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TEST COMPARATIF : BIOSHOCK / PS3 Vs XBOX 360

Publié le par Dr Floyd

BIOSHOCK / COMPARATIF PS3-XBOX 360

Editeur : 2K Games
Année : 2008

 


Un peu frustrés par leur catalogue de jeux  maigre et bas de gamme les possesseurs de PS3 voyaient en Bioshock l'occasion de récupérer, même un an en retard, un bon hit commercial de la Xbox 360. Le contenu du jeu original ayant été conservé à 100% je vous renvoi au test sur Xbox 360. Concentrons nous ici sur la forme... et sur la comparaison technique de la version PS3 Vs Xbox 360.


On commence par l'installation : 5 Go, rien que çà ! (et plus de 10 minutes d'attente). Mine de rien pour une console 40Gb c'est 15% du disque en moins ! Et donc l'obligation de supprimer les jeux une fois le disque plein ! Bienvenue dans le monde moderne du jeu vidéo.

Cà ne se voit pas forcement mais il faut le dire : La définition graphique sur PS3 passe de 720p à 680p ! Un comble pour la console Full-HD de Sony ! Quand Sony parle d'une console Full-HD c'est presque une arnaque commerciale : non seulement 95% des jeux ne sont pas full-HD, mais bien 80% des jeux ne sont même pas HD, descendant tous sous les 720p pour éviter trop de ralentissements. Rajoutez à cela des textures parfois moins réussies et un effet de flou pour améliorer la vitesse du jeu !

 



Car même avec cette définition inférieure et ces effets de flou, le jeu n'arrive pas à égaler la version Xbox 360 en terme de framerate ! Celui ci tombe régulièrement sous les 30 img/sec. On doit souvent être proche des 20 img/sec à vue de nez, ce qui rend l'ensemble un peu désagréable visuellement. Bref, le même problème rencontré sur quasiment tous les jeux PS3 depuis deux ans.

Au niveau contenu la version PS3 apporte un niveau Survivor, sans réel intérêt. On attend maintenant des patchs pour corriger quelques défauts dont je ne vous ai même pas parlé (comme les freezes ou les cinématiques encadrées d'une bordure) mais ne rêvez pas : le framerate ne sera pas amélioré !

 


Pour moi Bioshock est à la base un FPS très moyen (répétitif, ennuyeux) mais visuellement très réussit permettant une bonne immersion dans le jeu... Mais la version PS3 n'a même plus cet avantage car avec une définition graphique inférieure, des textures moins belles, des effets de flou qui font disparaître des détails, et un framerate poussif, l'immersion n'est plus qu'un lointain souvenir. Et quel scandale de lire sur le site n°1 français de jeu vidéo "cette déclinaison PS3 est strictement identique". Soit les testeurs sont totalement incompétents, soit ils doivent se taire, fond de commerce oblige.


Dire qu'il aura fallu attendre un an pour voir débarquer une version inférieure sur tous les points... Évidemment si vous ne connaissez pas la version X360 et que le framerate n'est pas un soucis pour vous, vous pourrez malgré tout trouver ce jeu séduisant sur PS3. Mais c'est tout de même frustrant quand on a acheté une console à 399€ alors que la concurrence propose mieux pour 139€.

AVANTAGES DE LA VERSION PS3 :
- Aucun

INCONVENIENTS DE LA VERSION PS3 :
- Installation,
- Textures de qualité inférieure,
- Cinématiques entourées d'une bordure,
- Effet de flou,
- baisse de la définition graphique de 720 a 680p,
- Gameplay moins agréable : du fait des ralentissements et du Dualshock moins adapté pour les FPS


SUPPOS : 2/6

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TEST : DISASTER DAY OF CRISIS / NINTENDO Wii

Publié le par Nono-Binks

DISASTER : DAY OF CRISIS

Editeur : Nintendo
Support : Nintendo Wii
Année : 2008

 

 

Disaster est sans aucun doute un des jeux le plus attendu par pas mal de "gamers" déçus de la Wii. Le jeu reprend une trame et un aspect mature et promet monts et merveilles... Mais qu'en est il réellement ?

La première chose souvent jugée dans un jeu, bien avant de savoir si il est intéressant ou pas ce sont les graphismes. On adhère ou pas à cette doctrine, n'empêche qu'elle fait tourner le monde du jeux vidéo actuellement. Disaster est sans conteste le plus beau jeu de la Wii dans le style "réaliste". C'est assez détaillé avec des textures plutôt fines, des cinématiques travaillées et bien mises en scène et on souffre à peine du manque de polygones... Ce qui manquerait le plus ce sont les effets de lumière qui semblent très pauvres maintenant et une modélisation des personnages un peu plus soignée... Disons que visuellement parlant c'est quand même suffisant pour prendre plaisir à jouer et c'est "le top" sur Wii... Si on compare à Gears of War 2 bon Ok c'est vraiment pas terrible mais au moins on ne se fout pas trop de notre gueule cette fois ci vis à vis des capacités de la Wii.


une image qui reflète bien l'aspect graphique, assez détaillée et soignée mais les effets semblent pauvres


Le gameplay quant à lui est très sympa et comporte un tas de bonnes idées. La wiimote est relativement bien exploitée au cours de situations suffisamment variées pour que le jeu ne devienne pas répétitif. L'idée de la radio et du bruit de l'arme dans le micro de la wiimote est excellente. Le jeu possède cependant un rythme assez lent mais ce n'est pas un point négatif pour autant... Pour une fois aussi on nous démontre que la Wiimote peut être utilisée de manière intelligente. A noter cependant des phases de conduite assez fades et pas toujours inspirées.


Une des nombreuses situations de sauvetages exploitant bien la Wiimote


Pour la durée de vie, ne l'ayant pas encore terminé je ne peux pas me prononcer, mais j'en suis à 6 heures sans être lassé et il semblerait que la fin se profile. On doit donc être à une dizaine d'heures en tout pour le terminer une première fois. Les plus mordus de 100% y reviendront sans doute une seconde fois pour effectuer tous les sauvetages et débloquer tous les titres et armes du jeu. Côté optimisation nous avons la possibilité d'acheter de nouvelles armes et d'optimiser celles possédées ainsi que d'améliorer les performances de Ray (le héros). Cà reste basique certes mais ça plaît à ceux qui n'aiment pas trop se compliquer la tête pour optimiser un personnage ou une arme.

Les modes supplémentaires ou plutôt le mode supplémentaire ne suffira pas à augmenter cette durée de vie. Il s'agit d'un entraînement au tir qui vous permettra de débloquer de nouvelles armes. Cet entraînement est assez fade et ne donne pas vraiment envie de revenir dessus. Les armes accessibles sans passer par cet entraînement sont bien suffisantes une fois optimisées.





