 1200, un 2000 et un 3000 (ils cherchent encore le 4000). De bien belles bêtes. Tellement qu’elles ne se vendaient pas à l’époque, ce qui conduisit Commodore à la faillite en 1994. Qui allait acheter des machines célèbres pour leurs plantages à répétition et plus douées pour animer des sprites en 2D que pour calculer la paye des employés ? Les pros avaient déjà tous des PC ou des Mac pour cela à cette période. Ou encore des Atari ST…

Pour le reste, ils cherchent du matos qui pourra augmenter les capacités d’origine de leurs bécanes. Constamment en train de se mesurer le bit, ils font subir de véritables gang bangs à leurs pauvres Amiga en dilatant le moindre de leurs ports à l’aide de cartes d’extension de RAM et autres accélérateurs en tout genre, bien que ne servant à rien du tout car utilisés par aucun programme. Mais cela leur permet de dire sur les forums consacrés, à l’aide de captures d’écran de sysinfo en guise de preuves :

- Avec ma carte XB-28, + 256 ko de go de ram soudée par mon cousin + un peu de reblochon thermique sur Denise et Paula (elles étaient trop hot les coquines !), eh ben mon Amiga est plus rapide qu’un PC dans le calcul des statistiques sur l’espérance de vie des mouches au Pôle Nord ! Eh ouais ! ON-LY AMI-GAAA HOU-HOUUUU…

Et c’est vrai ! Sauf qu’ils évitent de dire que le dit PC de comparaison date de 1984… Et oui, en terme de puissance, un simple 386 écrasait déjà tout sur son passage. Mais la frime est vitale pour eux. Il faut qu’ils continuent de croire que l’Amiga, c’est le dieu des ordinateurs !

La petite scène de codeurs encore active sur le divin sac à puces fait de son mieux pour porter dessus les jeux phare d’il y a 25 ans, les Doom et autres Tomb Raider. C’est une question d’honneur pour cet ordinateur qui n’a jamais su/pu afficher de la 3D texturée… Après de longs mois de travail, et malgré l’aide de nombreuses béquilles électroniques plus ou moins modernes, le résultat final pue salement de la gueule. Nous avons rarement plus d’un niveau, grossièrement pixélisé et tournant en 2fps. Mais pour les fanatiques, c’est une nouvelle victoire écrasante de l’Amiga qui démontre encore une fois sa domination totale… Les plus tarés trouveront que c’est même mieux que le jeu original sur PC datant de 1994, composé de 25 levels, lissés, super fluides avec son qualité CD… Irrécupérables.

Ces fanatiques de l’Amiga ne sont pas méchants. Ce sont nos hippies à nous, des neuneus bloqués dans une époque révolue avec un matériel obsolète et dépassé mais continuant de croire qu’ils sont le futur. Un futur d’il y a 30 ans ! Par contre, s’ils commencent à vous gonfler avec leurs conneries d’un autre âge et à devenir agressifs, n’hésitez pas à vous moquer d’eux et à les humilier. Eux qui adorent vivre dans le passé, ça leur rappellera l’école, quand ils étaient le souffre-douleur de la classe…

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[DOSSIER] Portraits de brocanteurs

Publié le par Monsieur Atari

[DOSSIER]  Portraits de brocanteurs

I. L'exposant néophyte

Comme son nom l’indique, l’exposant néophyte est un débutant dans le milieu. Mais en le regardant d’un peu plus près, on constate qu’il débute aussi dans la vie. Optimiste au possible, persuadé que le monde entier est comme lui et ne doutant de rien, c’est une sorte de touriste de l’existence qui débarque de son petit cocon très protégé pour se lancer dans la jungle de la réalité. Les dégâts sont toujours terribles.

Avec la mode des brocantes et autres vide-greniers, et les rumeurs d’argent facile qui circulent dessus, il s’est dit : « Pourquoi pas moi ? » En regardant ses placards ou sa cave, il y a trouvé quantité de cochonneries ne servant à rien du tout. Ce lot de 30 assiettes par exemple. Elles n’ont jamais servi. 30 assiettes alors qu’ils sont 4 à la maison... Même quand il a additionné ses amis et toute sa famille, on était encore loin du compte. Mais pourquoi a-t-il acheté ça ? Et là, un oiseau en bois sculpté, un cadeau empoisonné de sa belle-mère. Et encore là, un sachet en plastique plein de surprises Kinder des années 90 ! Aidés par la télé et des documentaires montrant des tas de cons collectionnant tout et n’importe quoi, il se dit qu’il a là des trésors qui valent de l’or ! Il se voit déjà faire de la place dans sa maison et surtout de l’argent, il en a tellement besoin. Avec tous ses crédits contractés pour tenir un niveau de vie qui n’est pas le sien, il lui faut d'urgence trouver un nouveau débouché afin de payer ses dettes.

Sa décision est prise. Dans la semaine, il loue un emplacement pour la prochaine brocante, la plus proche de chez lui. N’importe laquelle. Première erreur. Grand seigneur, il paye en clamant haut et fort que, pour gagner de l’argent, il faut obligatoirement en dépenser. Deuxième erreur. La grande braderie est fixée au samedi suivant. Il a hâte.

Vendredi soir, il a mis le radio-réveil à 8h00, en se disant que c’était bien suffisant. Mais se lever tôt un samedi matin, surtout après une semaine de boulot, c’était assez difficile. Il a grignoté pas mal de minutes supplémentaires dans son lit, abusant de la fonction « rappel ». Il se lève finalement en traînant les pieds, baillant sans arrêt et errant sans but dans le salon en pyjama pendant un bon quart d’heure.
Une douche de 30 mn minimum s’ensuit. Habillage, bâillement, dernière vérif’, re-bâillement, il finit par décoller de chez lui, seul. Il avait bien prévu de venir avec ses gosses, des ados, pour filer un coup de main mais ils lui ont clairement fait comprendre que c’était pas humain de se lever aussi tôt un samedi. Ils lui ont confié le bon soin de vendre leur matos à leur place.

Arrivant vers 9h30 dans sa petite voiture pas du tout adaptée au transport de caisses, cartons et autres portants, trouvant une place pour se garer à plus de 500 m de la brocante, il s’aperçoit qu’on ne l’a pas vraiment attendu pour faire des affaires. Tout le monde est déjà là, brocanteurs et clients, et depuis longtemps. Pire, son emplacement est cannibalisé par ses voisins de table qui, ne voyant personne venir lors de leur propre installation, à 6h00, en ont profité pour agrandir la boutique à peu de frais…

Déjà à la bourre, il perd encore du temps à tout déballer, multipliant les allers et retours à sa lointaine bagnole. Alors qu’il a besoin de se concentrer pour ne rien oublier, il est régulièrement dérangé par de potentiels acheteurs qui voudraient bien savoir le prix de ci ou de ça. Des ventes perdues, sans parler de la fauche lorsqu’il a le dos tourné. C’est à ce moment là qu’il commence à se dire que le commerce, c’est peut-être pas si évident que ça et que cette journée risque d’être longue…

[DOSSIER]  Portraits de brocanteurs

Il est quasiment 10h00, tout est enfin installé sur le stand. Il se dit que, même si le début fut laborieux, le plus dur est passé. A lui les liasses de biftons bien épaisses ! A ce propos, lors de sa toute première vente, une famille d’hippo Kinder vendue 10€ et négociée à 2€, il s’est rendu compte qu’il n’avait pas de fond de caisse. Il a juste quelques billets et pièces dans sa poche mais pas plus. Il pensait que les clients feraient l’appoint… Au bout d’un moment, ça devient insupportable. Alors il demande à ses voisins de tenir le stand le temps qu’il aille faire de la monnaie. Il achète un Coca à la buvette, qu’il paye au prix fort, mais il n’a pas le choix. Il casse son plus gros billet et se retrouve enfin avec des munitions.

Après la monnaie, ce sont les sacs qui lui font défaut. Ça non plus, il n’y avait pas pensé. Il a loupé une autre vente tout à l’heure à cause de ça car la nana ne voulait pas s’encombrer les mains avec son grand oiseau en bois sculpté. Pas de sac, pas de vente. Tout cela commence à le soûler. Les gens ne peuvent pas venir, prendre l’objet, lui filer le fric et se tirer ??

11h00, il regarde son stand. Ça part pas des masses. Tout est encore là. Il a vendu deux conneries maxi. Il faut dire aussi qu’il pratique des tarifs monstrueux. Ses assiettes, il veut les revendre au prix qu’il les a achetées, il veut rentrer dans ses frais. Même chose pour les merdes de ses gosses, souvent des jeux vidéo, mangas ou des vieux jouets fanés des années 90/2000.

- Combien la figurine d’Action Man à poil là ?
- 20€ madame ! Et elle les vaut !

T’as raison mon gars !

Il s’ennuie. Des tas de gens passent devant son stand mais aucun ne le regarde. Il a la sensation qu’on ne le voit pas, qu’il n’existe pas. Il est seul dans la foule. Il n’a pas pensé à mettre une nappe colorée pour attirer l’œil, ou faire une jolie présentation de son matos. Le premier commandement du brocanteur est de capter l’œil. Là, c’est raté. Il a mis ça en vrac sur sa table, presque les uns sur les autres, on ne voit rien, alors les passants passent.

Si on est pendant la mauvaise saison, il prend la flotte ou se gèle car il n’a pas prévu de fringues adéquates pour ce genre d’activité. Il ne savait pas qu'en hiver, il faisait aussi froid dehors... Et c’est là que l’on comprend qu’il bosse toute l’année dans un bureau avec la clim. Cerise sur le gâteau, il a envie de pisser, voire pire. Là non plus, il n’a pas pris ses précautions avant de partir, s’accordant même un grand bol de café au lait et plusieurs tartines pour tenir le coup.

Le froid ou la pluie, c’était relativement supportable, mais pipi/popo, non. Après de nombreuses minutes de torture à gigoter sur son pliant, il redemande aux voisins de s’occuper de son stand pour quelques minutes. Il se précipite devant la seule cabine faisant office de toilettes de toute la brocante et constate qu’il y a une file d’attente monumentale ! Il va falloir s’armer de patience. La station debout l’aide à tenir encore un peu.
20 mn plus tard, il revient enfin, soulagé. L’hygiène de la cabine était effroyable mais quand on n’a pas le choix... Il se fait accueillir froidement par ses voisins de table, qui lui disent, d’une part, qu’il aurait pu se dépêcher car ils ont autre chose à foutre que de tenir son stand et qu’en plus, ils avaient un client intéressé par ses assiettes mais comme aucun prix n’est marqué et qu’ils n’en savaient rien eux-mêmes, le mec est reparti. Des objets ont aussi disparu du stand. Le cendrier en verre en forme de teckel n’est plus là par exemple. Il commence à soupçonner les voisins.

