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[TEST] SUPER MARIO GALAXY / Wii

Publié le par Dr Floyd

super-mario-galaxy-boite.jpg SUPER MARIO GALAXY
Support : Nintendo Wii


Éditeur :
Nintendo

Développeur :
Nintendo



Année :
2007


Il est temps de ressortir la Wii du placard : la franchise la plus célèbre du jeu vidéo, Super Mario, est enfin de retour sur console de salon avec Super Mario Galaxy ! Après avoir nettoyé une ile au jet d'eau Mario s'envole dans l'espace intersidéral ! Space, the final frontier... pour the final jeu de plate-forme ?


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En route pour l'odyssée de l'espace ! Youpi !


UN SCENARIO POUR PIWI-TV !

Super Mario Galaxy offre un scénario en béton pour la série Barbapapa ou Charlotte aux Fraises... Bowser profite de la fête des étoiles pour enlever le château de Peach et l'emporte dans l'espace ! Mario tente de s'accrocher au château mais lâche prise et se retrouve sur une station spatiale, celle de la princesse Harmonie, de où il va pouvoir aller un peu partout dans l'univers pour récupérer toutes les étoiles et sauver sa princesse chérie. Je vous avais prévenu c'est puissant ! De toute l'histoire du jeu vidéo je ne sais pas si j'ai déjà vu aussi fort ! Mais bon... c'est un jeu n'est-ce pas !


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UN JEU JOUABLE SUR Wii !

Coté gameplay pas de surprise, c'est du made in Nintendo, costaud, précis et efficace, même au duo Nunchuck/Wiimote (si si). Le pointeur sert à récupérer des fragments et le détecteur de mouvement à tournoyer en secouant la Wiimote ou le Nunchuck, et de temps en temps la Wiimote sert dans des mini-jeux comme l'épreuve de surf (bah oui on surfe dans l'espace !). C'est toujours le même problème sur Wii : la détection de mouvement est gadget et ne sert que pour les mini-jeux ou pour donner des coups. On aurait pu très bien faire le même jeu avec le pad de la Gamecube.


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TECHNIQUEMENT FABULEUX

Nintendo a peaufiné son jeu dans les moindres détails et çà se voit. Ils ont eu tout de même eu 5 ans depuis le décevant Mario Sunshine et je soupçonne Nintendo d'avoir prévu le jeu à l'origine pour la Gamecube. 

Techniquement c'est très fort : le jeu tourne en 60 img/sec en permanence sans le moindre ralentissement, à en faire pleurer un gamer PS3, les niveaux sont ingénieux et originaux, le concept de mini-mondes sphériques est génial et parfaitement exploité, avec des animations magnifiques et des couleurs vives. Bien sur les textures sont limitées voire inexistantes et les arrière-plans sont simples, mais c'est beau, très beau... Le jeu veut plutôt ressembler à un dessin-animé et pas besoin de HD pour çà ! Les problèmes de caméras sont assez rares, celle-ci se gère toute seule de manière intelligente, mais vous pouvez toujours la recentrer si besoin. Reste la musique, exceptionnelle, avec des remix de musiques d'anciens Mario, et la partie sonore, sobre mais dans dans la plus pure tradition Super Mario. Le tout est parfaitement mis en scène, et les accès disque bien dissimulés. Chapeau !


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LE PLUS GRAND JEU DE PLATEFORME DE SES DERNIERES ANNEES

Le réglage de la difficulté est savamment dosé, pas trop difficile comme le frustrant Mario Sunshine, et pas trop facile : la progression est agréable est régulière. Les sauvegardes sont assez bien gérées, loin du désastre de New Super mario Bros : vous disposez de quelques vies, si vous les perdez toutes vous recommencez le monde en cours. Les sauvegardes se font entre chaque monde.

Le déroulement du jeu est linéaire, vous pouvez juste choisir quelques fois entre plusieurs mondes à explorer, mais une fois dans le niveau c'est assez linéaire, un peu comme dans un vieux Super Mario Bros 2D. Oui, malgré la liberté de mouvement totale il faut aller toujours "tout droit" et c'est à mon avis le point fort du jeu. Pas d'exploration, tout au plus de petites énigmes bien pensées : Super Mario Galaxy est un vrai jeu d'action plate-forme qui ne se prend pas la tête. Un jeu, un vrai jeu, tout simplement. Ce qui est paradoxal c'est que vous avez l'impression d'être vraiment très libre dans vos mouvements malgré cette linéarité.

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Après la surprise de la découverte des mondes sphériques où vous pouvez aller dans tous les sens, et même jouer sans problème à l'envers, ce qui frappe dans ce jeu après plusieurs heures c'est la variété des situations, on sent que le level design a été très travaillé, la gravité et les mondes sphériques offrent de nouvelles situations en permanence. Des mini-jeux, des surprises (Mario-Abeille pour n'en dévoiler qu'une), bref pas le temps de s'ennuyer, avec de petits clin d'oeil aux anciens Mario. A noter qu'il est possible d'y jouer à deux, mais le second joueur ne contrôlera qu'un pointeur pour viser les ennemis, c'est déjà çà si vous êtes à deux devant l'écran.

Au final pas grand chose à reprocher à ce jeu, si ce n'est la naïveté de l'ensemble... Outre le scénario absurde, les dialogues ne volent pas plus haut et si êtes fan d'exploration spatiale vous allez être déçu : l'espace ne sert qu'à justifier un gameplay basé sur la gravité. Les galaxies ne ressemblent pas a des galaxies, les planètes sont de petits mondes proches de ceux de Mario 64, les vaisseaux sont des bateaux où des champignons... Mais c'est le vieux barbu qui parle. On pouvait faire un jeu enfantin tout en intégrant un peu de réalisme : des fusées, des aliens, des clins d'oeil aux films cultes de SF, etc... plutôt que des abeilles et des fleurs !


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Super Mario Galaxy est la nouvelle référence du jeu de plate-forme, genre un peu abandonné depuis quelques années, et qui fera plaisir à tous les fans de Nintendo. Sa réalisation hyper soignée, son gameplay efficace et la variété des situation forment un cocktail explosif. Vous possédez une Wii ? Vous êtes obligé d'acheter ce jeu, sinon revendez la console ! Cependant n'oublions pas de relativiser : le jeu est techniquement parfait mais avec une réalisation qui date de 6 ans. Il était en effet tout à fait possible de le faire sur Gamecube avec un rendu quasi identique.

SUPPOS : 5,5/6

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Publié dans TESTS

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TEST : SKATE / XBOX 360

Publié le par Dr Floyd

SKATE

Editeur : Electronic Arts
Support : Xbox 360
Année : 2007
Existe également sur PS3

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A la fin des années 90 Tony hawk est un jeu de skate fabuleux sur PS1, N64 et Dreamcast, proche du chef d'oeuvre vidéoludique... Depuis la série n'a cessé de stagner voire de s'enfoncer pour faire dans le grand n'importe quoi à partir du 4e épisode... Les vrais fans de Skate ne rêvant que d'une chose : voir débarquer un jour une vraie simulation de skate ! EA s'attaque alors à un pari impossible : Faire face à une grosse licence et réaliser une vraie simulation ! Pari impossible ?


Une présentation "cool" façon MTV avec de la musique assez sympa nous propose deux modes principaux, le skate libre ou le mode carrière. Le skate libre vous permet de vous promener librement comme dans GTA dans toute la ville, le mode carrière permet la même chose mais ajoute des challenges, des points de rencontre avec d'autres skateurs, des boutiques, des compétitions qui évoluent avec le temps, tout ceci étant matérialisé sur la map de la ville et dans le jeu par des indicateurs. Avant de vous lancer comme un fou dans les rues passez quand même par le didacticiel car le jeu ne se joue pas du tout, mais alors pas du tout, comme un Tony hawk !

Trois points essentiels dans ce jeu : liberté, réalisme, gameplay.


LIBERTE TOTALE !

Allez hop je me lance dans les rues de San Vanelona, un mélange de plusieurs grandes villes comme Barcelone ou San Francisco, une ville divisée en quatre quartiers : le centre-ville, la vieille ville, les HLM et la banlieue. Le level design est assez crédible et n'est pas conçu uniquement pour le skateur, ce sera à vous de trouver les meilleurs spots possibles en parcourant la ville de long en large. Celle ci est assez immense et totalement accessible dès le départ, sans zone bloquée et sans temps de chargement (ils s'effectuent en arrière plan). EA a tout compris sur le coup : pourquoi bloquer le joueur dans certaines zones ! Un jeu moderne et next-gen se doit offrir une zone de jeu complète où vous faites ce que vous voulez. Bon nous sommes très loin de la taille d'une ville comme San Andreas mais cependant la map est tout de même assez intéressante, vous découvrirez encore de nouvelles zones qui vous avaient échappées après quelques jours de jeu.

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REALISME !

Outre la liberté totale de jeu, un autre gros point fort de Skate est son gameplay ! Skate fait dans le réalisme et rien d'autre ! Oubliez vos exploits absurdes à la Tony hawk, voltiger au dessus des toits, des câbles électriques, des 1080° à la pelle, des figues impossibles, des situations grotesques... Tout çà c'est fini !  Welcome to the real skate ! Et c'est là que le jeu prend tout son sens : un environnement crédible et non limité couplé à un réalisme absolu : le mélange est détonnant ! Encore faut-il que le gameplay puisse suivre...

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GAMEPLAY ENTIEREMENT REPENSE !

Du Skate réaliste en jeu vidéo ? Bordel de sprite mais çà doit être injouable ! Erreur ! EA a mis au point un fantastique système de jeu beaucoup plus simple et intuitif de celui de la série Tony Hawk et ses agaçantes combinaisons de touches ! Figurez vous que tout se joue avec le stick droit (en gros pour se diriger) et le stick gauche pour positionner vos pieds sur la planche et donner des impulsions ! Voilà c'est à peu près tout ! Un maniement très subtil et vite intuitif ! Seul le bouton A (ou X) servira pour pousser la planche. Enfin les deux gâchettes font office de Grab (pour tenir la planche), main gauche et main droite. Très simple, et pourtant vous allez pouvoir faire tous les coups du skate ! Si si... C'est assez hallucinant ! 