Enfin côté scénario l'histoire est relativement tirée par les cheveux mais donne lieu à des situations de jeux variées... Notre héros Ray, sauveteur émérite de son statut, va devoir s'occuper de la soeur d'un ami à qui il a fait une promesse. Cette jeune et jolie demoiselle va bien sur être enlevée par un groupe armé déterminé, mais tout serait bien trop simple si la terre n'avait pas décidé de détruire les States... Ce qui fait surtout la force de Disaster c'est le principe du jeu qui n'est pas si courant (je ne connais que SOS sur PS2) et c'est donc fort sympathique...




Bref Disaster, malgré un aspect visuel un peu dépassé et quelques défauts est sans doute LE jeu pour  "gamer " de la Wii pour cette fin d'année (si ce n'est cette année). A posséder absolument.

 

SUPPOS : 5/6

 






L'AVIS DU DOC
Même si le gameplay est banal (phases d'exploration dans des "couloirs", mini jeux très simples et scènes de gun moyennement dynamiques) le mélange final lié à un scénario mettant en scène des catastrophes naturelles est totalement rafraichissant ! La réalisation globale est quant à elle digne des capacités de la Wii. Un très bon moment de jeu vidéo que je vous recommande ! (note identique).

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TEST : GEARS OF WAR 2 / XBOX 360

Publié le par Dazell Kiln

GEARS OF WAR 2

Editeur :
Microsoft
Developpeur : Epic Games
Support : Xbox 360
Année : 2008
Prix Jeu GEARS OF WAR 2 XBOX 360 avec Twenga



Gears of War 2 était attendu comme le messie sur xbox 360 en cette fin d’année 2008. Pourquoi ? Car depuis Halo 3 et Call of Duty 4, aucun jeu n’avait vraiment fait l’unanimité chez les joueurs… Pourtant, nombreux sont les titres d’action de qualité à être sortis courant de cette année (Unreal Tournament 3, Battlefield Bad Company,…) Mais aucun n’a eu le potentiel d’addiction apporté par Gears of War premier du nom, Halo 3 et Call of Duty 4. Mais soyez en paix, GoW2 et bien arrivé et pour y avoir joué, je peux vous dire que l’attente valait le coup !


La campagne solo

Ici, pas de mauvaise surprise. Le fonctionnement est le même que GoW1. Le jeu est jouable en solo ou en coop, elle-même dispo en local ou sur le live. Tous les succès de la campagne sont d’ailleurs déblocables à deux. Dès le départ, 3 modes de difficultés sont disponibles : novice, normal et vétéran. Ce dernier une fois terminé débloquant le mode dément.


Dans l'escouade Delta, on est pas des rigolos...

De prime abord, on pourrait penser que le moteur graphique n’a été que peu revu depuis la précédente version… Un peu de clipping par ci par là (le lot du moteur d’Epic) mais un réalisme et une qualité à toute épreuve. Sauf qu’une fois passé le premier niveau de didacticiel, se passant quasi exclusivement dans les couloirs, les choses sérieuses commencent. Et là, attention à la claque… Des décors immenses avec une profondeur de champ rarement vu, des détails à foison, des textures fouillées, des lieux imposants,… Bref, Epic a bichonné sont bébé.



Le pitch de la campagne est simple : l’utilisation de la bombe lumière dans le premier épisode, plutôt que d’annihiler la Horde des locustes, l’a au contraire renforcée. Elle est désormais capable de rayer purement et simplement des villes entières de la carte. Seule demeure intouchable la ville de Jacinto, dernier bastion de l’Humanité, en raison de son emplacement : un plateau de granit, matière que les locustes ne parviennent pas à creuser. Mais cet état de fait est en train de changer. Pour éviter de s’éteindre, la race humaine est donc obligée d’attaquer. Elle envoie donc les escouades de Gears de la CGU directement dans les profondeurs de la planète pour tuer les locustes dans leur propre bastion. C’est là que vous intervenez, en prenant le contrôle de l’escouade Delta, commandée par Marcus Fenix. Autant vous le dire tout de suite, ces mecs n’ont peur de rien… Ils renvoient le Major d’Halo au rang de fillette apeurée (ils ne sont pourtant pas abrités sous une armure ces malades !!!).

Petit ajout à ce scénario plein de testostérone, Dominic Santiago, membre de l’escouade, est à la recherche de sa femme disparue sur le champ de bataille, insufflant un peu de fragilité au milieu de cette bande de brutes.


La damoiselle en détresse...

Autant vous le dire tout de suite, cette campagne est une bombe. Ça pète de partout et il n’y a aucun temps mort. Quelques bugs de collision viennent cependant entacher ce beau tableau mais rien de bien méchant.

Les décors sont variés, les ennemis nombreux et colossaux, bref, je le redis, du tout bon. Seule ombre au tableau : c'est un peu court (je conseille de jouer directement au rang vétéran afin de se donner un peu de challenge !). Mais nous ne sommes pas non plus dans un RPG et Gears of War, nous le savons, prend tout son sens en multi…


Toi, t'as pas une gueule de porte-bonheur...






Le mode multijoueur

Jouable en ligne comme en local, il y a 6 modes : exécution (il faut venir achever l'ennemi qui rampe à terre), zone de guerre (un simple tir permet d'achever l'ennemi), annexion (une sorte de capture de zone), fugitif (capture de drapeau, mais ici le drapeau est humain et se défend... au fusil à pompe !), roi de la colline et ailier (multiples équipes de 2). Cà change des 3 modes du premier et cela lui promet donc un avenir encore plus grand en ligne.

Autre mode multi joueur : le mode Horde. Jouable à 5, il s'agit de 50 vagues d'ennemis successives, de plus en plus résistantes et de plus en plus puissantes, par tranche de 10. Pour information, les gens de chez Epic, qui connaissent tout de même leur bébé sur le bout des sticks, ne parviennent pas à passer la 25ème vague d'ennemis en mode dément, le mode le plus difficile du jeu. Voilà qui assure un beau challenge...

