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[TEST] The Legend of Zelda: Breath of the Wild / Wii U

Publié le par Ataré

The Legend of Zelda: Breath of the Wild
Support : Nintendo Wii U
Editeur : Nintendo
Sortie : 3 mars 2017
Test après 20h de jeu

[TEST] The Legend of Zelda: Breath of the Wild / Wii U

La naissance de la légende du jeu vidéo

« Ouvre les yeux »
A lui seul cet appel plonge les plus nostalgiques dans le monde d’Hyrule. A l’image de nombreux épisodes nous nous réveillons d’un long sommeil cette fois…mais cela suffit pour le « spoil » de l’histoire.
 
À peine réveillé, nous sommes immédiatement dans le bain, un micro tuto nous permet de prendre en main le jeu de manière minimaliste… pas de musique symphonique, pas d’explosion, pas de bruit… tout est doux, et puis soudain…. le monde s’ouvre devant nous. Un monde comme tout enfant, tout joueur aurait toujours rêvé d’arpenter.
 
Une simple vision et nous sommes pris par un élan d’émotion… Bon que m’arrive t-il, je replonge dans des souvenirs d’enfance, Zelda Snes , mon Amiga (ne riez pas)… un monde que je peux visiter librement ! Un homme mystérieux à ma droite m’appelle. Je décide de partir de l’autre côté, je descends, je me retrouve en forêt. Je m’avance, me promène. Je n’ai rien, pas d’arme, pas de pouvoir. Les bruits des oiseaux, des papillons, loin, nous sommes loin de toute cette violence importée dans les jeux AAA. J’entends un sanglier, il me voit et s’enfuit. Une ombre me recouvre, j’ai un temps d’analyse, « mais oui ! » un nuage passe au-dessus de ma tête, puis le soleil revient. Je le sentirai presque sur ma peau. Le souffle de la nature est bel est bien là. J’en ai un frisson tant l’immersion est forte. J’hésite à poursuivre de peur de me retrouver dans une cut-scène, rien, aucun mur invisible exceptés les ravins ou les montagnes (que l’on pourra gravir). Je reviens sur mes pas et au loin j’aperçois les ruines d’une sorte d’église, « j’irai plus tard » me dis-je comme si je planifiais ma découverte sans contrainte de temps. Je retourne près de la montagne et je l’escalade jusqu’à un petit plateau.
 
Ce jeu n’a-t-il aucune limite ? me voici en haut. Je contemple ce monde qui s’étend à perte de vue, un volcan ? Il me fait peur. Je continue d’avancer et j’aperçois d’étranges créatures autour d’un feu. Trois bokoblins. A pas feutrés, recourbé j’approche. Big boss serait jaloux…sauf que je ne suis pas Big boss, ils me repèrent, je n’ai pas d’armes, je dois fuir… Je cours, je m’arrête, ils sont encore là. Diable, ils sont hargneux, l’IA est plutôt bonne. Je suis obligé de redescendre. Quelle aventure, voilà c’est ça Zelda BOTW, un aventure dont vous êtes le héros.
En 15 minutes, j’ai ressenti plus de sensations que jamais auparavant, même Skyrim que j’ai adoré, n’offre pas cette immersion. Le secret, sans doute cette liberté et ce rythme non imposé.
[TEST] The Legend of Zelda: Breath of the Wild / Wii U

La beauté des pixels... sans les FPS

Face à la plaine, le vent passe doucement sur mon visage, l’herbe et les fleurs bougent en harmonie autour de moi le long de ce coteau en pente. Comme si le temps s’était arrêté, le luxe dans notre monde ou la vitesse est le maître mot comme pour foncer plus vite dans le mur.

J’avance vers ces ruines, une mélodie discrète se met en place…le mystère règne. Comme si j’avançais lentement encore endormi dans un souvenir qui peu à peu resurgit. Je me suis maintenant équipé de plusieurs armes et je peux facilement battre les quelques ennemis que je croise. Mais sans cesse revient ce besoin de regarder, avec ses yeux et non avec un compteur de fps. Alors oui il y a des chutes de framerate, mais cela n’empêche pas le jeu d’être beau, ni d’être jouable. Chacun selon ses goûts appréciera ou pas évidemment. Mais la qualité de l’expérience immersive, ce sentiment que chaque rocher, chaque arbre est placé au bon endroit de manière naturelle, procure une joie qui éclipse instantanément la différence technique avec des consoles surpuissantes.

Les forêts sont riches de vies, de dénivelés, de zones humides. Les autres environnements (sans les dévoiler) sont également harmonieux et le même voile de mystère plane sur ceux que j’ai eu la chance de découvrir pour le moment. Rien n’est forcé, tout est harmonisé et nous prenons le temps de le voir comme si on voulait profiter de ce moment offert. Oui, ce Zelda est beau, certes d’autres jeux sont plus détaillés offrent des graphismes bien plus riches (Witcher, Horizon…), oui le jeu parfois peut avoir des petites baisses de fps, oui il y a de l’aliasing… mais comment dire… Nintendo montre que ce n’est pas là l’essentiel (même si je le répète le jeu est superbe quand même) car nous n’avons qu’une seule envie, rejouer dès que possible. C’est donc bien un vrai jeu vidéo. Une leçon donnée de la part de la firme japonaise.

Il faut imaginer le bruit du vent et des oiseaux

Il faut imaginer le bruit du vent et des oiseaux

Une forêt qui impose le respect

Une forêt qui impose le respect

Un champi, une grenouille, un Thermomix... Link dans TOP Chef

A croire que la cuisine est à la mode, déjà dans FF15 les plats préparés étaient un élément important du jeu, nous retrouvons ici cette idée, mise en place en toute simplicité : on met du feu sous la « casserole » on choisit les ingrédients récoltés… hop c’est prêt. Ce sont mes enfants qui ont trouvé comment faire la cuisine, instinctivement. Une multitude de recettes sont possibles pour améliorer ses statistiques, idée géniale et dans l’air du temps. Maintenant reste à espérer que Etchebest ne viendra pas jouer les gros bras pour me crier dessus. Bien repu je pars pour une nouvelle exploration, j’ai repéré  un camp plus loin, en forme de tête de mort. J’y vais sur la pointe des pieds.

Je ne parlerai pas des sanctuaires somptueux ni des donjons titanesques

Je ne parlerai pas des sanctuaires somptueux ni des donjons titanesques

Le privilège du choix et l'effet "Bonaldi"

l n’y a rien de plus amusant que de pouvoir choisir comment battre un ennemi. Ici plusieurs solutions sont souvent proposées, mais l’IA des ennemis peut révéler de nombreuses surprises. Face à un ennemi en forêt, nous pouvons grimper en haut d’un arbre pour lui balancer des flèches, mais celui-ci pourra aussi vous envoyer des projectiles. Génial. Il est même possible d’aller jusqu’à brûler de l’herbe pour que le feu se propage sur des tonneaux explosifs stockés dans un repère de vilains, c’est juste énorme.  Loin des scripts tout prêts de certains jeux qui ne marchent qu’une fois pour l’effet de surprise, et encore.
Mais me revoilà face à un petit regroupement de bokoblins en contre bas de ma position. Des rochers prônent au-dessus d’eux, un tronc d’arbre également. Je décide de pousser le tronc d’arbre afin qu’il roule et écrase les ennemis qui ne s’y attendent pas. C’est parti. Je pousse, le tronc roule et commence à dévaler puis s’immobile en touchant un bokoblin qui meurt. Nom de Zeus ! Les deux autres ennemis m’ont repéré, c’est la panique, je décide alors de pousser le gros rocher pour finir le boulot. Ni une ni deux, le voilà qui roule et se bloque dans le tronc d’arbre en bas évitant les ennemis. La physique du jeu est remarquable, l’IA aussi les deux ennemis sont à ma hauteur, pas le temps de réagir, c’est le game over.
Les flammes avancent et ravagent le camp ennemi

Les flammes avancent et ravagent le camp ennemi

Allumez le feu, Dark Souls en Hyrule

Oui ce Zelda BOTW casse les codes de la série et oui le jeu est plus difficile que d’habitude pour plusieurs raisons. La première est la plus évidente, les combat sont plus dynamiques, l’IA assez subtile et la maniabilité millimétrée permet de frapper au bon moment, parer, esquiver, profiter de l’étourderie d’un ennemi. Cette richesse dans les combats est la plus poussée jamais vue dans la saga. Reculez devant un ennemi, il vous jettera un projectile, lancez lui une bombe il pourra vous la renvoyer.

La seconde raison est l’absence de guidage, c’est à vous de préparer vos voyages, choisir l’itinéraire, prévoir vos armes, vos montures, vos plats à emporter, savoir où est quand faire son feu de camps, afin de se poser et de pouvoir dormir. Dur quand on est habitué à suivre des guides, à faire ce que le script nous dit, à avancer dans des couloirs se voulant des open world ? Non ce n’est pas dur, dans ce Zelda c’est du plaisir, le plaisir d’essayer.