A noter que vous avez la possibilité de placer des marqueurs de cession où vous voulez dans la ville quand vous voulez tenter et retenter plusieurs fois un même passage sans devoir vous replacer après chaque gamelle : une option bienvenue ! Car des gamelles vous allez en avoir ! Autant elles étaient frustrantes dans Tony Hawk autant ici elles sont crédibles et vous forcent à vous améliorer. La marge de progression est tout simplement énorme ! Tous les jours vous aurez ainsi l'impression de progresser, grisant. Quand vous débutez, le simple fait de réaliser un grind sur un rebord de trottoir, devient un véritable exploit qui vous rend heureux ! Tandis que tournoyer au dessus d'un toit dans Tony Hawk ne procurait aucune sensation !

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LA CARRIERE

A vrai dire, le mode skate libre se suffit à lui même tellement le gameplay est jouissif. Mais bon il est agréable de temps en temps d'évaluer votre niveau en retournant dans le mode carrière. 

E
n mode carrière les défis proposés sont là aussi réalistes ! Ici pas de balle de golf a attraper en plein vol, pas d'interrupteur à toucher à 40 mètres de haut, pas de grind sur des câbles électriques (mais à quel jeu fais-je donc allusion !?), ici il faudra plutôt remporter des tournois de tricks, relever un défi face à un autre skateur, où plusieurs, sur plusieurs manches, réussir une figure de pro, suivre un skateur dans les rues, réaliser des vidéos et photos pour passer dans les magazines. Bon on ne comprend pas toujours exactement ce qu'il faut faire dans certains cas (les figures imposées), et la difficulté est souvent extrême... Mais c'est la dure réalité du skate : recommencer et recommencer... s'entraîner... ceux qui pratiquent dans la réalité le savent !

Ici pas d'absurdes points de compétences qui grimpent : seul votre niveau réel fait office de compétences, oui VOUS derrière la manette ! Les points de caractéristiques dans un jeu servent toujours à cacher un manque total de profondeur et une durée de vie très faible. Ici pas besoin de tout çà, la durée de vie est quasi infinie si vous aimez être libre et progresser.


REALISATION

Coté réalisation, le jeu marquera moins les esprits que du coté gameplay. L'ensemble est cependant très correct. On remarquera tout de suite que le jeu opte pour une et une seule caméra qui risque d'en étonner plus d'un : une vue de derrière en fixant plutôt la planche que le joueur, réduisant le champ de vision du joueur mais apportant à nouveau un brin de réalisme supplémentaire dans le contrôle de vos figures.

Les graphismes sont parfois bons, parfois un peu décevant pour de la next-gen. Ceci est compensé bien sur par la surface de jeu immense sans chargement. Attention des chargements ont lieux mais uniquement lors des changements de lieu instantanés (prise de métro, ou retour sur un marqueur éloigné) et lors des défis. La ville n'est pas très animée mais les passants et la circulation sont déjà bien gênants ! On notera des voitures très moyennement modélisées, mais bon... ce n'est pas l'essentiel. A noter aussi la présence de vigiles qui surveillent les zones interdites au skate et qui vous courent après pour vous refiler une amende !


DES DEFAUTS ?

Pas de défaut majeur ? Si, l'impossibilité de descendre de sa planche, assez agaçant par moment quand vous vous retrouvez dans un endroit exigu ou il faut tourner sa planche à l'arrêt pour repartir... Sinon pour un premier essai EA nous sort un jeu très abouti. J'ai hâte de voir la suite, un Skate 2 avec de meilleurs graphismes, une ville plus vivante, une zone de jeu encore plus grande, et la possibilité de marcher... Ils ne vont pas s'arrêter en si bon chemin !

A noter une version PS3 offrant un framerate poussif qui la rend très désagréable : à éviter ! Comme à son habitude la surpuissante console de Sony se montre incapable d'égaler la Xbox 360. Architecture trop complexe ou maladresse des programmeurs ? Qu'importe, le gamer lui ne voit que le résultat.


Malgré la pression sur ses épaules (du fait de l'expérience de Activision avec Tony Hawk) EA vient de réaliser un véritable exploit avec cette nouvelle licence, très bonne dès le premier opus, et qui va passionner tous les fans de skate déçus par les exploits absurdes de Super Tony. Si pour vous un jeu doit avoir une fin, si la sensations de liberté façon GTA ne vous intéresse pas, et si vous êtes 100% Arcade oubliez ce jeu. Si par contre vous voulez découvrir le vrai skate dans votre fauteuil (sans risque de prendre des gamelles) vous allez connaître des sensations de jeu exceptionnelles ! Une seule condition : ne pas avoir peur de la répétition car comme dans la réalité il faut être un acharné pour devenir bon au Skate ! Totalement indispensable. EA vient de tuer la série Tony Hawk, tout simplement.


SUPPOS : 5/6
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Publié dans TESTS

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TEST : OUENDAN 2 / Nintendo DS

Publié le par Lolo13

Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ouendan 2
Developpeur : Inis
Editeur : Nintendo
Genre : Rythm’n Game
Support : Nintendo DS
Année : 2007

Disponible en import Jap. Uniquement

Comment parler de jeux musicaux sur DS sans parler de la série des Osu ! Tatakae! Ouendan! ? Vous en conviendrez, c’est tout simplement impossible. Depuis la sortie du premier épisode en 2005, à l’époque où la DS n’était encore qu’une toute petite console sans grands hits, le jeu est devenu un vrai phénomène de société… au Japon (vive l’import). Malgré ce succès, les joueurs occidentaux désespéraient. Verraient-ils, un jour, la couleur du boîtier dans leur magasin favori ? Nintendo, la main sur le cœur, a bien essayé de sortir une version occidentalisée de Ouendan : Elite Beat Agent. Malheureusement le résultat fut bien peu convainquant. Le jeu avait perdu au passage tout le charme qui faisait de lui un incontournable et avait complètement été américanisé, aussi bien dans les planches que dans la playlist. Ce n’est que 2 ans plus tard qu’Inis décida de remettre le couvert, au plus grand bonheur des fans. Baptisé pour l’occasion Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ouendan 2 (atchoum), je ne peux vous expliquer le bonheur que le jeu m’a procuré aux premiers contacts avec cette si petite cartouche…

 
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Dois-je réellement rappeler le principe déjà si connu de Ouendan ? Vous voilà devant un jeu de rythme, le but est relativement simple à comprendre. Vous devez toucher en rythme des petits ronds ornés d’un numéro au moment où un cercle, qui se rapetisse autour du rond, vient à toucher ses parois. Les numéros vous indiquent bien sûr l’ordre dans lequel vous devez effectuer tout cela. Quelques fois, c’est une petite balle qui roule sur des sortes de rails que vous devrez suivre, à sa cadence, sans relâcher votre stylet. À d’autres moments, vous devrez faire tourner une roue le plus vite possible pour faire monter une jauge et gagner le maximum de point. À m’entendre, on peut largement penser que s’en est tellement simple, que cela en devient facile. Détrompez-vous, toucher en cadence ces petits cercles relèveront de vous une extrême patience. Terminer une musique sans commettre une seule et unique faute vous prendra bien du temps. Pour savoir si votre touché est exécuté au bon moment, un petit score s’affichera. 300 vous indique un tempo parfait ; 100, un peu moins bien ; 50, presque dans le rouge. À la fin de chaque chanson, un petit récapitulatif vous est fourni avec en prime, votre rang. De E pour les plus mauvais jusqu’à S pour une musique parfaitement maîtrisée. Votre score est lui aussi affiché, d’autant plus qu’il est primordiale. Il vous permettra par exemple de débloquer de nouvelles musiques, des images, de nouveaux modes de jeux. Car oui, pour les plus entraînés d’entre nous, une fois dépassé les 50 000 000 de points, le mode « Hidden » s’offrira à vous. Cette option, comme son nom l’indique, masquera les cercles pendant la mélodie que vous choisirez, ce qui vous obligera de jouer totalement « au feeling », ce qui demande une connaissance impeccable de l’air. 

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Avec un nom pareil, ne vous étonnez pas si je vous dis que le jeu est entièrement en japonais. Bizarrement, cela ne gène en rien la compréhension, le menu est d’une simplicité déconcertante, 1 petit Ouedan pour le mode solo, 2 pour le mode multijoueur. Autant vous dire que vous n’aurez aucun mal à parcourir les divers menus, surtout qu’il n’y en a pas des masses. Vous entrez dans le jeu en choisissant votre niveau de difficulté. Là encore, aucun problème, les niveaux facile, normal et difficile sont exactement reconnaissables de par l’âge des Ouendan que vous incarnerez. Des plus jeunes pour le niveau facile, aux plus âgés et expérimentés pour le niveau difficile. Un niveau de difficulté « extra hard » pourra être débloqué par la suite. Dans ce niveau-ci, la difficulté monte d’un GROS cran. Ici, exit les gros manteaux de cuirs, place aux tenues légères. Vous n’incarnerez plus d’Ouendan, mais de jeunes écolières pom-pom girls, toutes mimi, toutes jolies, aux formes plutôt avantageuses comme les Japonais les dessinent si bien. 