Les ennemis ont aussi changé... Outre les grenadiers munis de fusil à pompe, les rebuts qui sautillent partout et les drones et leur mitraillettes, nous retrouvons aussi nos amis Boomer et leur lance-grenades, mais aussi les même avec d'immenses hachoirs ou encore des fléaux d'armes et un bouclier (et je peux vous dire que les voir arriver de loin derrière leur bouclier et se mettre à vous charger en courant quand ils sont à 5 mètres de vous, ça fait tout drôle...). D'autres bestioles inédites apparaissent : Les mages kantus, qui réveillent les locustes tombés au combat, des saleté de bestioles à 4 pattes qui se kamikazent en explosant sur tout humain de passage (les Tickers), des locustes sur d'atroces montures bipèdes ayant d'immenses griffes, des bestiaux à mi-chemin entre predator et les floods de Halo (les Sires)... Bref, le mode Horde n'est pas de tout repos... Ici, le travail d'équipe prime et s'en sortir seul est proche de l'impossible.

Autre point important : les bots ! Enfin un jeu next gen avec des bots agressifs, intelligents, autrement dit donnant du fil à retordre, même dans les modes de difficultés les plus bas... Et oui ! Si vous jouez en partie non classée en ligne ou en local, vous pouvez paramétrer l'ajout de bots et fixer leur niveau.


Gears of War 2: les locustes sont de retour et ils ne sont pas contents...


Reste les parties publiques, correspondant aux parties classées. Contrairement au premier Gears of War, le matchmaking est possible. Cependant, c'est bien tout ce que l'on peut maitriser à coup sûr. Nous sommes ensuite rejoints par 5 adversaires et les deux équipes doivent voter entre deux maps puis entre deux modes de jeux... Ce principe est bien pensé est devrait permettre d'éviter les tricheurs...

Petit point technique : dans Gears of War, sur le live, c'était un des joueurs qui hébergeait la partie et pour peu que le joueur en question ait une connexion de qualité et un bon niveau, il était quasiment invincible. Pour cette suite, afin d'équilibrer la donne, en partie classée, les parties sont hébergées par des serveurs dédiés. Pour les parties privées, le mode de fonctionnement est cependant le même qu'initialement.

Des ajouts sympathiques ont aussi été faits dans les possibilités ludiques du jeu. Désormais, d'une simple pression du bouton LB, vous pourrez voir tous vos contacts étant sur Gears of War 2 en même temps que vous, le mode de jeu qu'ils pratiquent dans l'instant,... Vous pouvez aussi, une fois mort en partie multijoueur, utiliser la caméra fantôme et vous déplacer sur la map comme vous le voulez (comme dans Halo 3 sauf qu'ici, la partie est en cours) et prendre des photos qui seront stockées dans votre journal de guerre... bref, ce jeu est vraiment bien pensé et il me tarde déjà de m'y remettre.

Enfin, les armes: tourelles sulfator (énorme sulfateuse que l'on peut poser où l'on veut pour tirer, mitraillette, lanzor (hum! Chainsaw! good!), Colt six coup surpuissant, tir de mortier, lance flammes, grenades, fumigènes paralysants, grenades empoisonnées, mitraillettes, sniper,... Tout y est ! De quoi se trucider dans la joie et la bonne humeur !


J'aime passer les locustes au barbecue...

Au final, les ajouts de gameplay sont présents mais subtiles… Les déplacements des personnages sont similaires mais les ajouts ne se font pas ici. Outre les armes supplémentaires, des ajouts de gameplay bien pratiques sont disponibles. La possibilité de ramper prend par exemple tout son sens lors des longues fusillades à couvert. Cela vous permettra de vous mettre à l’abri pour faciliter la tâche de vous réanimer à vos coéquipiers. La possibilité de prendre un otage est elle aussi bien pratique pour enfoncer les lignes ennemies. Qu’il est jouissif de s’abriter derrière ses ennemis pour aller débusquer les derniers survivants du camp adverse !!! Le combat de tronçonneuses est lui aussi bien pensé. Finie la cinématique de tronçonnage empêchant d’interagir avec le tronçonneur. Maintenant, la tronçonneuse n’est plus un aspirateur à ennemi et vous n’êtes donc plus intouchable. De plus, petite subtilité, même si un combat de tronçonneuse s’amorce, il est possible pour un autre ennemi de venir vous achever par derrière pendant ce laps de temps, assurant la survie de votre adversaire et votre mort par la même occasion.

Bref, ce mode multi a été repensé et bien repensé. C’est vraiment du tout bon.


Ce n'est pas le moment d'avoir les genoux qui flageolent...


Pour conclure, je ne dirai qu'une chose : pour peu que vous aimiez l'action et que l'hémoglobine ne vous effraie pas, filez acheter ce jeu. Ce n'est pas juste un add-on. Il a entièrement était repensé, recalibré. Nombreux sont les ajouts et nombreuses seront vos nuits blanches. Sur ce, j'y retourne. J'ai encore des locustes à tronçonner !

SUPPOS : 5,5/6







L'AVIS DU DOC
Gameplay fignolé, graphismes encore plus fins et plus colorés, violence exacerbée, dynamisme fulgurant, rage de combattre décuplée, et réalisation technique époustouflante, Gears of War 2 représente la vitrine technologique ultime de la Xbox 360, et pour une fois ceci est compatible avec le mot 'gameplay' ! Un jeu fabuleux, maîtrisé du bout des doigts. La PS3 peut sérieusement s'inquiéter face à une telle oeuvre, et face à une console qui démontre définitivement sa supériorité technique.

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TEST FLASH : LE MONDE NE SUFFIT PAS 007 / N64

Publié le par Keneda

Le Monde ne suffit pas 007

Développeur : Eurocom
Editeur : EA
Sortie : déc. 2000



3 ans après le mythique Goldeneye, le James Bond nouveau débarque et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a la pression. Cette fois ci, ce n'est plus RARE qui s'y colle mais EUROCOM. Difficle de succéder à un chef-d'oeuvre absolu...


La progression du jeu suit bien entendu la trame du film éponyme (plutôt médiocre soit dit en passant, comme tous les 007 avec Pierce Brosnan), et il vous faudra arrêter le vilain terroriste Renard qui veut faire joujou avec une arme nucléaire. Le jeu prend bien évidemment la forme d'un FPS s'inspirant ostensiblement de Goldeneye. Une grande partie des mécanismes du jeu et du gameplay sont ainsi repris.


"Ne pas viser le coca, ça pourrait tout faire péter"

La principale innovation de ce jeu consiste en l'apparition de passages que l'on qualifiera "d'infiltration" alors que Goldeneye était à 90% orienté vers l'action. L'infiltration se présente ici sous deux formes. On rencontre tout d'abord des phases d'infiltration pure, où le but est d'entrer en douce dans un bâtiment en évitant les caméras, en se cachant derrière des buissons, et en neutralisant des gardes sans utiliser d'armes à feu. On est aidé dans cette tache par un système de gadget hérité de Goldeneye, et le rayon laser paralysant ou le grappin vous seront fort utiles. On trouve aussi des phases d'infiltration "de jour", ou il faudra la jouer fine en se faisant passer pour quelqu'un d'autre. L'attachés-case et le passe-port vous seront ici plus utiles que le PP7 ou le lance-roquettes.