J'ai posé une bombe au pied de leur base, je coupe les cordes à l'arc pour faire descendre le pont et quand ils descendront... boum! Jouissif

J'ai posé une bombe au pied de leur base, je coupe les cordes à l'arc pour faire descendre le pont et quand ils descendront... boum! Jouissif

A vous d'imaginer comment vous rendre vers votre destination

A vous d'imaginer comment vous rendre vers votre destination

Ce n'est que le tout début d'une épopée

Évidemment comme dans tous les Zelda, il y a énormément de quêtes annexes, des secrets bien cachés, de  trés nombreux points n’ont pas été abordés, l’objectif est de vous laisser découvrir les autres points forts du jeu, garder une part de mystère et ne pas tout divulguer. Laisser vous le temps de l’exploration, dites-vous bien que si vous le voulez, vous pouvez quasiment aller où vous le voulez, une ode à l’aventure, l’exploration et l’imprévu. Ce n’est que le début.

Une ambiance s'installe... épique

Une ambiance s'installe... épique

Mon Satori du jeu vidéo ?

Difficile de s’arrêter, envie de rejouer, d’essayer, d’explorer. Plaisir de la découverte. Immersion dans une histoire mémorable que volontairement j’ai décidé de ne pas évoquer. Zelda Breath of the Wild est une expérience à vivre dans une vie de joueur. Tous les autres jeux du même type sembleront fades ensuite. J’en fais peut-être trop, mais il est difficile de retranscrire ce bouleversement qui se passe une fois que l’on allume la console.
 
Imaginez le jeu qui vous a le plus ému dans votre vie, repensez au moment où vous l’avez découvert, faites émerger vos souvenirs. Replongez-vous dans cette nostalgie (moi c’était la Super Nintendo avec Super Mario Kart, Zelda et Mario, par la suite il y en eu d’autre). Une fois bien au chaud, baigné par cette douceur du passé, cette mélancolie rassurante, plongez dans Zelda Breath of the Wild, votre expérience sera cent fois celle qui vous a émue, bon voyage.
 
Merci à Nintendo et à Eiji Aonuma. Une épopée magistrale, ou tout est parfait, Nintendo signe là un Jeu qui marquera à jamais l'histoire.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

Publié dans TESTS

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[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Publié le par MastaYoda

Rise of the Tomb Raider
Support : 20 year celebration – édition PS4

Existe également sur Xbox One, X360, PC
Editeur : MICROSOFT STUDIOS
Développeur : CRYSTAL DYNAMICS
Sortie : 11/10/2016 (PS4)

10/11/2015 (Xbox one, 360 et PC)

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Versions et dates de sortie

Sorti un an plus tôt sur Xbox one, la version PS4 finale bénéficie de tous les DLC/season pass (20 year anniversary edition), du mode histoire (dont il sera uniquement question ici), un mode zombie et un mode coop. Il y a également un mode VR qui serait une rétrospective bien foutue sous la forme d’une visite de la maison d’enfance de Lara… (pas testé… pas de VR).

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4
[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Nathan qui ? Far Cry quoi ?

Rise of the Tomb Raider serait un peu l’enfant de Uncharted et de Far Cry : on retrouve un côté open world (mais pas trop) dans un jeu d’aventure au gameplay scripté (mais pas trop), ce qui nous donne un jeu qui remplit ses promesses. Certes il y a des défauts et le scénario n’est pas la plus grande force de ce soft mais le tout est très bien rythmé.

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

À travers quelques flashbacks, nous suivons Lara qui reprend la piste de feu son père qui a consacré toute son existence à retrouver les traces d’une relique et d’une cité perdue… Evidemment, un groupe de méchants mercenaires est à l’origine de tout le mal qui va nous arriver et à leur tête, on trouve un chef assez charismatique et bien fanatique.

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Bien sûr la comparaison est inévitable avec les films interactifs de Naughty Dog (Uncharted) mais les deux jeux sont pour moi incomparables : d’un côté on a un joli couloir en QTE et de l’autre un jeu en monde semi-ouvert avec quelques missions annexes et challenges intéressants. Tomb Raider est aussi un poil plus mature dans la trame scénaristique et l’ambiance générale, bien qu’on ait perdu le côté gore (sauf quand elle tombe dans un piège…) et (un peu) flippant du précédent opus.

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Monde semi-ouvert

En évoluant à travers l’histoire principale, on est toujours certain de tomber sur l’une ou l’autre nouveauté ou amélioration qui rendent la progression du jeu intéressante. Entre les moments actions de l’histoire principale, on nous permet de reprendre notre souffle et il est très facile de passer une heure ou deux par map (une bonne dizaine au total) afin de chercher les trésors, les grottes, les défis, etc. Et ça rapporte toujours d’une façon ou d’une autre : de la thune, des améliorations pour les armes et autres équipements. Les parchemins et autres documents apportent un complément à l’histoire et sont narrés (pas besoin de lire ce qui généralement me saoule et je skip).

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Le tout donne un ensemble cohérent et agréable : le côté loot, craft, quêtes annexes vous fera immanquablement penser à Far Cry mais c’est moins répétitif, les énigmes/puzzles sont plus élaborés que dans le précédent épisode. C’est pas compliqué, c’est pas super original mais ça reste sympa à faire.

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Gameplay

On rampe, on saute, on nage, on escalade, etc. le tout avec une précision et des mouvements de caméra parfaits. On passe de gunfights (certains peuvent se faire en mode infiltration) à des courses poursuites, d’énigmes à des phases d’exploration, etc. Bien entendu, on retrouve toujours des scripts, des QTE et des « chemins obligatoires » mais ceux-ci sont variés, pas trop présents et correctement adaptés au scénar.

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Plusieurs approches sont possibles pour les zones de combats : on peut utiliser des flèches empoisonnées, des explosifs, faire des pièges, attirer/éloigner les ennemis... ce qui rend les possibilités de tactiques intéressantes. L’IA est correcte, elle vient vous chercher, elle est assez agressive et on n’a pas l’impression de jouer à un rail-shooter. Il y a toujours des animaux à chasser (ce qui rapporte aussi) et la chasse est assez excitante, tendue, et même parfois compliquée.

Les améliorations de base se font en suivant le jeu mais les items rares se trouvent en accomplissant des missions annexes, en trouvant des grottes secrètes et en résolvant des énigmes. Pour les noobs, il y a une sorte de pouvoir télépathique qui permet de visualiser les objets, secrets et autres points d’intérêt (il ne tient qu’au joueur de l’utiliser ou pas).

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Technique

Ce n’est pas aussi beau ni coloré que Uncharted mais ce n’est pas à des années-lumière non plus. Les cinématiques sont belles et la transition avec les phases de gameplay se fait correctement. Sur PS4 le jeu tourne à 30 fps constant en 1080p et serait entre 45 et 60 fps en 4k(éké) sur la Pro.

Les décors et les maps sont magnifiques : toute l’histoire se passe en Sibérie avec des zones de forêts continentales, des glaciers, des grottes, un goulag abandonné, des temples, etc... le tout est superbement illuminé, modélisé tant au niveau de la profondeur que des détails. Les éléments de la nature sont impitoyables et les effets sont notables sur le physique de Lara et on culpabilise de la faire marcher dans le froid avec son seul débardeur…
 
La voix off de Lara fait un excellent travail d’immersion : on suit ses pensées, ses craintes et ça reste bien dosé. Le reste de la bande son est très bon : doublage, musique, etc...

[TEST] Rise of the Tomb Raider / PS4

Rise of the Tomb Raider est la suite logique de son prédécesseur et améliore même certains points faibles : monde semi-ouvert, gameplay varié qui perd un peu l’ambiance « survie » en se tournant vers une histoire et une aventure plus lisse et tout public. Je trouve qu’ils ont réussi à recréer avec brio les sensations d’un jeu à la base très bon tout en apportant quelques plus… et ce n’est pas rien. Ce que je reproche justement à Naughty Dog, c’est-à-dire ne rien innover et miser sur du fan-service. C’est donc une suite qui fait au moins aussi bien que le précédent opus et qui nous promet encore de belles aventures.

SUPPOS : 5/6

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[TEST] Dragon Quest 8 / PS2 & 3DS

Publié le par FK-corporation

DRAGON QUEST 8 : L'ODYSSEE DU ROI MAUDIT
Support : PS2 et 3DS
Développeur : Level-5
Editeur : Square Enix
Sortie : 13 avril 2006 sur PS2 et 20 janvier 2017 sur 3DS

[TEST] Dragon Quest 8 / PS2 & 3DS[TEST] Dragon Quest 8 / PS2 & 3DS

Dragon Quest, cette série de RPG aussi mythique au Japon que les Final Fantasy mais assez boudée chez nous. Il a fallu attendre 2006 pour qu'un Dragon Quest arrive chez nous en Français et comme beaucoup d'entre vous, j'ai découvert cette série avec cet épisode, Dragon Quest 8 : L'odyssée du roi maudit. Ce titre aguicheur et ce design d'Akira Toryama nous donne vraiment envie de nous plonger dans cet univers mais la vraie question est là, est-ce un bon RPG ? La série jouit de sa popularité mais sincèrement, ça vaut quoi comme RPG un Dragon Quest ?