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Vous entrez maintenant dans un tout nouveau quartier pour vous, celui du jeu. Pour ceux qui auraient joué au premier opus, c’est le choc, le quartier est enfin en 3D pour le plus beau des effets. La navigation est simple, vous vous dirigez sur la carte à l’aide de votre stylet en la déplaçant où bon vous semble, à la recherche de personne à soutenir. Soutenir ? C’est le mot juste. Dans un jeu tel qu’Ouendan, vous n’incarnez pas des supers héros bravant mille et un dangers, non loin de là, simplement des espèces de pom-pom boy qui soutiennent et qui aident différentes personnes à réussir l’improbable à l’aide de danses et autres subtilités du genre. Si vous effectuez bien votre mission, toucher les cercles en rythme, l’histoire se passera pour le mieux, mais si par malheur vous avez du mal, l’histoire se passera nettement moins bien. Et que serez la série des Ouendan sans ses histoires complètement loufoques et décalées ? Rien, je vous le dis moi. Passant par une jeune patineuse qui rêve de passer pro, comme sa défunte sœur, jusqu’aux groupes de « grosses madames » qui veulent sauver leur idole pour terminer avec un soleil qui s’éteint et une Terre à sauver. On retrouve même des continuités dans les histoires avec notamment le jeune garçon lycéen, déjà présent dans Ouendan 1, qui veut maintenant intégrer une grande école. Bref, encore plus de subtilités qui rendent le jeu particulièrement attachant. Encore une fois, même si la langue est un frein à la compréhension de chaque histoire, on peut aisément deviner chacune d’entres elles grâce aux planches qui parsèment le jeu.


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Ce qui frappe d’emblée quand on joue pour la première fois au second opus et que l’on a déjà profité des joies du premier, c’est le style graphique employé. Certes, il n’a pas vraiment changé, cela reste le même style de dessin, mais tout de même. Les planches sont dorénavant bien plus soignées, les traits sont bien plus fins et le rendu est incontestablement meilleur. Au cours d’une musique, on peut apercevoir à l’écran les danseurs modélisés en 3D. Celle-ci est tout à fait sommaire et aurait largement gagnée à être améliorée, mais qu’importe, ce n’est pas vraiment ça qui compte. Autre chose qui frappe, c’est l’apparition d’un autre groupe de danseurs tout de bleu vêtu. Cela ne change en rien le gameplay qui reste identique aux deux camps, mais cela change radicalement le scénario. Les deux camps ne cessent de s’affronter mais seront, au final, obligé de s’unir contre la menace de la fin du monde. Ce qui parait évident et ce qui est le plus gros changement par rapport au premier opus, c’est bien entendu la playlist. Ici nous avons droit à un large choix de morceaux dont les genres et les registres diffèrent énormément pour attirer un public plus large. Variant entre un « Monkey Magic » complètement délirant, un « Countdown » tout à fait dynamique sans oublier un « Believe » très reposant. Vous vous en douterez, chaque musique a un rapport logique avec le thème abordé. De plus, même si nos préférences pour tel ou tel musique s’installent, on se surprend à aimer chacune d’elles. 


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Les premiers contacts avec Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ouendan 2 peuvent paraître rudes, l’habitude des titres présents dans le volet précédent est encore bien trop forte, le souvenir gravé de l’opening de FMA pour la chanson finale. Cela peut dérouter, c’est bien vrai et il faut avouer que l’on ne prend vraiment son pied qu’au bout de quelques heures de jeu, quand la difficulté vient à monter. Il faut aussi être honnête, le jeu peut paraître un tantinet plus facile que le premier volet malgré les niveaux de difficultés… L’habitude et l’entraînement peut-être ? Le nombre de mélodie a quant à lui était revu à la hausse, pas moins de 19 dont, 3 déblocables, contre 15 dans le premier opus. Le titre se gratifie également d’une sorte de mode « replay » dans lequel vous pouvez enregistrer une musique entièrement si vous voulez par exemple frimer avec votre score parfait et prouver que vous êtes le meilleur : ). Autre nouveauté, qui faisait raller les joueurs du premier opus, et qui est apparu dans Elite Beat Agent, c’est la possibilité de passer l’introduction d’une musique. Dans le premier épisode, après un échec, vous recommenciez depuis le début et deviez vous recoller chaque intro. Bien énervant quand la chance n’est pas avec vous, surtout pour les entrées les plus longues…


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Le mode multijoueur, lui, n’a pas changé d’un poil. Vous pouvez toujours vous affronter contre quelqu’un ne possédant pas le jeu (jusqu’à 4 personnes max.). Le fun en est malgré tout atteint et est bien moins présent du fait que seuls 5 morceaux sont disponibles et que la difficulté n’est pas paramétrable. Ce qui rend les parties lentes et sans grand intérêt. Vous avez toutefois toujours la possibilité d’affronter, encore une fois, jusqu’à 4 adversaires possédant chacun Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ouendan 2 et c’est tout simplement là que le mode multi prend tout son sens. Si votre jeu est terminé à 100%, tous les niveaux de difficultés et toutes les chansons vous seront alors accessibles. Dans l’un ou l’autre mode, vous vous affrontez sur le morceau de votre choix avec pour seul objectif, avoir le meilleur score. Petite nouveauté, la possibilité de gêner votre adversaire (écran qui tremble, cercles de plus en plus petits…). Dans cette version vous avez également la possibilité d’envoyer vos replays à vos amis et d’envoyer une démo du jeu en téléchargement à quelqu’un qui ne le possèderait pas (une erreur)... Finalement, le seul reproche que l’on pourra adresser à ce Ouendan deuxième du nom, c’est le manque cruel du mode online qui aurait permis au titre de se faire un véritable nom au côté des plus grand. Car bien que Ouendan 2 soit d’une richesse incroyable et que sa durée de vie n’est que des plus conséquentes, certains n’accrocheront pas et laisseront vite tomber le jeu…

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Conclusion

Les + :

+ Graphismes et dessins d’une qualité largement supérieur
+ La bande-son toujours aussi prenante et agréable
+ La prise en main et le plaisir quasi immédiat
+ La difficulté parfaitement dosée
+ Le système de replay
+ La possibilité de « skipper » les intros

Les - :

- Un mode online qui n’aurait pas été de refus
- Certains n’apprécieront pas le genre
- Modélisation des personnage en 3D assez sommaire

Au final :

Si vous n’avez jamais goûté aux joies que procure un Ouendan, il serait grand temps de foncer. Après un premier opus totalement réussis et un « Elite Beat Agent » bien en deçà des espérances, Inis nous prouve à travers ce Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ouendan 2 que les jeux musicaux leur réussissent pour le mieux. Corrigeant les quelques défauts de Ouedan premier du nom, reprenant les points fort de Elite Beat Agent, revoyant le nombre de mélodies à la hausse et en gardant toujours son esprit totalement décalé et rigolo à souhait. Il serait bien dommage que vous passiez à côté de ce hit de la DS qui maintenant s’achète pour une bouché de pain. Le seul gros regret que le joueur pourrait avoir et qui a pourtant été mainte et mainte fois réclamé est le manque flagrant d’un mode online qui aurait permis au titre d’allonger encore un peu plus sa durée de vie déjà bien conséquente. Mais arrêtons de cracher sur ce joyau, Ouendan 2 est un jeu accessible à tous, destiné à tout le monde et il serait dommage de s’en priver.


SUPPOS : 5/6
Testé par Lolo13

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TEST FLASH : TABLE TENNIS / Wii

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Rockstar
Support : Nintendo Wii
Année : 2007

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Table Tennis avait créé la surprise l'an passé sur Xbox 360. Un fantastique petit jeu de tennis de table réalisé à la surprise générale par Rockstar (les créateurs de la série GTA !). Il est en théorie aujourd'hui tout à fait logique de voir ce jeu débarquer sur la Wii, la détection de mouvement étant tout à fait adaptée à ce type de jeu... si du moins la wiimote était un accessoire au point...

Car en effet çà ne fonctionne pas du tout : Devant l'imprecision de la wiimote les échanges deviennent complétement approximatifs, voire aléatoires. Pire : il y a un temps de latence entre le moment où vous agitez le bras et l'action à l'écran ! Catastrophique ! 

La Wiimote prouve une fois de plus qu'elle ne détecte pas vos gestes mais de simples mouvements rapides dans une direction, ce n'est hélas plus un scoop. Si elle s'avere efficace pour le pointage à l'écran (voir metroid Prime Corruption) la fonctionnalité de détection de mouvement est un gadget à réserver aux mini-jeux où aux actions secondaires.

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Trois modes de contrôle sont quand même proposés :

- La Wiimote seule, les déplacements sont automatiques, à vous de donner des coups de wiimote au petit bonheur la chance...

- La Wiimote + le Nunchuck où celui ci sert à placer la balle où vous voulez sur la table, apportant un semblant de crédibilité au jeu...

- La Wiimote + le Nunchuck où cette fois ci ce dernier sert à déplacer le joueur. C'est le mode le plus délicat car il faut une sacrée coordination et ne pas confondre la direction du joueur avec celle que l'on veut donner à la balle... Peu intuitif...

De plus le jeu est toujours aussi pauvre en contenu, exhibition et quelques tournois, et le mode on-line a disparu. Du coté de la réalisation, même si les animations restent tout à fait agréables, les graphismes sont revus à la baisse par rapport à la version Xbox 360, mais qu'importe, ce n'était pas là l'essentiel !

Un conseil évitez ce jeu, ou procurez vous la version Xbox 360 bien plus jouable. Quel paradoxe en tout cas : préférer jouer à la manette classique plutôt qu'avec une "raquette virtuelle" ! Hélas rien de bien surprenant : Rockstar s'attaquait à l'impossible à vouloir dompter une wiimote seulement adaptée aux mini-jeux et non à un sport qui demande beaucoup de précision !

