De MSX News à l'origine, le magazine devient Micro News fin 1987. Évoluant de spécialiste à généraliste, cette revue se distingue par son contenu
consoles et Msx. Le magazine est si ouvert aux autres formats qu'il en deviendra même un des pionniers du retrogaming avec la rubrique Pépé Micro. A noter aussi l'humour cocace et la présence du
génial dessinateur Carali, ex-Hebdogiciel.
Mais le mensuel reste un outsider dans un milieu encombré... Il réagit alors à la concurrence d'une manière inattendue : la rubrique Sex Machines !
Oui oui c'est un magazine de jeux vidéo !
A une époque à laquelle les consoles n'étaient pas vraiment prises au sérieux et le Msx enterré, Micro News réalisait de vrais tests ainsi qu'une rubrique
dédiée à l'actualité japonaise : Samouraï Micro. Un test sur deux pages pour Parodius ou King's Valley II sur Msx ne se trouvait que chez Micro news. Cependant les consoles
reviennent tout doucement et le magazine a d'ailleurs publié le 1er article français sur la PC engine.
L'amour du MSX...
Après un sondage auprès des lecteurs, il s'est avéré que beaucoup d'entre eux ne possédait aucun ordinateur. Une opération commerciale a donc été montée
avec les vieux stocks d'un magasin parisien, et proposait donc l'achat d'un Atari 800XL neuf pour 189ff. Plusieurs pages de tests sur les jeux disponibles étaient publiées dans la foulée.
En 1988, une nouvelle rubrique est créée, Pépé Rétro et les micro-dinosaures. On y parle de bécanes déjà oubliées telles que Adam, Stratos ou Exeltel. On se souvient également du duel entre le Prof ST et le Doc Amiga censé alimenter la gueguerre Atari/Amiga.
Le rétro déjà à l'époque !
Dans le numéro 14, Micro news propose une pétition à ses lecteurs, en faveur de jeux plus adultes, mais vraiment plus adultes, pas genre on veut Doom sur
Super Nes, non là on parle clairement de cul ! C'est là qu'on sent les racines Msx du magazine. En effet, comme le souligne la rédaction, de nombreux jeux érotiques sont publiés au Japon sur Msx,
ils n'en demandent donc pas moins aux éditeurs occidentaux.
Dans la rubrique Sex machines défileront d'abord les quelques softs concernés comme Emmanuelle ou Teenage Queen. Le tour des jeux disponibles étant rapidement fait, Micro news
publie alors des images digitalisées de modèles féminins bien réels, allant du plus soft au beaucoup moins soft. Etant allé assez loin, le magazine se calme et publie principalement des
images tirées de jeux japonais...
Micro News n'était vraiment pas un magazine comme les autres de par son aspect vraiment généraliste et ses rubriques décalées. La rubrique Sex Machines, à
défaut d'être forcément de bon aloi, était en avance sur son temps, traitant un sujet qui n'avait pas vraiment matière avant l'arrivée du CDRom.
Cependant, le magazine a disparu comme tant d'autres mais reste le mag' informatique français le plus dingue, juste derrière Hebdogiciel.
Par Madein76
Mercredi 27 janvier 2010
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22:23
5
Mais que se passe t-il ? La micro-informatique semble mourir en cette fin d'année 1991... Amstrad nous a quitté, l'Atari ST
est has-been, le STE n'a rien apporté, et l'Amiga est à bout de souffre... On ne va quand même pas être obligé de se payer un PC avec MSDos ? A moins que l'élu vienne du Japon... Avec non pas le
MSX 3 mais le FM Town de Fujitsu ! Une sorte de PC hybride équipé du graal : un lecteur de CDROM ! Bordel de sprite ! Le pire c'est qu'il existe au Japon depuis 1989 ce monstre.