"En effet ma jolie !"

Cependant je tiens à vous rassurez tout de suite, ces passages ne constituent qu'un faible part du jeu, et c'est l'arme au point que 007 fera étalage de sa diplomatie toute britannique ! La réalisation est de très bonne facture et surpasse même Goldeneye, que ce soit avec ou sans expansion pack. Les décors sont détaillés, les textures très propres, notamment lors des passages en extérieur. L'ensemble est agrémenté de petites animations sympathiques comme par exemple le rechargement d'une arme.

La prise en main est quasiment identique à celle de son prédécesseur. On notera tout de même certaines nouveautés, comme l'apparition d'un tir ou d'une fonction secondaire pour chaque armes (ajout de silencieux, passage en tir automatique...).


"Du bourinage comme on l'aime"

Si la durée de vie du mode solo n'est pas particulièrement impressionnante et si les 14 niveaux se finissent assez vite, vous pourrez cependant vous essayer aux joutes multijoueurs. Une nouvelle fois, le jeu s'inspire de son aîné et reprend la plupart des modes de jeu. On notera ici l'apparition de niveaux en extérieur dont le particulièrement réussi Istanbul. Des heures de fun entre amis en perspective !


Si la tache de succéder à Goldeneye était rude, Le monde ne suffit pas s'en sort avec les honneurs. S'il ne parvient toutefois pas à égaler le mythe, il reprend nombre de ses qualités et c'est avec grand plaisir que le retrouve son permis de tuer, que ce soit en solo ou en multi.

SUPPOS : 4,5/6

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TEST FLASH : BIENVENUE CHEZ LES CH'TIS / DS

Publié le par Dr Floyd

Editeur : Mindscape
Développeur : Le Caillou
Support : Nintendo DS
Sortie : 2008



Çà m'arrache le coeur de devoir le dire mais Bienvenue chez les Ch'tis est le film français le plus populaire de tous les temps... Bah oui... Le buzz médiatique énorme aura réussi à le propulser vers les sommets alors que ce n'est qu'une comédie quelconque comme il en existe tant. Mais peut-être que les jeux tirés du film seront miraculeusement de bonne qualité ?

Le jeu se décompose en une quinzaine de mini-jeux jouables au stylet, où vous devez choisir entre Mario Merad et Luigi Boon avant chaque activité. L'ensemble suit à peu près la trame du film comme rouler sur l'autoroute en évitant les obstacles sans rouler trop lentement sous peine d'arrestation...


Sauf que la jouabilité est déplorable, limite injouable avec le stylet qui est mal détecté, sans compter sur des graphismes et des animations indignes d'un Amstrad GX4000 ! La honte absolue : les animations sont saccadées, les personnages mal dessinés (c'est bien simple on ne les reconnaît même pas !!!). Idem pour la partie sonore, ridicule. Heureusement les répliques répétitives de Dany Boon et de Kad Merad sauvent les meubles... hum...


Graphismes flash bas de gamme, moche, injouable, répétitif, simpliste, sans multi, ce jeu est une honte vidéoludique qui n'aurait jamais du voir le jour. Hélas Dany Boon fait fructifier son fond de commerce et n'hésite pas à vendre de la merde. Plus mauvais que le film : c'est un exploit.

SUPPOS : 0/6

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FAR CRY 2 : LE TEST MULTIJOUEUR SUR XBOX 360

Publié le par Dancorp

FAR CRY 2 (en Multijoueur)

Editeur : Ubisoft
Support : Xbox 360
Année : 2008



Je vous propose aujourd'hui une petite présentation et une critique personnelle sur le multiplayer on-line de Farcry 2 sur XBOX 360.


SE CONNECTER

A l'instar de nombreux jeux du genre, il est possible de créer sa partie ou d'en rechercher une en filtrant sur différents critères. Il est aussi possible de se connecter à une partie "rapide" en mode matchmaking, où le serveur vous connectera automatiquement à une partie en cours. Cette fonctionnalité, présente dans d’autres jeux, est particulièrement sympathique puisque au delà d'un accès rapide à une partie, cette dernière ne comportera que des joueurs de votre niveau. Cela vous évitera donc des parties inintéressantes, soit avec des boulets qui courent dans les murs, soit au contraire avec des snipers vous empêchant de jouer plus de 15 sec.




LES MODES DE JEU

Différents modes de jeux sont bien entendu disponibles. Parmi les classiques du genre, on retrouvera le bon vieux deathmatch (chacun pour sa poire), le Deathmatch par équipe, et le CTF. Un nouveau mode de jeu est cependant disponible le Uprising. Dans le Uprising, un jeu par équipe, il s’agit de protéger un commandant, nommé au hasard dans votre équipe, qui devra effectuer des taches (aller à des points de contrôle je crois). Une fois la tache du commandant terminée, vous pourrez aller tuer le commandant adverse.

Vous connaissiez le CTF, mais le CTD... connais pas ! ben c'est simplement Capture the diamants. Pour rappel aux bytos, ce mode plus connus sous le nom de Capture The Flag est un jeu par équipe où le but est d'aller dérober le drapeau (ici les diamants) de l'équipe adverse dans leurs camps, le ramener dans son propre camps, sans se le faire dérober. On peut donc protéger son camp des attaques adverses ou bien partir mettre le bordel chez les autres. Si par chance vous volez le drapeau adverse, un conseil : courrez vite, car vous deviendrez l’homme à abattre.




DEBUT DE PARTIE

Au début de la partie, ou bien à chaque résurrection (respawn), vous pouvez choisir votre profil de personnage. En effet, votre équipement est limité et il est propre à chaque profil. Alors que vous avez accès en solo à 3 armes, en multi, vous n'en aurez que deux. Le "sniper" aura donc un 22 long riff et une arme de poing alors qu’un autre profil aura par exemple un AK47 et un pistolet équipé d’un silencieux. C'est là que la nouveauté arrive : au début, vous ne pouvez pas changer les armes de chaque profil, et en fonction de votre manière de jouer, vous gagnez en expérience et par conséquent des diamants vous permettant, comme dans un RPG, d'améliorer votre perso. "Level Up" ! Ainsi, si comme moi vous être fort au tir au pigeon, votre 22 Long Riff sera vite remplacé par un véritable fusil à lunette.