> Test de la version Xbox 360

SUPPOS : 1/6
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TEST : THE LEGEND OF ZELDA PHANTOM HOURGLASS / DS

Publié le par Jayetbobfr

The Legend of Zelda Phantom Hourglass
(ゼルダの伝説 夢幻の砂時計 - Zelda no Densetsu : Mugen no Sunadokei)

Éditeur : Nintendo

Développeur : Nintendo EAD
Support : Nintendo DS
Sortie :

Japon : 23 juin 007
États-Unis : 1er octobre 2007
Europe : 19 octobre 2007



Twilight Princess aura marqué une forme de renoncement. En effet, lors de la première vidéo du jeu à l’E3 2004, la saga Zelda semblait revenir en arrière par rapport au grand bouleversement qu’a été The Wind Waker. Twilight Princess tirait en effet un trait sur ses graphismes en Cel shading et ses voyages en bateau sur un immense océan. Même si il en avait séduit certain, le pari du changement radicale en avait déboussolé plus d’un.
Eiji Aonuma semblait avoir abandonné l’air marin mais en fait, il n’en était rien ! L’arrivée de la DS va lui permettre de faire perdurer cet univers à part dans la saga.

Continuons notre voyage :

Phantom Hourglass continue exactement là où The Wind Waker s’est arrêté. Les événements passés sont ainsi relatés sous forme de dessins comme pour son prédécesseur. Après cette aventure, Link et Tetra décident de partir à bord du bateau pirate. Ils sont à la conquête du vaste océan et pour découvrir de nouvelles terres. Au cours de leurs pérégrinations, ils croiseront le chemin d’un vaisseau fantômes. Contre l’avis de tous, Tetra décide de l’explorer mais y est prise au piège. Link tente de la sauver mais en vain et se retrouve échoué inconscient sur une plage. Réveillé par une fée nommée Ciela, il va chercher par tous les moyens à retrouver ce bateau fantôme qui sévit régulièrement dans les parages et est responsable de plusieurs enlèvements déjà.

Juste un doigt …un stylet :

En effet, le point important sur ce nouveau Zelda, c’est qu’il se joue intégralement au stylet. C’est un peu déroutant au début pour les purs et durs de la croix directionnelle. Link va bouger selon la position du stylet par rapport à lui. Ce système n’est pas nouveau, on a déjà pu s’y essayer sur Final Fantasy III. Le déplacement ne semble pas poser de problème surtout que même si l’environnement est entièrement en 3D, on demeure constamment en vue du dessus (sauf quelques rares exceptions). Il en résulte que le gameplay est pensé comme un jeu 2D. Mais laissons les graphismes pour plus tard et revenons sur l’usage du stylet. Pour le maniement de l’épée, il suffira de pointer l’ennemi pour le pourfendre si vous êtes assez prêt de lui. Sinon tracez un trait partant de Link et allant vers la direction d’attaque souhaitée. Un cercle autour de lui entrainera la fameuse attaque tornade. En bref, l’attaque se fait avec une extrême précision même si certains auront du mal à exécuter la roulade.



Hormis votre épée, les autres objets de votre équipement que vous allez acquérir au fur et à mesure s’adaptent au stylet. On peut trouver au passage le nombre d’objets limité par rapport autres opus. Bref, vous désignerez votre cible avec l’arc, tracez la trajectoire du boomerang et des missiles sur l’écran… Dans tout les cas, il faut s’adapter et vous appréciez la précision que cela offre ensuite.
Au passage, vous résoudrez certaines énigmes en traçant des dessins et en utilisant le micro (honte publique garantie au passage !)
Vous accédez à vos armes et aux menus (cartes et options) toujours au stylet. Les touches ne sont normalement jamais utilisées sauf 2 exceptions : L et R offrent un raccourci pour l’arme sélectionnée et la croix directionnelle pour la carte des lieux.

C’est pas l’homme qui prend la mer…

La progression et son déroulement se font en digne héritier de The Wind Waker. Peu après le début du jeu, vous parvenez à trouver un moyen de transport auprès du "courageux" Linebeck. Grâce à son bateau, vous pourrez parcourir l’océan et aller d’île en île. Les fans remarqueront immédiatement la taille plus réduite des "eaux" à explorer, surtout quand on pense à l’océan immense de The Wind Waker. D’autres feront la remarque que les voyages deviennent moins monotones. La contemplation fait place à une plus grande efficacité. La carte réduite à 4 grandes zones, vous tracez au stylet votre trajet sur celle-ci et en avant ! A vous d’éviter les obstacles : récifs, ennemis volants divers et variés et autres animaux marins. Vos parcours seront courts mais toujours mouvementés. On ne s’ennuie pas, croyez moi, le canon de votre bateau servira souvent.



Zelda, c’est bien sur une alternance entre explorations et donjons. Pour la progression, on repense tout de suite à la façon dont se déroule un donjon d’un Zelda 2D. Vous enchainez les énigmes et les combats. On avance assez rapidement et les donjons s’avèrent assez facile. Par contre, les boss s’avèrent coriaces, c’est surprenant. Ici il n’y a plus de carte du donjon ni de boussoles dans des coffres, les vieux habitués seront ici à nouveaux surpris. Si vous êtes un cancre et que vous avez une mémoire de poisson rouge, sachez que vous pouvez noter toute sorte de chose sur la carte, le plus souvent la solution à une énigme. Vous pouvez mettre des notes sur toutes les cartes du jeu : Repères sur la mer, nouvelles îles à trouver… C’est l’antisèche du joueur à proprement parler. (Petite astuce : vos notes sur les cartes restent même si vous n’avez pas sauvegarder !)

Dans cette routine, il y aura un donjon central que vous devrez refaire après chaque boss : Le temple du roi des mers. Il est indispensable d’y retourner pour trouver l’information donnant accès au donjon suivant. Il est un peu particulier dans le sens où celui-ci aspire votre énergie hormis sur des zones protégées. Seule parade, le fameux sablier du temps qui vous protégera de ces effets mais sa protection ne sera active tant que le sable s’y écoule. Vous êtes limité dans le temps pendant votre exploration. Vous devrez évitez les spectres qui vous assommeront et vous ferons perdre du temps dans le sablier. Sans compter les pièges vicieux qu’il faut prévoir. Vous gagnerez du sable supplémentaire à chaque boss vaincu et des armes nouvellement acquises pour vous enfoncez un peu plus profondément dans le temple. Cela semble un peu monotone de redémarrer depuis le début à chaque exploration mais le défi ici consistera à trouver des raccourcis avec vos nouveaux objets et à économiser au maximum votre sable.

Et à côté de tout ça, qu’est ce qu’on fait ? Et bien, on recherche les quarts de cœur se disent les fans ! Et bien encore non ! En cherchant bien, vous gagnerez des réceptacles de cœur (entiers donc !) et du sable supplémentaire. À travers divers mini jeux, vous trouverez de nombreuses pièces pour personnaliser votre bateau et elles sont nombreuses. Petit plus pour les coffres submergés indiqués par des cartes au trésor : leur récupération se fait à l’aide d’un mini jeu. Autre détail : vous pouvez revendre certains objets ou les échanger avec d’autres joueurs en ligne.

Cel shading un jour, cel shading toujours !

J’en parlais plus haut : si la façon de jouer ressemble à un jeu en 2D, la réalisation, elle, est bien en 3D. On peut émettre des doutes sur des graphismes et une réalisation qui doivent hériter d’un jeu Gamecube. Mais là rien à dire, votre DS crache littéralement ses poumons. La meilleur 3D que l’on puisse trouver avec encore Final Fantasy III. C’est encore plus réussi si on prend en compte les graphismes en cel shading. L’astuce ici bien sur, c’est que tout se passe sur un seul écran (l’autre affichant la carte), économisant ainsi les ressources de la console. Les textures simplifiées du cel shading donnent un aspect propre et net. Il suffit de voir la surface de l’eau lors des voyages en bateau pour se souvenir de celle de l’opus Gamecube.

Mais les graphismes ne sont rien s’ils ne servent pas une bonne ambiance. Toujours dans la même optique, l’esprit reste enfantin mais l’humour et le loufoque sont décuplés. On rencontre des peuples bizarres, on se vante, on ironise et ce pauvre Link en verra des vertes et des pas murs.
Musicalement, on retrouve beaucoup de morceaux issus des opus précédents et surtout The Wind Waker. Mais le plus souvent, ils sont retravaillés avec toujours cet esprit d’aventure (La musique sur l’océan en est un parfait exemple).

Il parait que c’est meilleur à plusieurs…

À l’aventure classique en solo, cet opus inclus un mode multi et en ligne ! Une première dans la série. Vous décidez de jouer en réseau local, contre un adversaire de votre continent ou du reste du monde. Bien sûr, il y a toujours votre liste d’amis.



Le jeu consiste à jouer à cache-cache à un contre un dans un petit jeu repris du parcours du temple du roi des Mers. Vous incarnez tour à tour Link qui doit récupérer des fragments de Force pour les déposer dans son camp puis les spectres : au nombre de 3, ils doivent stopper Link dans sa quête. Vous et votre adversaire échangez de rôles sur 3 tours. Celui qui a rassemblé le plus de fragments est victorieux. Comme pour le donjon en solo, certaines zones protègent Link des spectres mais peut aussi s’aider de bonus répartis sur le niveau. Les spectres sont dirigés au stylet en traçant leur parcours sur la carte. Ce petit jeu du chat et de la souris est avant tout tactique, il faudra bien placer vos spectres et réfléchir à son parcours quand on incarne Link.

Durée de vie et Conclusion :

Il y a suffisamment à faire sur la partie solo : 8 donjons et les nombreuses quêtes secondaires. Il faut prendre en compte que la progression se fait très rapidement étant donné la facilité des donjons. Une durée de vie déjà bonne auquel il faut adjoindre le mode multi qui pourra maintenir votre intérêt pendant des heures.

En conclusion, les nostalgiques de The Wind Waker retrouveront leur univers fétiches mais avec une recette rendue moins contemplative mais plus efficace. Le jeu reste dans la continuité de la saga en revoyant en même temps ses mécanismes (le gameplay au stylet aide beaucoup). Que dire de plus finalement sinon que nous avons encore à faire à un grand Zelda.