Le FM Town est un ordinateur hypermédia ? Oui, le multimédia c'est fini ! Un ordinateur capable de proposer des jeux, de la photo, de la musique et de la vidéo ! Une révolution. Il a l'air de plus
très puissant : un processeur 80386 cadencé à 16Mhz avec par dessus le marché un coprocesseur arithmétique 80387, le petit plus qui impressionne. 1 ou 2Mo de RAM, équipé d'un lecteur de disquette
voire d'un disque dur pour le très haut de gamme, il intègre également le fameux lecteur de CDROM dont tout le monde réve ! Un CDROM c'est quoi ? Une sorte de très grosse disquette qui ferait 540Mo
! Bon ok on ne peut rien sauvegarder dessus, mais bon sang 540Mo de données, de quoi stocker plusieurs centaines de jeux non ?
C'est bien beau tout ça mais est-il capable de faire tourner des vrais jeux de gamopat ? Avec une définition de 640x480 en 256 couleurs, c'est carrément du Full-HD que vous propose Fujitsu. Ajoutez
à cela des scrollings câblés, des sprites qui zooment et qui tournent, on nous en promet même 1024 animés simultanément sans ralentissement.
Heuuu le FM Town serait plus puissant que la GX4000 de Amstrad ? Oui on peut le dire, il pourrait même rivaliser avec la SuperGrafx voire la future Super Nes de Nintendo (si elle sort un jour en
France celle là). Mais des jeux il y en a sur FM Town ? Bah oui il parait : Populous, Operation Wolf, New
Zealand Story, Ultima, Zack Mc Kraken... le catalogue semble se constituer petit à petit au Japon.
Car il n'y a pas que les sprites dans la vie le FM Town est capable d'être sérieux : il fait tourner une sorte de clone de MSDos en beaucoup mieux avec des fenêtres façon GEM, le Dos Extender, qui
lui permet d'être compatible PC... Une fonction qui sera peu utilisée par les gamers vu les performances de la bête bien supérieures à n'importe quel PC abordable, mais qui plaira aux geeks.

Le FM Town chez les fromages qui puent ? Possible, il sera commercialisé courant 1992 aux USA puis peut-être en Europe, pour un prix qui devrait tourner autour de 15 000 francs. Espérons que cette
machine connaîtra le succès car on ne va quand même pas devoir tous se mettre au compatible PC tout pourri ? En attendant je soigne mon vieux Atari ST.
Par Dr Floyd
Mardi 12 janvier 2010
2
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21:05
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Fin 1983 les consoles disparaissent du marché (le fameux crack), écrasées par la micro-informatique dite "familiale" et ses
jeux K7 ou disquette... Cependant l'état de grâce ne durera pas longtemps, et en 1985 la plupart des fabricants micro ont déposé le bilan et les jeux proposent rarement un gameplay de qualité.
Le magazine Hebdogiciel, pourtant spécialisé dans la micro-informatique et la programmation, est le premier à douter des ordinateurs en titrant en aout 1985 "L'informatique c'est
de la merde !" avec la fameuse illustration de Gorges Marchais, l'une des une les plus célèbre "une" de magazine micro/jeux vidéo des années 80.
"Les publicitaires ont essayé de nous faire croire qu'un ordinateur était vachement utile à la maison. Utile à quoi ? Oh mais à plein de choses :
- les jeux vidéo,
- la programmation en basic,
- La gestion du budget familial,
- les logiciels pédagogiques,
(...)"