Pour gagner de l’expérience, plusieurs moyens sont possibles, puisqu’au-delà de tuer un max d'adversaire, c’est avant tout votre manière de jouer qui compte. Tuer des mecs est certes important, mais par exemple si vous le faite à la machette, c'est mieux ! Enfin, pour ne pas trop favoriser les pros du pads,  il existe un autre moyen de gagner des diamants : en portant secours à vos amis. En effet, si votre barre de vie arrive à zéro, vous n'êtes pas forcement mort tout de suite, vous pouvez passer par un état intermédiaire : "Blessé". SI un ami vient vous porter secours à temps votre vie sera ainsi remise au max et vous pourrez alors directement reprendre le combat. Il faut aussi penser que si vous étiez isolé ou bien en plein champs de bataille, personne ne viendra vous porter secours. (on peut alors se laisser mourir en stoppant le compte à rebours).

Enfin, une précision important concernant votre expérience et vos diamants, sachez que ceux gagnés en mode Matchmaking seront perdus à votre déconnection. Pour conserver vos armes, il convient de jouer en mode carrière, avec classement à points, où l’expérience est plus longue à acquérir…


LES MAPS

Le jeu contient par défaut un grand nombre de cartes multis, dans divers lieux, sous diverses conditions (nuit, pluie etc...). Une "durée de vie" d'autant plus accrus par l'éditeur de maps fourni avec le jeu. Par ailleurs les maps téléchargées pourront être conservées en local si elles vous ont plus (comme dans les TrackMania). De plus, pour le cas d'une map nouvellement créée, elle sera soumis en fin de partie à un vote du public. Pratique pour voir si votre carte a plu !


Pour conclure, vous aurez compris que j'aime ce jeu en multi, puisque on garde le meilleur (graphismes, ambiance) et on remplace le moins bien (l'IA). Imaginez vous dans le noir, quand vous ne percevez rien mise à part les bruits de la nuit, et que soudain vous entendez une balle de sniper siffler à votre oreille...

SUPPOS : 5/6

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[TEST] THUNDER FORCE VI / PS2

Publié le par Dr Floyd

THUNDER FORCE VI
Support : PS2
Editeur :
Sega
Developpeur : Tecno Soft
Année : 2008 (en import uniquement)



On l'aura attendu celui là ! le dernier opus datait de 10 ans sur Saturn, suivi d'un projet avorté sur Dreamcast. Il aura donc fallu attendre 2008 pour voir débarquer le 6e opus sur PS2... oui étrangement sur PS2. Que vaut aujourd'hui cette licence mythique qui a fait le bonheur de la Megadrive ?

Cà commence plutôt mal, l'intro est assez décevante avec ses images pré-calculées bas de gamme qui nous présentent le scénario très étoffé : l'Empire ORN veut détruire l'humanité, et vous devez sauver le monde à bord de votre chasseur Phoenix. C'est assez clair ?



Vous choisissez l'ordre des trois premiers stages (jungle, océan ou lave) : classique dans un Thunder Force ! Le style graphique est un copier coller du V (avec une grosse impression de déjà-vu), donc réalisé en 3D avec un gameplay 2D. De même les armes sont quasi identiques mais chose surprenante : après avoir perdu une vie on garde ses armes. On retrouve également la possibilité de régler la vitesse du vaisseau. Seule vraie nouveauté : une "over attack" : vous collectez des orbes verts en tuant les ennemis, remplissant une barre d'énergie, et permettant de lancer des attaques plus ou moins fulgurantes selon le nombre de fois ou vous appuyez sur le bouton Carré. Les boss ne sont pas tous charismatiques et seront assez faciles à abattre (surtout avec l'over-attack).



Graphiquement c'est plutôt joli (mais sans plus), fluide, mais hélas quand l'écran est trop chargé des ralentissements se font sentir. Vraiment dommage. On est quand même loin de l'excellence visuelle de Gradius V. Du coté de la bande son on ne retrouve pas vraiment les fabuleuses musiques des opus précédents mais çà reste correct.

La mise en scène est nerveuse faisant appel à la 3D lors des phases de transition, les vagues d'ennemis se succèdent très rapidement. Nous sommes ici en présence d'un shoot très speed, où les décors défilent à toute allure : certains aiment, d'autres préfèrent la lenteur et la précision d'un Gradius ou d'un R-Type. Mais justement tout va peut être un peu trop vite, on a pas le temps d'apprécier chaque niveau et on arrive de plus très vite aux boss. Bref, le jeu semble avoir manqué de temps de conception.



Les pro du shoot'em up finiront très vite le jeu... Mais bon le vrai gamer n'utilise pas les continues, fait monter le niveau de difficulté (il y en a 5), et il est surtout intéressé par le challenge du scoring. Et une fois le jeu fini un nouveau vaisseau est disponible, le Rynex-R, et le gameplay devient alors plus traditionnel avec ce vaisseau : collecte et perte des armes qui sont d'ailleurs un peu différentes, tout comme les musiques qui changent. Il existe enfin un mode Neo Style hard très difficile (avec vos tirs qui sont associés à des couleurs de "boulettes" ennemies, vous obligeant à changer d'arme sans arrêt) qui risque de satisfaire les "maniac-gamers".

Thunder Force VI est très déroutant. Si les premières parties risquent de vous décevoir, on finit par apprécier quelque peu ce shoot, même si il n'égale pas du tout les versions Megadrive et encore moins le meilleur jeu du genre sur PS2 (Gradius V). Un shoot passable, grosse déception pour tous les fans qui attendaient ce jeu comme le messie.

SUPPOS : 3/6







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TEST FLASH : VIRTUAL POOL / IPHONE-IPOD TOUCH

Publié le par Dr Floyd

VIRTUAL POOL / IPHONE-IPOD TOUCH

Editeur : Celeris
Support : Ipod Touch / Iphone
Année : 2008




Voilà un jeu qui me rappelle Jimmy White's Snooker et Archer MacLean's Pool sortis au début des années 90 sur Atari ST, Amiga et PC. C'est exactement le même jeu, mais la souris est ici remplacée par votre doigt !

Vous pouvez lancer une partie rapide ou le mode carrière. Lors d'une partie rapide vous choisissez votre adversaire (et donc le niveau d'IA), le lieu (si débloqué), le type de jeu (6ball,  8ball, 9ball, 10ball, rotation, straight), l'objectif en points et l'aide activée ou pas. C'est donc plutôt complet pour un jeu sur mobile. Le mode carrière vous propose de gagner de l'argent et de progresser, choisissez vos adversaires en fonction de ses caractéristiques, ils ont vraiment des façons de jouer différentes. Puis en battant le "boss" vous débloquerez un nouveau décor, avec de nouveaux adversaires plus difficiles.