Le pitch de départ : Le roi Trode subit une terrible malédiction par un sorcier nommée Dhoulmagus, ce fou comme tout le monde l'appelle s'est introduit dans le château du Roi pour lui voler son bâton magique. Par cet acte, le roi sera transformé en crapaud et sa fille, la princesse Medea sera transformée en jument. Le royaume entier sera pétrifié mais seul un soldat, le héros, échappera à cette terrible malédiction. Le scénario est lambda, on a connu pire, on a connu mieux, reste à savoir comment cette histoire va évoluer. C'est bien la le premier défaut du jeu car le scénario n'avance pas. On se retrouve à courir à travers le monde entier après Dhoulmagus en rencontrant différent PNJ et en les aidant pour qu'ils puissent nous aider en retour à continuer notre voyage. Très bonne idée sur le papier, mauvaise dans les faits tant les PNJ sont fades, il n'y a aucun attachement à eux. Leur sort ne nous importe peu voire pas du tout.

Le scénario de départ est le même durant les ¾ de l'aventure, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi si il y a des rebondissements mais là, les quêtes font plutôt office de remplissage. Un exemple flagrant : On arrive dans la ville de Pickam, la ville natale de Yangus et on se fait voler notre cheval. On apprend que le cheval a été revendu à une voleuse qui habite à l'autre bout de la map. On part chez cette voleuse qui accepte de nous rendre le cheval si on va lui chercher une pierre précieuse dans une grotte. 4 heures de jeux plus loin, on ramène cette pierre et on récupère notre cheval. Voilà comment remplir des heures de jeux avec du vent scénaristique et c'est comme cela dans toute l'aventure, il ne se passe pas grand chose d'intéressant, seulement des minis quêtes voire des minis sous-quêtes qui ne font pas avancer le schmilblick.

Le ton du jeu est léger, il a toujours le cul entre deux chaises entre l'humour ou le sérieux de son scénario. Dans certains jeux comme Shadow Hearts Covenant, la référence PS2 en matière de RPG, le mélange humour et tristesse fonctionne à merveille. Ici on ne prend rien au sérieux, tout est dit sur le ton de la rigolade et celui nuit énormément à l'immersion. Du coup on se marre et surtout on s'en cogne royalement que le Roi Trode soit transformé en crapaud et sa fille en jument, le jeu ne parvient jamais à nous créer un sentiment d'empathie envers les PNJ, dommage.

Bien sûr le jeu est calibré pour nous forcer à effectuer des séances de levelling intensif, encore une astuce pour gonfler artificiellement la durée du vie. Cela me fait bien rire quand certains mettent en valeur la durée de vie gigantesque du jeu car il faut au moins 50 heures en ligne droite pour le faire sachant qu'il y a au moins 20 heures de levelling... Non Dragon Quest n'est pas long, il est rempli d'éléments remplissant artificiellement la durée de vie comme le nombre de rencontres aléatoires et la lenteur des combats. Mon dieu que c'est mou du genoux et surtout que la répétition des combats aléatoires est énervantes.

Dhoulmagus le méchant du jeu, imitation low cost de Kefka de FF6

Dhoulmagus le méchant du jeu, imitation low cost de Kefka de FF6

Après avoir tapé sur les points noirs de ce jeu, je vais maintenant expliquer pourquoi il est bon malgré tout.

Dragon Quest 8 possède un charme fou avec ses graphismes en cel-shadding et ses personnages ressemblant à ceux de Dragon Ball. Le héros ressemble à Goku, Angelo ressemble à Trunks et Morry ressemble à Hercule/Mr Satan . Le monde est vaste et ouvert, on se ballade de village en village et on peut prendre le temps de flâner pour récupérer plein d'items différents. Si vous aimez prendre votre temps pour rentrer dans la maison des PNJ et fouiller leurs placards vous allez être servi, il y a des centaines d'objets à récupérer.

L'équipe lambda par excellence

L'équipe lambda par excellence

Système de combat : C'est du classique mais du bon classique, un bon RPG à l'ancienne avec du tour par tour. En tant que fan de RPG, je suis toujours très friand de ce style de jeu. On peut nuancer la lenteur des combats sur la version PS2 mais ce défaut est corrigé sur la version 3DS. On peut aussi regretter la faible évolution des personnages, c'est un choix mais on ne ressent pas la montée en puissance de nos héros avec la prise de niveau. A chaque level up, nous pouvons choisir de dépenser des points de compétence dans un arbre de compétence, classique mais efficace, j'aime beaucoup ce style d'évolution.

Le jeu sur 3DS : Il faut bien avouer que certains défauts ont été corrigés sur cette version et non des moindre. Cela rend l'expérience beaucoup plus agréable pour les jeux qui n'ont plus de patience comme moi. En effet, les ennemis apparaissent aléatoirement sur la map, on peut donc les esquiver si on le souhaite et surtout, on peut augmenter la vitesse des combats. Alléluia seigneur ! Deux personnages supplémentaires sont jouables et un donjon bonus a été rajouté, toujours bon à prendre. Dommage que cette version 3ds n'ait pas conservé les musiques symphoniques de la version PS2 Européenne. J'ai l'impression que la difficulté de cette version a été revue à la baisse, je ne galère pas autant que sur PS2, je me souviens en avoir chié à l'époque. Est-ce juste une impression ou une réalité ? Je ne sais pas.

Les ennemis sont désormais visibles sur la carte (3DS)

Les ennemis sont désormais visibles sur la carte (3DS)

Les + : Graphiquement très beau, monde ouvert très vaste, la durée de vie conséquente 
Les - :  Scénario anecdotique, casting de héros oubliable, trop de levelling

Conclusion : Dragon Quest 8 L'Odyssée du Roi Maudit est-il un grand jeu ? Pour moi, fan de RPG depuis ma plus tendre enfance, c'est non. Le scénario est trop classique, les personnages sont trop caricaturaux, l'écriture des dialogues, de l'histoire n'est pas assez poussé pour aspirer de l'empathie. La sensation de remplissage pour augmenter artificiellement la durée de vie est très désagréable, le jeu aurait gagné en intensité avec un scénario et des rebondissements mieux foutus. Néanmoins, le jeu possède un truc, un style qui le range dans la catégorie des bons RPG. Son style de jeu à l'ancienne, ses graphismes colorés tout en cel-shading et ses jolies musiques en font un jeu agréable, surtout sur 3DS qui corrige certains défauts de la version PS2.

SUPPOS PS2 : 4/6
SUPPOS 3DS : 4,5/6

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[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS

Publié le par Dr Floyd

Poochy & Yoshi's Wolly World
Support : 3DS
Editeur : Nintendo
Sortie : février 2017

[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS

On se souvient tous de la catastrophe Yoshi sur 3DS en 2014 (mêmes si étrangement certains ont aimé ?!), l'un des plus mauvais jeux sous licence Nintendo de ces dernières années, faute à l'avoir confié à un studio expert en boucherie. Mais on se souvient également du génial Yoshi's Woolly World sur Wii U l'année suivante, Gamopat d'argent 2015. Revoici notre petit dino tout en laine sur 3DS, pour un remake de la version U, chargé de faire oublier l'opus portable précédent qui a fait beaucoup de mal à la licence, et ça va être difficile, car sur le forum de Gamopat, la plupart des gens sont totalement dégoutés de la catastrophe vidéoludique de 2014.

L'intrigue est la même que sur Wii U, Kamek a kidnappé des Yoshis détricotés, et l'arrivée du cabot Poochy ne change pas grand chose à l'histoire. La différence première du jeu est visuelle sur la map, qui n'est plus en vue aérienne, mais désormais vue de profil, plus adapté à un jeu portable. Et d'entrée de jeu on est frappé par la réalisation technique du jeu et par ses qualités esthétiques. On avait peur de perdre beaucoup au passage Wii U vers 3DS, mais pas du tout, le jeu a été parfaitement adapté aux capacités de la 3DS. On comprend vite que c'est un vrai jeu Nintendo "Seel of Quality".

Le jeu est toujours en 3D de profil, avec une perspective un peu plus rapprochée que sur console de salon, avec des décors parfois légèrement redessinés pour s'adapter au petit écran. Et la 3D relief optionnelle apporte un plus vraiment génial, le jeu prend de l'épaisseur, ça reste un effet visuel tout a fait surprenant. C'est beau, c'est coloré, c'est fluide, on a affaire à l'un des plus beaux jeux de la console, incontestablement.

[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS

Au niveau du gameplay, c'est exactement le même que sur Wii U. Yoshi peut sauter et flotter un peu dans les airs, gober les ennemis et les transformer en pelote de laine, et tirer ces pelotes via un viseur. Un gameplay simple et super efficace, mais utilisant plein de techniques différentes, le tout dans un environnement super bien pensé, et plein de recoins. C'est un réel chef d'oeuvre du jeu de plateforme ! Bon certes c'est quasi la même chose que sur Wii U... ce qui fera peut-être hésiter ceux qui ont la version salon, mais sachez que le jeu est désormais aussi génial pour les plus petits.

Oh rassurez-vous, du challenge il y en a ! La difficulté est très bien pensée et très progressive. Certes le gamer poilu trouvera ce jeu très facile, mais par contre il lui faudra beaucoup de temps pour tout "débloquer", c'est à dire trouver tous les bonus du jeu pour le finir à 100%. C'est le coté addictif du jeu, on a envie de faire et refaire les niveaux pour les "nettoyer" à 100%. Et on est jamais frustré, comme on peut l'être parfois dans un Super Mario Bros.