Ses enfants arrivent. Il est près de midi, ils se sont enfin levés… Ils ont pris le métro pour rejoindre celui qu’ils pensent naïvement être leur géniteur. Croyant voir la relève arriver, il reprend un peu espoir mais est vite déçu, les ados sont juste là pour savoir s’il a vendu leurs mangas de Naruto et autres jeux PS3 et prélever leur dîme. Devant la réponse négative, ils se mettent à le chambrer en le traitant de vendeur nul. Après avoir tourné dans la brocante, et lui avoir taxé un peu de fric car ils ont vu « une affaire » plus loin, ils repartent et le laissent à son triste sort. Faites des gosses!

Midi, il fait faim. Ça, il y a pensé. Tout est dans la glacière. Hélas, elle est dans la voiture, et il a oublié de la prendre avec lui lors du déballage des cartons. En plus, les voisins ont tout rangé et fichu le camp pour l’heure afin d’aller bouffer avec les autres exposants. Il ne peut pas laisser son stand comme ça. Bien souvent, il en est réduit à aller demander à quelqu’un d’aller lui acheter un sandwich au pain à 10€ qu’il paye d’avance avec ses rares bénéfices du matin.

14h00, une animation démarre à 20 mètres de son stand, c’est soit des danseurs de country, soit de la capoeira avec de la zik brésilienne à fond les ballons. Il ne manquait plus que ça. Les gens aux yeux et oreilles fragiles s’en vont rapidement et sont remplacés par d’autres qui, visiblement, n’achèteront rien. Ça dure 45 mn, 45 mn de ramonage de tympans et de mauvais goût ridicule. A la fin de la journée, il aura encore en tête la chanson-phare de l’animation, qui fut jouée quatre fois de suite…

15h00, la famille Chotard se retrouve devant son stand ! Ce sont des amis, enfin ceux de sa femme. Pour lui, ce sont surtout des cons mais il se sent tellement seul qu’il leur accorde le bénéfice du doute pour cette fois-ci, juste pour avoir le plaisir de discuter avec quelqu’un, un peu de chaleur humaine dans ce grand vide.

- Alors monsieur brocanteur, ça marche les ventes ?
- Ça démarre…

Profitant de l’occasion, il essaye de leur en caser une.

- Eh Kévin, tu as une Xbox il paraît ? Et bien j’ai une affaire en or pour toi, une superbe cartouche pour Nintendo 64 ! Mais oui c’est compatible ! Non ? Vraiment pas ? Même pour 25€ ? Bon tant pis !

Fils de cons !

Sur le coup, il ne réalise pas que toute cette smala hébétée bouche le passage et surtout, le stand en lui-même, empêchant ainsi notre brave exposant de faire des ventes. Il comprendra plus tard qu’une brocante, c’est fait pour se faire du fric, pas des amis.

16h30, ça suffit comme ça ! La brocante s’arrête à 18h00 normalement mais il en a ras les baskets. Il a un mal de tête à couper au couteau et n’a rien vendu ou si peu. S’il a fait 40€ de recette, c’est bien le maxi. Au lieu de lui rapporter de l’argent, la brocante lui en a coûté. L’emplacement, l’essence, le temps, les humiliations etc. Il plie bagage nerveusement sous l’œil hilare de ses voisins pour qui ce genre de noob est une friandise de choix.

- Encore un qui croyait que le commerce en extérieur, c’était facile !
...chuchotent-ils entre eux.

Il range ses tables mais se débarrasse de quasiment toute sa marchandise. Les assiettes, l’oiseau, les mangas de ses gosses, poubelle ! Pas question qu’il se fasse chier à tout ramener. Cela fera la joie d’exposants plus malins qui récupéreront ça une fois qu’il sera loin. Furieux, amer et dégoûté, il s’en va en se jurant bien que jamais plus il ne remettra les pieds dans une brocante. L’année prochaine, il sera de retour. Il a des crédits à rembourser, on vous l’a dit, et puis c’est ainsi que l’on apprend un métier.


II. L'exposant aguerri

Plutôt qu’exposant « professionnel », nous préférons l’appellation « aguerri » car le mot « professionnel » sous-entendrait qu’il a une entreprise, est déclaré quelque part et paye quelque chose. Or, il n’en est rien. Il a bien songé plusieurs fois se lancer avec une boîte bien à lui, mais le spectre des taxes et autres impôts lui fait bien trop peur. Et avec le statut d’auto-entrepreneur détricoté d’année en année sous la pression du lobby des artisans, il se dit qu’il vaut encore mieux prendre des risques plutôt que d’être honnête et se faire dépouiller.

Sa préoccupation majeure est donc de savoir de quelle largeur est le trait séparant la légalité de ce qui ne l’est plus, et sa devise est que l’argent est à sens unique : il doit uniquement entrer dans sa poche pour ne plus jamais en sortir. Payer est un gros mot pour lui et n’est utilisé que pour ses clients.
Ayant un pied dans chaque camp, il pourra toujours dire en cas de contrôle, les yeux pleins de larmes et la main sur le cœur, qu’il n’est qu’un tout petit amateur de rien du tout ne sachant pas qu’on n’avait le droit qu’à trois brocantes par an. La mauvaise foi est la base de son métier et est tout aussi valable pour les clients que pour le fisc.

Cette mauvaise foi se lit sur sa gueule. Alors que l’exposant néophyte affichait une tronche fade et naïve, l’aguerri a un air roublard. C’est presque sa carte de visite. On le reconnaît aussi à sa panoplie de brocanteur qu’il porte toute l’année. Pantalon en velours, gilet multi-poches pour le pognon, casquette millénaire, le tout figé par la crasse. Si on mettait tout ça à bouillir, on obtiendrait un pot au feu.
Devant toujours rester en-dessous des radars pour des raisons de survie, il vit à la campagne, retiré dans une grande baraque au fin fond d’un trou paumé. Il est à la lisière de la banlieue de Paris la plus lointaine et de la province la plus proche. Il lui faut de la place et de la discrétion pour mener ses petites affaires.

L’exposant aguerri n’est pas un pro sur le papier mais est tout de même un expert grâce à des dizaines d’années d’expérience. Il part en brocante comme on part en mission. Tout est planifié et rien n’est laissé au hasard.

Pas de bagnole familiale à la con pour lui, il se ramène avec une camionnette ou un utilitaire. Il est toujours l’un des premiers arrivés sur place. Dans la mauvaise saison, le jour se lève à peine que son stand est déjà prêt et est digne des meilleures vitrines des Galeries Lafayette pour attirer l’attention. Le moindre centimètre de sa table est exploité au maximum et tout est prévu. Il a des parasols avec système de gouttière, des guirlandes électriques sur batterie, des vitrines en plexi toute rayées. Il a même des présentoirs en bois qui se déplient, souvent fabriqués par ses soins, qui gagnent de la place en hauteur pour exposer ses plus belles merdes. Si vous passez devant son stand, vous êtes obligé de le voir et de jeter un œil, même sans le vouloir. C’est sa force.

[DOSSIER]  Portraits de brocanteurs

Sa marchandise est une succession de déchets sans valeur aussi sales que lui. Le neuf est son ennemi. On ne peut pas broder sur un truc neuf, ça sort de l’usine, c’est clean, ça n’a pas de vécu. Par contre, une vieille montre sans aiguilles, une médaille militaire trouée ou une pièce de monnaie d’un pays qui n’existe plus, alors là, son talent de conteur se révèle et il va vous raconter toute une histoire dessus totalement invérifiable, mais avec un ton et une voix ne pouvant être mis en doute. Il vous impose la véracité de ses mensonges.

- Regarde la patine dessus. Non mais regarde quand même ! Là ! Voilà ! Ça tu vois, c’est la preuve que c’est du vrai ! Les faux se piquent, mais là non, ça rouille uniquement ! Si tu savais comme elle est rare, et je te jure que je ne te dis pas ça pour que tu la prennes. Des japonais de Chine paieraient des fortunes pour quelque chose comme ça tu sais ! J’en ai encore vu un le mois dernier, un homme d'affaire, dans le riz, sa femme était avec lui, elle s'appelait Suzi Wan je crois, bon, et ben il m’a fait un pont d’or pour l’avoir, j’ai refusé. Je n’ai jamais voulu la vendre mais bon là, avec la Gauche et leurs taxes, j’ai plus le choix tu vois ! Bon, tu la prends ? Tu payes en liquide uniquement hein, pas de chèque ! On est entre amis !

Lorsque vous vous laissez convaincre, il aura toujours un sac pour vous et vous vous demandez toujours où il l'a dégoté. En 2021, vous pouvez vous retrouver avec un sac Mammouth ou Suma datant des années 70. Parfois, on se fait la réflexion que le sac vaudrait sans doute plus cher que ce qu’il contient.

Il n’y a jamais de descriptions sur ses objets, il faut toujours lui demander des renseignements, ce qui vous met en position de quémandeur et lui donne dès le début l’avantage. Quant au prix, tout est à la gueule du client et il vaut mieux qu’elle soit pâle cette gueule. Lorsqu’il déballait son stand, on a très vite compris ce qu'il votait lorsque les classiques arabes sont venus lui demander si ses nappes ou valises contenant son matos étaient à vendre. Pas de ça chez lui, c’est un coup à vous ruiner une réputation. Il préfère nettement quand c’est une cliente. Il suffit qu’une jolie poulette ou une MILF passe devant son stand, et Roméo prend le relais. De suite, on entend sa chaude voix l’interpeller par un :

- Alors la p’tite dame, qu’est-ce qui l’intéresse ?

Nulle part ailleurs, vous n’entendrez plus cet accent faubourien et cette gouaille de camelot des années 50 que sur une brocante. Il drague, enfle, tutoie, parle fort, blague, le tout avec la finesse d’un jarret de porc. En cas de rouquine à l’impressionnant décolleté, il peut même lui proposer, en plus d’une forte ristourne sur ses achats, de les lui porter jusqu’à sa voiture. Un gentleman !