Il est vrai qu'on nous vendait du mensonge à gogo à une époque on l'on croyait encore aux voitures volantes pour l'an 2000, aux robots commandés par l'oric 1 qui devaient nous
servir le café, aux To7 qui devaient gérer l'éclairage de notre maison et faire le ménage, des ordinateurs qui bientôt dialogueraient avec vous comme Hal 9000 avec Dave, etc... alors que
leur RAM ne dépassaient pas 64Ko (soit 32 000 fois moins qu'un PC de base aujourd'hui !). Même pour gérer un budget ces machines n'étaient bonnes à rien :
"Si quelqu'un est capable de regarder son magnéto K7 pendant les 20 minutes où il charge son programme de gestion, de rentrer une à une ses recettes et ses dépenses et de se planter
10x dans les manipulations tellement c'est mal foutu, qu'il le dise : il gagne un crayon et un papier, faut quand même être con pour utiliser un ordinateur pour gérer 12 chèques"
Bref la micro-informatique c'était bidon et seuls les gamopats y trouvaient un intérêt. On sent alors un prémisse au grand retour des consoles de jeux (la Nes commence d'ailleurs à se faire un
nom aux USA). Le plus drôle c'est que Hebdogiciel se tire une balle dans le pieds (ils doivent alors se douter que leur aventure ne va plus durer bien longtemps) :
"Jouer ? les consoles de jeux vidéo étaient en passe de devenir performantes quand elles ont été abandonnées (...). Ces cons de Texas Instruments, en tête, sont venus créer un marché artificiel
en gueulant comme des veaux que les consoles c'était de la merde et qu'il n'y avait que les ordinateurs de valable parce qu'on pouvait programmer. Résultat, les consoles sont mortes, les
ordinateurs trop nombreux, sont déjà dépassé le jour même de leur sortie, les jeux ne suivent pas et on s'emmerde ferme si on ne programme pas. Programmer ? N'importe quoi ! A part les hobbyistes
acharnés, personne n'a rien compris à la programmation."
25 ans plus tard, votre ordinateur ne sert toujours pas le café, personne n'a toujours rien compris à la programmation, et les consoles de jeux ont tout logiquement repris le dessus depuis bien
longtemps.
Par Dr Floyd
Lundi 10 août 2009
1
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21:58
7
On se demande toujours comment un français a pu gagner Roland Garros en 1983, alors que nous sommes de vrais loosers en matière de tennis ! En fait Yannick Noah avait un secret : en
1983 il s'est dopé sur simulateur de tennis grâce à sa console ADVISION HOME ARCADE (nom français de la console Arcadia 2001 de Emerson). Hélas sa console tomba en panne en 1984 et ne pu jamais être réparée, Emerson ayant abandonné
le support SAV. Depuis Yannick s'est mis à Singstar...
L'Advision Home Arcade fait partie des quelques obscures consoles qui ont tenté de percer et de concurrencer le trio infernal (Atari 2600, Intellivision et Colecovision) avec des jeux
d'assez faible qualité quelque part entre le VideoPac et l'Intellivision (une cinquantaine de titres existent). Elle sera distribuée sous différents noms selon les pays, ainsi
une trentaine de clones existent. Avis aux collectionneurs !
Par Dr Floyd
Lundi 20 juillet 2009
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08:56
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1985,
Amstrad connaît un succès aussi inattendu qu'incroyable depuis quelques mois. Le geek que je suis s'empresse alors d'acheter le top du top : un CPC 664 dès sa sortie ! Il est superbe avec son
clavier blanc et bleu ciel et son lecteur de disquettes intégré : la grande classe ! Ok, 5990f mais c'était un prix exceptionnel pour une telle configuration ! Dans la foulée j'achète UNE
disquette vierge pour seulement 70f (bon ok un peu cher mais elle stocke quand même 160ko de données, ce n'est pas rien...). Hélas l'état de grâce ne durera pas très longtemps, quelques semaines
plus tard Amstrad a le mauvais goût de remplacer son CPC664 par un nouveau modèle au look plus pro et équipé de 128Ko de RAM (au lieu de 64Ko) pour le même prix... Le coup est rude a encaisser et
l'envie d'étrangler Alan Sugar me traversa plusieurs fois l'esprit. Cependant avec le recul il faut dire que pour un 8 bits passer de 64Ko à 128Ko ne servait strictement à rien, et aujourd'hui
le CPC664 est un micro bien plus recherché que le CPC6218... même si j'ai jeté le miens en 1987... Et oui à l'époque on imaginait vraiment pas que ces machines pourraient se collectionner et
valoir le moindre centime en l'an 2000 quand nous irions tous en week-end sur Mars.