[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS[TEST] Poochy & Yoshi's Woolly World / 3DS

Et comme je le disais plus haut, les enfants ne seront pas découragés car il existe un mode relax (activable à tout moment) où les boules de laine seront remplacées par des toutous Tippochys servant de munitions infinies, et qui vont de plus renifler tous les items planqués. Sans compter les badges, toujours présents, qui permettent d'avoir des pouvoirs spéciaux. Comme Poochy... qui a cependant un rôle très limité. Il sera surtout mis en scène dans les épreuves de "run" car c'est un fonceur ! Un jeu vraiment agréable, quelque soit votre niveau.

Ce nouveau Yoshi's Woolly World est un fabuleux portage du chef d'oeuvre de la Wii U, parfaitement adapté à la 3DS, tout aussi génial à jouer, et exploitant à fond les capacités de la petite portable, qui décidément vieillie très bien ! Un jeu de plateforme hyper complet, avec une grosse replay value pour le gamer, et de plus désormais très bien adapté aux petits enfants avec son mode relax et l'arrivée des petits cabots ! Certes, c'est quasi le même jeu que sur U, mais ça vaut vraiment le coup d'y retourner. Nous sommes totalement réconciliés avec Yoshi sur 3DS, un jeu incontournable qui rentre dans le TOP 10 des meilleurs jeu de la console. Je suis en extase vidéoludique.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

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[SPEEDTESTING] Dragon Quest 8 / 3DS

Publié le par Dr Floyd

DRAGON QUEST 8
Support : 3DS
Editeur : Square Enix
Sortie : 20 janvier 2017

[SPEEDTESTING] Dragon Quest 8 / 3DS

Speedtesting après 3 heures de jeu avec l'aide de Gamoniac

Je ne vais pas revenir en détail sur Dragon Quest 8, la plupart d'entres nous le connaissent bien, du fait que c'est le premier DQ a être sorti chez les fromages qui puent, en 2004 sur PS2. Après trois adaptations sur DS, voici la deuxième adaptation sur 3DS, après un 7ème opus pour le moins décevant à mes yeux : scénario totalement débile et jeu non adapté à la 3DS avec notamment une gestion de caméra foireuse. Mais après 3 heures de jeu sur DQ8 je suis rassuré !

Ici le scénario est plus léger, plus basique (et c'est un plus selon moi), les personnages sont plus charismatiques, la réalisation un poil au dessus du 7eme, avec une camera moins foireuse. Ca reste un jeu de type passe-temps, car finalement il n'y a pas de réelle difficulté, à par savoir être patient pour "leveller". Et Dieu du pixel sait si le levelling est important dans cet opus, mais on a pas trop le temps de s'ennuyer, on peut lors de ces phases chercher des coffres dans le monde pseudo-ouvert, trouver des quêtes annexes, ou combattre des demi-boss assez costauds. Il y a de petites nouveautés, comme une sauvegarde rapide n'importe où avant de quitter (utile pour une portable), ou les monstres qui sont désormais visibles sur le terrain (une bonne chose selon moi).

[SPEEDTESTING] Dragon Quest 8 / 3DS[SPEEDTESTING] Dragon Quest 8 / 3DS

Que dire d'autre ? Pas de 3D relief, surement du fait d'un manque de puissance, mais on s'en tape, un jeu passe-temps fait pour jouer plus de 100h, n'a pas besoin de ça. Une réalisation de qualité du niveau PS2, une bonne fluidité, de belles couleurs, la musique magistrale qu'on connait, une camera bien mieux gérée que sur le 7. Non franchement c'est agréable. On verra ce que donne DQ11 sur cette même console, qui sera pour le coup le premier jeu de la série à être réellement pensé pour la 3DS.

Dragon Quest 8 est un RPG "passe-temps" super agréable sur 3DS, le support portable étant bien mieux adapté pour ce jeu. L'histoire simple est plus "crédible" que les scénarios du passé, la prise en main est géniale, on se prend à s'immerger dans ce petit monde pseudo-ouvert et à s'attacher aux personnages, et on devient vite accroc à faire progresser non-stop sa petite équipe et à bouffer du monstre. C'est con et répétitif, mais on aime ça. On peut y jouer en regarder la télé, en causant autour de soit, ce ne vous coupe pas de la réalité, c'est sympa. Un jeu culte totalement incontournable.

SUPPOS : 6/6


[TEST] DOOM / PS4

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[TEST] Resident Evil 7 / PS4

Publié le par Dr Floyd

RESIDENT EVIL 7
Support : PS4

Existe également sur XOne
Editeur : Capcom
Sortie : 24 janvier 2017

[TEST] Resident Evil 7 / PS4

Avis après 45 minutes de jeu

Quoi ? Un test de Resident Evil 7 après 45 minutes de jeu ? Non, pas vraiment, mais mes premières impressions... car 1. Je ne peux résister à vous en parler rapidement d'autant que je l'ai eu avant sa sortie officielle et 2. Je ne suis pas encore prêt à y rejouer... Hu ? C'est daubesque à ce point ? Il faut savoir que je ne suis pas du tout fan de Resident Evil, à part le 4, j'ai toujours détesté cette licence. Autant vous dire que je ne vais pas faire de cadeaux à ce jeu !

Je n'aime pas Resident Evil et je n'aime plus Capcom depuis des années....  C'est donc avec beaucoup d'aprioris que j'ai inséré la galette hier soir dans ma PS4 : Capcom = jeux bâclés et non terminés, Resident Evil = gameplay balai dans le cul et commandes pourries. Bon allez scène d'intro qu'on en finisse... Mouais pas mal la cinématique d'intro... oh tiens c'est pas vraiment une cinématique, je contrôle la vue, pas mal.... Me voici directement dans un coin totalement paumé de la Louisiane, dans la forêt, descendant de ma bagnole pour retrouver ma gonzesse qui m'a envoyé un message de détresse. Bordel le graphisme !!!! Ca commence fort, je me déplace dans la broussaille, avec un rendu assez exceptionnel : graphismes au top, végétation comme jamais vu, effets de lumières géniaux... et belle fluidité. Oups, j'aperçois une vieille demeure abandonnée. Ca y est ça commence vraiment ! Je vais pouvoir dire du mal !

Et bien même pas, car c'est la claque la plus totale !!! Ca trou l'cul cette immersion !!! Surtout à 23h dans le noir sur un grand écran ! Premier réel sursaut (ce qui ne m'arrive jamais devant un jeu... la dernière fois ce devait être devant Alone in the Dark quand la vitre explose)... première angoisse en apercevant furtivement une personne se déplacer.... Je reste bien 20 minutes autour de la maison pour admirer le rendu, parfois proche du photo-réalisme, une belle excuse pour ne pas aller plus loin ? Le feuillage, même de près, affiche un rendu parfait !!! Bon allez Doc arrête de faire ta tapette, courage, ta vas rentrer dans cette vieille bâtisse où forcement ça va mal se passer. Je n'ai pas le choix, je dois retrouver ma meuf... quoi que... Ca aurait été l'occasion d'en changer ?

Ma gonzesse... Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Ma gonzesse... Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Une intro incroyable

Une intro incroyable

Le jeu commence, et d'entrée on est subjugé par le niveau de détail de la végétation... L'Atari 2600 peut aller se rhabiller !

Le jeu commence, et d'entrée on est subjugé par le niveau de détail de la végétation... L'Atari 2600 peut aller se rhabiller !

Nouvelle claque à l'intérieur ! Des effets d'ombre et de lumière au top niveau, un niveau de détail impressionnant, de petits sons terrifiants... Si vous avez testé la démo P.T., sachez que c'est la même chose, en beaucoup mieux et beaucoup plus flippant encore ! L'immersion est totale, on est angoissé à chaque petit bruit, on à peur de chaque recoin de la maison, et je ne vous raconte pas quand on pousse une porte... si on ose la pousser... ou quand on doit monter l'escalier.... Haunted House sur Atari 2600 a trouvé son maître !

Pas d'alliasing, je ne sais pas si on est bien en 1080P, je crois. Un framerate qui doit être de 60FPS, je ne suis pas sur et certain, mais c'est très très fluide, aucun souci sur cet aspect (et Dieu du pixel sait si c'est important pour moi)... L'optimisation est franchement optimale sur PS4, et je me demande comment on pourrait faire mieux sur PC ? Seul l'Atari ST pourrait rivaliser.

Je vais faire dans mon slip !

Je vais faire dans mon slip !

Monter l'escalier est une sacrée épreuve... psychologique !

Monter l'escalier est une sacrée épreuve... psychologique !

Alors en 45 minutes je n'ai pas expérimenté grand chose du gameplay, à part me déplacer, me baisser et observer des objets, tout se fait naturellement en tout cas, en mode FPS. Je n'ai rencontré personne, je n'ai aucune arme, le scénario est basique pour l'instant, mais le peu que j'ai expérimenté suffit à mon bonheur et à considérer que ce jeu est tout simplement une bombe absolue ! J'ai stoppé ma partie après 45 minutes hier sort à minuit car j'ai flippé... et aussi parce que j'étais subjugué par cette réalisation technique de très haut vol. Je devais souffler. J'ai eu l'impression d'être réellement sur PS5 ! (et je n'ai même pas la Pro). Je ne sais pas si je vais y rejouer ce soir, je suis encore sous le choc, un cap immersif est passé selon moi avec ce jeu, un peu comme en 1992 avec Wolfenstein 3D ou en 1998 avec Half Life.