Le fait d’avoir sa bonne femme avec lui, souvent une grosse rougeaude qui tricote sur un transat déglingué, ne l’arrête même pas dans ses frasques. Il n’est pas rare de l’entendre brailler pour attirer l’attention que…

- Chez moi, tout est à vendre, sauf ma femme, ET ENCORE !

Tout est à vendre sauf à midi. Là, y’a plus personne. Pas la peine de lui demander le prix du petit machin en haut à gauche, il vous enverra bouler. La bouffe, c’est sacré. A heure fixe, il sort sa table de camping, ses pliants et attaque sa barquette de salade de museau qu’il fait descendre à l’aide d’un litron de rouge dégueu qu’il boit directement au goulot. Quand il aura terminé, il s’essuiera la bouche d’un revers de manche, rotera un bon coup puis s’en ira pisser derrière sa bagnole sans aucune gêne.

La journée passe, avec son content de clients. Depuis le temps, il les connaît tous par coeur et sait quelle attitude employer rien qu'en les regardant. Le pigeon, la petite famille, le complexé, le provincial, le cinglé etc. Il a une préférence pour le client qui n’est là que pour dévaloriser ses produits. Il se présente très rapidement comme étant un pro de la chose, il collectionne ses objets, il en a quelques dizaines de milliard chez lui, tous plus rares les uns que les autres et, dans sa grande générosité, par  ses bons conseils, il va aider notre brocanteur à améliorer son stand.

Déjà, il commencera par lui dire que tout ce qu’il a là, c’est de la merde. Ça ne vaut rien et donc, les prix proposés sont bien trop élevés. De plus, c’est mal présenté. Il faudrait faire comme ci, mettre ça comme ça etc. C’est un inspecteur des travaux finis. Dès le début, l’exposant aguerri sait qu’il a en face de lui un mytho doublé d’un fauché qui veut sa marchandise à vil prix. Il s'en amusera pendant un bon quart d'heure, lui soufflant le chaud et le froid, avant de le dégager en l'insultant poliment. C'est son plaisir.

En fin de brocante, il s’accorde toujours une petite promenade pour aller voir les concurrents, qui sont aussi ses amis. Pendant ce court moment de repos, il discute de la journée avec Bébert ou Roro, d’autres brocanteurs aguerris comme lui. En bons « presque » petits commerçants, les affaires ne vont jamais, évidemment. Tout le monde est à -20% par rapport à l’an dernier et se demandent bien comment ils vont faire.

Les opinions politiques fusent également. Les « socialopes » au gouvernement tuent ce pays, les fonctionnaires sont des bons à rien, les assistés lui prennent ses sous etc. Eux qui font tout pour ne jamais rien payer, c’est toujours drôle de les entendre dire ça.
Avant de partir, on magouille discrètement avec les copains, on s’échange du matos avec une simple poignée de mains en guise de contrat. C’est le code d’honneur des brocanteurs. On arnaque uniquement les clients, pas ses amis.

Alors, les brocanteurs, tous des bandits et des fumiers ? Non. Même aguerris, il n’est pas rare de rencontrer des gens sympathiques, comme le bon samaritain qui va fouiller tous ses cartons pour vous retrouver la petite pièce qui manque sur ce que vous venez de lui acheter (missile d’un jouet, capuchon de parfum, pion d’un jeu etc.) en vous jurant qu’il l’a et la retrouvera. Et il la retrouve !
Le couple de personnes âgées qui est gêné de vous faire le lot de 30 figurines des Maîtres De L’Univers quasi neuves, avec le château des ombres complet, à 20€ parce que pour eux, c’est du jouet, donc, ça ne vaut rien, et 20€, c’est une somme, surtout quand on la convertit en anciens francs…
Réhabilitons également les manouches qui ont souvent de l'excellente came très bon marché. Posée à même le trottoir, on constate qu’ils sont toujours pressés de la vendre, n’hésitant pas à faire des prix de gros pour que ça parte plus vite, et c’est normal puisque tout provient de cambriolages. La preuve en est donnée lorsque des flics déboulent dans la brocante. Le temps de vous retourner, Manolo est déjà parti.

 


III. Le tourisme des brocantes

Une brocante, c’est fait pour vendre ou acheter. Pour d’autres, c’est avant toute chose une sortie familiale, une sorte de parc où on vient prendre l’air le dimanche avec toute sa smala, parce que ça évite de rester enfermé, qu’il y a plein de monde, des trucs colorés à voir et surtout, c’est gratuit. Ces « autres », ce sont les touristes des brocantes.

Bobos bon teint des quartiers branchouilles de la capitale, lui, hipster hétéro en mocassins sans chaussettes, portant une coupe improbable et un tattoo maori recouvrant tout le bras ; elle, ressemblant à une présentatrice de Canal+, emballée dans un haillon de marque, arborant encore à son âge un piercing nasal, tous les deux entourés de leur progéniture à lunettes roses, tous surdoués d'après leurs dires et affublés de prénoms ridicules (Zarathoustra, Térébenthine, Ludwig-Mouloud etc.), armés d’une poussette énorme qui bouche tout le passage, rentrant dans tout le monde car rivés à leurs portables, tenant parfois en laisse une vessie sur pattes qui ne se privera jamais de se vider contre le pied d'un stand, ils débarquent en début d’après-midi et sont haïs des exposants aguerris.

Haïs car ils n’ont rien à foutre ici. Ils gênent, emmerdent et surtout, n’achètent rien. En façade, ils se la jouent solidaires mais jamais vous ne trouverez plus radins que ces gens-là. Au hasard des étalages, ils demandent les prix de tout ce qui peut attirer leur attention et, suivant la réponse, leur réaction ne varie jamais :

- C’est cheeeeeeeeeeeeer !!!

Ils ont beau être plein de pognon, tout est toujours trop cher pour eux. Ce qu’ils voudraient, c’est du neuf d’occasion et du rare au prix du commun. Une NES qui fonctionne avec tous les jeux, le pistolet et les manettes, le tout à 1€, ça c’est le bon prix pour eux…

[DOSSIER]  Portraits de brocanteurs

Appliquant le terrifiant adage que le client est roi, même quand il n'achète jamais rien, ils se croient tout permis. Lui, sort toutes les cartes postales du sabot mais ne les remet pas dedans, il les laisse en tas sur le coin de la table. Elle, débouche tous les flacons de parfums pour les sentir. Et quand elle en trouve un qui lui plaît avec encore un peu d’essence à l’intérieur, elle s’accorde quelques généreuses pulvérisations dans le cou. Si l’exposant lui fait la réflexion qu’il ne faut pas se gêner, elle répliquera, offusquée, et de sa voix insupportable, que c’est pas grave vu que ses flacons sont à moitié vides ou cassés et donc, que personne n’en voudra jamais. Dans sa mentalité de connasse, c’est presque un honneur qu’elle se soit intéressée à sa marchandise pourrie. Suivant le caractère de certains exposants, les réactions peuvent être explosives.

Quand papa tombe sur un jouet qu’il a eu étant gosse, alors là, c’est la fin de tout. Il fond dessus et commence à raconter sa vie par ordre chronologique. Il avait 6 ans quand Tonton Michou le lui a offert, il y a joué pendant des heures, c’était le bon temps, le temps où il n’avait pas encore les responsabilités écrasantes qu’il a aujourd’hui, parce que figurez-vous qu’il vient tout juste de lancer sa propre start up qui propose une application permettant au monde entier de vendre, du producteur au consommateur, son caca du matin, ça s'appelle caca-matin.fr, et ça démarre très fort, ce qui lui permet de s’accorder un énooooooorme salaire. Et ouais, mais bon, malgré ça, aha, oui, euh, ben, c’est pas facile la vie quoi, LOL !
Levant mentalement les yeux au ciel, l’exposant se dit qu'on ne choisit malheureusement pas sa clientèle et qu’il faut en passer par là pour écouler sa camelote, alors il laisse ce nostalgique des dimanches en mode « play » pendant que lui-même se met en mode « mute ».

Et quand l'autre abruti arrive enfin au bout de sa bande, qu’il s’est vidé de ses souvenirs et surtout qu’il a bien plastronné sur sa vie minable dont tout le monde se fout, son regard se durcit derrière ses lunettes rectangulaires et il se met à démolir verbalement le jouet qu’il a entre les mains. Sèchement, il déclare qu’il est en mauvais état. Ici, c’est cassé, là, c’est sale. Et puis il manque les accessoires, la boîte, et puis le sien était d’une autre couleur et semblait plus grand, ça doit être un faux etc. Pour finir, il assène un mauvais :

- De toute façon, c’est bien trop cher ! Je pourrai en avoir un neuf pour le même prix si je voulais !

Il repose le bidule et s’en va, laissant l’exposant face à des envies d’avortement rétroactif.

Leurs rares achats sont presque toujours du neuf. Les classiques revendeurs de paquets de piles par exemple sont leurs amis. Sinon, ils raflent d’occasion les bouquins de Pierre Bellemare, Mary Higgins Clarks ou Danielle Steel. C’est tout ce qu’ils savent lire. Venant les mains dans les poches, ils exigent des sacs pour tout et payent les quelques euros qu’ils doivent avec de gros billets, ils n’ont jamais de monnaie. Trop connectés à leur monde virtuel, et donc complètement déconnectés de la réalité, il n’est pas rare de les entendre demander si l’exposant prend le paiement sans contact ou Paypal…

Lorsqu’ils ont repéré quelque chose leur plaisant vraiment mais ne voulant pas le payer au prix demandé, ils n’hésitent pas à prostituer un de leurs gamins.

- Patrick-Henri, viens mon chéri ! Tu veux jouer à la brocante avec maman ? D’accord ! Je te donne les sous-sous et tu vas acheter au monsieur là-bas l’Atlantis de Goldorak, tu sais, le grand vaisseau qu’on a vu, là où il y a l'étiquette marquée "45€". Tiens, voilà une pièce de 2€, ne la perds pas, on te regarde faire !

Un petit bout de quatre ou cinq ans qui s’en va acheter tout seul un truc sous l'oeil attendri de ses parents, mignon non ? Sauf pour le vendeur qui se retrouve pris entre deux feux. D’un côté, s’il accepte, il perd de l’argent mais s’il refuse, il passe pour un salaud et nos cyber Thénardier le savent. A moins de 10 m, ils filment la scène avec leur portable, mettant une pression supplémentaire sur notre pauvre exposant, et semblent se repaître de sa détresse.