Par Dr Floyd
Vendredi 10 juillet 2009
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15:40
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En 1984, Apple révolutionne l'informatique avec le Macintosh, mais qui reste une machine réservée aux (très) riches. Dès l'année suivante Atari réplique et nous
présente l'Atari ST, le "Jackintosh" (du prénom du PDG de la firme), une machine du même style (avec le même processeur que le Mac et une interface graphique GEM) mais à "bas prix", un
peu plus de 10 000 francs, ce qui restait inaccessible pour le grand public malgré tout. La révolution viendra cependant deux ans plus tard avec le dernier modèle 520 STF dont
le prix chute pour finir à 2990 francs !
On a rarement vu des baisses de prix aussi spectaculaires dans l'informatique. Des caractéristiques de rêve pour ce prix : Processeur 68000 à 8Mhz, 512Ko de RAM (8x plus que le C64 !),
un lecteur de disquette 720 ko et le système d'exploitation qui est passé en ROM ! Nous avons enfin accès à l'informatique "utile" avec des applications sérieuse en plus des jeux. Il
deviendra l'ordinateur "grand public" branché en France, même si l'Amstrad CPC résista bien, et l'Amiga aura de ce fait beaucoup de mal à émerger (du moins en France). Mais en 1990 Atari
traîne toujours son STF et ne fait qu'une simple mise à jour de sa machine avec le STE (en se permettant même de repasser le prix à 3490 francs !). C'est le début de la fin, le fumeux
projet Falcon, puis la console Jaguar enterreront définitivement la firme mythique des années 70.
Par Dr Floyd
Vendredi 19 juin 2009
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13:22
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Au
début des années 80 nous sommes tous fans de Star Wars et les jeux de tir spatiaux nous font revivre les grands moments de l'Empire Contre-Attaque ! Hélas ça se passe uniquement dans mon
centre commercial où sont exposées les bornes Galaga et Defender... car bon je m'ennuie un peu avec mon Space Invaders sur Atari 2600. Tiens un jeu nommé Parsec sur Ti-99 vendu au
JouetClub du coin ? Un shoot'em up qui me fait penser à Defender. Laissons nous tenter, je ne suis plus à une daube prêt sur cet ordinateur ! Bordel de sprite !!! De vrais sprites fluides, un
scrolling, un tir laser qui déchire, des ennemis vifs, un champs d'astéroïdes, des explosions de pixels ! Je possède enfin un jeu next-gen à la maison ! Le jeu est en "bit-map graphics" et exploite
pour la première fois la puissance 16 bits de l'ordinateur (car oui le Ti-99 est un 16 bits !!!). Le jeu sera reconnu par la suite comme l'un des meilleurs shoot de l'époque et obtiendra 6
supp... heu pardon 6 étoiles dans TILT. Mais le Ti-99/4A est déjà condamné, et je désespère à savoir que cet ordinateur aura été totalement sous-exploité.
> le test
de Parsec
Par Dr Floyd
Samedi 6 juin 2009
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06
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/2009
09:51
0
Marre des crampes sur l'Atari 2600, déçu des jeux Ti99 4/A, en 1982 je suis un peu frustré en admirant dans les cafés les jeux de folie proposés en arcade. Il reste
un espoir... une console revolutionnaire de CBS doit débarquer des USA... Quand la Colecovision sort enfin en Europe (mi 83) je me suis jeté dessus comme un pac-man affamé
! Et là je bave devant la télé familiale en découvrant Donkey Kong, très proche de la version arcade, avec son héros le grand singe, sauf que vous dirigiez un looser de
plombier (un drôle de personnage sans charisme qui ne fera pas carrière dans le jeu vidéo). Ce jeu est en tout cas une révolution : pour la première fois nous avions l'impression de
pouvoir jouer à l'arcade chez soi ! Au placard les pongs et les gros pixels ! Alors qui aurait pu imaginer le crack mondial du jeu vidéo seulement six mois plus tard ?!