La jouabilité est quasi parfaite, entièrement tactile bien sûr, il est très facile de tourner autour du billard et de zoomer en glissant le doigt sur l'écran. On se place facilement à l'endroit exact ou l'on veut jouer et on peut même décider de l'endroit ou la queue doit frapper la balle. Pour frapper il suffit de faire le geste en touchant la queue (seul reproche : difficile de bien doser la force). C'est un vrai bonheur vidéoludique !



Le rendu visuel est très correct, nous ne sommes vraiment pas loin d'une réalisation de type PSP : l'animation 3D est fluide, sans ralentissement. La partie sonore est réduite au minimum syndical mais on ne demande pas plus pour ce style de jeu !


Virtual pool est abordable par tous, du fait de sa jouabilité simple d'accès et des différents modes de difficultés. Le Iphone est le support idéal pour ce genre de jeu : Maniabilité parfaite, parties rapides... un passe temps parfait quand vous glandez quelque part ou le soir au fond de votre lit ! Si vous aimez le billard et que vous possédez le fameux gadget de Apple, c'est vraiment un indispensable à télécharger ! je dirai même que c'est le meilleur jeu disponible sur Iphone.

SUPPOS : 6/6

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TEST FLASH : SAINTS ROW 2 / XBOX 360

Publié le par Dr Floyd

SAINTS ROW 2

Editeur : THQ
Développeur : Volition
Support : Xbox 360
Année : 2008
Existe également sur PS3 et PC



Prévu pour sortir quasiment au même moment que le buzz médiatique de l'année (GTA IV), on ne donnait guère de chance à Saints Row 2 ! Heureusement le jeu a (logiquement) été repoussé de quelques mois, le temps d'oublier le fabuleux mais ennuyeux monde virtuel de GTA IV. Alors Volition va t'il réussir l'exploit de trouver sa voie et de nous pondre un bon "GTA-Like" ?

Ce qui est sûr c'est que Saints Row 2 ne peut égaler la mise en scène exceptionnelle de GTA IV digne d'un bon film américain. Ce qui est sûr également c'est que techniquement GTA IV est inattaquable. C'était perdu d'avance. Les auteurs de Saints Row le savent et ont donc prix une autre orientation en s'attaquant au point faible de GTA IV : le fun. Ils ont donc décidé de réaliser un clone de GTA San Andreas, l'un des jeux les plus culte de la génération 128 bits, en tout cas le plus étonnant.


Le jeu commence par une évasion de prison... Il faudra vite changer de tenue !

On y retrouve la guerre des gangs avec pour objectif de contrôler les 45 quartiers de la ville et le même "bac à sable" : faire des conneries à pieds ou en voiture, faire du shopping, des courses de voiture, du "nettoyage", et réaliser des missions annexes assez variées pour se faire de l'argent... Tout çà dans une ville ouverte (sans quartiers bloqués, ouf !). On retrouve aussi pas mal de bugs, clone de GTA San Andreas jusqu'au bout du code !


La première fusillade dévoile un gameplay assez médiocre ! (mais aussi la difficulté du jeu à maintenir une animation fluide : voir le décalage de l'image entre la partie haute et basse sur ce screenshot !)

Le problème est que GTA San Andreas date de 2004 et exploitait à fond les capacités techniques de la PS2... Ce Saints Row 2 n'exploite pas du tout la Xbox 360 par contre ! (je me demande même si le premier opus n'est pas plus beau !!!). Visuellement c'est très moyen avec un design moins imaginatif et moins fou que San Andreas, les textures sont moyennes et le framerate peu agréable (avec des 'vagues' à l'écran). De plus la crédibilité de la vie urbaine est à des lustres de GTA IV : les piétons ressemblent à des huîtres et la circulation est très réduite.

Au bout de 2 ou 3 heures de jeu on se rend compte que c'est un simple copier-coller de San Andreas avec les mêmes mécanismes de jeu, sans la moindre imagination (çà commence par la réapparition au pieds d'un hôpital après un 'game over'...). Mais bordel de sprite faites preuve d'un peu de créativité messieurs les développeurs de chez Volition ! Enfin si il y a quand même une nouveauté : le mode coopératif qui permet d'effectuer des missions à deux, mais bon...



Le gameplay est très moyen, toujours repompé sur GTA San Andreas avec des fusillades comiques et peu crédibles (comme tirer sur les ennemis à bout portant en face à face sans même chercher à se planquer). Et voilà pourquoi au final mon test se transforme en test flash car je n'avais plus du tout envie de continuer à y jouer après 3 heures de jeu, préférant à la limite retourner faire un tour dans San Andreas bien plus fou dans sa conception globale.


Bon allez disons que Saints Row 2 peut divertir car les situations sont variées... à condition de ne pas avoir connu San Andreas (mais tout le monde connaît San Andreas !). Le scénario sans intérêt et la réalisation plus que moyenne finiront par vous convaincre que ce jeu n'est vraiment pas un indispensable.

SUPPOS : 2,5/6

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TEST : CASTLEVANIA ORDER OF ECCLESIA / DS

Publié le par Shion

CASTLEVANIA: ORDER OF ECCLESIA

Editeur:
Konami
Developpeur: Konami
Support: Nintendo DS
Sortie : 23 octobre 2008 (Japon), 21 octobre 2008 (US) et fin 2008 en Europe



De même que la GBA à son époque, la DS vient d’hériter d’un troisième épisode d’une des séries phares de Konami, en attendant (l’effrayant) Judgment sur Wii. C’est ainsi que deux ans après Portrait of Ruin, Order of Ecclesia débarque sur la portable de Nintendo. A chaque nouvel épisode, le développeur s’efforce d’apporter des nouveautés notamment au niveau du gameplay, qu’en est-il de ce nouvel opus ?