Vers 18h00, ils rentrent dans leur minuscule appart' de 200m², satisfaits de leur belle journée et de leurs bonnes actions. Quand il reçoivent leurs amis, méritant tout autant de mourir qu’eux, et que la conversation se porte sur les vide-greniers, entre deux amuse-gueules sans gluten, ils font valoir leur expérience en disant qu’ils achètent tout là-bas. Et d'expliquer que c’est de leur devoir de nantis d’aider ces pauvres brocanteurs, qui sont tous SDF d’après eux. Ils regrettent simplement que leurs achats solidaires ne soient pas déduits de leurs impôts…

IV. le chasseur des brocantes

Le chasseur des brocantes mérite cette appellation un peu violente car c’est vraiment la chasse qui l’intéresse. Il ne se l’avouera jamais mais il sait plus ou moins que les brocantes et autres vide-greniers sont devenus une sorte de drogue pour lui. Qu’il fasse ça pour agrandir sa collection, vivre, après la perte de son boulot, en trouvant des lots pour les revendre ensuite à la pièce sur Ebay, ou se constituer une cagnotte afin de partir en vacances, il lui faut désormais sa dose hebdomadaire. Il ne peut désormais plus se passer de ces émotions brutes lorsqu’il dégotte un truc rare, sans parler de cette excitation toujours renouvelée quand il débarque en se disant : « Qu’est-ce que je vais trouver aujourd’hui ? » C’est un prédateur et c’est ça qui le mène.

[DOSSIER]  Portraits de brocanteurs

Le chasseur des brocantes est une machine parfaitement huilée et presque militaire. Il se réveille alors que la nuit est encore là, même en été. Que l’on soit samedi ou dimanche, qu’il bosse ou pas toute la semaine, il saute de son lit à heure fixe sans problème, devançant bien souvent la sonnerie de son réveil. Une sorte de flamme l’habite en permanence. En moins de 30 mn, il s’est lavé et habillé. Gain de temps, tout son matos est prêt depuis la veille. Son bon vieux sac à dos l’attend, frémissant, dans l’entrée. En guise de petit déjeuner, il avale juste une barre de céréales, il ne veut pas se bourrer et risquer un accident intestinal. Il en garde deux dans sa poche pour un creux éventuel, sachant qu’il ne faut jamais acheter à manger sur place de peur de tomber malade, sans parler du prix. Il boit très peu et presse au maximum sa vessie et son colon avant de partir car il faut impérativement fuir les toilettes des brocantes.

Sa tenue est spécialement étudiée pour chiner. Pas question d’être gêné dans ses mouvements mais il lui faut également être protégé des agressions extérieures. Les fibres synthétiques sont ses amies. Pour le froid et la pluie, il a un polaire et un blouson imperméable avec capuche pliée dans le col. Il porte des gants pour éviter de se salir mais aussi de s’abîmer les doigts quand il fouillera des cartons plein de débris en verre ou métalliques. Pour la partie inférieure de son anatomie, un jeans thermoformé par les années et une paire de godasses de marche, légères mais solides et confortables.

Il a une casquette en été et un bonnet en hiver, des tas de poches zippées un peu partout, des sacs en plastique de toute taille et un mini parapluie dans son sac à dos. Il a même une petite lampe-torche, parce qu’on ne sait jamais. Il est paré à tout. Si la fin du monde arrivait ce matin là, il serait l’un des survivants.
Enfin, le principal, il a un sac-banane ou un gros porte-monnaie contenant en pièces l’équivalent de ses dernières allocs. A cause de ça, quand il marche, il fait autant de bruit que Mister T. mais l’éventualité de se faire attaquer à la fraîche ne lui fait pas peur, il sait très bien que les racailles ne sont jamais debout avant midi…

Dernière vérification, un bisou à sa compagne qui dort toujours s’il en a une, et il décolle, s’enfonçant dans la nuit qui ne tardera pas à devenir jour. Direction, la brocante de St Bidule-en-Machin. Au cours du trajet, qu’il fait dans sa voiture ou en transport en commun, il repense à ce topic sur un des nombreux forums du Net, avec des membres se plaignant de ne jamais rien trouver en brocante. Et c’est normal, ils débarquent à 15h. Il rigole tout seul devant ces pauvres gens qui n’ont toujours pas compris qu’il fallait se lever très tôt pour espérer trouver quelque chose. C’est à l’ouverture, jusqu’à 09h30, que les pépites (s'il y en a) se trouvent. Après, c’est terminé et la brocante devient un zoo familial.

Une fois sur place, il fait un premier tour rapide pour évaluer, repérer, et mettre des options mentales. D’expérience, il sait dès ce premier tour si cette brocante vaudra quelque chose. Il apprécie de voir les stands se monter devant lui, quand tout le matos des exposants est encore dans des cartons et autres bacs en plastique. Ça l’excite. C’est comme des préliminaires sexuels.

Au second tour, là, il attaque. Sa méthode est simple. Il demande le prix et si ça ne lui convient pas, il fait une contre-proposition, et si ça ne va toujours pas, il laisse tomber. Pas de temps ni d’argent à perdre. Quand il s’entend avec le brocanteur, il achète de suite. Pas de : « Vous me le mettez de côté svp ? Je vais réfléchir ! » Le chasseur n’est pas une girouette, il sait ce qu’il veut et il le veut tout de suite. Et il est hors de question qu’il se fasse souffler sa marchandise par un autre chasseur. Son cerveau est un ordinateur où tout est rangé et classé. Il sait tout ce qu’il a chez lui et ne ramène jamais un truc en se demandant s’il l’a ou pas. Et en cas de problème de ram, il sort son portable et le consulte. Tout est noté dessus dans des fichiers soigneusement classés.

Il apprécie énormément les exposants ne sachant pas ce qu’ils vendent. Tombant parfois sur des trésors, il a le culot de ne pas se contenter de cette aubaine et s’évertue à faire encore baisser les prix. Il veut à chaque fois le maximum. Le top de l’orgasme pour lui est de voir la petite grand-mère lui faire carrément un prix pour tout le lot, ravie de se débarrasser de toute cette quincaillerie sans valeur à ses yeux. Là, notre chasseur prend vraiment son pied.

Quand il tombe sur un filon, il ne s’arrête pas aux veines apparentes mais creuse encore plus profond en demandant à l’exposant s’il n’a pas, par hasard, d’autres cartons qu’il n’aurait pas déballé. Inspirant confiance, car poli et propre sur lui, il n’est pas rare qu’on le laisse directement fouiller dans la camionnette.

Lorsque le jour est bien levé et que les badauds commencent à affluer, il sait que c’est terminé. S’il est un chasseur digne de ce nom, et que la brocante était riche, ses sacs sont pleins, son porte-monnaie est vide et il peut enfin afficher sur sa figure un sourire. La pression retombe. S’il lui reste quelques pièces, il s’accorde un café dans un vrai bistrot, histoire de souffler et d’apprécier un moment de calme, avant de rentrer tranquillement chez lui pour déballer sa camelote. Il est de retour avant midi. Certains se lèvent tout juste. Ce qu’il a vécu comme émotion et adrénaline en l’espace de quelques heures, d'autres ne le vivent pas en une semaine, voire un mois.

Il faut tout de même faire la distinction entre deux sortes de chasseur. L’un chine pour lui, mais également pour un tout petit groupe très restreint d’amis de confiance qui sont comme lui mais dispersés aux quatre coins de la France. Le temps où il faisait spontanément plaisir aux autres et que ces gens-là, soit ne le remboursaient pas ou carrément lui disaient que, ce qu’il avait trouvé, c’était de la merde ou qu’ils ne lui avaient rien demandé, est bien loin. Comme en brocante, il a fait un gros tri dans son carnet d’adresses pour ne garder que les gens dignes d'intérêt. Son réseau est comme lui, tout le monde connait les goûts des uns et des autres et chacun y pense suivant les trouvailles. Il n’est pas rare qu’ils se téléphonent ou se textotent en pleine brocante pour avoir un avis sur ce qu’ils ont sous les yeux. Quand ils se voient, salon ou passage dans la région, ils se revendent les choses, le plus souvent sans même faire de bénéfices. A charge de revanche.

Ces chasseurs là sont rares car ce milieu est assez peu altruiste et plus porté sur l’égocentrisme qu’autre chose. La preuve avec l’autre chasseur, qui est son double maléfique et beaucoup plus commun. Il chine uniquement pour sa gueule et avec un objectif narcissique derrière : exhiber ses trouvailles. Il faut savoir que tous les weekends, des pages entières de photos de ce genre sont postées en guise de tableau de chasse sur Facebook et autres forums de collectionneurs, et la compétition fait rage. C’est à celui qui trouvera le plus d’objets, qui dégotera les boîtes les plus impeccables, qui aura raflé le plus de choses de qualité à vil prix. Bien évidemment, ces concours de longueur de bite qui ne portent pas leur nom sont toujours vendus sous le coup du « partage ». Partager quoi puisque tous ces objets ne serviront jamais ensuite à des reviews explicites ? Les livres ne seront jamais scannés, les jouets flashés et disséqués. Il n’y a aucun partage ici, on est juste là pour se branler et écraser l’autre en face.

Comme un véritable chasseur étalant son gibier abattu pendant la journée pour une belle photo-souvenir, celui des brocantes fait la même chose. Il frime, parade et soigne ainsi gratuitement ses énormes problèmes d’ego. Les réponses à la suite, toujours très intelligentes et hautement constructives telles que « TU CARTONE », « TA ASSURER », « KOMEN TU FAI ? », « TRO BIEN LES BOITE NEUF » et autres « LOL », sont devenus vitales pour lui. Enfin on s’intéresse à lui ! Enfin il fait quelque chose de bien ! Enfin de la reconnaissance et des bravos ! Et là aussi, ça devient une drogue pour lui, le poussant à faire mieux chaque semaine. Il se met en compétition tout seul mais c’est normal, il a tellement de choses à prouver.

Publié dans FOCUS

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Les Suppos d'Or Gamopat 2020

Publié le par Dr Floyd

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, l'heure est à la remise des suppos d'or Gamopat 2020 ! L'élection des 10 meilleurs jeux console de l'année écoulée selon les patients du forum. La nouveauté cette année c'est que TOUS les jeux sont pris en compte : physiques, démat, compils et remasters. Un seul critère donc : quels sont les jeux qui vous ont fait kiffé en 2020 ? Les membres du forum ont tranché via un vote démocratique !