Bref, un an après son achat, ma console avait disparu totalement du marché, place aux To7, Spectrum, Oric, Atari XL, MSX, C64 et autres Amstrad ! Le jeu vidéo sur
console est mort et ça semble alors quasi définitif : place au basic, aux simulations, aux robots, à l'homme sur mars comme le promettent les frères Bogdanof à la télé. Bref, je serai
ingénieur à la NASA grâce à mon nouvel ordinateur ! La Colecovision c'était vraiment de la merde.
Par Dr Floyd
Vendredi 29 mai 2009
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11:40
2
En
1987 j'achète un peu par hasard le jeu Arkanoid pour mon très vieillissant Amstrad CPC 664 (produit par cet escroc de barbu anglais : Mr Sucre), un jeu de casse-brique, genre complètement
has-been à cette époque ! Tout le monde avait oublié le Breakout (1976) de Steve Wosniak et Steve Jobs (deux loosers barbus... du moins chez Atari), et j'avais aussi quasiment mis aux
oubliettes mes casse-briques sur console pong et Atari 2600. Arkanoid... le titre sonne bien, je tente le coup même si je connaissais très mal, n'ayant de plus jamais pu voir la
borne d'arcade sortie l'année précédente (c'était devenu trop cher de jouer sur borne d'arcade, certaines étaient montées à 2 francs la partie, pfffff). Après tout un jeu
TAITO/IMAGINE ça devrait pouvoir le faire. Bordel de sprite, quel choc ! Un très rare et génial overscan vertical, un jeu coloré et nerveux, un gameplay dantesque, le tout
rendait le jeu très sexy et très arcade, ce que l'on n'avait vraiment pas l'habitude de voir sur ce vieux coucou 8 bits ! Après deux ou trois parties, j'ai du quitter la
pièce et aller prendre l'air pour m'en remettre. J'adorais à nouveau mon CPC 664 même si un mois plus tard je le trompais avec un ATARI ST. Arkanoid, ça cassait vraiment des briques (Dr Floyd,
humoriste !).
> Le test vidéo du jeu
Par Dr Floyd
Mercredi 27 mai 2009
3
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/2009
23:06
9
Sous la coupe d’un régime totalitaire, surveillé par le tout puissant Big Brother, je trouve quand même le moyen d'aller au ciné voir une bonne vieille guimauve qui vient de sortir,
"Tendres Passions", pour essayer d'arracher un baiser à ma copine choucroutée. Résultat : râteau ! Pas grave, je regarderai les frères Bogdanof à la tv, et bien évidement je
m'adonnerai à mon petits plaisir solitaire... vidéo ludique bien sûr. Et il y a de quoi faire en ce moment !
On commence tout d’abord avec la grosse sortie de ce mois, le retour d’un mastodonte du jeu vidéo, notre Indiana Jones pixélisé Pitfall Harry ! Le premier opus avait marqué les joueurs de part
son environnement vaste sur deux étages, et le deuxième s’annonce encore meilleur ! Toujours programmé par David Crane il propose des graphismes et animations plus élaborés et
un scrolling fait même son apparition ! L'Atari 2600 semble enfin exploité à fond !
Rien que la pub nous fait fantasmer...
Ce bon vieux Harry figure bien entendu en bonne place dans le dossier consacré aux héros du jeu vidéo par le magazine Tilt. Mario y est déjà présent pour avoir sauvé la princesse des griffes
de Donkey Kong, mais Popeye, le bouffeur d’épinards et sauveur de demoiselle aux bras ondulants, est également bien placé ! Qui deviendra le plus grand héros du jeu vidéo mondial ? Harry ?
Mario ? Popeye ? Les paris sont ouverts !
Coté micro-informatique, l’Electron
Acorn de la BBC débarque en France ! Plutôt accessible, disposant d’une mémoire vive de 32 Ko, il est vendu à un prix relativement correct (3000 F). Il
vient concurrencer le Spectrum et l'Oric 1, deux autres ordinateurs "rosbeef" grand public.