L’action du titre se situe au XIXe siècle. Le clan des Belmont, famille luttant contre Dracula depuis des centaines d’années, a mystérieusement disparu. Ainsi, pour lutter contre le mal qui revient toujours, différents ordres se sont formés. Parmi ces derniers, le seul qui a prouvé sa force, l’ordre d’Ecclesia a mis au point un glyphe (représentation graphique, ici, c’est la représentation de l’arme sous forme d’un tatouage magique) nommé Dominus (censé remplacer le fouet "Vampire Killer") et est capable de vaincre le « saigneur » du mal. Pour disposer de cette arme, il faut un élu qui lors d’un rituel reçoit son pouvoir. Et devinez quoi? Cet élu, c'est vous!!! La protagoniste (oui, une femme!!!) se nomme Shanoa. Seulement, pendant la cérémonie procédée par votre maître Barlowe(dur à porter comme nom), son autre disciple, Albus intervient et dans une rage folle s’empare du glyphe sacré avant de s’enfuir. En fait, ce dernier est jaloux, car il aurait dû être l'élu à votre place. Cette interruption fait perdre la mémoire à Shanoa qui tombe dans les pommes. Néanmoins,après une année, il lui faudra retrouver Albus et lui arracher Dominus. Une course poursuite dans la région s’engage alors…


Le premier boss du jeu ne devrait pas vous poser trop de difficultés...

Le déroulement du jeu suit la mode imposée par Symphony of the Night, à savoir se balader dans des niveaux au sein d’une carte, avec plusieurs chemins possibles, en traversant des salles où l’on peut revenir sans problème, jusqu’à un Boss qui une fois battu libère la suite de la progression et permet de temps en temps l’accès à un objet ou un pouvoir clé qui va débloquer un chemin inaccessible auparavant. Une fois tous les endroits visités, on arrive à la fin du jeu à 100%. C’est donc le 7e (9e si on compte les deux opus 3D sur PS2) jeu à exploiter ce système et pour donner une idée d’ « évolution » au concept, on ne restera pas dans un seul et même château. Ainsi , l’aventure se situera ici sur un atlas où au fur et à mesure de la quête, de nouveaux endroits se débloqueront (un peu à la Curse of Darkness) . On aura donc l’occasion de visiter des grottes, des manoirs, un phare, et divers autres lieux inhospitaliés jusqu’au château de Dracula. Bien entendu, les salles de sauvegarde sont toujours présentes et presque chaque niveau en dispose d’au moins une (sauf quand ils sont trop courts). On peut également toujours se téléporter, via des salles prévues à cet effet. Néanmoins, seules les salles au sein d’un même niveau sont connectées entre elles, ainsi il sera impossible de passer directement du château de Dracula à la grotte des Squelettes par le biais des salles de téléportation . Il y a aussi un village dans lequel on arrivera assez vite dans l’histoire. Forcément, les habitués de la série penseront à Castlevania 2 : Simon’s Quest sur Nes. Il faudra retrouver tous les habitants de ce dernier qui ont été enlevés et dispersés dans la région. Ils ont chacun des habiletés qui vous aideront dans votre quête : vendeur d’items, forgeur d’armures, cuisinier, tailleuse (seulement de vêtements)etc. Pour ce faire, il faudra effectuer les missions qu’ils vous proposeront. En effet, cela vous permettra d’obtenir des équipements plus puissants qu’il faudra payer au magasin et à un certain moment du jeu, ça se révélera plus que nécessaire. Les quêtes ne sont pas vraiment compliquées, le forgeur d’armures vous demandera par exemple de chercher du minerai que l’on trouve dans les coffres des différents endroits que l’on visite ou sur les monstres que l’on tue. Si vous réussissez à faire toutes les quêtes de tous les habitants, vous obtiendrez une petite surprise de la part du chef du village.



Passons maintenant au système. Dès le début du jeu, la jeune femme apprend lors d’un tutorial dirigé par son maître, comment affecter les glyphes et les utiliser. Il faudra vite s’habituer, car ces tatouages magiques seront vos pouvoirs. Il vous est possible d’en affecter trois en même temps sur votre personnage. Deux glyphes seront attachés aux boutons X et Y, pour les attaques. Il y en a de différentes sortes : épées, lances, haches, couteaux, magies (ténèbres, lumière, feu, glace, etc). On a la possibilité de les utiliser en même temps pour lâcher des gros combos et terrasser les ennemis plus rapidement. Par exemple, si vous portez un glyphe épée et un glyphe lance, en appuyant sur les deux boutons en même temps, Shanoa portera un coup de chaque arme en même temps faisant deux fois plus mal aux adversaires (car ils se prendront les dommages de l’épée ajoutés à ceux de la lance). La dernière catégorie de glyphe que l’on peut porter et que l’on associe au bouton R, sert à invoquer des « Familiars » (des monstres qui vous accompagnent et qui attaquent les ennemis présents à l’écran), à se transformer (par exemple, avec le Glyphe Machina, on se transforme en robot, ce qui permet de détruire les piques sans prendre de dommages), à augmenter nos caractéristiques (l’intelligence, la force, la défense, la chance, etc), et également à utiliser des nouvelles compétences, comme le fait de pouvoir s’envoler ou encore de passer à travers certains murs, etc, ce sont les glyphes de soutien… Bref, il y en a beaucoup ce qui donne bon nombre de combinaisons possibles pour progresser dans le jeu. Pour obtenir de nouveaux pouvoirs, il vous suffit d’absorber ces fameux glyphes (en appuyant sur la touche « HAUT » de la croix multidirectionnelle) que vous trouverez soit dans la progression normale du jeu, soit sur certain ennemis ou encore dans des statues situées dans de zones de prime abord inaccessibles ou encore dans des salles cachées. A noter qu’ils ont un système de levelling assez particulier. En effet, lorsque vous accédez dans le menu, vous verrez en bas à droite de l’écran, des symboles représentant l’élément auquel est lié le glyphe , à côté de ces symboles, des chiffres sont notés et évoluent durant la partie. Ce sont des points. Plus ils augmentent et plus le glyphe devient puissant. Pour gagner des points, il y a deux manières : tuer des ennemis en utilisant bien entendu l’arme que vous voulez rendre plus puissante ou encore aspirer les glyphes que vous obtenez de temps en temps en terrassant vos adversaires. Cette dernière méthode a l’avantage d’attribuer des points à toutes vos sortes de glyphes en même temps.


L'invocation des Medusas pourra s'avérer fort utile pour vous protéger des ennemis volants.