SUPPOS : 5/6
Testé par jayetbobfr
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drhfloyd.jpgL'AVIS DU DOC 3/6
Peut-être le meilleur opus de la série Zelda... mais cela reste du Zelda : scenario digne de Oui-Oui sur Piwi-TV, aventure linéaire et énigmes d'un autre temps : clef, porte, clef, porte, interrupteur, porte, clef...  Le jeu devient très rapidement répétitif et lassant. Cependant le jeu exploite très bien la Nintendo DS et le stylet. A réserver aux fans de la série... et aux collectionneurs bien sûr !

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TEST : METROID PRIME 3 CORRUPTION / Wii

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Nintendo 
Support : Wii
Année : 2007

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Presque 5 ans après le brillant retour de Metroid sur Gamecube voici le troisième volet de la saga cette fois ci sur Wii. Un jeu attendu comme le messie du fait de l'absence de FPS de qualité et jouable à la Wiimote. Nintendo se doit obligatoirement de convaincre pour conclure en beauté sa trilogie de Science-Fiction !


Quelques mois après les événements de Metroid Prime Echoes un mystérieux virus menace la Fédération Galactique. Devant le danger la Fédération réunit les 4 chasseurs de primes les plus réputés de la galaxie : Rundas, Ghor, Gandrayda et Samus. Et c'est reparti, dans la peau d'une blonde (bien cachée dans son costume), pour une chasse aux pirates et pour sauver la galaxie !
 
Rapidement on remarque que le scénario de Corruption est plus travaillé que les précédents opus : cut-scenes assez nombreuses, personnages secondaires (les autres chasseurs), aide de soldats de la Fédération... Tout ceci vient alimenter l'aventure. Cependant le jeu en lui même est toujours conçu selon le même principe : des niveaux assez immenses où vous débarquez à bord de votre vaisseau, des couloirs et plateformes à perte de vue, des bestioles et du "boss" à zigouiller.


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On se fait un petit boss ?

Votre vaisseau vous sert donc toujours pour voyager entre les planètes et pour effectuer vos sauvegardes, mais il y a du nouveau : la vue cockpit qui vous servira en quelque sorte de menu, la possibilité de se poser à différents endroits d'un niveau, offrant ainsi plus de variété au joueur. Enfin le vaisseau peut également vous dépanner en débloquant des passages grâce à ses missiles ou son grappin (vous le télécommandez à distance).

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Votre vaisseau


GAMEPLAY A LA WIIMOTE... ALORS ?!

Ce qu'on attendait tous de ce jeu : découvrir le gameplay proposé par Nintendo à la wiimote ! La totalité des FPS actuels sur Wii sont, il faut bien le dire, catastrophiques, alors qu'au départ on pouvait penser que la wiimote est conçue tout spécialement pour ce type de jeu !!! Metroid Corruption fait alors office de dernier espoir sur ce coup... Verdict ?

Et bien c'est jouable ! Pas de révolution cependant : Le Nunchuck pour déplacer Samus, la Wiimote pour viser en direction de l'écran et tourner, le bouton A pour tirer, le bouton B pour sauter, le bouton C pour se transformer en balle morphing. Il y a toujours le système de "lock" (bouton Z) qui permet de verouiller ses adversaires, mais par les tirs, il faudra donc viser l'écran à la Wiimote pour les toucher (et heureusement !). Le gameplay est donc plutôt  jouissif, on peut facilement tourner autour des ennemis tout en visant de manière efficace. 

Cependant tout ceci est bien classique, loin des attentes provoquées par les annonces de Nintendo avant la sortie de la console, loin de l'impression donnée par les jolies pubs télé où les gens s'éclatent devant leur télé en bondissant dans tous les sens !!! La détection de mouvement est à nouveau reléguée au second plan pour les petites "tâches subalternes" comme lancer le grappin ou tourner une poignée ! Comprenez bien : les mouvements de Samus et de son bras ne suivent pas vos mouvements mais tout simplement le pointeur à l'écran !

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Le grappin, secouez le nunchuck...


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Une poignée, déplacez la wiimote en arrière...


Nous nous retrouvons ainsi dans un jeu qui se joue de manière classique comme sur un FPS Xbox 360 avec pour seule originalité la visée à l'écran comme avec un vulgaire gun ! Les derniers espoirs de révolution s'envolent avec ce jeu : la wiimote n'est bel et bien qu'une télécommande/gun à pointer vers l'écran et la détection de mouvement un gadget en rab : donner un coup rapide ou avancer/reculer le bras pour déclencher un mécanisme. En plus ces détections sont disponibles uniquement lors de certaines actions contextuelles prévues à l'avance !!!

Bon oublions donc nos rêves de détection de mouvement... Car je le répète c'est quand même très jouable. Le point négatif est qu'il faut toujours viser vers l'écran, le moindre écart et Samus se met à tourner en rond comme une folle (comme avec une souris dont vous perdez le contrôle dans un FPS sur PC)... Autre petit soucis : certains boutons mal placés de la télécommande : Appuyer sur 1 par exemple en pleine partie est assez pénible. On regrettera aussi la carte 3D pour se repérer qui est toujours aussi pénible à utiliser.

Comme il fallait quelques nouveautés du coté des capacités de Samus pour se démarquer quand même un peu on vous propose donc le grappin qui servira à arracher des portes ou attraper des ennemis, mais également le fameux "Hypermode". Rien d'extraordinaire, c'est une arme plus puissante qui vous coûte de l'énergie vitale quand vous l'utilisez... Banal.

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L'hypermode avec le petit effet visuel qui va avec...


3 METROID POUR LE PRIX DE 3 !

Metroid Corruption se repose totalement sur les autres épisodes. Metroid Echoes ressemblait comme une goutte d'eau au premier opus, et bien c'est à nouveau le cas ici : Exploration de couloirs à n'en plus finir, phases de shoot façon FPS par toujours passionnantes, et jeu de plateformes à énigmes parfois énervant... Même si les niveaux sont assez variés on a l'impression de toujours faire la même chose... d'un niveau à l'autre... et d'un jeu à l'autre ! On fini par se lasser de tous ces couloirs d'autant plus qu'il faut souvent y repasser pour venir récuperer un objet qui vous débloquera dans un autre niveau... ou comment allonger artificiellement la durée de vie du jeu !

Pour en revenir aux énigmes "plateformes", il n'est pas rare de se retrouver bloquer bêtement et de finir par être agacé. Ayant parcouru quelques forums consacrés au jeu je me suis aperçu que la plupart des posts concernaient des demandes d'aide de gamers un peu énervés. En effet les énigmes sont parfois stupides : un seul exemple avec le premier générateur du niveau 1 : devant vous une barrière se dresse, impossible de sauter par dessus et impossible de la faire disparaître... on a beau tirer, chercher des passages dans tous les recoins : rien. La solution ? Tuer un nombre défini de bestioles qui tournoient en hauteur dans la pièce, çà fini par débloquer le passage... Franchement peu inspiré !


DE LA SF A 2 BALLES

Mais le gros soucis de Metroid Prime à mon avis est son absence de crédibilité... Scénario à deux balles, héros aux pouvoirs trop surnaturels (comme elle fait la blondasse pour se retrouver concentrée dans une petite boule morphing ?!), graphismes trop clean (tout semble lavé au Monsieur Propre), énigmes n'ayant rien à faire dans ce genre de jeu, level design surréaliste (digne des jeux de plateforme 2D des années 80) et situations grotesques : devoir tirer sur toutes les portes pour les ouvrir (même dans un vaisseau allié !), ou faire face à des mini-jeux de shoot (tirer sur une couleur, ou dans un certain ordre) pour ouvrir une autre porte. Et étrangement tous les mondes visités sont adaptés à la boule morphing et proposent des passages secrets qui lui sont destinée... De la SF certes, mais plutôt façon "comic" loin de Halo ou de Chronicles of Riddick.

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TECHNIQUEMENT PARFAIT !

Techniquement le jeu est superbe, au sommet de ce que peut produire la Wii certainement. C'est une bonne et mauvaise nouvelle à la fois car c'est du déjà vu depuis 2003 : On a fait quasiment aussi bien sur les versions Gamecube ! j'ai ressorti le premier Metroid version Gamecube et franchement la différence ne saute pas du tout aux yeux !

Comme sur Gamecube le jeu est fignolé dans ses moindres détails (sonores, graphiques, acces disque, présentation... tout est clean) et le framerate est tout simplement PARFAIT : du 60 images/sec en permanence ! Prenez en de la graine les autres éditeurs ! Comme toujours l'équipe de développement a fait du gros boulot, dommage que se soit au détriment de l'originalité !

Tout cela veut-il dire que la Wii va voir débarquer des FPS de qualité à l'avenir ? Ma réponse est NON, personne ne sera capable d'égaler le travail de Nintendo en terme de jouabilité et de réalisation sur Wii. De plus les graphismes sont certes superbes mais ce sont des graphismes épurés façon couloir d'hôpital avec peu de détails. Cà colle parfaitement à l'univers de Metroid et aux faibles capacités de calcul de la console mais pas pour le reste... On a déjà vu le résultat sur Call of Duty ou Far Cry ! 


Je ne peux que vous conseiller ce jeu si vous ne connaissez pas la série sur Gamecube et si la partie plateforme-enigmes ne vous rebute pas trop (ce n'est pas un FPS à 100%).  Par contre si vous connaissez déjà les autres opus vous risquez d'être déçu de revivre encore et encore les mêmes situations (à moins d'être fan hardcore de la série !). On veut de nouveaux jeux Mr Nintendo ! Cependant la réalisation irréprochable du jeu et son gameplay convaincant peuvent quand même faire craquer le Gamopat blasé qui adore les jeux parfaits techniquement et qui veut disposer dans sa collection de l'un des rares jeux jouables de la Wii !