Justement à propos de l'Oric 1, son petit frère en rouge et noir vient de débarquer : L’Atmos. Il dispose d'une nouvelle ROM, d'un clavier mécanique (ce n'est pas un luxe !), et sa RAM peut monter à 48Ko. Le prix annoncé est
de 2 500 F. La guerre de l'informatique ne fait que commencer : Qui deviendra le Big Brother ? Réponse dans quelques années !
Allez hop, je retourne écouter le premier album de Bon Jovi dans ma Dolorean !
Par Keneda'
Jeudi 16 avril 2009
4
16
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/2009
12:08
2
Par Dr Floyd
Vendredi 3 avril 2009
5
03
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/2009
00:04
8
L'Aquarius est un ordinateur familial lançé aux USA par Mattel en 1983, remplaçant l'extension programmable de la
console Intellivision. Il sort en ce début 1984 en France et semble promis à un bel avenir.
Cet ordinateur a un vrai look, il faut dire qu'il a été déssiné par Bertone, le célèbre designer automobile. Une harmonie de couleurs, des formes réussies, l'Aquarius a le "look coco" !
Au coeur de la machine, un puissant Z80A cadencé à 3Mhz (impressionnant !). Le clavier est composé de touches en plastique souple et se révèle très agréable, vous allez pouvoir vous lancer
dans la programmation professionnelle en basic ! Un basic signé Microsoft très puissant qui dispose de caractères semi-graphiques de 8x8 pixels qui vous permettront de réaliser facilement des jeux
d'arcade perfectionnés jusqu'à des résolutions HD de 320x192 pixels.
De plus Mattel a pensé à tout : un magnétophone pour enregistrer vos programmes (ainsi vous ne les perdrez plus une fois l'ordinateur coupé !), la possibilité de connecter des
manettes, un port cartouche et des extensions mémoire (mais bon comme vous disposez déjà de 4Ko de RAM, ceci est un peu surperflu). Et qui sait à l'avenir peut être la possibilité de piloter
des robots domestiques, l'informatique va nous réserver de belles surprises !
Hélas l'ordinateur n'est pas compatible avec la console Intellivision qui dispose pourtant d'un catalogue de jeux étoffé, dommage ! On trouvera quand même sur cartouche Rom des jeux cultes comme
Burger Time ou Tron Deadly Disks, une reprise du film de synthèse Tron qui vient de révolutionner le cinéma. Des jeux de qualité identiques aux versions
Intellivision.
Son prix finira de vous convaincre : à 990 F (ou 1490 F avec le mini expander et 2 manettes) il est moins cher que les célèbres ZX Spectrum et Oric 1. Un ordinateur plein d'avenir, Mattel s'impose
peut etre comme un futur géant de l'informatique.
Par Dr Floyd
Vendredi 9 janvier 2009
5
09
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/2009
02:24
2
Le M.I.J.I.D 83, c'est tout simplement le premier salon du jeu vidéo et de l'informatique domestique en
France ! Il a ouvert ses portes au Palais des Festivals de Cannes. Atari était bien sûr la vedette de ce salon, mais on a également eu droit à la visite d'un Roi ! Si si...
DES JEUX NEXT-GEN
Atari nous a présenté ses nouveaux hits pour la 2600 : Pole Position, jeu de course génial (diffusé sur un écran géant !), Kangaroo ou encore Moon Patrol. Bref, après les déjà célèbres Pac Man et
autres Defender, l'avenir de la console de Atari semble toujours aussi radieux, et ce malgré la concurrence de CBS et de Mattel.
L'Atari 2600 nous surprend d'année en année avec des graphismes toujours plus poussés !
Il en est de même pour leurs ordinateurs domestiques, ainsi on pouvait découvrir sur le surpuissant Atari 800 le jeu Galaxian, de petits monstres colorés de l'espace qui attaquent la Terre,
avec des bruitages très réalistes !
LE ROI PELE
Le clou du salon fut la visite d'un Roi... du football ! le Roi Pelé himself, le plus grand footballeur du monde, plusieurs fois champion du monde, et auteur de plus de 1000 buts durant
toute sa carrière ! Pelé adore les jeux vidéo et s'est transformé en "apôtre" de la jeunesse, il a d'ailleurs ouvert un peu partout dans le monde des écoles de football. A noter qu'il a déjà
été à l'honneur dans un jeu vidéo avec Pelé's Championship Soccer de Atari en 1981.