Alors attention, ce n'est en rien un Resident Evil ! C'est un FPS survival façon Outlast. C'est curieux d'avoir repris le nom Resident Evil, enfin non, c'est bien sur marketing, mais bon quand même... Of course je reviendrai compléter ce test rikiki après une deuxième session de jeu bien plus longue, mais je vous ordonne d'aller acheter directement ce jeu les yeux fermés ! En 45 minutes je trouve que j'ai déjà bien dépensé mes 49€, même si ça devait s'arrêter là, tellement ça m'a scotché. Et j'attends de voir comment il va être accueilli par la presse, je suis très curieux sur le coup ! Bordel quel jeu !

à suivre...

Avis après 1h30 de jeu

Voilà, hier soir deuxième session de jeu, également très courte, car la claque annoncée lors de ma première session s'est confirmée... et même amplifiée ! Je dois donc souffler à nouveau. La phase d'exploration passive (déjà bien angoissante) fait place désormais aux premières scènes d'action... Je ne vais RIEN SPOILER donc je dirai simplement que le gameplay est vraiment exceptionnel, avec une intégration totale des cut-scènes (qui ne sont pas des cut-scènes d'ailleurs) dans le gameplay, et avec une modélisation totalement incroyable des personnages.... Quand j'ai découvert... tut ! pas de spoil... j'ai pris une nouvelle baffe technique dans la tronche, je n'avais jamais vu ça sur console ni sur PC.

Puis l'action va vite dégénérer pour atteindre des sommets de l'horreur... et je ne suis qu'à une heure de jeu ! Alors j'ai tout de suite pensé aux jeunes joueurs qui pourraient, et qui vont hélas, tomber sur ce jeu... Oups. Si vous êtes parents, ne laissez surtout pas trainer la boite, ça serait totalement irresponsable de votre part.

Ca se complique...

Ca se complique...

Ca se complique vraiment...

Ca se complique vraiment...

Ce qui m'étonne le plus dans ce jeu, outre le bond technique et artistique qui fera date, c'est que ce jeu soit développé par RIP Capcom... 1. Parce que Capcom est mort 2. Parce que ce jeu est très mature dans son scénario et sa mise en scène, et qu'il ne fait en aucun cas penser à un titre japonais mais à un titre anglo-saxxon. C'est très étonnant. Et à ceux qui me demandent encore sur le fofo si c'est bel et bien un Resident Evil ? je le répète, non, c'est une nouvelle licence, mais qui garde certains petits aspects de Resident Evil, en clin d'oeil on va dire.

Dire du mal du jeu ? Oui je pourrai, sur certains petits aspects qui manquent un poil de réalisme (pareil, je ne vais pas spoiler), mais ça serait chercher la petite bête. Ce jeu est déjà plus crédible que la plupart des superproductions cinéma de film d'épouvante. Alors si, justement en parlant de cinéma, comme c'est quasi un film interactif, on pourrait dire que ce jeu n'aura pas de replay value... Une fois fini on passera à autre chose, mais peu importe, c'est un grand moment de l'histoire vidéoludique à ne surtout pas manquer.

Alors j'ai décidé d'en rester là pour ce test... 6/6 pour 1h30 de jeu c'est déjà justifié, tout le reste à venir ne sera que bonus ! Car je vais jouer par petites sessions (trop flippant) quand l'occasion se présentera (seul, dans le soir, tard), et puis vous pourrez bientôt découvrir les tests complets de la presse vidéoludiques qui seront, je le pense, dithyrambiques.

Bon c'est clair, Haunted House a pris un coup de vieux

Bon c'est clair, Haunted House a pris un coup de vieux

Je ne m'y attendais pas, je ne pouvait pas m'y attendre, considérant Capcom comme condamné, n'étant pas fan de Resident Evil, et les 5 et 6 ayant tellement déçu tout le monde. Ce Resident Evil c'est une renaissance de la licence qui a su s'adapter à son époque, c'est une renaissance de Capcom, c'est le meilleur survival horror jamais produit, c'est le plus beau jeu de cette génération, c'est une triple baffe technologique, vidéoludique et émotionnelle qu'on se prend dans la tronche. Comment Capcom a pu produire ça ? C'est un sacré mystère, le jeu ne ressemble aucunement à une production Japonaise. Le jeu de l'année (c'est déjà réglé), un des 10 plus grands jeux de l'histoire. Bordel. Pour une fois je ne retourne pas jouer à Haunted House sur mon Atari 2600 !

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4

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[SPEEDTESTING] Wild Guns Reloaded / PS4

Publié le par Dr Floyd

WILD GUNS RELOADED
Support : PS4 (démat et physique)
Editeur : Natsume
Sortie : 2016

[SPEEDTESTING] Wild Guns Reloaded / PS4

Wild Guns est un jeu vidéo de Natsume sorti en 1994 sur Super Nes aux USA et Japon, et assez tardivement (trop) chez les fromages qui puent fin 1996 en peu d'exemplaires. Et c'est une petite référence culte du jeu de shoot, bien sûr parce qu'il était bon, mais aussi et peut être surtout parce qu'il est devenu rare, même très rare sur le marché de l'occas. Ce remake est donc super bienvenue, mais pour le trouver en boite il faudra passer l'import (sur Play Asia, comptez 4€ de port par airmail et 15 jours pour le recevoir).

>Lien pour l'acheter sur Play-Asia

Le concept est très simple, vous disposez d'un tireur au premier plan (ou jusque 4 en multi local) et vous devez dégommer les cibles qui défilent devant vous sur un écran fixe. Bref, c'est le même concept que Cabal ou Nam 1975 par exemple. Ici ca se passe dans le Far West, mais un Far West SF à la Cow Boys et Envahisseurs ! Très sympa et amusant.

Le gameplay est un peu particulier, mais classique dans son genre. Particulier parce que déjà le point de visée à la manette n'est pas très précis (mais ça fait parti du gameplay, ce n'est pas un défaut, il faut s'habituer), et il faut savoir jongler entre la position de notre personnage et la position du viseur. Si vous n'avez jamais joué à ce genre de jeu, il faut un petit temps d'adaptation. Mais une fois cette période passée, ce n'est que du bonheur. Un bouton pour le shoot, un bouton pour l'arme spéciale, et un bouton pour sauter. Juste un petit bémol : pour tirer il faut laisser le bouton appuyé, sinon le tapotage déclenche le lasso (qui fige vos adversaires), et c'est pas top je trouve. Perso j'aime pouvoir tirer sans avoir à laisser le bouton enfoncé.

[SPEEDTESTING] Wild Guns Reloaded / PS4

Vous pourrez choisir entre 4 personnages (contre 2 dans le jeu original), ayant chacun ses caractéristiques propres, et un gameplay propre, et des bonus et des armes seront à récupérer dans le décor. Très fun ! Et à plusieurs en même temps c'est encore plus fun (en local). A savoir que le jeu est quand même très hard, même en facile, j'ai moi même eu du mal à passer le premier niveau en solo, d'autant que je n'utilise jamais de continues (un principe de gamer poilu), mais avec de l'entrainement ça vient et on devient acharné à vouloir battre ses records. Car le but est là : faire le meilleur score possible, avec un joli tableau de scoring mondial online très motivant !

Niveau réalisation c'est du tout bon, c'est le jeu original a peine retravaillé sur un écran plus large : pas d'effet jeu flash, pas d'effets modernes, le jeu respecte le design 2D des années 90, c'est pixelisé, les sprites sont magnifiques, c'est beau, c'est coloré, c'est fluide, avec une bon son très sympa et des menus léchés. Bref, ça respire l'arcade façon Neo Geo ! What else ? A noter que ca passe très très bien sur un très grand écran HD ou 4K, pas de problème.

Ce remake légèrement lifté de Wild Guns est un très bon jeu d'arcade, beau, efficace, axé sur le scoring, et jouable à plusieurs. Mais attention, c'est un jeu simple et court. En 5 minutes vous avez fait le tour du concept (mais pas des boss et des décors !), vous mourrez, vous recommencez, pas de sauvegarde ! (il y a les Continues, mais ça c'est pour les mauviettes). Si vous êtes nuls une partie peut durer 2 minutes. Bref, c'est du vrai jeu d'arcade réservé à un public averti qui aime le défi du scoring. Un jeu de poilu de l'arcade.

SUPPOS : 5/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST] The Last Guardian / PS4

Publié le par Ryo Hazuki

THE LAST GUARDIAN
Support : PS4
Editeur : Sony
Sortie : 6 décembre 2016

[TEST] The Last Guardian / PS4

Fumito Ueda est unique en son genre. On peut autant aimer que détester ses projets pour bien des raisons mais on ne peut pas ne pas être fasciné par ses œuvres. Avec The Last Guardian, nous sommes clairement fasse à une continuité pure de ses jeux précédents que sont ICO et Shadow of the Colossus et c'est ce qui lui fera autant de défauts que de qualités. Mais nous allons voir ensemble que tous les défauts du jeu sont littéralement gommés par l'incroyable aventure qui nous est offerte. Une histoire raconté à travers l'innocence d'un enfant et la sensibilité d'une créature extraordinaire.