A part cela, on dispose d’une barre de vie qui une fois à zéro est synonyme de Game Over, une barre de points magiques et une barre de cœurs. Toutes les attaques (même les coups normaux avec une épée ou un arc)se font par le biais des glyphes qui utilisent les points magiques. Oui, vous avez bien compris, si cette dernière tombe à zéro, alors vous ne pourrez plus attaquer. Néanmoins, la barre se restaure très vite, il suffit d’attendre quelques secondes qui seront parfois un peu trop longues face à un ennemi coriace. Les cœurs servent ici à utiliser une grosse attaque lancée à l’aide d’un glyphe en pressant le bouton « haut » de la manette multidirectionnelle et celui représentant le pouvoir que l’on souhaite utiliser (donc X ou Y), là encore les possibilités sont nombreuses, à noter qu’il est possible d’associer deux fois le même pouvoir (et ce, même si vous ne l’avez absorbé qu’une seule fois) en même temps, rendant alors cette « furie » encore plus puissante. Le système d’expérience des autres opus est maintenu et à chaque fois que l’on tue des ennemis, on amasse des points d’expériences qui font passer au niveau supérieur, ce qui booste les différentes capacités du perso (HP, MP, force, constitution, esprit, etc). Il est également possible d’équiper Shanoa avec des chapeaux ou des casques, des armures ou des robes, des bottes ou des chaussures, ainsi que des anneaux. Chaque pièce d’équipement peut améliorer vos statistiques ou apporter certains effets bénéfiques comme la possibilité de gagner plus d’argent, de marcher plus vite…


Moi aussi, je t'aime!

Techniquement, le jeu est très joli, la DS est bien exploitée. Les décors assez variés sont bien retranscrits et le nouveau style graphique a mis les mangas de côté pour aborder quelque chose de plus réaliste qui colle finalement davantage à l’image d’un Castlevania. Le jeu est fluide. Certains ennemis en mourant ont également droit à des animations très sympathiques (il n’y a qu’à voir Frankenstein lorsqu’il s’écroule).

Les musiques sont un des points forts du jeu. On aurait pu reprocher à Portrait of Ruin ou Dawn of Sorrow des musiques trop banales. Cet opus récupère une bande sonore de haut vol. De plus, au cours du jeu, lors de missions avec un certain villageois, il est possible de récupérer des pistes MIDI issues des épisodes Nes, ce qui ajoute un fun incontestable pour les fans de la série.

Pour les fans du stylet, mauvaise nouvelle: ce titre ne se joue qu'avec les boutons. La maniabilité peut se révéler déconcertante, car le bouton A ne sert pas à grand-chose. Néanmoins, le jeu répond très bien. Shanoa peut sauter (B), faire des glissades (Bas et B) ou encore effectuer un saut périlleux arrière (L) pour éviter les attaques. Au début, on peut se retrouver gêner avec les glyphes d’attaques situés sur les boutons Y et X (surtout X) en fait, car sauter et frapper avec X n’est pas quelque chose auquel nous avait habitué la série. Néanmoins, ça vient assez vite.

Passons maintenant à un des gros points forts du jeu, la difficulté. Order of Ecclesia est loin d’être simple, les Game Over peuvent facilement s’accumuler. Ici, pas question de bourriner, notamment contre les boss qui peuvent tuer les plus imprudents en quatre ou cinq coups, alors qu’il en faudra plusieurs dizaines pour les tuer. Pour défaire chaque boss, il existe des techniques qu’il faudra mettre au point en associant les bons glyphes, mais aussi en retenant le panel d’attaque de l’ennemi. En gros, il est mieux d’esquiver et de frapper au bon moment plutôt que d’essayer d’enchaîner le vilain à tue-tête, car ces derniers sont très endurants. Autre détail fort sympathique, le décor pourra de temps en temps servir d’arme contre le boss, ce qui rendra ces combats un peu plus techniques et moins monotones. Bref les développeurs se sont foulés pour imaginer des combats intéressants, parfois frustrants (à moins d’un bon levelling) et ce n’est pas sans une certaine appréhension que vous franchirez la porte de leurs repaires. La clé de ce jeu réside sans nul doute possible dans le système des glyphes qui, une fois bien acquis, vous permettra de progresser plus aisément.

Enfin, la durée de vie est très bonne, pour tout finir à 100%, il faudra compter une bonne vingtaine d’heures sans oublier les deux fins différentes, toutes les quêtes, les modes additionnels, comme le maintenant traditionnel Boss Rush Mode (où on doit enchaîner tous les chefs de niveaux à la suite dans un temps record), la possibilité de refaire le jeu en mode difficile, puis en mode extrême, mais également avec d’autres persos. Un mode WiFi est également présent. Dans ce dernier, on pourra notamment acheter et vendre des équipements aux autres joueurs.


Une villageoise à délivrer! C'est la tailleuse...de bijoux!!!

SCENARIO: Un effort a été fait pour apporter de la crédibilité dans la trame de la série. Les Belmont et le Vampire Killer disparu, un ordre et une nouvelle arme fait face à Dracula. Cependant, l’histoire au sein du jeu et ses rebondissements sont un peu trop prévisibles, on peut deviner aisément comment tout cela va finir… A ajouter des dialogues qui parfois frôlent le ridicule faisant perdre un peu de crédibilité à l'ambiance.
REALISATION: Très bonne, Konami n’en est pas à son premier fait d’arme et ça se voit. Le jeu est beau et fluide. Le nouveau style graphique lui apporte plus de crédibilité au sein de la série.
MUSIQUES: Enfin un nouveau Castlevania 2D avec de grandes musiques. Même s’il demeure certaines irrégularités, l’ensemble est tout de même de très bonne facture et ces petites pistes MIDI issues des versions NES sont un plus indéniable. Pour les bruitages, ils sont très bons, surtout les voix japonaises (on a le choix entre les voix anglaises et nippones).
MANIABILITE: Excellente, même si elle peut nécessiter un petit temps d’adaptation. Il vous arrivera peut-être parfois de lancer une furie alors que vous ne souhaitiez qu’attaquer normalement, parce que votre doigt touchera un peu le bouton « haut » de la manette. Rien de bien grave cependant, Shanoa dispose d’un bon panel d’actions de base.
DUREE DE VIE: Elle est très bonne, l’aventure est assez longue et est bourrée de quêtes annexes. La présence d’autres modes est également un gros plus. Enfin, la difficulté pourra ralentir le joueurs qui ne ont pas trop habitués à la série.

Même si ce troisième épisode sur DS n’est dans le fond qu’un énième clone de Symphony of the Night, il s’en sort bien mieux que ces deux prédécesseurs : le fait de s’aventurer dans les divers niveaux présents sur l’atlas, le système de glyphes (qui pourra évoquer au fans les âmes d’Aria/Dawn of Sorrow ou encore les cartes de Circle of the Moon), les différentes missions et surtout la difficulté (voire même l’originalité pour certains)des boss donnent de l’intérêt à ce jeu. Bref, on sent qu’il y a eu quand-même un certain travail de la part de Konami pour justifier ce nouveau titre. Pour les fans de jeux de plateformes/action qui recherchent du challenge, alors jetez-vous dessus les yeux fermés, c’est une valeur sûre.

5,5/6 SUPPOS

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