SUPPOS : 3/6
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TEST : FIFA 08 / XBOX 360

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Electronic Arts
Support : Xbox 360
Année : 2007

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Des années que FIFA est ridiculisé et dominé par le cultissime jeu Japonais PES... L'an passé il semblait que EA ait enfin décidé de réagir avec un Fifa 2007 passable pour une fois... Qu'en est-il de l'édition 2008 face à un PES 2008 raté sur next-gen ? Les fan-boys PES, dont je fait parti depuis 2001, n'ont aucun doute : même raté, PES sera toujours mieux que FIFA ! Allez testons  cette bouse de FIFA...



REALISATION

Parlons tout de suite de la réalisation : de beaux graphismes (à part les visages complétement ratés !), une modélisation des stades parfaite, une ambiance sonore exceptionnelle, des commentaires de qualité, le tout avec hélas un framerate à deux vitesses : parfaitement fluide durant les matchs (ouf !) le framerate s'effondre lors des gros plans et cut-scènes... Et là ce n'est pas très beaux. Les replays ne sont pas des plus agréables non plus... Pourquoi ? Tout simplement car le processeur doit gérer le public lors de ces cut-scènes. Durant le jeu vous ne voyez jamais le public, d'où une fluidité parfaite en jouant. Pour les replays c'est tout de même génant : le replay est censé permettre de décortiquer une action et c'est ici bien trop saccadé pour que ce soit possible. 

Dommage car nous aurions là un jeu d'un beauté exceptionnelle de A à Z. Il va falloir faire des efforts sur le moteur graphique et sur l'affichage du public la saison prochaine Mr EA, d'autant que celui ci est assez moche avec des animations ridicules. De même il n'y a pas d'arbitres (quand même !) et pas d'animation autour du terrain... Nous sommes sur next-gen ou pas bordel de sprite ! (regardez un NBA 2K7 par exemple et ses multitudes animations autour du terrain !).

Je vous conseille sinon de choisir la vue "caméra dynamique" qui vous plonge vraiment dans le match, avec des zooms durant la partie, permettant de mieux reconnaitre les joueurs et de mieux profiter de leurs excellentes animations. 

Mais bon au final, sur un ecran géant, en HD, et en vue dynamique, le jeu a vraiment de la gueule et le "casual gamer" en a en fait rien à cirer de "mes" problèmes de framerate lors des scènes intermédiaires (?).


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Pour comparer avec l'ennemi : PES est plus coloré, plus "clean", ce n'est pas du tout le même genre de graphismes... Mais les saccades de ce dernier et l'aspect trop propre font qu'au final on préférera FIFA 08.


GAMEPLAY

Du coté du gameplay c'est la révolution : le rythme du jeu est devenu lent. Mais rassurez vous, quand je dis lent, c'est par rapport aux opus précedents et par rapport à PES 2008 (où les joueurs ressemblent à des lapins !). En fait le rythme est celui d'un vrai match de football, les joueurs courent à vitesse réelle. Mais çà doit être ennuyeux alors ? Pour les fans d'arcade peut-être, mais pas pour les passionnés de football : il faut construire le jeu, tenter de déséquilibler la défense, chercher la passe qui fera mouche...  Vous allez me dire : "mais le jeu doit être gonflant !". Pas du tout, au contraire, il est passionnant car proche de la réalité et les actions de jeu en milieu de terrain pour chercher la faille sont très funs à jouer.

Il est possible de régler le niveau de réalisme des passes et des frappes, même si c'est déroutant au départ je vous conseille de désactiver toutes les aides : ainsi il faudra doser chaque passe, chaque frappe... Fini les passes qui arrivent automatiquement dans les jambes (qui a dit PES ?). Bref, Le réalisme est impressionnant, on se croirait presque devant une retransmission de Canal + !

A noter qu'il est possible d'avoir une configuration manette très proche de PES, c'est important pour les fans boys PES ! Il existe de nombreuses possibilités de gestes, et le stick droit est même mis à contribution... Mais rassurez vous il est tout à fait possible d'y jouer correctement avec les bases : passes, frappe, passe en hauteur et en profondeur.


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L'IA

L'IA a aussi grandement progressée dans ce FIFA, les déplacements de joueurs sont cohérents, l'adversaire oppose beaucoup de résistance (marque run but devient un exploit et vous fait sauter de joie !) et la physique de la balle est presque parfaite (sans atteindre celle de PES, son gros point fort). De même la gestion des contacts entre joueurs n'est pas encore parfaite comme dans PES mais s'en sort pas mal.  tout comme la protection de balle.

N'espérez pas mettre 7 but dans un match comme sur d'anciens FIFA, ou foncer directement au but avec un seul joueur qui dribble tout le monde ! Je vous conseille de vous entrainer en mode "semi-pro" pour vous habituer au jeu avant de revenir en mode "normal". A noter qu'il n'y a pas de mode entrainement, très dommagable vu la quantité de gestes techniques qu'il est possible d'apprendre !

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CONTENU

Coté contenu c'est impressionnant : 30 ligues (même la D2 !), 600 équipes, 25 vrais stades, les vrais maillots, les vrais noms, un mode carrière complet,  des compétitions paramètrables, des défis, et un mode "libéro" où vous jouez avec un seul et unique joueur sur le terrain. La vue est alors dans le sens de la longueur et zoome sur votre joueur quand le ballon se rapproche. C'est là que l'on ressent toute la solitude du joueur sur un terrain de football ! Hélas dans ce mode le jeu n'est plus fluide (car on voit le public) et on ne peut utiliser ce mode de jeu pour les compétitions. Mais bon c'est un petit bonus bien sympatique.

Revenons sur le mode carrière, l'immersion est totale : vous pouvez commencer en ligue 2 francaise, avec un petit budget, vous commencerez par rencontrer de petits clubs dans de petits stades, tenterez des exploits en coupe de la ligue et en coupe de france, acheterez de nouveaux joueurs grace aux recettes du sponsor et du public... Objectif monter en D1 pour un jour jouer la coupe d'Europe. Tout est organisé et correspond à la réalité, c'est la grande force du jeu. Fini les ligues pourries de PES ! C'est tout de même très important quand on est un fan de football...

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FIFA 08 OU PES 2008 ?

Une réalisation globale supérieure à PES 2008, un réalisme de jeu qui explose PES 2008, un contenu qui écrase PES 2008... L'impensable est arrivé Masdames et Messieurs : FIFA 08 est un bien meilleur jeu de football que PES 2008 ! Seuls les fans de 100% arcade préféreront encore jouer à PES, un vrai fan de football ne peut EN AUCUN CAS hésiter ! Retourner sur PES après quelques heures de FIFA 08 provoque d'ailleurs un choc : on a l'impression de jouer à un jeu de baby-foot ! Et justement on peut dire que PES 2008 est à réserver aux "baby'gamers" qui auront beaucoup de mal sur le très pro et classieux FIFA 08.



C'est une énorme surprise, mais Konami s'est endormi depuis deux ans devant le succès de sa série, pendant que EA Sports bossait comme des malades pour revenir dans la partie. A noter que la version Xbox 360 est légèrement plus belle que la version PS3 (comme pour tous les EA en fait). Voilà, une nouvelle ère commence... et moi j'arrête de me moquer de FIFA !

5,5/6 peut sembler généreux vu les quelques défauts (framerate des cut-scènes, public, visages, pas d'arbitre, pas d'entrainement) mais les efforts de EA Sports, le réalisme impressionnant du jeu et le contenu m'ont séduit, moi l'ancien fan hard-core de PES ! C'est dire...


> le test de PES 2008


SUPPOS : 5/6
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LE DR A TESTE POUR VOUS...

Publié le par Dr Floyd

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Nos Docteurs spécalistes ont testé pour vous  :

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0-9
1080 Avalanche / NGC

A
Anno 1701 / DS
Archer McLean's Mercury / PSP
Athens 2004 / PS2

B
Beyond Good & Evil / PS2
Bioshock / Xbox 360
Black / Xbox
Bleach DS / DS
Brothers in Arms / Xbox
Brothers in Arms Earned in Blood / Xbox
Burnout 3 / Xbox
Burnout Legends / PSP
Burnout Revenge / PS2 XBOX

C
Call of Duty 2 / Xbox 360
Call of Duty 3 / Xbox 360
Call of Duty 4 / Xbox 360 - PS3
Call of Duty 3 / Wii
Capcom Classics Collection Remixed / PSP
Colin Mc Rae 2005 / Xbox
Colin Mc Rae DIRT / XBOX 360
Conker Live & Reloaded / Xbox
Conspiracy / Xbox
Contra 4 / DS
Crackdown / Xbox 360
Crush / PSP

D
Dead or Alive 4 / Xbox 360
Dead or Alive Xtreme 2 / Xbox 360
Dead Rising / Xbox 360
Def jam Fight for New York / Xbox
Detonator / PS2
Devil May Cry 3 / PS2
Doom 3 / Xbox
Dragon Ball Z Tenkaichi 2 / PS2
Dragon Ball Z Tenkaichi 2 / Wii
Dragon Quest L'Odyssee du roi maudit / PS2

E
Elder Scroll IV : Oblivion / Xbox 360
Eledees / Wii
Elite Beat Agents / DS
Endless Ocean / Wii
ESPN Basketball 2K5 / Xbox PS2
Everybody's Golf / PSP
Everybody's Tennis / PS2
Excite Truck / Wii

F
Fable / Xbox
Far Cry Instincts / Xbox
Far Cry Vengeance / Wii
Fahrenheit / Xbox
F.E.A.R. / Xbox360
FIFA 2007 / Xbox360
FIFA 08 / Xbox 360
Fight Night 2005 Round 2 / Xbox PS2
Fight Night Round 3 / Xbox 360
Final Fantasy III / DS
Final Fantasy XII / PS2
Final Fantasy XII Revenant Wings / DS (Preview)
FlatOut 2 / Xbox PS2
FlatOut Ultimate Carnage / XBOX 360
Forza Motorsport / Xbox
Forza Motorsport 2 / Xbox 360