Opacité

Tout comme ICO en son temps, The Last Guardian est un projet ayant débuté sur une génération de console pour arriver sur la génération suivante. La différence, c'est qu'après deux monuments sortis, Ueda était plus qu'attendu.
 
Au fil des années, au fil des informations, beaucoup ont décidé de passer à autre chose. Je suis de ceux-là. Je me suis clairement positionné comme la personne qui regarderait le jeu de loin et y jouerait à la sortie sans en attendre beaucoup.

Il se trouve qu'entre-temps est passé une autre arlésienne (dont le nom ne mérite pas de figurer dans cette critique) et, au vu de son état, je me suis clairement posé la question de savoir comment Fumito Ueda arriverait à rester fidèle à son idée d'origine : le conte d'un enfant et d'une créature chimérique.
[TEST] The Last Guardian / PS4

Ueda a les défauts d'Ueda

La première rencontre avec le jeu a été chaotique. En fait, je n'ai pas senti une sensation pareille depuis 2005 et Shadow of the Colossus.

Le jeu, clairement, est difficile à prendre en main, à maîtriser. Rajoutez à cela une caméra indomptable et vous avez le cocktail parfait pour n'avoir qu'une envie : casser votre manette et partir pleurer dans votre coin. Mais il faut s'accrocher. C'est d'ailleurs l'un des thèmes de Ueda dans tous ces jeux : accrochez-vous et élevez-vous !

Si vous obéissez à cette règle, alors vous allez être largement récompensé et, à l'image des défauts que j'évoque à peine tellement ils sont insignifiant face au reste. Vous ne garderez de ces derniers que le sentiment de frustration et d'impuissance qu'ils ont provoqué et combien, finalement, ils ont participé aussi à vous impliquer émotionnellement d'autant plus dans les épreuves traversées avec les protagonistes.

[TEST] The Last Guardian / PS4

Une fenêtre s'ouvre sur une aube inconnue

Voici l'histoire de deux êtres. L'un est un jeune garçon, vulnérable dans son physique mais fort dans sa volonté de vivre, trébuchant facilement car encore instable. L'autre est Trico, un de ces fameux "aigles mangeur d'homme" qui terrifie tant.

Ils s'éveillent ensemble au fond d'une grotte et décident de s'entre-aider. De s'apprivoiser mutuellement avec objectif clair : trouver comment s'échapper de cette geôle mi-naturelle, mi-construite.

Tout de suite, la crédibilité de la situation est palpable. Les décors sont sublimes, autant grandiloquent qu'étroit et sources de mystères. Mais, surtout, la bête... Trico !
Un jeu donnait l'illusion parfaite de la réaction "naturel" du protagoniste : Journey. La différence, c'est que notre compagnon dans Journey, en fait, c'était un autre joueur derrière son écran.

Ici, l'illusion est aussi réelle mais, surtout, elle est complètement autonome ! Trico bénéficie d'une Intelligence Artificielle absolument unique et ses réactions sont juste incroyable.

Il est impossible à quiconque aime les animaux de ne pas sentir la détresse autant que la compassion du regard, la peur autant que l'amusement dans les gestes, les cris de douleur autant que les cris de joie.

Tandis qu'au départ, il est difficile de cerner la manière "d'utiliser" Trico comme on le veut pour nous permettre de sortir, au fil de l'aventure, au fil de votre compréhension mutuelle, la bête obéira et comprendra plus aisément nos demandes. Une symbiose va s'installer au fur et à mesure en plus de la dépendance qui est immédiate.
[TEST] The Last Guardian / PS4

Toujours plus haut, toujours plus fort

Notre prison n'a qu'une seule échappatoire et celle-ci se trouve toujours plus haut dessus de nous. Il nous faut donc monter. Toujours plus. Mais cette ascension n'est pas sans difficulté. De nombreuses épreuves vont autant nous faire redescendre, nous abattre que finalement nous rendre plus fort. Très vite, le jeu va nous malmener. L'implication émotionnelle est alors plus forte qu'elle ne l'a jamais été ces dix dernières années dans un jeu vidéo.

Une des interrogations est écarté d'emblée : ce conte nous est raconté par un vieil homme et on comprend qu'il s'agit bien sûr du petit bonhomme. Alors tout le long du jeu, nous ne nous posons que cette question : quid de Trico ? Et c'est bien autour de Trico que les événements majeurs se déroulent.

Chaque blessure, chaque pieux plantés dans sa chair et que nous décidons de lui arracher est un acte difficile. Nous sommes aussi blessé que lui.
Mais, à l'image de ses cornes, nous grandissons et devenons, une fois encore, plus fort.

L'histoire va alors encore bien plus haut : comment Trico et le petit garçon (nous) sont arrivés ici ? Que sont ces mystérieuses armures qui veulent nous emmener ? Qui est responsable de cette prison ?

Plus direct dans son propos que jamais, Fumito Ueda conclut cette aventure avec brio. Là encore, vous devez sentir mes mains tremblantes sur mon clavier. Au fil de cette critique, au fil de la réminiscence de cette aventure, toute la logique et la construction claire que je voulais insuffler s'est envolée pour finalement laisser place aux émotions. Aux vraies.

Maintenant, vous êtes seul maître de vos choix : concrètement, le jeu a des défauts techniques et de gameplay et on remarque de la répétition dans les actions. Mais, sincèrement, le jeu vous emmène au-delà de ces considérations finalement "purement jeux vidéo" pour aller tellement plus haut, tellement plus fort.
[TEST] The Last Guardian / PS4
Un jeu attendu pendant presque une décennie, une expérience de quelques heures et des marques qui resteront très certainement à vie. Comme l'a clairement remarqué un bel homme, The Last Guardian, ce n'est pas le jeu de l'année, c'est le jeu de la décennie.

SUPPOS : 6/6

[TEST] DOOM / PS4

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[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Publié le par Ryo Hazuki

FINAL FANTASY XV
Support : PS4

Existe également sur XOne
Editeur : Square Enix
Sortie : 29 nov 2016

[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Avec l’amorce d’un mensonge, on pêche une carpe de vérité...

Final Fantasy XV est là. D'aucuns vous diront "ça fait 10 ans !". Monumentale connerie parmi d'autre avec un Square-Enix aux méthodes marketing plus que douteuses et même carrément mensongères (on y reviendra). Final Fantasy XV est le phénix qui naquit des cendres de l'avorté Final Fantasy Versus XIII aka le boulet absolu trainé par le géant japonais. Ce phénix, il n'a pas 3 ans au compteur et il n'est pas aussi beau et majestueux qu'on veut bien nous le faire croire...

Les origines

Lorsque l'on regarde 10 ans en arrière, Square-Enix était porté par la folie "Compilation of FF VII". Cette force poussa le groupe a réaliser la plus grossière des erreurs : le projet "FINAL FANTASY XIII" fut annoncé en même temps que le développement de plusieurs opus ayant pour point commun une mythologie ; la Fabula Nova Crystallis.

Le principe est simple : un même socle mais des visions différentes qui gravitent autour. Si l'idée, en soit, est un fantasme extraordinaire pour la plupart des fans de la saga, dans la vraie vie, ce fut surtout source de bien des problèmes et une véritable descente aux enfers pour Square. Nous n'allons pas aller plus en détails des différents opus (Agito, Type-0, XIII) pour nous concentrer sur la genèse de FFXV qu'est donc le fameux Versus XIII.

Final Fantasy Versus XIII, c'est surtout l'occasion pour Tetsuya Nomura (character designer légendaire et créateur de la saga Kingdom Hearts) de réaliser son rêve : implanter sa vision du gameplay et du design dans un gros Final Fantasy.

A cette époque, nous saluions tous ce côté plus "adulte" et carrément "noir" qui semblait se dégager du projet et beaucoup de monde n'hésitait pas à déclarer attendre plus encore ce Versus XIII que l'opus principal Final Fantasy XIII.

Grandeur et décadence

Bien évidemment, annoncer tant de projets parallèles fut une erreur car l'inévitable se produisit : en changeant de génération de console, Square-Enix voyait le feu s'installer sur leur projet majeur -Final Fantasy XIII- et fut contraint de ramener les équipes bossant sur Versus XIII à donner un coup de main aux copains. Le résultat fut sans appel : Versus XIII était au point mort et le resta pendant des années.

Mais la pression des fans étaient là. Annoncé avec une telle flamboyance, il était impossible de faire machine arrière. Moqué durant des années par un occident ayant goûté entre-temps à d'autres saveurs RPG du monde, Final Fantasy XIII et ses suites furent injustement mises au pilori des "RPG de notre adolescence mais c'est bon on a grandit lol" par une horde de joueurs attendant maintenant des personnages plus proche d'eux et avec un lore dit plus réaliste. Les contes ne sont plus autant apprécié dans un monde où les rêves laissent place aux doutes, un monde qui devint de plus en plus morose, injuste et décadent.