Pelé Soccer sur Atari 2600, des graphismes qui commencent à dater un peu même si on reconnaît facilement les joueurs de chaque équipe sur le terrain grâce à l'utilisation de 2 couleurs
différentes.
Egalement doué sur Realsports Tennis le Roi Pelé (qui est ici guidé par un hardcore gamer). A quand un jeu de tennis avec le roi de ce sport en France : Yannick Noah ?
Séance d'autographes, de quoi rendre jaloux Michel Platini et Marius Trésor !
L'ATARI 600XL
Mais la grande star du salon c'est l'Atari 600 XL, le nouvel ordinateur du futur pour la maison : il dispose d'un nouveau clavier très agréable avec une touche HELP pour vous aider à
trouver les erreurs dans vos programmes basic ! On annonce des périphériques de folie comme une tablette tactile qui vous servira d'ardoise pour dessiner à l'écran en 16 couleurs ! Vous pouvez
même générer automatiquement des rectangles et des cercles. L'art s'invite dans le jeu vidéo, les possibilités semblent infinies !
L'Atari 600XL, l'informatique de demain
On termine par une note d'humour :
Une chose est sûre après avoir visité ce salon : Atari c'est l'avenir du jeu vidéo et de l'informatique domestique ! A l'année prochaine pour le MIJID 84 avec peut-être de nouvelles stars... On
rêve de voir débarquer à Cannes Michael Jackson ou Harrison Ford. Le MIJID sera t-il le futur grand salon mondial du jeu vidéo ? Il est fort à parier que oui.
Par Dr Floyd
Mardi 23 décembre 2008
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07:27
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C’est un peu passé inaperçu durant cette année 1983 mais la firme Nintendo vient de lancer au Japon une
console de jeu nommée Famicom (Family Computer). Destinée au marché Japonais elle risque de ne jamais débarquer chez nous en Europe.
Nintendo, les roi du Game & Watch et les concepteurs de la fameuse borne d’arcade Donkey Kong, ont déjà tâté
le terrain avec les Color TV Games (des consoles Pong comme on peut en trouver en France) qui ont connu un petit succès d’estime au Japon. On savait qu’ils avaient l’intention de copier
Atari en sortant une console à cartouches, c’est aujourd’hui chose faite.
« Family Computer » : ordinateur familial. Nintendo, à l’instar de la Colecovision et de la Mattel
Intellivision compte proposer à terme une vraie solution informatique (on parle de modules additionnels qui viendront se greffer sur la console pour pouvoir gérer ses comptes, programmer et
piloter des robots), on parle même d’un lecteur de disquette (le support de sauvegarde dernier cri amené à remplacer les K7 audio à terme). On est un peu sceptique car l'avenir de l'informatique
passe plutôt par le standard MSX. Et quid des jeux ? Elle ne propose pour l'instant rien de
vraiment intéressant et Nintendo devra faire ses preuves dans ce domaine.
Coté technique elle propose un processeur 6502 à 1,79Mhz, 2ko de RAM, 32Ko de RAM vidéo, des cartouches qui peuvent faire plusieurs centaines de Ko et des capacités graphiques intéressantes :
256x240 pixels en 16 couleurs.
Vendre 3 millions de consoles au Japon, tel est l’objectif de Nintendo. Un peu prétentieux quand on
sait que les consoles pong n’ont pas dépassé le million d’exemplaires ! Cependant les ventes semblent correctes en cette fin d’année et
souhaitons à Nintendo de réussir. Destinée au marché Japonais elle restera pour nous européen une curiosité exotique et ne représente de toute façon aucun danger pour la Colecovision et
encore moins pour le géant du secteur, Atari.
Par Dr Floyd
Vendredi 21 novembre 2008
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21
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00:48
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LES PATIENTS COMMENTENT