G
Gears of War / Xbox 360
Ghost Recon Advanced Warfighter / Xbox360
Ghost Recon : Island Thunder / Xbox
God of war / PS2
God of war II Divine Retribution / PS2
God Hand / PS2
Gottlieb Pinball Classics / PSP
Gradius Collection / PSP
Gran Turismo 3 / PS2
Gran Turismo 4 / PS2
Grand Theft Auto Liberty Stories / PSP
Gripshift / PSP
GTA San Andreas / PS2
Guitar Hero / PS2
Guitar Hero 3 / Xbox 360
Gunstar Future Heroes / GBA

H
Halo 2 / Xbox
Halo 3 / Xbox 360
I
Incredible Hulk Ultimate Destruction / PS2, NGC, Xbox
Intellivision Lives / PS2

K
King of Fighters XI / PS2
Konami Classics Series Arcade Hits
Kororinpa Wii

L
Lair / PS3
Lego Star Wars 2 NGC, XBOX360
Lost Planet XBOX360

M
Mario & Sonic aux J.O. / Wii
Mario 64 / DS
Mario Kart / DS
Mario Kart Double Dash / NGC
Mario Power Tennis / NGC
Mario Smash Football / NGC
Mario Strikers Charged / Wii
Mario Sunshine / NGC
Mario Vs Donkey Kong / GBA
Maximo Vs Army of Zin / PS2
Medal of Honor Faucons de Guerre / Xbox
Medal of Honor Heroes / PSP
Metal Gear Solid 2 / PS2
Metal Gear Special Ops / PSP
Metal Slug Advance / GBA
Metal Slug Anthology / PS2
Metal Slug Anthology / Wii
Meteos Nintendo / DS
Metroid Pinball / DS
Metroid Prime Corruption / Wii
Mortal Kombat Mystification / Xbox PS2
Motorstorm / PS3

N
NBA 2K6 / XBOX 360
NBA 2K7 / XBOX 360
Need for Speed Most Wanted / Xbox
NeoGeo Battle Coliseum / PS2
New Super mario Bros / DS
NHL 07 / XBOX  360
NHL 2K7 / XBOX 360
NHL Hitz Pro / PS2
Nintendo Touch Golf / DS
Nintendogs / DS

O
Odin Sphere / PS2
Okami / PS2
Operation Flashpoint Elite / Xbox
Ouendan 2 / DS
Outrun 2 / Xbox

P
Painkiller / Xbox
PES 2008 / PS3
Prey / Xbox 360
Pro Evolution Soccer 5 / PSP
Pro Evolution Soccer 5 / Xbox PS2
Pro Evolution soccer 6 / PS2
Pro Evolution Soccer 6 / Xbox 360
Programme d'entrainement cerebral (Brain Training) / DS
Project Gotham 2 / Xbox

R
Rainbow Six Vegas / Xbox 360
Rayman / DS
Rayman contre les lapins crétins / DS
Red Steel / Wii
Resident Evil / Gamecube
Resident Evil 4 / NGC
Resident Evil Umbrella Chronicles / Wii
Rez / PS2
Ridge Racer / PSP
Ridge Racer 2 / PSP

S
Saints Row / Xbox 360
Scarface / Wii
SEGA Rally / XBOX 360
Shadow of the Colossus / PS2
Silent Hill 2 /PS2
SKATE / Xbox 360
Sly 2 / PS2
Soul Calibur 3 / PS2
Spiderman 2 / Xbox
Spiderman 3 / Xbox 360
Star Wars KOTOR / Xbox
Stranglehold / Xbox 360
SSX 3 / PS2, NGC, Xbox
Street Fighter Anniversary / Xbox
Super Mario Galaxy / Wii

T
Table Tennis / Wii
Table Tennis / Xbox 360
Tales of Symphonia / Gamecube
Tekken 5 PS2

Terminator 3 Redemption / Gamecube
Test Drive Unlimited / Xbox 360
Tetris / DS
Tingle / DS
Toca Race Driver 3 / Xbox
Tony Hawk's Project 8 / Xbox 360
Top Spin Tennis / Xbox
Trauma Center Second Opinion / Wii

V
Valkyrie Profile / PSP
Virtua tennis 2 / PS2
Virtua Tennis 3 / PSP
Virtua Tennis 3 / Xbox 360
Virtua Tennis World Tour / PSP

W
Wario Ware Touched ! / DS
Wario Ware : Smooth Moves / Wii
Wii Play / Wii
WRC 4 / PS2
WRC 2005 / PS2

Y
Yoshi's Island / DS

Z
Zelda, the Phantom Hourglass / DS
Zelda the Windwaker / NGC
Zelda Twilight princess / NGC Vs Wii

 

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TEST : PRO EVOLUTION SOCCER 2008 / PS3

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Konami
Support : PS3
Année : 2007

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Ah on l'attendait au tournant le PES 2008, après des débuts ratés sur Xbox 360 l'an passé, Konami avait promis un PES vraiment next-gen pour fin 2007, surtout sur PS3. PES étant lié de près à la PS2 de Sony depuis 6 ans, il est clair que tout le monde est pressé de voir que ce peut donner ce jeu sur un "Cell Processor" ! PES 2008 est capable à lui tout seul de relancer la console de Sony en France. C'est donc cette dernière version que je vous propose de tester. Le jeu se doit d'être à la hauteur des espérances car le FIFA cru 2008 d'Electronic Arts s'annonce pour la première fois exceptionnel.


L'INTERFACE, LES OPTIONS

Pour marquer le coup Konami a modifié l'interface, qui devient un peu plus simple et agréable à utiliser tout en restant dans la même veine. Vous ne serez pas perdu, pas de révolution. On retrouve par contre les mêmes modes de jeu et la "fameuse" Ligue des Masters ennuyeuse à mourir. Rien de vraiment neuf.

Coté licences rien de neuf non plus, ah si tiens des clubs Turcs, whaou... Il y a même eu des pertes de licences depuis l'an passé : Chelsea et Arsenal (deux petits clubs inconnus) ! Bon allez l'essentiel c'est le terrain, vite je lance un match PSG-OM (au hasard !).

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LE GAMEPLAY

Hop j'engage le jeu. Pas de surprise : c'est du PES, pas de temps d'adaptation pour celui qui connaît PES sur PS2.  Par contre on a vite l'impression que le jeu est encore plus rapide, le rythme est en effet assez infernal, s'éloignant de la réalité du football pour se transformer en un jeu de foot arcade : agréable en attaque et irritant en défense. Je n'ai jamais vu des joueurs du PSG courir aussi vite !!! L'IA semble toujours aussi bonne et donne l'impression de jouer contre un adversaire réel. Konami nous dit qu'elle a été revue totalement (la "Teamvision" qui analyse votre jeu et s'adapte), mais franchement c'est quasi imperceptible ! Quant à l'utilisation de la manette, c'est toujours agréable, même si la Sixaxis est trop légère.

Mais où est passé la philosophie de PES prônée par le chef de développement depuis des années : "être le plus proche possible de la réalité". Réaliser une version arcade pour toucher un public plus large ?! Alors que le jeu rencontrait déjà un succès très large, et qu'en plus les possesseurs de "next-gen" sont encore peu nombreux et donc sont des joueurs exigeants. Incompréhensible.

C'est un grosse déception donc... Mais elle devient totale si je vous parle de la réalisation ! ARF !




LA REALISATION

Les graphismes ne sont hélas pas exceptionnels, on dirait de la PS2 en HD tout simplement. Les animations de joueurs sont simplement un peu plus variées, les visages assez réussis et les expressions faciales en progression. Bof, tout ceci fait penser à la triste version Xbox 360 de l'an passé. 

Ah tiens, y a les arbitres de touche : seul le Cell Processor pouvait permettre un tel luxe il faut croire ! Encore une chose : on voit le banc de touche en pause ! Bordel de sprite ! Quant au public, même si on est maintenant loin des paquets de pixels ATARI 2600 de la version PS2 il reste peu crédible et peu vivant.

Par contre l'énorme déception vient du frame-rate : PES 2008 RAME sur PS3 ! Allez vlan, encore un jeu PS3 incapable d'être fluide ! Les chutes de framerate sont très fréquentes, incroyable, même sur PS2 on n'a pas ce soucis ! Encore une preuve que les programmeurs ont un mal fou avec la PS3 et son architecture trop compliquée. Ces ralentissements sont présents partout : dans le jeu et même lors des ralentis. J'allais oublier de vous parler des commentaires, en légère progression mais toujours assez ridicules ! Quant à l'ambiance dans les stades... on a l'impression d'assister à des matchs Japonais entre Akabira et Tagajo.

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Et là le pauvre gamin qui a mis toutes ses économies pour se payer la "surpuissante" PS3 devient vert ! Je précise tout de suite que je suis un pro-PES depuis 2001, et que je détestais la série FIFA, ne voyez donc pas ici un "trollage" pro-EA.


La PS3 est ridiculisée : graphismes moyens et ralentissements honteux, peu de contenu, peu de licences, un gameplay efficace mais trop arcade (on ne peut vraiment plus parler de simulation !) et plombé par le framerate hésitant, aucune innovation : PES 2008 est une énorme déception ! L'équipe de développement chargé de la série se montre ici incapable de franchir le cap de la next-gen. Ils le savent car Konami s'est empressé de déclarer que la version 2009 serait révolutionnaire... C'est le monde à l'envers : On entendait çà depuis 5 ans chez EA "l'an prochain FIFA sera beaucoup mieux". 

C'est la fin d'un mythe, impensable il y encore 2 ans.