Les Suppos d'Or Gamopat 2020

10. DOOM ETERNAL (PS4, Xone, Switch) à égalité avec CYBERPUNK 2077
Doom Eternal qui aurait peut-être été mieux classé si ce n'était pas le second opus à sortir sur nos consoles. Il ressemble plus à un add-on qu'un nouveau jeu, mais le plaisir du gameplay nerveux et jouissif est bien toujours présent !
Surprise avec la daube de l'année 2020, Cyberpunk 2077, qui réussit malgré tout à rentrer de justesse à la 10ème place malgré une réalisation technique honteuse, de multiples bugs et de gros mensonges de la part des développeurs et youtubeurs vendus... Il parait qu'en fermant les yeux sur tout ça, le jeu serait bon quand même... ok.

9. XENOBLADE CHRONICLES DEFINITIVE EDITION (Switch)
Un remaster, mais une rentrée dans le top 2020 méritée, tant ce jeu est touffu et épique. Y jouer sur une console portable reste un plaisir et un avantage (tant le jeu est long à terminer). Le RPG japonais n'est pas ma tasse de thé, mais il faut avouer que ce titre a beaucoup de charme et qu'il m'a séduit.

8. YAKUZA LIKE A DRAGON (PS4, XOne)
Une licence pas vraiment médiatique, mais le fait qu'il réussisse à intégrer le top 10 prouve que c'est un opus réussit qui a séduit les fans, respectant l'ADN de la série avec une orientation RPG et un lot de nouveautés.

7. SUPER MARIO 3D ALL-STARS (Switch)
Une réédition de 3 jeux cultes : Super Mario 64 (qu'on a tous kiffé à la sortie de la N64), le très spécial Mario Sunshine (mais qui a ses fans), et le génial Mario Galaxy (même si je préfère largement le 2). Un combo qui suffit à considérer que c'est une sortie majeure de l'année. Et puis toujours cet avantage avec la Switch : on dispose en même temps de jeux portables.

6. ANIMAL CROSSING (Switch)
Pas besoin de vous le présenter... Le jeu médiatique et publicitaire de la fin 2021 qui s'est vendu comme des petits pains auprès du grand public. Perso ce genre de jeu me gonfle totalement mais je comprend totalement l'engouement.

5. HYRURE WARRIORS L'ERE DU FLEAU (Switch)
Le Musô, un genre de jeu qui ne rentre JAMAIS dans un top 10, tant il est confidentiel et particulier, sauf que là ca se passe dans l'univers de Zelda, et du coup c'est le carton ! La magie Nintendo ? Pas immérité, car malgré quelques faiblesses techniques très légères (dû aussi au genre qui necessite beaucoup de puissance) c'est esthétiquement très réussi et très jouissif à jouer.

4. GHOST OF TSUSHIMA (PS4)
Un très correct "double A" , plus ou moins open world dans l'univers féodal japonais, et dont les combats accessibles changent des "die & retry" habituels. Un jeu certes classique mais envoutant et immersif même si parfois un peu inégal techniquement. J'ai apprécié.

SUPPO DE BRONZE
3. FINAL FANTASY VII REMAKE (PS4)

Je ne vais pas vous parler de ma passion pour Final Fantasy... que je trouve totalement naze depuis justement ce 7eme opus. Mais ce n'est pas moi qui vote ;) Succès attendu donc pour ce remaster techniquement très réussi, mais qui me semble trop en décalage par rapport au gameplay rétro... la sensation est vraiment étrange. Les fans eux sont aux anges !

Les Suppos d'Or Gamopat 2020

SUPPO D'ARGENT
2.THE LAST OF US PART II (PS4)

La surprise c'est que ce "triple A" ne soit pas premier !!! Que dire, c'est une démo technique des possibilités de la PS4 et de la PS4 Pro ! Et même si cela reste un jeu de couloir "avec une arme dans le dos" on est éblouit devant tant de technique, de maitrise et de mise en scène. Un fabuleux film interactif (avec désormais l'obligatoire scène lesbienne imposée).

Les Suppos d'Or Gamopat 2020

SUPPO D'OR
1. STREETS OF RAGE 4 (PS4, XOne, Switch)

C'est la surprise du chef ! Un jeu neo-retro élu meilleur jeu de l'année ! Et c'était plus que mal engagé, tant les premiers sceenshots avaient déçu, avec un rendu "jeu flash" générant des débats houleux sur le forum de Gamopat avant sa sortie ! Ce rendu particulier peut gêner certains, mais il fait avouer qu'en situation réelle devant notre écran, ce n'est pas si moche que ça ! Et puis le travail est globalement très soigné, le gameplay est très bon, l'esprit et le respect de l'oeuvre présents, et la durée de vie excellente. Un énorme beat'em up !

Les Suppos d'Or Gamopat 2020

Ainsi avez-vous parlé. Une année vraiment calme (le Covid ne doit pas y être pour grand chose), une année de transition avant la next-gen... si on peut appeler ça la next-gen, je parlerai plutôt de MAJ des consoles, les générations c'est bel et bien terminé. Seulement 2 nouvelles licences dans ce top (Ghost of Tsushima et le flop Cyberpunk) + une licences dans un nouveau genre (Hyrule Warriors), mais c'est hélas une situation habituelle. Je ne suis pas du tout rassuré pour 2021, entre les jeux PS5/Series X qui vont avoir du mal à s'imposer, les jeux PS4/XOne à l'abandon, et un Nintendo qui depuis 2 ans se repose sur ses lauriers.... Nous verrons bien.
 

LE TOP 10 CONTESTE DU DOC DES 10 MEILLEURS JEUX 2020

Mes dix jeux préférés en 2020 :

10.WRC 9 sur PS4
J'ai un faible pour les jeux de caisse, faut toujours que j'en classe un ! ;)

9.PES 2021 sur PS4
Certes démat, mais toujours aussi exceptonnel ! Le meilleur jeu de sport de tous les temps

8.BAYONETTA & VANQUISH 10TH ANNIVERSARY sur PS4
Ok c'est du réchauffé, mais de deux super hits : un jeu totalement délirant et un TPS science-fiction de qualité (qui mériterait une suite).

7.GHOSTS OF TSUSHIMA sur PS4
Rien de bien neuf, mais un univers original et une belle mise en scène.

6.DOOM ETERNAL sur PS4
Rien de bien palpitant Vs l'épisode précédant, mais çà reste Doom, bien gore et addictif !

5.ZOMBIE ARMY 4 sur PS4
Une réalisation certes pas exceptionnelle, mais beaucoup de fun !

4.THE LAST OF US PART II sur PS4
Gameplay de couloir banal et agaçant, mais malgré tout impressionnant.

3.GAME TENGOKU CRUISINMIX SPECIAL sur Switch
J'adore ce jeu d'arcade (shoot'em up) décalé !

2.DEMON'S TILT version Switch
Sympa de jouer à un jeu de flipper arcade de ce type sur Switch, 100% axé scoring ! Agréable en mode vertical.

1.STREET OF RAGE 4 version Switch
Quel retour fantastique pour cette licence ! Je suis 100% d'accord avec le vote des Gamopats sur ce jeu !

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Le flipper mort né The Legend of Zelda

Publié le par samuel flippers passion

Je viens de réaliser une petite vidéo pour vous parler du flipper The Legend of Zelda de Gottlieb. Projet mort né chez Gottlieb et la résurrection du flipper, sous forme de flipper Homebrew par Wilder Hamm.

Gottlieb alors qu'il était de 12 à 15 mois chez les concurrents. Alors que Jon Norris travaillait sur le projet depuis quelques semaines déjà, Gottlieb annonce à Norris qu'il a pu obtenir un accord de principe pour exploiter la licence American Gladiators (un jeu télévisé) à la condition qu'ils aient un flipper qui sorte rapidement. A contre coeur, Norris doit abandonner le projet de création du flipper The Legend of Zelda et l'adapte pour correspondre au jeu télévisé American Gladiators. Le temps est compté. Norris modifie les règles du jeu et conserve les mêmes éléments et la même disposition sur le plateau de jeu.

Au dernier moment, nouveau revirement de situation, Gottlieb annonce à Norris que le flipper American Gladiators ne verra pas le jour. Alors que faire ? Faire machine arrière et revenir à un flipper The Legend of Zelda ? Impensable sachant que Gottlieb ne souhaite pas repousser la date de sortie. Le flipper sortira ainsi, sans licence sous le nom de Gladiators.

Wilder Hamm propriétaire d'une boutique de jeux vidéo rétro, Save Point, situé à Charlotte en Caroline du Nord aux Etats-Unis, s'est lancé dans un projet un peu fou. Il s'est lancé à l'automne 2015, le défi de recréer une version jouable du flipper Zelda dont la conception a été avortée chez Gottlieb. Pour cela il s'est entretenu avec Jon Norris le designer de l'époque pour avoir plus de détail sur l'aspect qu'aurait eu le flipper s'il avait été lancé en 1993.

Le flipper mort né The Legend of Zelda
Le flipper mort né The Legend of Zelda

Bien sûr, je pense que Wilder a du librement s'inspirer de ce qu'aurait pu faire Jon Norris en apportant sa touche personnel. On peut par exemple noter que Wilder n'a pas ré utiliser l'écran dot matrix de l'époque mais utilisé un écran LCD permettant d'afficher des écrans du jeu sur SNES.

Une première version prototype non jouable du flipper a été présentée sur le salon SFEG en 2017 aux Etats-Unis. Wilder est parti d'un plateau de flipper Gladiators puisque le flipper Zelda était à l'origine conçu avec ce type de plateau. Wilder a retiré la déco propre au flipper Gladiators et conservé le reste. Nouvelle alimentation, cartes Fast Pinball, lues en MPF ​​et écrit en python. Wilder n'avait aucune expérience préalable du codage avant ce projet et il lui a fallut apprendre pendant son temps libre. Tout cela a pris du temps, beaucoup de temps et lui a certainement couté de l'argent, beaucoup d'argent ?

Wilder nous explique que suite a des erreurs de câblage il a fait frire le contrôleur FAST nano, et après l'avoir remplacé il a découvert que plus de 90% des LED avaient elles aussi grillées.