Square-Enix eut alors deux atouts dans sa manche pour redorer le blason FINAL FANTASY : un remake de Final Fantasy VII et reboot complètement le projet Versus XIII. Le tout était de savoir quel timing mettre en place.

Final Fantasy Versus XIII devenant Final Fantasy XV allant à l'encontre même de son créateur, Tetsuya Nomura fut définitivement écarté du projet pour l'emmener se concentrer sur Kingdom Hearts 3 puis le remake de Final Fantasy VII afin de laisser la place à un extincteur d'incendie, un bonhomme qui n'a rien demandé à personne mais qui saura s'impliquer corps et âme : Hajime Tabata, le réalisateur -entre autres-de FF Type 0 et de Crisis Core FF VII.

Cela dit, vu l'état du projet, l'annonce de Final Fantasy VII Remake n'était pas anodine. Au-delà même de l'argument très tentant du "c'est pour fêter les 20 ans de FF VII", c'est aussi et surtout un moyen de rassurer les fans : quelque soit l'état dans lequel FINAL FANTASY XV vous parviendra, votre jeu adoré reviendra ensuite donc restez et supportez-nous !

Et d'ailleurs, pourquoi en avoir fait un épisode canonique et ne pas être resté sur "Versus XIII"? Tout simplement pour marquer la rupture avec le jeu d'origine et passer un message clair : "ce n'est pas Versus XIII, ce n'est pas un retour à la trilogie que vous avez détesté".

Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches

La trahison FINAL FANTASY XV commence en réalité dès l'annonce concrète du projet et se poursuivra durant des mois. Que ce soit dans des phases de gameplay inexistantes ou dans des mises en situation complètement détachées du titre, quasiment tout ce qui se trouve dans les images et vidéo de l'E3 2013 sont fausses !

Une des promesses du titre: un monde ouvert. Si effectuer ce road-trip au volant de la Régalia (la voiture des héros), à dos de Chocobo ou même à pied reste suffisamment grisant pour ne pas ennuyer, il faut malgré tout prendre sur soit puisque la construction de ce monde est bancale et trop quelconque.

Le monde est beau et nous offre de jolis panorama mais il est quelconque car bien trop peu organique, trop petit et surtout tellement loin de ce que l'on attend d'un Final Fantasy : si vous cherchez un émerveillement dans un open world, il vous faudra vous reporter sur un autre jeu (Xenoblade Chronicles X étant, de très loin, le meilleur représentant actuel).

Le monde a des villes fabuleuses mais il est bancal car ces dernières sont vraiment à la marge de cette première partie qui se résumera principalement à des petits hubs pour récupérer des quêtes secondaires peu inspirées et surtout n'ayant aucun lien avec la trame principale. Si bien que, très vite, nous sommes tentés par les mettre de côté avec le fameux "j'y reviendrais quand j'aurai fini l'aventure", sachant pertinemment qu'à part pour platiner le jeu, il n'y aura rien pour nous y ramener.

La seconde partie du jeu (et la plus intéressante) reprend la main sur le projet et, là, enfin, c'est une bonne claque dans la tronche. Le scénario se dévoile et les personnages s'approfondissent. On peut largement regretter l'aspect trop expéditif de la chose mais même si c'est le premier Final Fantasy où à la fin on se sent trop peu impliqué, on l'est forcément suffisamment pour être largement atteint par les tragiques évènements. D'autant que, et ça fera sûrement plaisir à beaucoup, on n'en sort pas en se demandant si on a bien tout compris... mais le problème est qu'on en sort avec beaucoup de questions.

Square-Enix en est conscient et a d'ores et déjà annoncé l'ajout de nouvelles scènes dans un patch futur, ce qui démontre une nouvelle fois le caractère largement non finalisé du titre.

[TEST] Final Fantasy XV / PS4
[TEST] Final Fantasy XV / PS4

L'action est musique

Les combats de Final Fantasy XV sont globalement jouissifs. Spectaculaires, semi-aérien et avec une bonne patate. On prend plaisir à apprendre à maitriser son personnage et surtout à tenter toutes les armes ainsi que les combinaisons possible avec des partenaires qui bénéficient d'une IA bluffante. Les animations aidant aussi, on se croit réellement au mieux de la mêlée.

Les combats sont cependant mis à mal par une caméra compliquée qui nous donne très vite l'impression de joyeux bordel. Souvent on va se retrouver à taper le mob le plus proche sans même chercher à l'identifier avant puisque l'auto-lock fait le boulot à notre place.

L'un des regrets du titre reste aussi l'utilisation de la magie. Le principe est cool : on récolte des spots de magie (à la manière d'un FF VIII) pour crafter des sorts et les attribuer aux personnages. Le soucis, c'est que s'ils sont puissant, ils touchent aussi nos alliés et on peut être sûr que si on balance un sort, on va faire un carnage aussi bien du côté des ennemis que du notre. Finalement, on ne met quasiment jamais à profit la magie et c'est une frustration de plus...

Mais ce n'est rien à côté de la plus grosse des frustrations : les invocations. Si vous avez la chance de toutes les voir une fois en combat de manière non scriptée, estimez-vous heureux. Arrivant sous des conditions précises, les invocations n'en restent pas moins grandioses et plus impressionnante qu'elles ne l'ont jamais été.

Enfin, je veux vraiment faire un focus sur la musique portée par Yoko Shimomura (compositrice de Kingdom Hearts, comme quoi tout est en lien) parce que je pense vraiment qu'une des plus grandes forces du jeu et l'un des moteurs qui permet aux joueurs de tenir réside dans le traitement musical.

Un thème principal repris de bien des manières, des morceaux grandiloquents à l'image d'un Prince qui parcours le monde pour reprendre son trône et devenir Roi, des combats incroyablement épiques par ces thèmes, juste WHOA !

Je ne veux pas spoiler les événements mais sans ces thèmes aussi qualitatifs, le jeu aurait eu bien moins d'impact.

[TEST] Final Fantasy XV / PS4
[TEST] Final Fantasy XV / PS4

Ce road-trip fraternel et insouciant est soutenu par une bande originale magique qui permet de se sentir impliqué même dans des combats qui sont ultra spectaculaires mais aussi un joyeux bordel à cause d'une caméra compliquée. Même s'il condense trop son propos, Final Fantasy XV propose une seconde partie partie de jeu qui justifie amplement le voyage et ou, une fois encore, le joueur n'en sort pas indemne.

SUPPOS : 3/6

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[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U

Publié le par goomba_powaa

Paper Mario Color Splash
Support : Wii U
Développeur : Intelligent Systems
Editeur : Nintendo
Sortie : 7 Octobre 2016

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Voici venu le dernier épisode en date de la série Paper Mario, censé redorer le blason de la saga après un épisode 3DS à base d'autocollants assez décevant et manquant de profondeur (mais pouvait-il en être autrement lorsque l'on tente d'adapter le concept des Paper Mario au format portable?).

Suscitant l'attente de nombreux fans, ces derniers étaient légitimement en droit d'être inquiets malgré tout, car très vite, Big N a tenu à clarifier les choses en insistant sur le fait que définitivement, l'aspect RPG allait s'effacer considérablement de l'esprit des nouveaux opus Paper Mario, au profit de l'exploration. Laissant donc cet aspect RPG plus poussé aux mains de son autre série "Mario & Luigi". Au moins c'est clair, les nostalgiques des opus N64, Gamecube et dans une moindre mesure de l'opus Wii devront se faire une raison tôt ou tard, la chasse aux XP c'est fini. Alors, faut-il faire la fine bouche et rejeter d'office ce Paper Mario Color Splash, même en ces temps de disette sur Wii U? Le plus simple, c'est de lancer la galette... Here we go !

L'histoire débute lorsque Mario, Peach et Toad arrivent sur l'île Barbouille, et découvrent que cette dernière a perdu ses couleurs. Mario a donc pour mission de redonner à l'archipel toute sa splendeur en mettant la main sur 6 grandes étoiles de peintures volées par Bowser et ses sbires (Maskass et cie), en fouillant toutes les régions de l'île (30 niveaux desservis par une map façon SMB3). Dans la foulée, Peach va rapidement se faire capturer par Qui-vous-savez, et vous serez alors affublé d'un marteau magique vous permettant de frapper et surtout d'éclabousser (Splash ! Splatoon est passé par là?!) les environs de grandes gerbes de peinture. Ce marteau magique est équipé d'un réservoir avec 3 jauges correspondantes aux 3 couleurs primaires, rechargeable et améliorable. Enfin, vous ferez équipe avec un petit pot de peinture du nom de Peinturion, qui sera votre guide tout au long de votre périple.