BOYCOTT !
Un conseil : boycottez PES 2008 pour "punir" Konami et les obliger à revoir totalement leur copie l'an prochain (Il vous restera de toute façon PES 6 sur PS2 qui est meilleur). Et jetez un oeil du coté du grand méchant loup, chez EA Sports... Si si...

VERSION PS3 ou XBOX 360 ?
C'est le comble : La version Xbox 360 est un peu plus réussie en terme de réalisation ! Le jeu rame moins et semble plus beau !!! Cependant le gameplay est identique et la manette Xbox 360 est moins agréable sur ce jeu. PES 2008 devait être le jeu qui ferait vendre des PS3 à la pelle... Un bundle va même être disponible début novembre. Mais face à cette déception, face à la version Xbox 360 plus belle, et face à FIFA08, c'est un nouveau coup dur pour Sony.


SUPPOS : 2.5/6
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TEST : RESIDENT EVIL / GAMECUBE

Publié le par Kaiserdata

Editeur : Capcom
Support : Gamecube
Année : 2002



Si les jeux méritant un remake sont ceux ayant profondément marqué un genre, voire même quasiment créé un genre (oui je sais, Alone In The Dark...), Resident Evil viendrait assez rapidement à l'esprit. Car les remakes, c'est avant tout pour les oeuvres ayant fortement perdu de leur attraits visuels et arborant un gameplay dépassé depuis des siècles, et dans ce cas, nul doute que Resident Evil est de ceux-là. 

Et aujourd'hui, il faut bien avouer que le visuel du jeu accuse bien mal le poids des années, pouvant même à lui seul qualifier l'oeuvre de "jeu d'horreur", ressemblant à une orgie de pixels de bien peu de couleurs, avec des personnages s'incrustant aussi bien aux décors qu'une greffe de cerveau sur une chanteuse de la Star-Ac.
Qu'en est-il sur ce point du remake? Et bien la réponse va être assez rapide, car vous le découvrirez dès la porte du manoir, le jeu est certainement le plus beau vu sur GameCube. Et oui!

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Welcome Stranger! Avouez que ça a quand même plus de gueule non?


Tout la beauté du jeu se retrouve presque dans cette pièce charnière, des décors léchés (jusqu'au asticots grouillant dans les casseroles sales), des éclairages magnifiques (du feu de bois au éclairs en passant par la bougie), des vues de caméra extrêmement bien choisies, tout est là. Pour qui a pu tâter l'original auparavant, le jeu est méconnaissable, du moins à ce niveau, l'architecture restant globalement la même. Et pour ne pas plomber ce chef-d'oeuvre macabre, c'est malheureusement une autre pièce d'art qui a dû être coupée; ainsi si vous êtes comme moi fan de bons gros nanards rigolos, vous allez être déçu de ne plus avoir droit à cette splendide cinématique de début.

Souvenez-vous! Ces effets de caméra psychés, ces effets spéciaux mais surtout ce jeu d'acteurs! Fini ! Ainsi la cinématique de début se fera sur le moteur du jeu, et les doublages ont bien sûr été entièrement refaits. Bref, au niveau emrobage, le jeu est une totale réussite.

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Comme le dit Wesker, fais attention! Une des deux versions fait vomir.


Deuxième point qui pourrait justifier le remake, le gameplay. Si là, la révolution n'est pas aussi grande que pourrait l'être un tournant tel RE4, l'évolution est quand même assez intéressante. Ainsi si les mouvements (le pratique demi-tour rapide en plus) et la visée (avec la toute aussi pratique visée automatique) restent les mêmes, c'est dans la façon de jouer que quelques changements s'opèrent. 

Ainsi, vous aurez le droit à un nouveau type d'arme, les armes de défense, au nombre de deux, couteaux et grenades aveuglantes. Ces dernières, permettent lors d'une étreinte un peu trop collante avec un membre de sexe opposé zombifié ou une autre bête quelconque sortie du bestiaire habituel, de mettre fin à cette relation par un amical couteau planté dans la tête ou encore plus radical, une grenade aveuglante dans la gueule, coupant soudainement à la bête tout appétit (en sus de sa tête bien entendu). Ces armes, bien que ne prenant pas de place dans l'inventaire, sont plutôt limitées en nombre, il faudra ainsi en user avec modération, vous permettant alors d'économiser vos précieuses herbes. Parlons d'ailleurs de cet inventaire, toujours le même, il vous forcera comme d'habitude à de biens pénibles aller-retour au coffre le plus proche. De ce côté là, rien de changé.

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Le chien, le meilleur ami de l'homme. Rapportant ici le bras de Chris.


Et ces aller-retours se font bien plus stressants qu'auparavant, car si vous aviez réussi à semer un monstre précédemment, nul dit qu'il ne vous cassera pas la porte à la figure ce coup-ci, effet qui vous fera sursauter à chaque fois, la porte restant cassée tout le jeu et vous évitant ainsi l'éternel « ouverture » de porte sauce Resident Evil. Sans compter ces zombies qui n'auront pas été abattu d'une bonne balle dans le cortex qui décideront soudain de se relever pour vous dévorer avec bien plus de conviction que la première fois, car cette fois-ci, ils courront! Pour éviter cela, vous pourrez d'ailleurs enflammer les cadavres laissés sur votre chemin à l'aide du classique briquet et d'un réservoir à essence (limitée elle aussi) que vous pourrez remplir dans quelques salles de sauvegarde.

Comme dit avant-cela, l'architecture des salles et les énigmes restent globalement les mêmes avec toutefois un petit ajout scénaristique agréable qui vous fera visiter une cabane digne de celle d'Evil Dead à l'entrée de la forêt. Au niveau sonore, les musiques retravaillées sont toujours aussi belles, stressantes en action, malsaines et glauques dans les salles les plus obscures.


Tout l'aspect de la refonte traité, que reste t-il du jeu en lui même ?

Si comparé au quatrième opus, ce jeu reste plus classique, voire oldschool dans son approche, il n'en reste pas moins agréable à parcourir. On jouera plus sur ce dernier pour l'ambiance malsaine et se réserver certaines frayeurs dont le dernier opus s'est amputé pour s'y greffer le fun. Le principe restant donc le même que le jeu auquel il rend honneur (et globalement le principe de la série d'ailleurs), il vous faudra toujours parcourir de nombreux couloirs et pièces à la recherche de la clef qui vous permettra de progresser dans le manoir. Ces couloirs étant, bien sûr, la plupart du temps, infestés de monstres piochés dans le bestiaire habituel. Le tout étant, suivant le niveau de difficulté choisi, de suivre la solution adéquate. Car si, dans le niveau de difficulté le moins élevé, vous pourrez user et abuser de vos munitions afin d'en truffer les carcasses ennemis, les deux autres niveaux requièrent une certaine économie des munitions , vous obligeant alors à éviter ces monstres comme la peste (ou comme le Virus-T en l'occurrence). 

La plupart du jeu se déroulant dans des couloirs assez étroits dans lesquels vous allez effectuer de nombreux aller-retours, il vous faudra faire preuve de patience et dextérité. Les sauvegardes étant toujours limitées par les rubans encreurs, et le "Game Over" pouvant se trouver au bout de chaque couloir, il règne donc en permanence une angoisse de la mort que seuls les acharnés oseront affronter en mode difficile. Dans ce mode, chaque balle devra être dument méritée au risque de vous retrouver très rapidement à cours de munitions. Le niveau des énigmes, quant à lui, reste toujours le point faible de la série. Petit exemple: vous trouvez un objet dans une pièce que vous venez d'ouvrir avec la clef que vous venez juste d'obtenir, hop, petit déclic dans la tête, "ah mais c'est donc l'objet que je dois mettre dans la pièce de tout à l'heure!", et voilà, énigme résolue de façon quasi-instantanée. Soit vous vous demanderez si vous n'êtes pas un petit génie n'ayant jamais été reconnu, soit vous remettrez en question la qualité des énigmes. La globalité des énigmes se résolvant d'ailleurs de cette façon, certes quelques unes vous poseront plus de problèmes mais là encore, rien de bien méchant.

Reste le scénario, certains personnages s'étant maintenant échappés de leur brouillard énigmatique respectif, on peut certainement dire que la Saga a toujours sû rendre les questions plus intéressantes que les réponses faisant alors de ces prémisses la gloire de cette dernière. Umbrella n'ayant jamais eu autant de classe que lorsque l'on en savait aussi peu.

Malgré les années, Resident Evil premier du nom est un jeu classique qui a su garder de son "mordant". Gardant son lot de scènes épiques (la fameuse scène des requins), c'est toujours avec un mélange bizarre quoique plaisant que vous vous lancerez dans la partie, celui de la nostalgie et de la peur au ventre.

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Comme ce requin, vous pourrez ensuite vous faire les dents sur RE 0


Scénario: Pas de changement de ce côté à part un petit ajout ne modifiant pas la trame principale mais qui vous fera faire une rencontre assez touchante bien que macabre.

Graphismes: Sur le podium des plus beaux jeux du Cube très certainement.

Bande-son: Musique collant parfaitement aux différentes ambiances du jeu. Tantôt stressantes, tantôt malsaines, elles savent aussi jouer de leur absence pour laisser la part belle aux bruitages impeccables, que ce soit au crépitement du feu, au tonnerre vrombissant ou aux bruits laconiques des bêbêtes.

Gameplay:
Du renouvellement dans le classique en somme, qui a joué aux opus précèdent ne sera pas perdu, et sera même agréablement surpris des quelques subtils ajouts.


Au final ce remake sublime parfaitement la beauté macabre du jeu sans en dénaturer totalement la façon d'y jouer par des ajouts dosés et subtils, et c'est bien ce qu'on lui demandait. Et même en ayant déjà vécu l'aventure, vous aurez plus de plaisir et de surprises en y revenant qu'en vous lançant dans celle de Resident Evil Zero par exemple... Mais ça, c'est une autre histoire.


SUPPOS : 5/6
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