Le flipper mort né The Legend of Zelda

Aujourd'hui en 2020 Wilder commence à voir le bout puisqu'il nous dit que tout est fini à 90% et qu'il va pouvoir enfin s'attaquer a la réalisation d'une nouvelle autre machine ! Il estime cette fois que les délais devrait être raccourcis et être de 2 à 3 ans compte tenu du fait qu'il maitrise désormais le codage. Wilder a présenté son flipper au virtual pinball expo des 16 au 18 octobre 2020 à Chicago sur twich. Vous retrouverez cet extrait dans et à la fin de la vidéo.

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Les Suppos d'Or 2019 !

Publié le par Dr Floyd

Les Suppos d'Or 2019 !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, l'heure est très grave, je déclare officiellement ouverte la cérémonie des SUPPOS D'OR 2019 de Gamopat ! Celle ci vise à élire les 10 jeux 2019 préférés (consoles & sortis en boite) des patients de Gamopat et ensuite du Suprême guide vidéoludique : le Doc. Voici le double verdict !

LES SUPPOS D'OR 2019 DES PATIENTS DE GAMOPAT
les meilleurs jeux consoles en boite de l'année selon les patients de Gamopat

10eme

A Plague Tale: Innocence (PS4, XOne)

Jeu d'aventure action-infiltration dans la Guyenne du 14ème siècle. Un jeu français ma p'tite dame, du studio bordelais Asobo.

9 à 6eme
Yoshi's Crafted World (Switch)

Retour plutôt réussi pour Yoshi sur Switch : beau, agréable à jouer et plein de secrets.
Super Mario Maker 2 (Switch)
Une suite encore plus complète pour ce game-maker "Super Mario". Le genre de jeu qu'adorent ceux qui ne savent pas programmer :)
Tetris 99 (Switch)
Tetris le jeu universel depuis 1989 et sa sortie sur Game By ! Ici c'est la version boite du jeu gratos proposé sur le eShop. Incontournable.
Shenmue 3 (PS4)
Décevant pour certains, respectant les codes du jeu pour d'autres, Shenmue 3, même si il ne cartonne pas, assure sa place dans le top. Nostalgie ?

5 à 4eme
Fire Emblem Three Houses (Switch)
Cette licence plait toujours autant aux Gamopats. Un tactical RPG très complet.
Astral Chain (Switch)
Peut-être pas la bombe absolue espérée, mais un PlatinumGames qui a su séduire. Mais je ne pense pas qu'il restera culte comme Nier Automata.

DOUBLE SUPPO D'ARGENT DES PATIENTS :
SEKIRO SHADOWS DIE TWICE (PS4, XOne)
Le nouveau From est une réussite. Passage réussi dans l'univers Sengoku ! Un jeu à réserver aux joueurs sadiques qui aiment en prendre plein la gueule... et qui aiment ça !
DEATH STRANDING (PS4)
OVNI vidéoludique ! Le jeu que les pro-Xbox aiment détester :) Surprenante réalisation de Melon Kojima, un jeu qui fascine et désoriente en même temps... Mais un jeu vraiment marquant qui mérite le podium !

Les Suppos d'Or 2019 !
Les Suppos d'Or 2019 !

SUPPO D'OR DES PATIENTS :
LUIGI's MANSION 3 (Switch)

Le célèbre jeu de la Gamecube, après un second opus décevant sur 3DS, revient en très grande forme sur Switch ! Le meilleur opus de la série, pour peu que vous ayez gardé une âme d'enfant. Luigi's Manson 3, jeu de l'année 2019 selon les Gamopats !

Les Suppos d'Or 2019 !

SUPPO DEMAT' DE L'ANNEE
Le meilleur jeu de l'année non sorti en boite selon les patients de Gamopat

GRIS (PS4, Switch)
Le premier jeu du studio espagnol Nomada Studio et une réelle réussite ! Un jeu de plateforme avec énigmes qui se déroule dans un monde étrange et esthétique.

Les Suppos d'Or 2019 !

BOUSE D'OR GAMOPAT 
Le jeu le plus décevant de l'année (par rapport à l'attente) selon les patients de Gamopat
MARIO & SONIC AUX JO DE TOKYO 2020
Quelle déception ! Des épreuves simplistes, sans challenge, en écran splitté comme dans Mario Tennis (quelle connerie !), et les épreuves 2D tant attendues se révèlent nullissimes. je retourne jouer à Decathlon sur mon Atari 800XL !

 

Les Suppos d'Or 2019 !

LES SUPPOS D'OR 2019 DU DOC
les meilleurs jeux consoles en boite de l'année selon le Doc de Gamopat


Pour être clair et précis, je ne peux pas tout tester :) J'ai zappé des jeux comme Mortal Kombat 11, Shenmue 3, Samurai Shodown... Mais je pense avoir testé/essayé  90% des jeux qui m'intéressent. Mes grosses déceptions étant Astral Chain, Mario & Sonic aux JO 2020 et Sonic Team Racing.

10ème : PES 2020 (PS4, XOne)
10ème, mais il pourrait être premier si le jeu ne sortait pas de manière annuelle ! Cet opus 2020 est au summum ! Menus épurés, accès rapide au jeu, réalisation top niveau, gameplay fantastique (abordable pour tous et technique en même temps pour les plus doués). Il y a quelques années je disais que PES serait le meilleur jeu de sport au monde si il s'alignait sur NBA 2K, aujourd'hui l'élève a dépassé le maitre ! Et FIFA est est au fond du trou. Un potentiel SUPPO D'OR... mais je ne peut pas filer le titre tous les ans au même jeu ;)

9ème : GRID (PS4, XOne)
J'allais mettre ici F1 2019, toujours aussi génial. Mais Codemasters nous offre en 2019 un autre jeu de caisses... certes classique mais très efficace ! Bon retour en force du spécialiste du jeu de caisses dans le genre typé arcade ! Et vraiment bien typé arcade : beau, hyper fluide (sur PS4 Pro en tout cas) et soigné (jusqu'aux chargements cachés), on dirait parfois un "Ridge Racer" moderne. Cependant le contenu trop léger empêche d'en faire une nouvelle référence.

8ème : WRC 8 (PS4, XOne)
Très bon opus pour cette licence de simulation de rallye qui désormais n'est plus un jeu de seconde zone. Très bien réalisé et ultra-complet ! Peut-être un seul défaut : une gestion des temps de l'IA parfois un peu étrange.

7eme : METRO Exodus (PS4, XOne)

Il ne troue pas le slip mais il fait le job, un FPS très correct, avec une bonne ambiance. On le préfère à Rage 2 (bien réalisé, mais peu immersif).

6ème : River City Girls (Switch)
Petit jeu de baston 2D très cool et bien propre sur lui ! J'adore.

5ème : Luigi's Mansion 3 (Switch)
Le jeu préféré des Gamopats en 2019. Ce n'est pas mon cas, je le trouve un peu trop "naïf", et je ne suis pas forcement fan du gameplay proposé. Mais quoi qu'il en soit c'est un jeu très sympa ! En général les enfants kiffent à mort.

4ème : Yoshi's Crafted World (Switch)
Un très bon Yoshi... même si je préfère le Yoshi's Woolly World de la Wii U. Je ne suis pas hyper fan du nouveau moteur graphique en fait, il me semble un peu "lourd", et faisant trop appel aux flous.

SUPPO DE BRONZE DU DOC
Death Stranding (PS4)
Dépaysant, surprenant, atypique, osé ! J'adore ces jeux qui prennent de gros risques... au risque de déplaire aux casu de FPS et TPS classiques. Le jeu divise l'opinion, mais il marque les esprits. Je ne suis pas fan de Kojima, pas du tout, mais j'avoue que là il a réussi a faire quelque chose de sympa. Bon, on n'échappe aux aux délires du Alain Melon du jeu vidéo, avec des aspects qui par moment surprennent (genre : "je tiens à vous rappeler régulièrement que c'est quand même un jeu en intégrant des éléments exotiques")

SUPPO D'ARGENT DU DOC
Valfaris (Switch)

Peut-être le plus beau jeu néo-rétro 2D de type Run'n Gun jamais proposé ! Une réalisation qui déchire le slip : pixel-art de qualité, multiples scrollings, fluidité... Un petit défaut selon moi : une difficulté énorme, ok c'est bien pour le hardcore gamer rétro, mais il aurait fallu prévoir un mode "facile" pour les casu et les enfants... voire pour les vieux ;)

SUPPO D'OR DU DOC
Wreckfest (PS4, XOne)

Le jeu que j'attendait depuis des années (je ne voulais pas y jouer sur PC). Et le résultat est là ! Le Destruction Derby like est de retour... en vrai ! Et les développeurs ont fait le choix de s'inspirer de FlatOut 2 (et non du 3) et c'est une excellente chose ! Un jeu de caisse fun, imprévisible, avec un nombre incroyable de véhicules à l'écran, une gestion des contacts et des particules incroyable, avec pour chaque voiture une IA propre, avec des courses à chaque fois uniques où on ne sait pas ce qu'il va se passer ! De plus le jeu grossit non stop au fil des mises à jours ! Et le tout reste fluide, même en 4K c'est du 30FPS costaud, sans flou visuel. Seul bémol : les MAJ ont parfois des effets négatifs... comme la première MAJ 4K qui a fait régressé le rendu visuel (un comble), mais tout semble revenir dans l'ordre. Game of the year !

Les Suppos d'Or 2019 !Les Suppos d'Or 2019 !
Les Suppos d'Or 2019 !


Voilà, ainsi s'achève la cérémonie 2019 ! Une année assez décevante au final. Heureusement on peut compter sur des valeurs sures pour remplir le top. Perso, je suis quand même heureux, mon jeu tant attendu est là : Wreckfest ! En tout cas avec 6 exclus dans le top 10 des patients, la Switch est clairement la console du moment, et prouve définitivement que la puissance n'est aucunement importante... Que Sony et Krokosoft méditent là dessus pour leurs futures usines à gaz...

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J'ai testé la Nintendo Switch Lite

Publié le par Dr Floyd

J'ai testé la Nintendo Switch Lite... la console Switch qui ne switche pas en fait... Bref, la remplaçante de la 3DS... Hélas, quelque part, car le concept double-écran + 3D Relief c'était franchement original et fun, ce n'est pas notre membre fou Evola, spécialiste mondiale de la 3DS, qui dira le contraire.

Le chargeur est énorme par rapport à la console

Le chargeur est énorme par rapport à la console

Déballage de la console. Console + chargeur dans la boite. Je suis tout de suite rassuré par le look et la couleur... jaune. Franchement c'est fun. Rassuré aussi par le poids, on sent vraiment la différence avec la Switch "Tank" et c'est un vrai plus. La taille de l'écran réduite n'est franchement pas un problème, on ne le ressent même pas du tout.