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
Nos premiers pas se font donc à Port Barbouille, la place centrale de l'île, fortement (trop?) peuplée de PNJ d'un même type, les Toads ! Ils vous seront d'une aide continue tout au long de l'aventure (conseils, achats, collection, etc.). Ce qui marque immédiatement lorsque l'on commence à évoluer sur l'île et ses premières régions, ce sont les graphismes, et la direction artistique prises par les développeurs. Aucun opus de la saga n'a autant mérité son préfixe de "Paper". Tout ou presque est conçu autour du thème du carton, du papier, du collage, du découpage, du collage, etc.. Les décors regorgent d'inventivité, de détails et de paysages hautement colorés et chatoyants du meilleur goût, avec une gestion de la 2D / 3D jamais prise en défaut. Vive la HD made in Nintendo! C'est simple tous les niveaux que vous traverserez auront au moins une bonne idée qui vous fera dire Waouh! régulièrement. Sur ce point c'est sûr, Big N et surtout Intelligent Systems ont soigné leur dernier-né. Les régions, malgré leurs thèmes parfois connus (plage, forêt, canyon, temple, bateau pirate, hôtel hanté, arène de gladiateurs...) sont variées et renouvellent la façon de découvrir l'univers du moustachu, un petit tour de force en soi. Petites curiosité situées entre certaines régions, l'emplacement de temples Pierre Feuille Ciseau qui, sous la forme d'un mini show à l'américaine vous permettront après 3 rounds gagnants de ce célèbre jeu d'empocher pas mal de pièces d'or et même une carte spéciale (nous y reviendront plus bas), facilitant parfois votre progression.
 
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Lors de vos explorations, vous serez amené dans chaque niveau à combler certaines tâches blanches avec la peinture contenue dans votre marteau, ceci afin de compléter la quête annexe des "100% du niveau coloré". Petit bonus, en comblant ces tâches, vous en ferez ressortir parfois des pièces d'or, des recharges de peinture mais aussi des cartes.
Des cartes me direz-vous? à quoi peuvent-elles bien servir? à combattre, principalement. Et oui nous voilà arrivés au moment critique du test, le système de combat, pas fameux lors des précédents opus 3DS et Wii. Concernant Color Splash, on a connu mieux, on a connu pire. Les cartes, récoltées à la boutique de cartes du Toad de Port Barbouille ou en battant des ennemis, se divisent en 2 catégories. Les cartes classiques et les cartes Truc. Lorsque vous entrez en combat avec un ennemi, vous l'action se transfère sur votre Gamepad, qui se transforme en votre main de cartes (max. 99 cartes). Selon votre progression dans le jeu, vous pourrez choisir 1 à 3 cartes par tour pour combattre votre adversaire.
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Vous aurez le choix parmi de nombreux items connus des fans de la série, parmi les bottes de saut, le saut ressort, les carapaces, la queue Tanuki, les alliés ennemis, les boules de feu, de glace, et toutes les variantes de marteau possibles, et bien d'autres encore. Vous sélectionnez donc la ou les cartes désirées, vous les peignez en partie ou intégralement (plus vous les peignez plus elles seront puissantes mais assurez-vous d'avoir encore assez de peinture en stock pour finir le combat correctement) et vous les validez. Certaines cartes demanderont de votre part un bon timing afin d'être utilisées de manière optimale et d'infliger un max de dégâts. Lors du tour d'attaque de votre adversaire, vous pourrez toujours tenter de vous défendre plus efficacement en appuyant au bon moment de l'impact sur Mario  sur le bouton A pour amoindrir vos dégâts subis. 
 
Parlons des cartes "Truc", l'aspect le plus WTF du jeu! Ce sont des cartes à dénicher dans les niveaux, causant beaucoup de dégâts lorsque bien utilisées contre le bon ennemi. Elles sont parfois obligatoires pour battre un boss et avancer dans l'histoire. Les cartes "Truc" prennent la forme d'objets du quotidien chez nous les humains (APN, bassine, os, ventilateur, théière, statue chat, tirelire cochon, etc.). Même si leur mise en scène pour faire agoniser votre ennemi prête souvent à sourire, certains objets sont trop réalistes et dénotent avec l'aspect imaginaire que l'on se fait du monde de Mario. Pour résumer, via ce système de cartes, les combats manquent souvent de rythme, du fait du côté rébarbatif des actions à effectuer plein de fois lors d'un même combat (choisir cartes, parfois parmi 99 / peindre cartes / valider cartes). D'autant plus que le niveau de difficulté des ennemis oscille souvent entre faible et moyen, certains combats inévitables sur votre route (contre par exemple une meute d'ennemis faiblards vous barrant le chemin) auront des airs de véritable supplice et de perte de temps, car gagnés d'avance mais obligatoires. Veuillez noter que Nintendo, dans sa grande mansuétude et dans sa volonté de plaire au plus grand nombre (de ne pas décourager les casuals diront les mauvaises langues), met à votre disposition lors des combats une roulette, qui fait office de dépannage de luxe lorsque vous êtes à court de cartes de combat. Vous pouvez payer 10 pièces pour l'utiliser et obtenir au hasard de la roulette une carte, déjà peinte qui plus est. Mais si vous le désirez, vous pouvez payer encore en plus 10 pièce d'or afin de ralentir la roulette et ainsi avoir plus de chance d'obtenir la carte de combat désirée. Les pièces d'or pleuvant par centaines dans le jeu, l'utilisation de cette roulette n'en sera que plus facilitée et tentante...
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Ce qui sauve alors Paper Mario Color Splash, ce sont ses musiques ET son humour, les 2 autres véritables points forts de cet opus. L'humour est omniprésent tout au long de votre quête, grâce aussi à une traduction Française au poil, il faut le signaler. Même si certaines boutades ne sont pas à proprement parler hilarante, elles font toujours mouche. Jamais lourdes, elles égayent encore un peu plus l'aventure et le sentiment de vacances et de détente de cette île Barbouille. Certaines situations sont rocambolesques et surprennent le joueur par leur légèreté. En effet, Nintendo n'hésite pas à se tourner en autodérision, par exemple concernant le scénario redondant de la princesse capturée par Bowser. Vous ne pourrez pas vous empêcher de sourire lorsqu'un Toad vous dira, très sérieusement, qu'il n'arrive pas à croire que ça soit l'infâme Bowser qui ai capturé Peach. Les Toads justement, même s'ils sont très présents (mais en même temps, qu'il y a-t-il comme PNJ gentils en dehors du Big Four Mario Luigi Peach et Yoshi?), sont quasiment érigés en stars de cet opus, et comme ils sont divisés en plusieurs groupes et genres, cela passe très bien côté redondance, enfin pour ma part. A vrai dire, ils feraient presque passer notre plombier moustachu au second plan! Après avoir percé dans Super Mario 3D World, après avoir eu leur jeu dédié Captain Toad, les Toads sont définitivement la révélation de la Wii U ! à noter aussi les boss qui gardent les grandes étoiles de couleur (incarnés par les Koopalings) eux aussi assez loufoques! Mention spéciale à Ludwig Von Koopa, et son sous-marin impressionnant devant mais pas finià l'arrière, on le prend tout de suite moins au sérieux :). Certains Guests comme Birdo sont aussi de la partie, totalement dans leur élément !

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utre point fort également donc, la B.O. : Dès l'écran titre, on est accueilli avec une petite musique aux airs jazzy bien cuivrés qui mettent tout de suite dans l'ambiance, et les compositions de qualité s'enchaînent au fur et à mesure des niveaux. Entre classiques revisités en discrète musique de fond ou nouvelles créations, on à affaire à du travail de grande qualité et bien adapté, et ce du début à la fin. Dès le départ de votre périple, le thème de la vallée Marmelade ou de la Route Ecarlate vous donnerons un bon aperçu de ce que savent faire les compositeurs attitrés de Big N avec leurs trompettes, saxo, violons, trombones, flûtes, contrebasses, clarinettes, etc.

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Dernier point, la durée de vie. Le jeu est donné un peu partout pour 30H de jeu pour compléter la trame principale, mais à un moment donné j'en étais à 17h de jeu à la 4ème grande étoile de couleur en ayant trainé un peu, contemplé pas mal, tenté de colorer certains niveaux à 100%, et tenté de aussi de compléter le musée de Port Barbouille en faisant don de certaines de mes cartes classique et Truc qui m'auraient été plus utiles en combat qu'au Musée :) Vous le voyez, les quêtes annexes peuvent encore vous occuper un petit moment après la fin du jeu, si vous voulez prolonger votre séjour sur cette belle île ! A noter un seul slot de sauvegarde disponible, mais cela devrait s'arranger si vous créez / changez de compte ID Network au démarrage de votre Wii U.

[TEST] Paper Mario Color Splash / Wii U
En conclusion, ce Paper Mario Color Splash est un jeu très bien fini, pas fait à la va-vite comme certains le penseraient. Big N s'est investi encore une (dernière?) fois pour sa malheureuse Wii U, et cela se ressent : Graphismes HD qui donnent une bonne leçon stylistique, level-design on ne peut plus varié, OST du tonnerre, ambiance détonante, tout y est. Presque. Les 2 seuls points négatifs sont peut-être le manque de PNJ qui auraient pu être plus variés (quoique), mais surtout ce système de combat manquant de profondeur, sans alliés mais aussi un peu pataud et mal optimisé car pensé surtout pour utiliser la feature du Gamepad. Ceci dit, Color Splash est avant tout un jeu qui se joue de façon cool, sans pression, permettant de sauvegarder souvent. La trame et la progression sont si fluides que vous pourrez y revenir régulièrement sans être perdu dans votre progression. On écarquille les yeux, on éclabousse tout, et on se marre, c'est du Nintendo dans toute sa splendeur !

SUPPOS : 4,5/6

Publié dans TESTS

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