On la sensation d'une console vraiment finie et plus solide... le poids + les 2 sticks détachables de la grande soeur nous rassuraient beaucoup moins. Cela dit, je pense qu'il vaut mieux également éviter de la faire tomber ! Le fait de ne pas la docker va aussi préserver l'écran de nombreuses rayures.

J'ai tenté de mettre la console dans la poche avant de mon pantalon, et surprise, ça rentre sans problème à 95%... Après ça dépend des pantalons, si c'est un pantalon moulant ça sera plus compliqué ;)

Différence de taille évidente, mais l'écran ne fait vraiment pas petit à l'utilisation

Différence de taille évidente, mais l'écran ne fait vraiment pas petit à l'utilisation

Démarrage de la console. Mise à jour aussitôt puis création du compte... ou import du compte que vous possédez déjà avec le modèle Tank. Tout est clair et limpide (ce qui n'était pas le cas dans le passé avec les 3DS et DS). Je re-télécharge aussitôt tous mes jeux démat', puis j'importe mes sauvegardes de l'autre console. Simple, efficace, rapide, pas besoin de tuto sur Youtube. Je ne resent aucune surchauffe (en même temps je n'ai joué qu'à des jeux rétro pur l'instant) et aucune ventilation.

Chargement de mon premier jeu

Chargement de mon premier jeu

L'écran je ne sais pas trop si il est vraiment meilleur, il est au moins d'aussi bonne qualité. Quant à la batterie, on verra à l'usage, mais je sais déjà que ça sera meilleur qu'auparavant. La taille des caractères à lire à l'écran ne pose pas problème, moi qui ait une super mauvaise vue ce n'est pas plus difficile à lire que sur l'autre modèle.

Alors j'ai joué à Street Fighter 2 et Metal Slug pour tester la croix à gauche (qui remplace les 4 boutons). Et franchement ça va, je ne suis pas déçu par la maniabilité (d'autres Gamopat se disent déçu par contre sur cet aspect). Seul hic pour les jeux : pas de mode vertical... un peu chiant pour les shoot verticaux et jeux de flippers que j'adore. Mais en même temps ce n'est pas un défaut, c'et une impossibilité.

Voilà pour ce premier retour rapide. La Switch Lite est de loin la meilleure vraie console portable jamais sortie (forcément, la concurrence étant morte), avec un catalogue d'entrée absolument fabuleux (tous types de jeux, rétro, neorétro, Nintendo, Triples A... je ne vous apprend rien). Elle est belle et légère, elle déchire le slip, elle va faire un malheur, et va je pense surpasser sa grande soeur en terme de ventes... en attendant la Switch Pro ? Et alors on pourra se demander si la Switch hybride classique aura encore sa place... mais c'est une autre histoire... de l'avenir du futur !

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Les Gamopats D'Or du Doc

Publié le par Dr Floyd

Les Gamopats D'Or du Doc

"Je vous entend, je vous ai compris", vous avez décidé du top 10 de l'année 2018 lors de la cérémonie des suppos d'or. Mais en tant que Jupiter de Gamopat, le Doc va vous donner son classement personnel : quels sont selon le grand gourou les 10 meilleurs jeux console de l'année écoulée ? Sans notion de physique/démat, le Doc vous balance ses 10 coups de coeur !

10. RED DEAD REDEMPTION II PS4/XONE
Grosse déception pour beaucoup de Gamopats, le jeu qui devait tout bouffer, et gagner sans concurrence possible le suppo d'or 2018, s'est ramassé la tronche. Une prise en main médiocre, trop de boutons, trop de combinaisons pourries, trop de QTE, trop d'imprécisions, le jeu a fini par énerver une partie des joueurs. Et pourtant, quelle réalisation de ouf, quelle exploit technique, quel open world ! Ne pas l'intégrer dans le top 10 aurait été une petite injustice.

9. F1 2018 PS4/XONE
Un super jeu de caisse et de sport. Le meilleur, technique, accessible et super bien réalisé. Certes, ce n'est qu'une mise à jour, mais face à la déception permanente provoquée par toutes les autres licences de course auto, je suis obligé de mettre ce petit bijou dans le top.

8. PES 2019 PS4/XONE
Même combat que pour F1 2018 : ce jeu de foot est vraiment exceptionnel, meilleur d'année en année, fun, abordable, réaliste... tout en étant simple à jouer. Et techniquement il exploite désormais nos consoles. FIFA est totalement bouffé. C'est le jeu préféré de mes enfants, qui pourtant ne sont pas forcement des fans de foot. J'aurai pu mettre aussi le génial NBA 2K19, mais bon je trouve ce dernier moins fun, et je n'ai pas la culture NBA.

7.DIABLO III SWITCH
Diablo III, version complète, et désormais portable, sans aucune perte de contenu ni de qualité ! Ce jeu est un peu le symbole du basculement de beaucoup de joueurs Steam vers la Switch, la console où désormais tout est possible. J'aurai pu aussi mettre Civilization IV mais je suis moins fan de ce dernier. Bref, désormais tout est possible sur console portable !

6.SUPER SMASH BROS ULTIMATE SWITCH
Pas besoin de débattre, ce jeu mérite d'être dans le top, même si c'est une version "ultime" de la version précédente... Enfin presque : l'absence du mini jeu baseball m'énerve, et l'arrivée des esprits ne m'a pas convaincu. Mais cela reste un jeu super convivial et une belle fête du jeu vidéo. Et pour moi l'aspect le plus génial reste la réalisation technique et l'esthétique des décors. C'est bien plus agréable et fun que n'importe quel jeu de baston ordinaire, tout en restant très technique.

5.BLOODSTAINED CURSE OF THE MOON SWITCH
Je ne suis pas fan de Castlevania, pas du tout. Et pourtant j'ai adoré ce jeu ! Il existe sur tous les supports mais j'adore y jouer sur Switch. Un Castlevania like parfait ! Simple, efficace, pixel art de très très niveau. Un jeu néo-rétro parfait. Il sort vraiment de la masse.

R-TYPE DIMENSIONS SWITCH
Là on est pas du tout dans la nouveauté, mais j'adore trop ! Le retour du remaster de RType I & II... une dizaine d'année après la version Xbox 360, en version portable. En tant que grand fan de shoot'em up comment ne pas considérer ce retour ? R-Type reste une référence absolue du shoot'em up.

GAMOPAT DE BRONZE
3.SUPER HYDORAH SWITCH
http://www.gamopat.com/2018/12/test-super-hydorah/switch.html

Ok il existe déjà sur PS4 et XOne, mais moi j'attendais la version Switch pour pouvoir y jouer tranquille n'importe où. Un vrai shoot'em up rétro comme on en fait plus ! Un réel hommage réussi à Gradius et Konami. Un jour je le finirai (sans continues)... car il est très dur, et c'est bon ça !

Les Gamopats D'Or du Doc

GAMOPAT D'ARGENT
NBA PLAYGROUND 2 SWITCH
http://www.gamopat.com/2018/11/test-nba-2k-playgrounds-2/switch.html

j'ai mis volontairement uniquement la version Switch dans le titre, car posséder ce jeu en version portable est un gros avantage. NBA Playground 2 c'est NBA JAM en mieux ! J'adore ce jeu, et son mode championnat ! C'est beau, fun, arcade, addictif. A plusieurs jusque 4 on se marre bien. On regrette juste les micro transaction pour accélérer le déblocage des cartes, mais il suffit d'ignorer.

Les Gamopats D'Or du Doc

GAMOPAT D'OR
1. THE MESSENGER SWITCH
http://www.gamopat.com/2018/12/test-the-messenger/switch.html

Quelle surprise ! Il ne paye pas de mine ce jeu : graphismes très rétro, gameplay finalement basique... mais la sauce prend bien : le pixel art est de qualité, la bande son également, le jeu est addictif, la progression bien pensée, l'humour omniprésent, et puis il y a une belle surprise. Certes une fois fini je le range, et au final j'y jouerai moins que d'autres jeux, mais j'ai tellement kiffé, que c'est malgré tout mon coup de coeur 2018.

Les Gamopats D'Or du Doc


Certes l'année n'est pas grandiose ! RED DEAD a déçu (pas que moi), DQXI n'est pas fabuleux, et GOD of WAR, le Suppo d'OR, perso j'ai détesté, tellement ordinaire, et ridiculeusement orienté "Avengers" pour toucher un public très large... On sent les consoles de salon à bout de souffle, et les développeurs sans idées.

Sur Switch il y a eu très peu de gros titres (Mario Tennis a déçu, Kirby aussi, Octopath m'a au final ennuyé) mais une orgie de remasters et jeux démat ! Et heureusement, car paradoxalement, c'est une année où du coup j'ai beaucoup joué  : 2 shoot'em up rétro géniaux, Diablo III, Smash Bros, Bloodstained, The Messenger, la compil Street Fighter, Donkey Kong Return, etc... je me suis même éclaté sur des jeux rares et japonais comme Peach Ball (jeu qui fait scandale chez Famille de France) et Kunio-Kun Collection. Bref, une année médiocre en nouveautés, mais une grande année de gameplay portable pour moi !

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LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

Publié le par Dr Floyd

L'heure est grave, l'heure est aux Suppos d'Or 2018 ! Les meilleurs jeux consoles/physique de l'année écoulée selon vous, les patients de hosto ! La cérémonie inclue également les meilleurs jeux démat, les meilleurs remake/remaster, le meilleur jeu VR, et la bouze d'or de l'année !

les votes sont clos, les délibérations peuvent commencer !

LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

SUPPOS D'OR 2018
Meilleurs jeux console physique de l'année selon les membres du forum

Avec les commentaires insupportables du Doc

10. SPIDERMAN PS4 / FORZA HORIZON 4 XOne / ASSASSIN'S CREED ODYSSEY PS4, XOne (8 votes)
Un trio de jeux de kéké pour la 10ème place. Je n'ai essayé que Spiderman dans le lot, et il m'a plutôt déçu avec son open world limité et son gameplay agaçant et répétitif en mode bagarre (même si très accessible en mode déplacement entre les buildings).

9. XENOBLADE CHRONICLES TORNA THE GOLDEN COUNTRY Switch (10 votes)
et MONSTER BOY & THE CURSED KINGDOM PS4/Switch (10 votes)
Xenoblade, je ne supporte plus tant de naïveté et niaiseries japonaises... mais bon je suis un vieux con ? Quant à Monster Boy je n'ai même pas voulu le tester tant je déteste le style graphique et ce genre de jeu (Wonder Boy = beurk). C'est dit et je ne vais pas me faire beaucoup de copains sur le coup !

7. DEAD CELLS PS4/Switch (14 votes)
DETROIT BECOME HUMAN PS4 (14 votes)
Dead Cells, bien sympathique au début, et qui devient rapidement un peu chiant avec ses niveaux procéduraux qui se ressemblent tous... Il y a eu beaucoup de jeux néo-rétro bien meilleurs en 2018, mais hélas pas forcement sortis en boite. Quant à Detroit, je ne me prononce pas, je ne l'ai pas essayé ;)

5. OCTOPATH TRAVELER Switch (16 votes)
Jeu de rôle à la japonaise finalement très banal... qui se démarque grâce à une réalisation atypique mais qui ne plaira pas visuellement à tout le monde (pas à moi en tout cas) C'est pour ma part une petite déception même si on ne peut pas lui reprocher grand chose.

3. DRAGON BALL FIGHTERZ PS4/Xone/Switch (24 votes)
et RED DEAD REDEMPTION 2 PS4/Xone
Jeu de baston contestable avec un hub à vomir et un panel de combattants super limité... mais visuellement sympa (quoi que visuellement très répétitif), je trouve cette troisième place très généreuse pour Dragon Ball. Quant à Red Dead Redemption 2 il y a un sacré débat sur le forum, certains considérant que c'est la bouze de 2018. Trop de touches à gérer, trop d'action à gérer, roue des objets imbuvable et scénario médiocre... que l'ont peu opposer à open world de folie et réalisation au top du top. A vous de juger, mais quoi qu'il en soit ce jeu devait gagner haut la main le suppo d'or, il a échoué, et on peut dire que Rockstar s'est bien planté.

2. SUPER SMASH BROS ULTIMATE / Switch (29 votes)
On pensait qu'il pouvait gagner le suppo d'or, il termine deuxième, ce qui reste exceptionnel pour un jeu sorti à la mi décembre sur un support qui compte 5 fois moins de consoles que la PS4 ! C'est ainsi virtuellement le jeu de l'année... même si selon moi il a quelques aspects décevants : les esprits : je déteste, et l'absence du mode "baseball" m'irrite... Et si on veut être très méchant et de mauvaise foi (un pro XOne en somme) on pourrait dire que ce n'est qu'un remaster ++ de la version Wii U. Mais j'aime ce jeu visuellement fantastique et bien sûr mes enfants sont ultra fans.

SUPPO D'OR 2018
1. GOD OF WAR / PS4 (33 votes)
Le Dieu de la guerre, Dieu des jeux vidéo ? je reste perplexe tant ce jeu m'a déçu personnellement dans son déroulement classique de couloir et son gameplay limité et prévisible... sans compter cet aspect "Avenger" (la scène ridicule de bagarre du début ! C'est juste pas possible !). Mais tel est le choix des Gamopats ! Kratos a donc réussi son retour.

LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

LES SUPPOS DEMAT DE 2018
TOP 3 des meileurs jeux démat console de l'année selon les membres du forum (considérés comme démat' en 2018, même si au final des éditions ultra limitées peuvent sortir)

3. CELESTE Switch, PS4, XOne
et BLOODSTAINED CURSE OF THE MOON PS4, XOne, Switch, 3DS, Vita
Si je n'ai pas essayé Celeste (je vais devoir), la 3eme place de Bloostained est totalement méritée... et c'est quelqu'un qui n'aime pas Castlevania qui vous dit ça !

2. THE MESSENGER Switch
Essayé et totalement approuvé ! Simple, efficace, drôle, addictif, je kiffe ce jeu de plateforme !

1. HOLLOW KNIGHT PS4, XOne, Switch
Il vole je pense la première place à The Messenger du fait qu'il existe sur plusieurs plateformes. Un très bon jeu malgré tout !

LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

SUPPOS RELIFTES DE 2018
les meilleures rééditions/remaster/remakes de 2018 (consoles en boite) selon les membres de Gamopat

3. DIABLO III Switch

Le jeu symbole de la prise de pouvoir de la Switch sur le PC et Steam ! Diablo III en "cartouche" et mode portable ! Avec tout le contenu, et sans réelle perte de qualité ! Enorme.

2. DONKEY KONG COUNTRY TROPICAL FREEZE Switch
Clairement l'un des meilleurs jeux de plateforme de tous les temps. Pouvoir désormais y jouer en mode portable sans aucune perte de qualité, c'est énorme.

1. SHADOW OF THE COLOSSUS PS4
Le jeu mythique et cultissime de la PS2 dont le remaster est franchement très réussi.

LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

LE SUPPO VR DE 2018
Meilleur jeu VR de l'année selon les membres du forum

ASTRO BOT RESCUE MISSION PS4 VR

Sans surprise, c'est le jeu VR qui montre que la VR ce n'est pas uniquement du FPS ou du jeu spectaculaire, ça peut être tout à fait adapté aux jeux de plateforme traditionnels ! Il faut vraiment essayer pour y croire, car j'avoue que moi j'étais sceptique au départ ! On imagine Super Mario en VR, ça serait de la folie. (Le jeu devance Tetris Effect et Moss).

LES SUPPOS D'OR 2018 DE GAMOPAT

LA BOUZE D'OR 2018
le jeu console le plus décevant de l'année, par rapport aux attentes, selon les membres du forum ! (et non le plus nul)

FALLOUT 76 PS4, XOne et SECRET OF MANA PS4
Deux bouzes à égalité ! Que dire de plus, ce nouveau Fallout est totalement bidon, et le remake de Secret of Mana totalement raté. Poubelle.


Voilà, la cérémonie des Suppos d'Or 2018 s'achève, mais le meilleur est encore à venir... LES GAMOPATS d'OR 2018 ! les 10 jeux préférés du Doc en 2018 ! le Doc est chaud bouillant et vous dévoilera peut-être ce week-end (si vous êtes sages) quels sont selon lui les 10 jeux indispensable de l'année écoulée. Bonne année 2019 sur Gamopat !

Lien vers les Gamopats d'Or du Doc :
http://www.gamopat.com/2019/01/les-gamopats-d-or-du-doc.html

Publié dans FOCUS

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Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?

Publié le par Evola

Je pense que cet article parlera de prime abord essentiellement aux quinquagénaires et aux quadragénaires ayant vécu leur enfance ou adolescence dans le sud-est de la France mais il est susceptible d'intéresser tous les vieux poilus du jeu vidéo ou les nostalgiques des années 80 !

Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?

Super Champion était un programme TV culte de TMC de 1980 à 1986 animé par le très sympa Max Lafontaine. TMC était capté de Menton à St Tropez mais aussi sur le littoral nord de la Corse, Toulon et Marseille. Toute la semaine, du lundi au vendredi, de 18 heures 15 à 18 heures 35 ("à ma montre Seiko à quartz" comme disait la speakerine), des enfants de 12 à 14 ans affrontaient une console Atari 2600 au pendu (Hangman), Human Cannonball, Bowling, Air Sea Battle et bien d'autres jeux. Par téléphone les enfants criaient les commandes : gauche, droite, haut, bas, feu, etc... et le présentateur, manette en main, exécutait les instructions !

La page Wikipedia de Super Champion:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Super_Champion

Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?

Rien que le générique était formidable. Dès le début on savait ce qui allait se passer et on savait qu'on avait envie de continuer à regarder jusqu'au bout ... Mélodie synthétique, sons électroniques, bruits de robots et de lasers : le futur tel qu'on se le représentait alors ! A l'écran c'était une succession nerveuse d'images (en rythme avec la musique) de figures géométriques qui s'entrecroisaient façon kaléidoscope, de flashs et d'images de jeux Atari 2600 (Pole position, Space Invaders, Mrs Pac Man etc...) 

Le samedi c'était la grande finale et les 2 meilleurs enfants de la semaine se défiaient dans les studios de Télé Monte Carlo Boulevard Princesse Charlotte à Monaco. Si toute la semaine scolaire on avait le droit à des jeux qui faisaient fonctionner les méninges, séduisant ainsi les parents, le samedi pour la finale c'était l'arcade à la maison et Let's Dance ! 

Entre 2 confrontations sur le jeu Atari (comme on disait alors), TMC diffusait des clips. Super Champion était à l'époque un OVNI de la lucarne cathodique qui coïncide avec l'explosion du jeu vidéo et des clips. A l'époque la télé nationale c'était Guy Lux, Léon Zitrone, Denise Fabre et Garcimore... et tout d'un coup surgissait une émission venue de nulle part avec Space invaders, Pac Man, Michael Jackson, Depeche mode, U2 et Madonna, qui privilégiait les images au blabla, avec un animateur jeune et dynamique, avant même que les radios FM soient libres en France. Une gigantesque baffe ! 

Même les enfants qui ne s'intéressaient pas aux jeux vidéo regardaient et se souviennent encore de ce programme mythique qui alimentait toutes les discussions dans les cours de récré. Ainsi même ma femme qui s'en Carlos sévèrement des JV ne l'aurait raté pour rien au monde. C'est là que j'ai découvert Vanguard, Kangaroo, Missile Command, Pole Position, Moon Patrol, Berzerk, Jungle Hunt, Tennis, Centipede, Dig Dug, Circus etc...  Le gagnant repartait avec le jeu Atari VCS 2600 qu'il brandissait victorieusement (souvent façon Paolo Rossi soulevant la coupe du monde 1982). Sur la fin l'Atari 2600 a été remplacé par un Atari 800 XL.

Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?

En regardant Super Champion, on avait l'impression de vivre une époque formidable, avec des images et des sons inédits (jeux vidéos, clips à foison de groupes futuristes à synthé, générique de folie, présentateur jeune et sympa style radio FM) se différenciant totalement de l'univers de nos parents et ringardisant les programmes des grandes chaines de télé (3 chaines à l'époque, TMC étant la 4ème chaine dans le sud-est avant l'arrivée de Canal+, M6, la 5 etc...). Bref cette émission a changé ma vie et je ne serais pas tout à fait le même aujourd'hui si elle n'avait pas existé.

Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?
Qui se souvient de l'émission Super Champion sur TMC ?

Publié dans FOCUS, UNE

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